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dai72
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3,0
Publiée le 13 mai 2012
Un film policier doté d'une très bonne distribution, on sent qu'il y a eu de la recherche et du travail pour l'écriture mais on reste quand même sur notre faim, on n'est jamais vraiment pris par cette histoire et par l'action. C'est pas mal sans être excellent !!
Polar des années 80 moins connu et moins culte que d'autres oeuvres comme L'Arme Fatale, To Live and Die in LA bénéfice pourtant d'une solide réputation voir même d'un statut de chef d'oeuvre. Si je modérerai ce dernier point, il fait reconnaître que le film de William Friedkin est un bon polar. Déjà auteur de film culte comme l'Exorciste ou French Connection, le réalisateur fait un fois de plus preuve de son talent avec ce polar. Très ancré dans l'époque des 80ies (ah quelle musique !), le scénario suit un duo de flic, dont l'un des deux est prêt à tout, pour arrêter un faux-monnayeur responsable spoiler: de la mort de son coéquipier . Le scénario peut paraître à première vu assez classique (duo de flic, vengeance...) mais c'est son approche très premier degré qui le fait se démarquer. Violent, sec et réaliste, le film se permet quelques scènes inattendues (spoiler: la mort de William Petersen à 10 minutes de la fin est un sacré uppercut ) Friedkin est toujours aussi bon derrière sa caméra et propose certaines scènes d'actions qui auront marquées à l'époque et qui rendent toujours aussi bien. La course poursuite en voiture de la dernière partie du film est un exemple en la matière. Si certains effets ont un peu vieillis quand même, le film reste quand même dans l'ensemble vraiment efficace. Un bon polar bien réalisé et n'ayant pas trop subi l'épreuve du temps, voilà ce qu'est To Live and Die in LA. Une belle réussite encore à ce jour !
Ambiance de mise en scène très cool, le juke-box boite de nuit rétro 80 en excellente coordination avec le film. Un scénario de vendetta personnelle plus en s’enfonçant dans les abîmes de l’enquête fil conducteur. Le flamboyant flic cowboy n’ira pas loin en allant de main morte avec les bandits faussaires fins connaisseurs de fabrication minutieuse des billets de dollars, tuant sans pitié son coéquipier de la même trempe au brûlé opérant des missions solos, le bain de sang ne fait que commencer dans ce monde aux méthodes illégales. Un air du gabarit qu’est « Manhunter » dans la plongée du paysage traversant Los Angeles en ranger typique américain, avec l’acteur phare des séries TV police scientifique. Enfin s’achève pour son personnage de dandy qui se maîtrise trop brusquement.
Friedkin pousse le vice assez loin dans ce polar ambitieux et abstrait à mille lieux des standards du genre. Un talent de mise en scène qui verse malheureusement un peu trop dans la gratuité.
J'ai mis 30 ans à voir ce film. Je me souviens encore des critiques de l'époque, qui mettaient en avant une course poursuite d'anthologie… et, bonne nouvelle, 30 ans plus tard, la course est bien toujours d'anthologie ! Le reste l'est un peu moins car l'ensemble a pas mal vieilli. Mais il reste des vrais morceaux de cinéma, de mise en scène, de cadre, de style. Et rien que pour ça, il faut voir PFLA. En se remettant dans le contexte de l'époque, on peut imaginer que les spectateurs ont été marqués par le film : Violent, un peu sulfureux, avec un final sans concession et surprenant… Friedkin donne du relief à son récit. Pour oublier le poids des années, ce film est à regarder (et considérer) comme ce qu'il a sans doute été : une source d'inspiration pour beaucoup de réalisateurs ! Cela ne vous fera peut-être pas passer une soirée inoubliable, ressemblera un peu à une visite au musée mais il est bon parfois de se pencher sur les origines.
