Kaboom
Note moyenne
3,0
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639 critiques spectateurs

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79 critiques
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Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2026
En 2010, Gregg Araki, la quarantaine venue, revient sur les lieux de sa jeunesse — l'adolescence, la sexualité fluide, la fin du monde imminente — après avoir traversé la gravité de Mysterious Skin et la légèreté de Smiley Face. Kaboom suit Smith (Thomas Dekker), étudiant de dix-huit ans qui qualifie lui-même sa sexualité d'indécise, partagé entre le désir qu'il voue à son colocataire surfeur et une série de rencontres de plus en plus étranges comme une inconnue rousse qui hante ses rêves avant qu'il ne la croise pour de bon, une sorcière aux pouvoirs bien réels, des hommes masqués d'animaux surgis d'un cauchemar. À mesure que la frontière entre hallucination et réalité se dissout, ces figures éparses se révèlent les pièces d'un même puzzle, et son petit monde de campus bascule dans une conspiration apocalyptique mondiale qui menace, littéralement, de faire "Kaboom".

Avant même de découvrir le complot, les personnages passent le plus clair de leur temps à coucher sans jamais sembler y tenir vraiment. La sexualité y fonctionne moins comme désir incarné que comme passe-temps de mains oisives. Smith est submergé d'opportunités et pourtant habité d'un manque que cette abondance ne comble jamais : le film montre ainsi, peut-être malgré lui, une génération pour qui l'accès illimité au sexe en a précisément vidé la charge. Mais cette apathie sensuelle est-elle diagnostiquée ou simplement partagée ? Araki filme le désœuvrement érotique avec une nonchalance si totale qu'on peine, par moments, à distinguer la critique de la lassitude du symptôme lui-même.

Malgré tout, c'est dans ce contexte que l'« undecided » de Smith prend toute sa portée. Refuser l'étiquette, définir sa sexualité par l'indécision plutôt que par une catégorie disponible, constitue le geste politique du film. Là où The Doom Generation mettait en scène, quinze ans plus tôt, la sortie douloureuse du régime hétérosexuel, Kaboom part d'un monde où la fluidité est si acquise qu'elle n'a même plus besoin d'un mot pour se dire. La lucidité de Kaboom n'est pas d'avoir prédit la fluidité, c'est de la filmer comme une évidence si banale qu'elle ne mérite même plus d'être thématisée.

La grammaire visuelle du film épouse cette indétermination. La fille rousse et la sorcière Lorelei apparaissent dans les rêves de Smith avant qu'il ne les rencontre, les hommes masqués d'animaux brouillent la frontière entre cauchemar et complot réel, et le film entretient une confusion permanente entre hallucination et réalité. Cette porosité traduit formellement un état de conscience adolescent saturé d'images, de drogue et d'écrans, où la distinction entre le vécu et le fantasmé a cessé d'être opérante ; privé de repères stables, le spectateur éprouve exactement la désorientation du protagoniste, comme ce fut déjà le cas dans Smiley Face. L'ennui, c'est que le procédé a deux tranchants. Cette saturation chromatique ostensiblement artificiels, ce montage nerveux dont les coupes évoquent, sans exagération, des transitions de diapositives PowerPoint, disent quelque chose de vrai sur l'esthétique-écran d'une génération — mais datent aussi à la vitesse du clip dont ils empruntent la grammaire. Le film assume son artificialité avec un tel aplomb qu'on ne sait jamais tout à fait s'il pense l'image saturée ou s'il s'y vautre. Et cette indécision-là, contrairement à celle de Smith, n'est jamais revendiquée comme telle.

