Film tellement bourré de bons sentiments, d'idées bien pensantes, de clichés et de scènes prévisibles et convenues qu'on croit être revenu au cinéma de patronage des années 60. La mise en garde des dangers d'internet ressemble à ces conseils qu'on peut donner à un vieil alcoolique pour qu'il arrête de boire. La mise en forme cinématographique nous a ramené également quelques décennies en arrière. Aucune invention ou surprise à ce niveau. On appréciera seulement la découverte du jeu subtil de la jeune Liana Liberato. Mais ça ne suffit pas à nous tenir en haleine jusqu'à la fin, fin qui est en fait la seule véritable surprise de ce film.
Une grosse surprise en ce début d'année 2012, après avoir vu "Millenium" hier je me disais qu'il n'y avait plus vraiment grand chose d'intéressant à voir en salle donc j'ai été voir ce films sans réelles attentes, et j'ai vraiment été plus que bluffé. David Schwimmer (connu principalement pour son rôle de Ross dans "Friends") dresse un constat froid, réaliste et ultra poignant de la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Les violeurs de mineurs qui utilisent internet et principalement les tchats pour surprendre des proies faciles et naïves. On peut ensuite suivre la vie que mènera cette famille par la suite. Les deux visions des faits entre une adolescente, merveilleusement interprété par Liana Liberato, naïve qui ne voit pas la réalité et qui croit qu'elle pourra vivre un amour avec cet homme, et la vision du père (et de la mère à un degré moindre) qui connait la réalité d'aujourd'hui et qui va jusqu'à se bouffer la vie pour tenter de retrouver une aiguille dans une botte de foin. Jusqu'au bout, on peut parfaitement comprendre les deux points de vue. Ce film n'est pas du tout comme les autres qui traitent le sujet. Schwimmer alterne une mise en scène dynamique et lente, et malgré le début assez lent, on est épris d'une angoisse jusqu'à une fin qui ne conviendra pas forcément à tout le monde (mais qui me convient parfaitement en tout cas), par moments le réalisateur tombe sans aucun doute dans la facilité mais les scènes clichées sont rattrapées par une interprétation parfaite des acteurs. Clive Owen joue son rôle à merveille, tout comme Liana Liberato donc, et Viola Davis dans son rôle de psy (qu'on a pu voir l'année dernière dans "La couleur des sentiments" pour lequel elle a été nominé au Golden Globes)
Trust commence comme un teen-movie estampillé Disney. Annie, 14 ans va au collège, vient de remporter les sélections de volley, et vit dans une famille « middle class » américaine tout ce qu’il y a de plus classique. Ses parents s’aiment, son grand frère fait craquer les filles les plus âgées du lycée et lui assure ainsi de rentrer dans le club fermé des filles populaires. Annie est amoureuse de Charlie, avec qui elle ne cesse de converser par sms ou via des chats. Le spectateur est d’ailleurs complice des messages qu’ils s’envoient, ceux-ci apparaissant à l’écran, comme dans LOL. Ainsi, petit à petit, il va devenir le témoin impuissant du piège qui se referme sur l’adolescente.
Après Hideo Nakata en 2010 avec l’excellent Chatroom, c’est à David Schwimmer (le Ross de Friends pour ceux qui l’auraient oublié) de sonder les méandres noirs des chats sur internet, et plus particulièrement ici ceux de la pédophilie et du viol modernes. Il opte cependant pour un style très différent. Là où Nakata privilégiait une hyperstylisation (qui ne desservait cependant absolument pas son propos), Schwimmer choisit une mise en scène très classique et réaliste. Mais son parti-pris est plutôt efficace. En filmant Trust comme n’importe quel teen-movie ou encore série américaine, il l’inscrit dans une banalité qui fait froid dans le dos. Personne n’est à l’abri, même pas la gentille famille hollywoodienne. Autre différence, Nakata explorait le pourquoi du comment, s’intéressait aux mécanismes de la manipulation. Schwimmer l’évoque, mais cela ne prend qu’une petite place dans le film. Il lui préfère « l’après », ou comment ce crime va faire voler en éclat l’équilibre familial, entre une fille toujours aveuglée par son amour, et un père qui le devient de plus en plus par la colère qu’il ne peut contenir.
