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4,0
Publiée le 19 novembre 2012
Le titre français fait penser à un film de David Cronenberg! En fait, il s'agit plutôt d'un hommage fascinant aux allures de parodie, un grand film mèconnu pour lequel je remercierai jamais assez mon père de m'avoir fait dècouvert un de ses coups de coeur de jeunesse! Originale et particulièrement terrifiante, l’histoire d’un livreur de copies de films à Hollywood qui ne vit qu'à travers le cinèma jusqu'à perdre la notion de la rèalitè! Tout à la fois hommage au cinèma amèricain de la grande èpoque et dènonciation de la violence à l'ècran, "Fade to Black" (non, ce n'est pas une chanson de Metallica) peut-être considèrè aujourd'hui comme un petit chef d'oeuvre oubliè de la sèrie B qui parvient miraculeusement à être à la fois attachant et gravement attractif! Le film est un festival de clins d'oeil cinèphiliques (« Kiss of Death « d’Hathaway, « Psychose » de Sir Hitchcock, « Night of the Living Dead » de Romero, « White Heat » de Walsh...) et doit beaucoup à l'extraordinaire performance de Dennis Christopher (on a pu le voir dans le mythique "Chariots of Fire") qui contribue à donner à son personnage un envoûtement exceptionnel, et plus particulièrement dans cetains dèguisements! Mais dans "Fade to Black", il y a ègalement le sosie absolument incroyable de Marilyn Monroe incarnèe par une adorable Linda Kerridge! Avec la prèsence èvanescente de cette jeune actrice qui fit les beaux jours de Playboy magazine, on peut regretter que le talent et la beautè de cette comèdienne aient ètè si peu exploitès par la suite! Signalons aussi la prèsence du jeune Mickey Rourke dans l'un de ces premiers rôles au cinèma! Et puis arrive ce final d’une intensitè stupèfiante : « Made it Ma, top of the World »...une rèplique mythique de James Cagney / Dennis Christopher qui prend tous son sens, transformant la scène finale en un plateau de cinèma! Bref , vous l’aurez compris, c’est un film à ne manquer sous aucun prètexte car, très humble dans son apparence, "Fade to Black" peut être rangè au rayon de certaines grandes rèussites de De Palma...
A travers "Fade to Black", Vernon Zimmerman tente de rendre hommage à son art: le cinéma. On suit donc la folie meurtrière d'un jeune cinéphile qui s'identifie à de célèbres personnages du septième art pour commettre ses crimes. Si les références cinématographiques sont trés nombreuses, la qualité n'est toutefois pas au rendez-vous en dépit de l'excellente interprétation de Dennis Christopher. La faute à un scénario et mise en scène qui manque cruellement de consistance. Un piètre hommage...
"Fondu au noir" est un film qui sort des sentiers battus et nous propose une histoire originale et plaisante: Eric Binford est un grand cinéphile, en particulier celui des années 30, 40 et 50 avec les nombreux grands noms du cinéma américain de l'époque: James Cagney, Humphrey Bogart, Robert Mitchum ou Marilyn Monroe par exemple. D'ailleurs l'actrice Linda Kerridge est un sosie quasi parfait de Marilyn. Seulement Eric est un personnage très particulier, mal vu donc peu apprécié et qui subit les colères de ceux qui l'entourent, notamment celle de sa tante Stella. Puis la folie le gagne et il se met à commettre des meurtres en s'imissant dans la peau des personnages qu'il voit à l'écran. "Fondu au noir", à travers son personnage principal et ses mises en abymes judicieuses en noir et blanc se présente comme un hommage au film noir américain. A noter d'ailleurs que le personnage joué par Dennis Christopher semble être un grand admirateur de James Cagney...
Voici le genre de film qu'on ferait bien de rééditer, au lieu des sempiternelles daubes qui ressortent à Noël, pour finir chez les soldeurs à deux balles, trois mois après.
Linda Kerridge, sosie officiel de Marilyn à l'époque, est un véritable petit bonbon et rien que pour elle, ce petit film sans prétention plutôt agréable, vaut le détour.
