4153 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
638 critiques spectateurs
5
79 critiques
4
147 critiques
3
148 critiques
2
91 critiques
1
86 critiques
0
87 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Louis Lucas (romancier)
9 abonnés
119 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 20 avril 2016
Auréolé de la Queer Palm lors de l'édition 2010 du Festival de Cannes, "Kaboom" divise les critiques depuis sa sortie en salles. Véritable OVNI cinématographique, il superpose au sein d'un même film plusieurs genres sans se soucier de la cohérence de l'ensemble et surtout, sans se prendre au sérieux. Alors que le premier quart du film laisse penser que le spectateur va se retrouver en face d'une version 2010 de "Threesome" avec un trio amoureux pas comme les autres, le mystère enveloppe rapidement l'intrigue et va n'avoir de cesse de nous passer d'un côté à l'autre du miroir. spoiler: D'une part, la vie sexuelle ô combien compliquée et riche en partenaires de Smith et de l'autre un thriller ésotérique qui plonge tête baissée dans le surnaturel . Sauf qu'au lieu de plonger brutalement les protagonistes de cette histoire dans un slasher dérangé, Greg Araki préfère l'humour décalé et les effets spéciaux kitsch à souhait. Pour incarner la galerie de personnages de cette loufoquerie singulière, le cinéaste a misé sur une jeune génération d'acteurs dont certains ont des carrières plus que prometteuses. Si Thomas Dekker est la révélation de ce film et signe une prestation bien éloignée de celle des "Chroniques de Sarah Connor", Juno Temple ("Mr. Nobody", "Cracks") confirme son ascension et son goût pour les réalisations qui sortent de l'ordinaire. Il faut également mentionner la "vétérante" Kelly Lynch dont, personnellement, je ne me souviens que de la prestation dans "Roadhouse" ainsi que Roxanne Mesquida, une petite frenchy qui joue ici un rôle de sorcière bien curieux. "Kaboom" surprend, amuse, mais surtout intrigue tant et si bien que même ses détracteurs auront de nombreuses discussions à son sujet. Il faut en effet reconnaître que sa structure légèrement épileptique, son rythme particulier tout comme son intrigue volontairement décousu a de fortes chances de rebuter les moins aventureux et les allergiques du second voire du troisième degré. Ne crions cependant pas au génie car le film souffre d'approximations et d'une approche qui peut laisser songeur. L'impression que le réalisateur a refusé de choisir la trajectoire de son personnage principal par exemple est relativement décevante et place le spectateur dans une confusion que spoiler: le recours, peu original, à l'imagerie religieuse et sectaire n'arrange pas . Difficile à décrire, à résumer, "Kaboom" est le genre de long-métrage que l'on recommande par adhésion mais par envie de partager une expérience cinématographique indescriptible.
Avant de me lancer dans "Kaboom" (2010), je ne connaissais pas la filmographie de Gregg Araki, ayant simplement vu et adoré "White bird in the blizzard", qui de l'avis général n'était pas très représentatif de son style. Ici on a affaire à une sorte de nanar assumé, un grand mélange des genres kitch et foutraque, avec un scénario dans lequel, littéralement, tout peut arriver! Du coup, "Kaboom" se regarde facilement, sans ennui et avec une certaine fascination. On sent de toute évidence l'influence de David Lynch, d'ailleurs revendiquée par l'auteur : l'irruption du fantastique dans le quotidien, l'humour noir et les personnages barrés, un goût certain pour l'horreur et le baroque, ainsi que l'élaboration d'une mythologie existentielle à la "Twin Peaks"... Ajoutez la dimension trash et sexuellement libérée de Gregg Araki, sa mise en scène clinquante et colorée (avec un éclairage assez moche façon soap-opera) et vous obtiendrez cette œuvre étrange en forme de fourre-tout ludique et mystérieux. On retrouve au casting le très beau Thomas Dekker, la jolie française Roxane Mesquida, ainsi que la starlette montante Juno Temple. Plaisant mais loin d'être indispensable, sauvé par son second degré permanent, "Kaboom" risque d'en déconcerter plus d'un, mais les fans d'Araki retrouveront semble-t-il son univers assez unique.
Encensé par la critique, ce film sonnant comme un scénario de série B surprend par son esthétique et sa bande-son teenager pop & kitsch. C'est ce qu'on retiendra de ce film à prendre au 2nd dégré qui finit par être rattrapé par sa propre débilité. Si le scénario réside par le fait que le personnage principal prend de la drogue, c'est à se demander si Araki a fini par en prendre lui aussi tant l'histoire part dans un délire notoire, et sur un fin en queue de poisson tiré par les cheveux.
Entre film de divertissement pur et satire des genres cinématographiques, Kaboom surprend. Jouant la carte du second degré, la fin est cependant décevante, trop incongrue, nous sortant brutalement de l'illusion cinématographique. Voulu? peut-être. Agréable? Non.
un film comment dire très surprenant lorsque j'ai commencé à regarder je me suis oui bon c'est un teen movie avec le cliché du beau gosse surfeur comme coloc mais plus j'ai avancé de le film je me suis dit mais c'est quoi ce bordel ? sexe ,drogue ,paranormal et bizarrement on se laisse transporté par ce film juste déçue par la fin ,...
Une claque cinématographique! Vous ne verrez jamais rien d'autre qui ressemble de près ou de loin à Kaboom. Ce film brille par son originalité et mérite vraiment le détour!
Je pense que la fin résume à elle seule tout le génie de cette oeuvre. Il n'y a aucun sens, ou plutôt aucun autre sens que celui que l'on veut bien à donner à ce film, et au final on passe un très bon moment. Les personnages sont attachants, la réalisation est soignée. Non, rien à dire, Kaboom est un excellent film et confirme le talent d'Araki !