Par le réalisme de ses situations et par la finesse d’écriture de ses personnages, interprétés par des comédiens irréprochables, Trust bouleverse, dérange, prend aux tripes, pour faire petit à petit sombrer le spectateur, aux confins de l’horreur, jusque dans son final, effrayant. S’il dénonce parfois (problème de la sécurité sur internet bien entendu, mais aussi fichage des délinquants sexuels américains laissé à la porté de tous…), Trust ne juge jamais, mais cherche surtout à bousculer le spectateur et à lui ouvrir les yeux, à grands coups de « C’est vrai et ça n’arrive pas qu’aux autres ».
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Au delà, bien au delà d'une histoire de pédophilie. De la pureté des sentiments, du rapport père/ fille, de la jalousie. La force de l'enfance, la leçon de vie et d'amour de la fille à son père. Cet oiseau sur la tapisserie, dernière attache à l'enfance, un déchirement. C'est un film plein de tendresse, qui éclaire avec justesse. la jeune actrice est lumineuse. il y a eu des rires dans la salle, moi j'étais coincé dans le drame;et c'est vrai qu'il y a cette volonté d'alléger le récit, de ramener à la vie, de laisser des points de respiration. Oui c'est dur, ça fait mal, mais on revient à la vie.
David Schwimmer opte pour une réalisation sobre, parfois rigide, sans artifice, et ça lui réussit pleinement. Plongeant dans le quotidien d'une famille ordinaire qui se consumme à petits feux suite à un événement dramatique, "Trust" met plus que tout en avant les relations qu'entretient une jeune fille (brillament interpretée par Liana Liberato) avec ses parents et particuliérement son pére. Gageons que Clive Owen livre une énorme prestation, tantôt impuissant face à l'épuisement emotionnel, tantôt obsédé par son objectif : retrouver et détruire le violeur. Justement, le réalisateur ne s'attarde pas sur diverses enquêtes policiéres et fait passer en second plan la traque du pédophile. Un choix judicieux, certes, qui enléve néanmoins une certaine sensiblerie volontairement contournée qui aurait pu faire de cette oeuvre une claque cinématographique. Plus orienté vers la psychologie de ses personnages, Schwimmer choisit d'aborder son sujet avec un recul parfois déconcertant, qui embellit cependant le propos. La bande sonore est honorable, parfaitement adaptée et ne fait pas sombrer le film dans une larmoyance soporiphique. Se clôturant sur une scéne bouleversante, simple et d'une rare efficacité, "Trust" à de quoi soulever des interrogations qui resteront en suspens, mais qui feront couler beaucoup d'encre. Une leçon d'humanité, donc, perfectible dans sa réalisation, mais dont l'approche captive et déroute à chaque instant.
Un film magnifiquement bien réalisé, évoquant tous les aspects d'un viol, et la terrible et lente reconstruction qu'il faut entamer par la suite... Réaliste à en donner des frissons, bouleversant (j'y ai même versé quelques larmes, une première au cinéma pour ma part!!!), magistralement interprété (nottament Liana Liberato, excellente et très convaincante), bref j'y suis allé un peu par hasard, sans même avoir vu la bande annonce, et je ne peux que conseiller ce film. Il n'est pas juste très bon, il est nécessaire. Pourtant jeune, je ne peut m'empécher de me poser des question sur l'avenir de nos futurs enfants dans un monde ou la "liberté" qu'offre internet peut souvent mener au drame....