"Fondu au noir" ou comment partir d'une idée de départ plus que très alléchante, surtout pour les cinéphiles, pour virer dans le n'importe quoi scénaristique et psychologique car on a l'impression que le scénario, ou plutôt un semblant de scénario, a été greffé après le choix des références cinéphiliques, et pour la psychologie, les réactions des personnages ne brillent pas par leur crédibilité ; sans parler de la négligence totale envers les personnages secondaires qu'on se demande au final ce qu'ils foutent là. Bon il vaut passer un fondu au noir maintenant car ce film ne mérite pas qu'on s'y étende trop.
Le pire film que j'ai jamais vu !!! Ca se veux un film d'horreur intello qui rend hommage au genre, mais a part de l'ennui, il n'y a rien. Rendre un hommage est une chose, mais il ne faut pas oublier que cela ne suffit pas !!! Il faut aussi un scénario pour faire le lien !!!!! Un peu comme un scream quoi.
Asocial, humilié par ses collègues et excédé par les réprimandes de sa tante chez qui il est hébergé, Eric Binford trouve du réconfort dans les innombrables films qu’il visionne. C’est à travers le 7è Art qu’il trouve du plaisir et du réconfort, au point de passer le plus clair de son temps au cinéma ou enfermé dans sa chambre à regarder de vieux films avec lesquels il bascule doucement vers la folie en s’identifiant aux stars qu’il adule, pour ensuite commettre des meurtres.
Au premier abord, ce film cochait toutes les cases pour me plaire et avec lequel je pouvais m’identifier. On découvre un anti-héro cinéphile, pour ne pas dire cinévore. Il consulte un programme hebdo des sorties ciné (un genre de “Pariscope” ou “L'Officiel des spectacles” dans lequel il entoure tous les films qui l’intéresse, ce que je faisais quand j’étais ado), il a dans sa chambre un projecteur 35mm dans lequel il visionne des films avachi dans son fauteuil de cinéma (ce que je fais aussi), il collectionne tout un tas de choses en lien avec le 7è Art, regarde une quantité astronomique de films et travaille dans le milieu du cinéma, bref, c’est mon portrait craché. A la différence que je ne me fais pas humilier par mes collègues et que je ne fantasme pas sur Marilyn Monroe.
Bref, ce film aurait dû me passionner mais c’est tout le contraire. Non seulement le film met un temps considérable à démarrer (une bonne grosse demi-heure), mais une fois que la machine est en marche, il est constamment handicapé par des baisses de rythme intempestives et une mise en scène totalement amorphe (on s'ennuie considérablement).
C’est d’autant plus regrettable que le personnage principal est intéressant et il y a de nombreuses idées pertinentes, notamment le fait d’avoir utilisé des extraits de films pour représenter ce qui se passe dans l’esprit d’Eric (on y retrouve entre autres Le Carrefour de la mort - 1947, L'Étrange Créature du lac noir - 1954, Le Cauchemar de Dracula - 1958 ou encore La Nuit des morts-vivants - 1968), si l’idée de départ est louable, ça n’en reste pas moins qu’un artifice répétitif.
Finalement, Fondu au noir (1980) n’est rien d’autre qu’un “film-hommage” à Hollywood, avec ses clins d’oeil et ses nombreuses références (la momie d’Universal Monsters ou la scène de la douche façon Psychose - 1960). D’ailleurs, histoire d’enfoncer le clou si vous n’aviez toujours pas compris, la scène finale se déroule sur le toit du célèbre “Grauman's Chinese Theatre" sur Hollywood Boulevard.
Un film qui plaira aux cinéphiles mais pas que... tant il possède quelque chose de puissant et d'universel dans le thème abordé (le passionné de cinéma qui finit par confondre rêve et réalité, ressentiment et soif de vengeance), Fade to Black est à ranger aux cotés du Voyeur (Powell), d'Angoisse (Bigas Luna) ou de Sunset Boulevard (Wilder). J'ai même lu une critique évoquant De Palma. Effectivement, le grand Brian n'aurait certainement pas renié ce joyau brut et noir qui continue d'illuminer les écrans noirs de nos nuits blanches depuis sa sortie début des années 80. Et c'est souvent le cas avec un film culte, la générosité de ce dernier rachète largement les petits défauts qu'on pourra légitimement lui trouver.