Le basculement du teen movie vers le thriller conspirationniste constitue le pari le plus casse-gueule du film — et c'est encore là, aussi, que se joue toute mon ambivalence. Le récit dérive progressivement de la chronique de campus vers une intrigue de secte apocalyptique digne, ironiquement, d'un Dan Brown. La lecture généreuse — la mienne, les bons jours — y voit une satire de notre besoin compulsif de débusquer un sens caché derrière le chaos : Smith, exactement comme le spectateur, traque désespérément la logique secrète qui relierait tous les événements, et le film la lui accorde sous une forme si absurde qu'elle disqualifie l'exercice lui-même. La fin qui « attache tous les fils » satisfait formellement l'exigence de dénouement tout en la vidant de sens, puisque cette résolution est aussi arbitraire que le chaos qu'elle prétend ordonner. La lecture cynique — la mienne, les mauvais jours — objecte qu'il est bien commode de rebaptiser « satire de la résolution » un troisième acte qu'Araki n'a peut-être tout bonnement pas su écrire. Où finit le vertige maîtrisé, où commence le scénariste qui s'est peint dans un coin ? Le film ne le dit pas, et c'est précisément parce qu'il reste assez intelligent pour soutenir la lecture flatteuse sans jamais la garantir qu'il faut lui accorder le bénéfice du doute — un bénéfice, admettons-le, que j'attribue aujourd'hui grâce à son génie passé.
Jean-François Tanguy
Jean-François Tanguy

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mai 2026
Bon. Critique parfaitement équilibrée et modérée, refusée de manière scandaleuse et absurde. Je dois avoir affaire à une "intelligence" artificielle. Grotesque. Je ne ferai plus l'effort d'écrire quoi que ce soit.
24ImagesSeconde
24ImagesSeconde

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2026
Kaboom est un film audacieux et décalé qui mélange habilement comédie, mystère et fantastique. Son univers pop et coloré crée une atmosphère à la fois étrange et fascinante. La narration imprévisible tient le spectateur en haleine jusqu’à un final surprenant. Les personnages, excentriques et attachants, apportent une énergie singulière au récit. Enfin, son ton libre et provocateur en fait une œuvre originale qui ne laisse pas indifférent.
Kirtap Dacier
Kirtap Dacier

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2026
Un chef-d'œuvre ! Près de 20 ans après sa sortie le film n'a pas pris une ride. On sent la filiation John Waters bien que les personnages soient tous beaux voire extrêmement beaux, que la réalisation est extrêmement bien maîtrisée. Un teen movie. C'est également un film surprenant, émouvant, très drôle, très rock, très queer. Le voir sur grand écran : un bonheur
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2023
Coup de Coeur pour ce film de Gregg Araki, qui est le premier à avoir reçu, le Prix très convoité de la "Queer Palm" au 63éme Festival de Cannes. Un film complétement tordu, où tous les personnages couchent les uns avec les autres, dans une histoire sordide, où se suivent des meurtres, des sorcières, des personnages LGBT, et... une poubelle. Bref, un film un peu fou au premier abord, mais qui s'avère, au final, très drôle.
Lyly
Lyly

13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2023
Un film surprenant. Une intrigue très bien menée et un jeu d'acteur très bien maîtrisé.

Les rebondissements sont drôles sans tomber dans le pathos. Un film de campus très appréciable !
ffred

2 001 abonnés 4 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2022
Je n'avais pas du tout aimé le précédent film de Gregg Araki Smiley face. Ma référence chez lui restant le génial Doom generation et l'incroyable Mysterious skin son meilleur. Depuis Cannes où il était en sélection officielle la rumeur n'a fait qu'amplifier et finalement m'a donné très envie. Voilà sans doute l'ovni cinématographique de l'année. Un gros fourre-tout mélangeant plein de genres de American pie à Twin peaks, la référence Lynch étant clairement revendiquée par le réalisateur. Au final on assiste à quelque chose de totalement délirant, complètement barré, où l'on prend son pied jusqu'à la jubilation. Ça part totalement en vrille jusqu'à un dénouement insensé qui part vraiment dans le n'importe quoi, mais bien dans la lignée de ce qu'on a vu jusque là. La mise en scène est bien sûr rythmée et ne laisse pas de répit tout comme un scénario dont les dialogues sont déjà cultes. Pas la peine de chercher une quelconque psychologie aux personnages, ils n'en ont pas, ils ne pensent qu'au sexe (enfin presque) ! Techniquement c'est du délire aussi entre les couleurs, le montage ou la musique, tout est au diapason. Idem pour l'interprétation. Les acteurs sont très peu connus, à part Juno Temple mais tous excellent. Les filles sont toutes des bombes et les garçons tous canons. Tout ce petit monde se mélange allègrement dans des scènes de sexe à mourir de rire. Thomas Dekker dans le rôle titre, Haley Bennett, Roxane Mesquida sont parfaits, alors que Chris Zylka fait un grand numéro. On retrouve aussi James Duval ancienne égérie de Araki et Kelly Lynch dans le rôle de la mère.