J'ai trouvé l'histoire plutot bien goupillé, l'évolution du pere et de la fille touchait par le meme mal mais qui ne parviennent pas à se comprendre était tres interessant mais nempeche que j'ai trouvé ls acteurs un poil en dessous. Apparemment ils seraient nominés pour les oscars... incompréhensible.
Ce film m’a surpris : meilleur que ce à quoi je m’attendais ! Il dresse le constat alarmant des relations qu’entretiennent les adolescent(e)s sur les tchats. Une jeune de 14 ans se fait piéger lentement et naïvement par un adulte de 35 ans. Il la « balade » en ligne pour finalement abuser d’elle : heureuse et épanouie, elle sombre dans le désarroi. Sa famille aussi. Film cérébral, l’impact psychologique du viol sur la victime et sur son entourage y est efficacement décrit. Le twist de fin fout vraiment les boules !
On sait que le monde ne tourne plus rond, mais enfin on n’est pas aidé. C’est l’histoire d’une gamine de 14 ans, la vie dans une famille plutôt aisée, bonne éducation et tout le tralala. Mais voilà, la jeune fille est en mal de reconnaissance et d’affection, elle va donc, tout à fait normalement, s’enticher d’un type pas très clair qui lui a mis le grappin dessus via les réseaux sociaux. Et quand ces deux là se sont retrouvés, pour de vrai, ce qui devait arriver arriva. Bref il faut voir ce film, en famille avec les enfants pour en discuter, car tout cela est assez bien ficelé et très bien joué, Clive Owen excelle et sa fille la jeune Liana Liberato est tout simplement époustouflante. Le film raconte parfaitement le problème de ces réseaux qui empoisonnent la vie de tous les parents de la terre. Trois étoiles.
Trust est ce genre de films très frustrant car avec un sujet très intéressant le résultat est médiocre. alors déjà le doublage est pourri ce qui n'aide pas à apprécier le jeu des acteurs. surtout pour les drames. les passages intéressants ne sont pas assez développés (spoiler: comme l'après viol où Annie change d'attitude, met des vêtements amples, son entourage s'inquiète et sa meilleure amie cri au secours. ce passage dure à peine 10 minutes ) ce qui est vraiment dommage puisque c'est le sujet du film. j'aurais aimé que le réal prenne son temps, nous montre sa descente en enfer. Il y a aussi ses rendez vous chez sa psy qui aurait été intéressant de développer pour voir leur relation changer et apprécier encore plus leur dernière rencontre (qui est une très bonne scène, assez poignante.) à côté de ça les aspects moins intéressants (comme le père au boulot ou le frère à la fac) sont accentués.. ce que je ne comprend pas pourquoi. dommage.
Il faudra que je le revoit en VO ça changera un peu ma vision du film même s'il y aura toujours la dimension frustrante
Dans un premier temps, Trust aborde la prédation sexuelle via internet et la pédophilie de façon frontale et réaliste. Une fois le crime commis, il est logique d'attendre l'enquête policière prendre le dessus et le mélodrame s'installer dans la famille de la jeune fille de 14 ans abusée. L'intelligence du film de David Schwimmer est de négliger peu à peu la chasse au pervers en se concentrant sur les dommages collatéraux du viol et l'évolution psychologique des deux personnages principaux : l'adolescente (Liana Liberato, géniale) et son père (Clive Owen, excellent), dont les réactions sont radicalement opposées. Le traumatisme est du côté de ce dernier qui voit voler en éclat l'espèce de confort et de sécurité dans lesquels il croyait avoir installé toute sa petite famille. Bien que calibré façon produit de consommation courante, avec une mise en scène sans éclat,Trust surpasse son point de départ en s'incrustant, avec une certaine finesse, dans le giron familial et en le fragmentant de mille éclats contradictoires, une fois le drame consommé. Pour son cheminement relativement original, quoi que parfois trop balisé, et ses vertus pédagogiques, Trust se révèle un film digne, captivant et même dérangeant.