Manquant clairement de moyens et n'étant pas sans quelques facilités, "Le Grand inquisiteur" n'est pas de ces films qui vous marquent pour des lustres. Pourtant, il serait tout de même bien injuste de le mépriser pour autant car le film sait se faire des plus intéressants à bien des aspects. En effet, au-delà de l'aspect purement historique pour le coup passionnant, c'est cette violence que nous montre Michael Reeves, et ce sans jamais être complaisant, qui nous fascine le plus. Ces scènes savent se faire en effet d'une grande intensité, rattrapant quelque peu un récit parfois légèrement pataud. Et puis il y a ce personnage assez incroyable qu'est Matthew Hopkins auquel Vincent Price apporte son indescriptible talent, le rendant aussi bien terrifiant que séduisant parfois, et qui, lui, saura rester dans nos mémoires durablement. Si bien que malgré son côté un peu "fauché", "Le Grand inquisiteur" reste une oeuvre un peu à part et qui, sans être une réussite totale donc, saura susciter notre intérêt et notre respect. Honorable.
Vincent Price dans ses œuvres. Un film qui aurait plus à mon maître Jean Blarre qui se serait délecté à la vue de cet escroc de haut vol qui profite de l’inquisition pour assouvir tous ses vices, aidé dans sa tâche par un tortionnaire de bas étage. La narration est fort plaisante et le metteur en scène âgé seulement de 23 ans promettait beaucoup. Dommage qu’il se soit suicidé peu de temps après. Ses 3 films sont décryptés dans les bonus ainsi qu’une histoire instructive du fantastique anglais par un spécialiste du genre.
Vincent Price dans le rôle d’un austère inquisiteur. Ce n’est pas surprenant tellement le rôle lui va comme un gant. « Witchfinder General » est très prenant. Sa grande force est les intenses scènes de tortures et d’élimination de « sorcières ». Cette qualité permet de faire oublier la pauvreté de l’histoire qui est en fait une simple vengeance. Notons également que Price est évidemment sublime, contrairement à certains seconds rôles. Un très bon film à voire absolument.
Un très bon film avec Vincent Price en un salopard de premiére. Bien que lui d'habitude joue dans des vrais films d'horreur, celui là pour son peu d'horreur je ne le qualifie pas ainsi. Tout les acteurs sont plutot bon et Ogilvy est encore plus fous que Price.
Bonne histoire avec un Vincent Price excellent en sinistre inquisiteur s'attaquant à des supposés sorcières ou hérétiques durant l'époque de Cromwell. Le Grand Inquisiteur est court ce qui lui donne un rythme vif allant à l'essentiel, présenté comme un film d'épouvante mais ce n'en est pas un mais la violence est là et la frayeur aussi. Ce film m'a réservé une belle surprise car je m'attendais pas à un si bon film.
Un film bien réalisé avec de grands acteurs. Le manque flagrant de moyens enlève beaucoup de crédibilité à l'ensemblespoiler: le grand inquisiteur intervient sans troupe de gardes, le religieux n'a pas de suite, l'armée de Cromwell s'arrête à 10 personnes,...). On regrette que le film ne soit pas plus abouti car ça aurait été une merveille.
On ne peut que regretter la mort précoce de ce très jeune réalisateur qui réalisait alors son troisième et dernier film. « Le grand inquisiteur » est une série b de bonne qualité ! Vincent Price interprète Matthew Hopkins, un chasseur de sorcières anglais du 17ème siècle qui fut mandaté par le parlement pour exécuter les individus coupables de sorcellerie après avoir pu obtenir des aveux ou des preuves quant à ces pratiques. Plusieurs scènes cruelles de torture sont montrées à l'écran. À cette époque, la torture était en pratique illégale en Angleterre sauf les séquences visibles en ce film : privation de sommeil, plongés dans l'eau afin de vérifier s'ils n'en ressortaient pas de façon surnaturelle (comme ayant renoncé au baptême, on pensait que c'était le cas), etc... Les méthodes d'exécution : pendaison ou bucher. L'exécution d'Elisabeth sur la place publique est d'ailleurs très impressionnante. Michael Reeves est donc le jeune réalisateur de ce film, alors âgé de 25 ans. Malgré son jeune âge, il a l'opportunité de mettre en scène le grand Vincent Price lui-même ! Il parvient même à lui donner l'un de ses meilleurs rôles ! Jamais Price n'a, à ma connaissance, été aussi inspiré pour un rôle ! Son personnage est sadique mais tout dans la sobriété : sa voix, sa gueule, son look, tout est au service de ce personnage qui ne nous inspire que du dégout. Le film est en deux parties : dans la première partie, Hopkins tue, dans l'exercice de ses fonctions, un prêtre soupçonné d'avoir pactisé avec le démon. Il s'agit d'un « crime » de trop car, dans la deuxième partie, un jeune soldat, amoureux de la nièce du prêtre qu'il adorait projette de le venger. Les acteurs sont excellents ! L'ambiance générale est macabre et le final est réjouissant : justice sera faites : le grand inquisiteur sera d'abord torturé à la hache puis « gracié » par la balle de l'arme à feu d'un figurant, s'ensuit la dernière réplique de notre héros : « You took him from me », excellent moment qui implique une dernière image restant dans la tête. Un petit mot sur la musique : elle est majestueuse, le thème musical accompagne le film très justement !