A part Fondu au noir Vernon Zimmerman aurait peu fait parler de lui au cinéma et à la vision de ce film je comprends pourquoi car s'il a écrit un bon scénario il aurait été sans doute plus judicieux de confier son histoire à un réalisateur plus doué. Ce n'est pas que la réalisation de Fondu au noir soit désastreuse seulement elle sert mal le scénario, elle ne semble jamais inspirée et peu recherchée et c'est dommage car cet homme se grimant en légende du cinéma qu'il admire pour tuer des personnes l'ayant humilié avait vraiment de quoi offrir un excellent film et même un film marquant. Le tueur en question est joué par Dennis Christopher pas plus connu que le réalisateur, l'acteur parvient sans mal à rendre son personnage inquiétant mais parfois au cinéma on peut avoir pitié d'une telle figure ce n'est pas le cas ici ou il n'est pas attachant. Fondu au noir part d'une bonne idée mais tombe à plat à cause de sa réalisation sans relief et aussi en partie par des scènes de meurtres qui font peu d'effet sauf celle du cow-boy.
Un film remarquable que j'ai dû me procurer en VHS et 25 ans après la première vision je n'ai pas été déçu. C'est clair que les couleurs ont l'emprunte des films des années 80 et alors ?! Pourquoi vouloir toujours tout remastériser ! Ce film est un miroir pour tout passionné de cinéma, qui de nous ne se retrouve pas, ne serait-ce qu'une infime partie, dans le personnage d'Eric (D. Christopher), j'en veux pour preuve que tout passionné de cinéma a un jour ou l'autre sorti une réplique d'un film dans la vie de tous les jours. Ce film est un hommage au cinéma (film noir américain, aventure et western), légèrement maladroit techniquement parlant mais pas dans le fond. C'est aussi une occasion de méditer jusqu'où l'amour du cinéma peut mener. De plus on a l'agréable surprise de retrouver Mickey Rourke dans un de ses premiers rôles. Quant à moi j'attends avec impatience la version DVD sous-titrées et avec…bonus bien sûr.
Un slasher cinéphile insolite et fascinant qui commet des crimes inspirés des personnages et films qu’il admire (même si la dernière partie moins emballante). 3,25
Eric Binford, un jeune célibataire vivant chez sa tante handicapée, est un grand fan de cinéma et passe son temps libre chez lui à regarder des films sur son projecteur. Il les connait par coeur. Un jour, il rencontre Marylin O' Connor, sosie de Marilyn Monroe, il s'éprend d'elle et cherche à la séduire. Mais peu à peu, il perd pied avec la réalité.
Fondu au noir est un film américain de Vernon Zimmerman de 1980. C'est un film pour les amoureux du cinéma, les références y sont nombreuses. On y observe la lente descente aux enfers d'Eric Binford (Dennis Christopher qui ressemble énormément à Roddy Mc Dowall) à la suite de frustrations et d'humiliations de la part de ses collègues de travail et des différentes personnes dont il croise la route. Eric fait un "pétage de plomb" en règle et organise sa vengeance, grimée comme ses idoles dont il connait toutes les répliques par coeur (Dracula, Tommy Udo du Carrefour de la mort (...)). Le film m'avait beaucoup marqué lorsque je l'avais vu il y pas mal de temps. Le personnage du film s'il est perché et fragile est très attachant. Aujourd'hui, l'ensemble a certes vieilli mais pourrait plaire aux amateurs de cinéma.
On retrouve au casting du film dans l'un de ses premiers rôles Mickey Rourke.
Le film sent bon les années 80 . J avais pu le découvrir un dimanche soir . Mes parents avaient loués le film en cassette !!!!. Je l'ai revu et c est pas mal du tout . Clin d'œil au cinéphile de tous horizons au service d'un thriller plutôt malin sans être original. A redécouvrir !
