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Un visiteur
4,5
Publiée le 28 janvier 2013
Sans doute un des plus beaux films de Sydney Pollack. Un mélo où rien n'est facile. Un improbable couple qui flirte avec sa propre impossibilité et qui pourtant rend la profondeur du sentiment amoureux tangible, palpable arqué entre douleur et bonheur, sans jamais tomber dans la médiocrité. "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" pourrait être la devise du film. Redford et Streisand sont au mieux de leur talent.
1945 : le trop beau et volage Robert Redford s’éprend improbablement de la « moche » et expressive Barbra Streisand, militante communiste. On les retrouve plus tard confrontés au maccarthysme homophobe et anticommuniste, puis à leurs problèmes de couple. Cela donne un film bavard à la mise en scène assez floue. Belle chanson interprétée par Barbra au générique.
Je ne suis pas un fan de Sydney Pollack. Non pas que je n'aime pas ses films; mais c'est tout de même un réalisateur que je trouve un peu consensuel. Finalement il manque de caractère. Et là c'est un peu la narration et l'histoire et rien d'autre. Donc peut-être que quelque chose m'échappe. Simplement je trouve sa façon de montrer ses personnages trop pudique. Il y a moment où cela sonne juste, après un certain temps ça n'est plus le cas. On attends pas que les personnages soient filmés n'importe comment; juste qu'ils aient un peu plus de poids à l'écran donc au delà des lignes de l'histoire.
Un beau film à l'ambiance magique. Redford exprime beaucoup de sentiments dans son regard et Streisand est magnifique avec sa chanson. Évidemment le contexte politique est juste effleuré, mais le but de Pollack n'est pas de faire un film engagé. Après tout, de bons et beaux comédiens, une belle réalisation et une belle musique peut-être que cela suffit. Une belle histoire une belle histoire....
Une histoire d'amour sur une longue période, filmée tout en élégance et dans un esprit classique hollywoodien. La reconstitution de(s) l'époque(s) est parfaite, le scénario est intelligent, les acteurs très bons.
Comment résister à ce film ? Robert Redford en pleine beauté, idem pour Barbra Streisand, une histoire d'amour filmée avec une nostalgie subtile sans tomber dans le sentimentalisme que l'on frôle pourtant presque toujours avec Sydney Pollack - le sang russe coule dans ses veines, d'où sa manière bien particulière de filmer les scènes d'intimité et une atmosphère en demi-teinte entre les personnages - une bande sonore réussie, des moments intenses entre deux caractères qui ne le sont pas moins, tout cela avec en toile de fond la "chasse aux sorcières", essentielle pour comprendre les antagonismes inconciliables du couple Redford/Streisand sur les sujets politiques : vraiment on ne pouvait rêver plus belle histoire ! Le regard de Roberd Redford vers Barbra Streisand, lorsque de nouveau il la croise à New-York, fortuitement, bien des années plus tard est véritablement magnifique, empli d'admiration et d'amour profond. Aucun acteur d'aujourd'hui ne serait en mesure de rivaliser avec un tel regard, d'ailleurs propre à Robert Redford. Sa belle histoire avec Barbra Streisand est allée au delà des studios et caméras, là encore comment pouvait il en être autrement face à une femme si charismatique ! Un très joli film réalisé par un Sydney Pollack inspiré... Et bien sûr la superbe chanson " The way we were" interprétée à la perfection par une Barbra Streisand certainement amoureuse...
Un film aussi beau que poignant, sur l'amour compliqué et finalement impossible entre deux personnages incarnés à la quasi perfection par Robert Redford et une surprenante Barbara Streisand. Bien sûr il y a du Love Story dans ce film, et même un peu de Love with a proper stranger, mais il ne fait pas l'impasse sur la société dans laquelle le couple évolue et comment elle influence leur couple. On s'attache beaucoup aux deux personnages principaux, on est ému par ce qu'ils vivent, et c'est bien ce que l'on demande au cinéma. Quelques longueurs toutefois, peut-être est-il un petit peu trop long.
La voix magnifique de Streisand, une mélodie merveilleuse, la beauté absolue de Robert Redford, et une love story qui fait rêver ... Quand j'ai autant d'émotions, je ne peux que mettre 5 étoiles !
Ce film ne m’a pas convaincue, loin de là. L’histoire d’amour entre deux personnages que tout oppose m’a semblée artificielle dès le départ. Le personnage incarné par Barbra Streisand, bien que puissant, frôle la caricature : son interprétation, à la limite de l’hystérie, donne l’impression d’une vision stéréotypée de la communiste vue à travers le prisme américain. Résultat, l’alchimie avec Robert Redford devient incompréhensible : pourquoi resterait-il à ses côtés ? Pourquoi même serait-il attiré par elle ? Au-delà de ce manque de crédibilité, le film pèche par sa verbosité. Les dialogues s’enchaînent sans cesse, mais l’action brille par son absence. On sort de ce visionnage avec l’impression d’avoir assisté à une longue joute oratoire plutôt qu’à une romance. À réserver donc aux amateurs inconditionnels des deux monstres sacrés… ou aux spectateurs prêts à pardonner beaucoup pour un peu de nostalgie.
Ravissante Barbara Streidand dans "The way we were" de Sydney Pollack (1973). Il n'est de romance sans personnage qu'on eût aimé aimer. Ainsi Katie, cette étudiante communiste qui ne transige pas avec ses idéaux. En vis-à-vis, Hubbell (Redford) est beau, vaguement cynique, du moins léger c'est-à-dire dépolitisé. Devenu scénariste dans les 50s, il baissera son froc devant son producteur, en plein maccartysme. Et leur amour, si beau, finira de se fissurer. Ce qu'on aime chez Pollack, en sus de sa maitrise formelle (voir la beauté de ses fondus enchainés où s'écoule notre histoire) c'est son goût fitzéraldien pour le récit ample. un certain art de la narration qui nous mène dans l'histoire américaine des années 30-50, son rêve de grandeur et son "way of life " hoppérien. Ainsi ces jolies scènes de bateau qui portent à l'écran un rêve américain coulé - comme chez Cameron (Titanic). "the way we were" c'est l'histoire politique d'une brisure amoureuse. Soit un grand mélodrame politique conciliant esthétique hollywoodienne du main stream et subversion politique du décentrement à bâbord . Film de gauche, malgré la chute historique du communisme et d'amour, en dépit du désastre de la perte, comme si l'amour et l'égalité étaient deux rêves en dérive.