La mise en scène et le déroulement sont très banals, le réalisateur misant tout sur la présence du charismatique Vincent Price et sur le choc provoqué par les scènes de lynchage et de torture, à la limite du soutenable pour la plupart.
Witchfinder General vaut pour son hybridité formelle, puisqu’à la thématique de l’Inquisition dans l’Angleterre de la Première Révolution sont appliqués les codes narratifs, visuels et musicaux du western : spoiler: la vengeance procède par cavalcades endiablées que rythme la partition orchestrale de Paul Ferris, de toute beauté, rappelant le travail de Max Steiner ou d’Elmer Bernstein ; l’évolution du récit repose sur des entrées et sorties de lieux clos clairement polarisés, reliés par les plaines balayées par le vent où ériger potences et bûchers, si bien que le resserrement de l’intrigue sur la figure de son inquisiteur produit spoiler: une montée en horreur et une dégradation des corps, dénudés puis meurtris . La caméra de Michael Reeves se révèle dynamique et précise, bénéficie du talent du chef opérateur John Coquillon, fidèle de Sam Peckinpah, pour inscrire les actions parmi les éléments naturels – en témoigne la transition magnifique articulant les vagues déchaînées et le brasier consumant les innocents. En cela, la reconstitution historique, aussi outrancière soit-elle par instants, et la direction d’acteurs, à commencer par celle de Vincent Price, étonnement sobre et froid, loin de son emphase habituelle, sont gouvernées par une quête d’authenticité quasi documentaire qui rendent l’ensemble impressionnant.
Si je lui préfère ses descendants (Mark of the devil ou le fantastique Les diables), Le grand inquisiteur est une louable tentative de la Hammer de s'attaquer au sujet alors tabou de l'Inquisition, thème propice à une reconstitution d'époque soignée et à une horreur vraiment humaine. Si le jeu d'acteur est parfois faible et que le minimalisme du scénario (histoire de vengeance sommaire) l'handicape dans son ampleur, Le grand inquisiteur réussit à provoquer le malaise, et culmine dans une apothéose de violence rare (un carnage à la hache en 1968, quand même !). Un très honnête essai, magnifié par des paysages bien filmés et une facture à l'ancienne comme on les aime...
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2,0
Publiée le 10 juin 2021
Ce film est souvent assimilé à la série Edgar Allen Poe que Vincent Price a réalisée dans les années 1960. En fait l'histoire n'a pas grand-chose à voir avec Poe à l'exception d'un peu de narration au début et à la fin. Le fait de l'appeler Le Grand Inquisiteur était aussi un autre moyen de le considérer comme faisant partie de la série. Si vous voulez voir Vincent Price qui pour une fois n'en fait pas des tonnes mais joue un rôle plutôt direct cela vaut la peine de le regarder. Le rôle est basé sur un personnage historique de la Grande-Bretagne de Cromwell mais une licence considérable est prise avec l'histoire. L'histoire peut vous laisser un sentiment d'étrangeté et la fin est déprimante même si les bons gagnent. Le fait que le réalisateur soit décédé peu après d'un suicide ou d'une overdose a certainement contribué à son statut de film culte. Mais il n'y a pas de frayeurs du tous dans cette histoire pour vraiment la qualifier de film d'horreur soyons généreux deux étoiles pour les acteurs...
Comment peut on classer ce film dans la categorie "epouvante,interdit aux moins de 16 ans"? C'est un film historique tout simplement. Les acteurs sont tous excellents,Vincent Price est glacant par sa froideur pour faire son "job". La musique est une merveille. Un tres bon film historique.
film qui nous replonge dans les heures sombres de la chasse aux sorcières facile et gratuite. Vincent Price s'en tire à merveille dans un rôle des plus sérieux, on le détesterait presque ! mention spéciale au réalisateur malheureusement mort peu de temps après ce film pour le côté très réaliste.