Sorti quelques mois avant Vendredi 13, Fondu au noir s’inscrit dans les précurseurs du slasher, alors que le genre n’avait pas encore identifié tous ses codes. On y suit la folie ascendante d’Eric Binford, sous les traits de Dennis Christopher (Ça, Le double maléfique, Django unchained), jeune célibataire vivant chez sa tante en fauteuil roulant et passant ses nuits à regarder des films dans sa chambre avec son projecteur. Profondément renfermé et terriblement féru de cinéma, il a le malheur de rencontrer une jeune femme séduisante sosie de Marilyn Monroe, dont il s’éprend bien vite comme l’atteste son sourire outrageusement niais à faire pâlir Ben Stiller dans les premières minutes de Mary à tout prix. Alors que cette dernière (qui s’appelle réellement Marilyn dans le film) s’amuse en lui posant un lapin lors d’un rencard, il commence à sombrer dans la schizophrénie et commet meurtre sur meurtre en se vengeant des personnes qui lui s’en sont pris à lui. L’originalité du scénario est qu’il se vêt à chaque fois d’un costume correspondant à un personnage culte du septième art, et avec un soin particulier apporté aux maquillages aux tissus.
Commençant par reprendre une scène du Carrefour de la Mort en poussant sa tante dans les escaliers après qu’elle ose casser son projecteur pour qu’il se bouge, il va un à un terrifier ses victimes sous les traits du comte Dracula, Hopalong Cassidy, la Momie et finir en beauté par Cody Jarret de L’enfer est à lui, offrant ainsi un véritable hommage à l’histoire du média. Le final où spoiler: il monte en haut d’un bâtiment avec Marilyn comme prisonnière a sans doute inspiré l’ascension du Joker dans la cathédrale du Batman de Tim Burton, sans parler de la dégaine de gangster dont il fait preuve avec son chapeau. Le tragique du personnage d’Eric est surtout réussi dans la pitié croissante qu’on peut ressentir à son égard à l’approche de la fin (tout comme Jim Carrey à la fin de Disjoncté), sa folie inéluctable étant caractérisée par son acharnement spoiler: à vouloir s’enfuir avec Marilyn alors qu’il sait pertinemment spoiler: qu’il sera maîtrisé par les nombreuses forces de police déployées pour l’arrêter. Malgré un évident enrobage de série B frisant parfois le nanar (la VF souvent décalée, Eric et son rire de méchant complètement ridicule, le cliché du type qui devient méchant à force de se gaver de films d’horreur), Fondu au noir réussit avec brio ce qu’il entreprend et offre un spectacle touchant conservant bien plus de cachet que des classiques comme Halloween, Vendredi 13 et Les griffes de la nuit.
Un film excellent, que l'on n'a pas eu malheureusement le plaisir de voir ou de revoir depuis des lustres. Un film géant, une histoire entre l'adaptation de V POUR VENDETTA et SUNSET BOULEVARD. Tous les fondus de cinéma ne pourront qu'apprécier l'histoire de ce personnage insignifiant Eric Bindford, persécuté par une vieille tante paralytique et par les aléas d'une vie emplie de revers. Il trouve sa voie dans l'incarnation d'Arthur Cody Jarrett, le héros de WHITE HEAT. Et alors, c'est du grand cinéma. Il met en scène avec force clins d'oeil plus "private jokes" les uns que les autres, tous les grands classiques du cinéma fantastiques pour éliminer un à un tous ceux qui l'ont persécuté. EPOUSTOUFLANT. Y compris lorsqu'il veut se débarrasser d'une jeune fille qui se prend tellement pour Marilyn qu'il y a cru lui-même. Mais la malheureuse a raté un rendez-vous sans vraiment le vouloir. Ce qui nous conduit à un final grandiose, où l'on se croit, avec les personnages de CODY et de MARILYN dans un film de Rudolph Valentino. Mais la police veille, et la fin tragique de ce héros pour lequel on éprouve de plus en plus de sympathie se termine au sommet d'un des plus grands de la cité. Et le héros meurt en hurlant à l'unisson de James Cagney entouré par les flammes. Pour qui aime le cinéma fantastique, les films de référence, les dérapages entre fiction et réalité, rien de plus merveilleux. Et on peut penser que Brian de PALMA a pris quelques leçons chez Vernon ZIMMERMAN pour ses films mettant en jeu les dédoublements, et les dérapages entre fiction et réalité. En tout cas depuis PSYCHOSE, jamais un personnage schizophrène n'avait donné autant de sueurs froides et de jubilation. RECLAMEZ L'EDITION DE CE FILM EN DVD DE TOUTE URGENCE. MERCI A TOUS DE JOINDRE VOTRE VOIE A LA MIENNE. Petrus Borel.