Gregg Araki reste fidèle à sa réputation. Son film est politiquement incorrecte. Dans le contexte puritain américain, c'est un vrai petit coup de tonnerre, une bonne bouffée d'air frais. Même si apparemment pas de sortie américaine prévue pour l'instant. Son film déboule comme l'une des bonnes claques de l'année, un délire sexuel, loufoque et fantastique qui pourrait bien rester en haut de la liste de mes films préférés de l'année. En tout cas dans le match virtuel qui l'oppose actuellement sur la toile au film de Dolan Les amours imaginaires Kaboon gagne haut la main par K.O. ! A voir de toute urgence pour s'éclater...Critique du 09/10/2010
Greg G
Greg G

22 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2022
Un film qui se délecte de sexualité gratuite qui devrait être sensé mettre en avant le scénario, mais pour cela, il faudrait que le scénario fasse plus de 3 lignes.
Mise en avant de la sexualité débridé. Ok mais pourquoi faire? Si vous voulez du porno, faites un porno, ne construisez pas un film sans intérêt qui fleurte avec le subjectif histoire de cibler les ados qui s'imaginent une liberté sexuelle et un mystère de personnalité histoire d'avoir une identité.
La société secrète, les enfants élus, les pouvoirs, les rêves, tout cela est servi vite fait entre deux scènes de sexe, dignes des pires films érotiques. Tout cela n'a ni queue ni tête et fini dans l'incompréhension histoire de finir dans le mystère ...
Reste des acteurs attachants et une belle imagerie. Le reste n'a aucun intérêt.
Jeune Ras
Jeune Ras

14 abonnés 469 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2022
Déjanté et surprenant, le genre du film évolue constamment et est intéressant mais au final on ne sait pas trop ce qu’on a regardé et si c’était bien. Bien filmé et bien interprété. Un délire intéressant.
Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 741 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 octobre 2020
Le dispositif mis en place par Gregg Araki pour Mysterious Skin fonctionnait parce qu’il avait pour finalité d’entremêler les errances du présent avec un passé traumatique pour mieux, à la manière d’un rêve éveillé, laisser resurgir l’origine de tous les maux. Appliqué au campus étudiant de Kaboom, ce dispositif devient caduc, enferme les pulsions de vie et de mort dans des représentations figées montées sur chaîne automatique qui, sous couvert d’une esthétique voulue choc à grand renforts de scènes de sexe, de masques d’animaux et de transitions fantaisistes, ne disent pas grand-chose du mystère qu’est l’adolescence ou, en l’occurrence, qu’est cet âge de transition entre adolescence et monde adulte. Araki doit composer avec de nombreuses influences hétérogènes qu’il intègre mal au sein de son film : la disparition de la fille rousse rappelle Twin Peaks, la relation nocturne entre les personnages principaux Blue Velvet, le discours libertaire sur le sexe évoque American Pie et consorts, les rêves de poubelle ou de bouton-poussoir rouge seraient à rapprocher d’une ambition parodique. Oui mais parodique de quoi ? Que le dévoiement progressif d’un certain cinéma « à la David Lynch » vers les teen movies à la mode ait de quoi surprendre, d’accord. Que certains personnages soient attachants, en l’occurrence ce colocataire surfeur idiot comme pas possible qui essaie l’autofellation, le tuteur défoncé, la copine obsédée sexuelle qui blesse sa partenaire par poupée vaudou interposée, aucun doute là-dessus Tout cela aurait pu être hilarant et véritablement transgressif. Alors pourquoi le produit fini laisse-t-il à terme un tel sentiment de vacuité et de gratuité ? À cause de son approche trop grossière – à l’image du colocataire surfeur –,Kaboom manque sa cible, tire partout et nulle part à la fois. Il aimerait être tout ce qu’il n’est pas : libertaire, mystérieux, fascinant.
Shawn777