Gregg Araki ! Ce mec est un grand malade ! J'adore mais ce mec est un grand malade ! Que dire de Kaboom ? Que dire de ce film inclassable quie m'as fait exploser ? On retrouve ici les thèmes fétiches du réalisateur, à savoir le sexe sous toutes ses formes, l'adolescence, le rêve et un côté totalement barré et débridé. Pour moi ce film est l'exemple idéal pour décrire pourquoi faire du cinéma : pour créer son univers, ses thèmes, ses questions et surtout pour y donner les réponses qu'on veut. On rit beaucoup, on est surpris, pas tellement bouleversé, mais on passe un moment des plus agréables. La réalisation est, comme d'habitude visiblement, très colorée et parfois affreusement sale comme lors du bad trip de Smith. Les acteurs sont tous très bons, à commencer par Juno Temple (et pas pour les raisons que l'on croît) et permettent de s'embarquer pleinement au milieu de ce campus, où certes, la plupart des personnalités sont des caricatures, mais où on a un condensé de tous les clichés pouvant exister à l'université, de manière parfois très poussée, mais abordé avec beaucoup de subtilité au niveau des relations humaines. Gregg Araki prouve encore une fois qu'il est un auteur à part entière, et que la locution "film d'auteur" n'est pas synonyme d'ennui.
Gregg Araki jongle entre sexe, kidnapping et fin du monde dans "Kaboom", une comédie délirante où le fantastique s'immisce de façon très surprenante. C'est surtout la première partie du film qui est la plus intéressante, avec son scénario torride et sa liberté narrative. Araki raconte les vies sexuelles agitées des différents personnages et met en place une intrigue mystérieuse sur des hommes portant des masques d'animaux, le tout en rapport avec un rêve génialement artificiel. La suite (au moment où l'intrigue devient plus consistante) se suit sans déplaisir, mais elle fait perdre au film cet élan de folie qu'il avait au début. On regrettera aussi une fin expédiée et du coup un peu frustrante. L'ensemble reste léger, décomplexé et rafraîchissant.
Le chef-d'oeuvre de Gregg Araki pour ma part. Au summum de son génie, de son style et de son amour pour la jeunesse décalée et dépravée, il nous pond une oeuvre légère, grave, toujours remplie de clichés et de sexe. Une BO fabuleuse comme d'habitude qui vous fera frémir de jouissance.
Film difficile à apprécier si on n'a pas une certaine approche de cette pellicule. A prendre au 2nd degré mais qui conserve, comme dans la majorité des œuvres d'Araki, une dissection du mal-être adolescent dans une ambiance mélancolique et déjantée. Vide de sens au 1er abord, mais fourmillant de thèmes adolescents, sorte de relecture moderne de Nowhere, un autre de ses films. Et la fin, volontairement grotesque, culmine cette oeuvre, même si celle-ci peut décevoir. Le casting s'en donne à coeur joie dans ce film loufoque qu'il faut être préparé à regarder.
Après avoir été séduit par le dernier film d'Araki "White Bird", j'ai décidé de remonter sa filmographie du plus récent au plus vieux, mais "Kaboom" est une déception pour moi. Ce n'est pas que j'ai détesté mais j'ai trouvé que ça n'avait pas grand intérêt. Je sais pas, pourquoi faire ce genre de film ? Ça ne dénonce rien, ça n'avance à rien. C'est juste un gros délire d'Araki complètement hallucinatoire. Les trois premiers quarts d'heures sont franchement entrainants, c'est drôle, c'est intelligent, mais après ça part dans un grand n'importe quoi qui n'a plus aucun sens. Le type part dans un trip monstrueux qui n'a ni queue ni tête et la fin vient totalement confirmer ça. En plus, l'aspect comique du film est complètement anéanti dans cette dernière partie, ce qui ne fait qu'ajouter à la frustration qu'on peut ressentir. Du coup, ça n'a plus vraiment d'intérêt. Non, c'est dommage parce qu'on sent qu'Araki a un gros talent de mise en scène, là c'est bien filmé, bien éclairé (vive les éclairage de fête foraine, au moins dans ce film, c'est plutôt cool), mais le gars a pris le parti de faire un peu n'importe quoi pour le scénario et le film en pâtit forcément, parce qu'au bout d'un moment je décroche personnellement. Je peux comprendre que certains ont aimé, mais moi c'est pas trop mon kiff ce genre de film, surtout fait de cette façon.
Beverly hills un film porno soft une serie z de sf = Kaboom. C'est l'un des pires films que j'ai eu le malheur de voir, et j'en ai vu beaucoup ! J'ai pourtant rien contre les films barrés, j'ai par exemple adoré muhlolland drive. Mais ici on touche le fond, c'est moche, mal joué et l'histoire est aussi intéressante que crédible.
Pour le scénario Gregg Araki a dû convoquer son équipe à l’issue d’un pot d’anniversaire où ils étaient tous bourrés, il les a enfermés dans une pièce sans fenêtre où tournaient des pétards et il leur a dit : « Les gars, ce soir …Brainstorming ! Le concept c’est de faire un teen-movie apocalyptique, érotico-soft, gay friendly, sur fond de théorie du complot, tout en rendant un vague hommage à matrix. ». Les mecs ils ont noirci le paperboard d’idées toutes plus saugrenues les unes que les autres, Greg il les a recueillies, il n’a pas fait le tri, il les a assemblées et il a pondu Kaboom…On adhère ou pas, perso je n’étais pas dans le trip, certainement pas assez imbibé de substances toxiques…Deux étoiles pour le côté couillu de ce délire psychédélique sans queue (quoique) ni tête…