831 abonnés 4 001 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2020
Ce film, réalisé par Gregg Araki et sorti en 2010, est franchement très bon ! Après "Nowhere", ce n'est que le deuxième film du réalisateur que je vois et je dois dire que si je n'étais pas bien habitué à son style, ce film m'a complètement propulsé dans son univers ! C'est ici l'histoire d'un garçon, obsédé par son colocataire, qui essaye d'allier vie sexuelle, vie sociale et professionnelle (la fac quoi). Bon, voilà, le film se présente comme un teen movie classique, d'ailleurs à l'univers très 90's, on peut même se dire au début que ce genre est déjà éculé, notamment avec "American Pie" et ses nombreuses suites et dérivés. Mais très vite, spoiler: le film va petit à petit prendre plusieurs tournants qui vont nous plonger dans univers étrange et complètement loufoque. Au début, on peut juste penser qu'ils ont trop prit de drogues, comme c'est beaucoup le cas dans ce genre de teen movie, notamment lorsque Stella annonce à Smith que sa copine est une sorcière, mais en fait non, le film assume complètement son côté délirant. Ainsi, nous avons plein d'arcs narratifs qui partent dans tous les sens mais qui se rejoignent tous à un moment donné, ce qui rend étrangement l'ensemble cohérent mais, encore une fois, complètement loufoque. Et notamment en ce qui concerne la fin, qui part dans un délire total. Je dois dire que j'ai énormément apprécié ce délire, et je comprends d'ailleurs que cela ne puisse pas plaire à tout le monde, c'est typiquement le genre de film qu'on déteste ou qu'on adore. J'apprécie principalement le fait que le film soit complètement kitch et bourré de clichés et références (par exemple le début avec le rêve peut faire penser à "Risky Business", la mort de la sorcière à "Le Magicien d'Oz" etc.) totalement assumés des genres qu'il mélange, c'est-à-dire le teen movie, la science-fiction, le thriller etc. La mise en scène est également excellente et correspond très bien à l'ambiance, nous sommes en effet projeté dans un univers ultra-coloré, à la limite du réalisme. En ce qui concerne les acteurs, nous avons, entres autres, Thomas Dekker, Juno Temple, Haley Bennett, sans oublier la chouchou du réalisateur, James Duval, qui jouent tous très bien. "Kaboom" est donc un film à prendre bien évidemment au second degré, complètement délirant et qui nous fait passer un excellent moment si on rentre dans le délire !
Eric C.

309 abonnés 2 277 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2019
Encore un de plus, film atypique, inclassable, comme un délire paranoïaque, ou un état de transe psychédélique et le personnage principal interprété par l'étonnant et mystérieux Thomas Dekker qui passe du rêve, d'une vie étudiante et sexuelle bien remplie à une aventure fantastique, mystérieuse, presque façon thriller mais avec une bonne dose de paranormal par ailleurs incohérent. Car ce film est avant tout un film barré où le scénario et l'histoire semblent au final peu importer, avec une fin qui n'en est pas vraiment une sinon de justifier le son détonnant de Kaboom dans un final apocalyptique. Un prétexte à beaucoup de scènes erotiques les 50 premières minutes du film, pour tous les goûts, etero, gay et lesbien et les splendides et talentueuses Haley Bennett et Juno Temple qui il faut bien le dire illuminent le film par leur énergie, leur beauté, leurs initiatives, tant le héros principal est assez déprimant, heteré, incompréhensible et baladé dans tous les sens par les évènements. Un film qui bascule au milieu dans un complot de secte mondiale apocalyptique mais tout ceci est bien peu important finalement et surtout sans véritable construction scenaristique classique. Finalement on ne se soucie pas de la fin, y en a t'il une, et on appréciera l'esthétique, les couleurs, le rythme, le montage, de ce qui se passe entre rêve, délire et réalité et qui surtout est exceptionnel par son esthétisme des nombreuses scènes de sexe des 2 actrices prénommées. On aimera ou detestera si on arrive jusqu'à la fin, je reste Indécis car je n'ai jamais décroché sans jamais véritablement y comprendre quoi que ce soit mais dieu que Haley Bennett et Juno Temple sont belles.
Vincent D
Vincent D

7 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2019
il est facile de dire pourquoi on n' aime pas ce film parce que c 'est un peu près n'importe quoi et il est difficile d'expliquer pourquoi on l' aime bien parce précisément c'est n'importe quoi.
Peut être est ce dû à son savant dosage entre teenage movie , comédie trash et délire paranoiaque ?
peut être est ce dû aux interprètes et notamment à juno temple qui me fait craquer ?
Peut être est ce dû à des petits détails assez drôles qui parsèment le film sans pourtant lui donner corps?
peut être est ce dû à la capacité du metteur en scène à organiser et structurer un certain délire?
peut être est ce dû tout simplement à la qualité de la mise en scène qui fait que le film a son esthétisme et son univers propre ?
Un peu tout cela sans doute...
En tout cas j'ai fini par adhérer au film en étant réticent au départ tout en reconnaissant que je ne sais pas trop pourquoi , que le film est très léger et que cela reste quand même assez subjectif
Pseudofile
Pseudofile

15 abonnés 507 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 février 2019
Film de genre s’il en est, du genre « Quand on sait pas quoi raconter mais qu’on veut quand même faire un film, on raconte n’importe quoi »
Ca racole à n’en plus finir, c’est un désastre scénaristique, tout autant que visuel au d‘interprétation.
En gros, « aventures » érotico-gays d’ados tatoués emberlificotés dans une histoire de secte mondialisée qui veut faire disparaître le monde à l’aide d’ogives nucléaires placées sur toutes la planète pour ne préserver que des élus dotés de pouvoirs psychiques qui comme par hasard
Se connaissent tous sur un campus. Le père de l’un d’eux étant même le leader de cette secte à échelle planétaire Mais qui en fait font tout exploser
Les visuels sont criards, les acteurs semblent tous sortir d’un magasin avec les étiquettes, les dialogues sont déplorables et les situations plus grotesques les une que les autres. Si je n’avais pas baillé toutes les 10 secondes j’aurai considéré cela comme un chef d’ouvre nanardesque. Pas de chance cela ne m’a même pas distrait.
Guide de Survie du Cinéphile Amateur
Guide de Survie du Cinéphile Amateur

26 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2018
Purement et simplement JOUISSIF ! Un petit bijou de folie, un ovni total dans le cinéma actuel qu’on découvre avec une banane énorme (je parle du sourire…), un panard monstrueux pendant 1h25 ! Dommage d’ailleurs que le tout ne dure pas plus longtemps, c’est tellement frustrant que ce plaisir coupable s’arrête si rapidement. Alors, par où commencer ? Impossible d’expliquer correctement le scénario, le film n’entrant pas dans le carcan d’un genre spécifique, ou alors celui des « inclassables ». Ici, on passe du teen movie au film d’horreur, de la comédie au complot en passant par le fantastique…sans jamais savoir sur quel pied danser. Peu importe en fait, il suffit de se laisser porter par l’histoire et les personnages, tous plus délirants et attachants les uns que les autres, sans se poser de question. Les scènes cultes (et cul) s’enchainent, des dialogues inoubliables fusent (certains vont devenir des références, c’est évident) et l’on découvre une foule d’acteurs talentueux et excellents dans leur rôle respectif. Ajouté à cela un montage énergique et une scène finale hallucinante sur fond de Placebo (Bitter End) comme cerise sur le gâteau et l’on obtient un film barré, déjanté, acidulé, pop, jouissif, inclassable. En résumé, à voir absolument si l’on n’a pas l’esprit trop étroit, un pur moment de bonheur…un peu comme un instant Nutella mais en beaucoup mieux !
Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
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