J'ai rarement vu un film qui soit aussi marqué par son époque que l'est, Police Fédérale Los Angeles. La musique d'abord, qui suffit à nous faire comprendre que l'on est au cœur des années 80. Les "looks" aussi, symptomatiques de cette époque bénie du cinéma. La réalisation enfin, d'une esthétique très léchée mais aussi très nerveuse. L'histoire quant à elle, classique mais prenante, est ponctuée de moments d'une grande violence. Un film de qualité, qui néanmoins doit plaire d'avantage à ceux qui l'ont découvert à "l'époque" qu'à ceux qui comme moi, le découvre aujourd'hui.
Avec son esthétisme à la «Miami Vice» et sa bande son synthétique de Wang Chung, « Police Fédérale, Los Angeles » est clairement un polar des années 80. Et plutôt bon de surcroit. Entre le flic frimeur et vraie tête brulée (William L. Petersen totalement investi) et le faussaire ambigu et brutal (Willem Dafoe dans l'un de ses grands rôles), la partie est chaude et sans limite jusqu'au point de non-retour. Elle trouve son apogée lors d'une mémorable course poursuite, filmée avec virtuosité par William Friedklin.
Tout le savoir faire de William Friedklin ainsi que la présence du toujours excellent Willem Dafoe sauvent ce polar des années 80 ultra violent et ultra bruyant. Un film qu'on aurait aimé oublié dans la filmographie de William Friedklin, une ressortie des "French connection" aurait été plus judicieuse. Le film, déjà peu convaincant à sa sortie, a très mal vieilli.
Sortir du sentier pour faire justice, telle est la voie choisie par Richard Chance, agent du FBI (William Petersen) dans un Los Angeles corrompu de toutes parts. Ville des malfrats assumés et des combines en tous genres, Los Angeles est une mégapole qui voit toutes sortes de trafics. Eric Masters (Willem Dafoe), faussaire de billets, est la parfaite représentation du bad boy à la vie fastueuse, qui profite du système. Cette confrontation entre les deux personnages amène à voir un des plus beaux polars jamais réalisés. L’enquête en elle-même ne présente pas forcément de complexité, mais ce qui fait tout le sel du film, c’est le charisme des personnages ainsi que l’environnement visuel dans lequel ils sont filmés. William Petersen est vraiment incroyable, une pure tête brûlée qui navigue contre vent et marée pour aboutir à sa vengeance ; on regrettera forcément de n’avoir pas assez vu ce brillant acteur au cinéma, lui qui tournera chez Michael Mann avant de partir sur le petit écran. Même chose pour Willem Dafoe qui trouve son rôle à la fois le plus juvénile et le plus fou. Que dire également de cette course-poursuite d’anthologie qui marque le film au fer rouge et l’ancre immédiatement dans un style plus musclé, où William Friedkin laisse libre cours à toute sa nervosité et son inventivité. Un film qui fait date dans sa manière de traiter le polar et ses protagonistes avec.
Décidément, le noir va bien à William Friedkin qui livre une fois de plus un polar trouble dans la grande tradition de son cinéma impertinent et subversif. Ici, il suit la traque d’un faussaire par un policier qui cherche à venger son coéquipier. Rien de bien nouveau dans ce script si ce n’est une tendance à tout noircir. Le réalisateur, toujours aussi extrême, enchaîne les scènes violentes, sexuelles et d’action avec une belle régularité. Si Willem Dafoe est excellent, on peut regretter le choix du banal William Petersen pour le rôle principal. Une évidente erreur de casting, même si finalement le retournement de situation final qui intervient dix minutes avant la fin n’en devient que plus étonnant et savoureux. Bref, un film intéressant, boosté par une bande originale très années 80.
Friedkin au sommet de son art pour ce polar crasseux au scénario très bien ficelé. La mise en scène est efficace et la musique est excellente. L'interprétation est de qualité notamment Willem Dafoe en méchant. Le meilleur Friedkin, un sommet du genre.
Un de ces polars des années 80 dont le visionnage peut donner mal aux cheveux et aux oreilles quand on le revoit aujourd'hui. Tant dans l'esthétique globale que dans le déroulé du scénario, on se croirait dans un épisode de Deux Flics à Miami. C'est un peu le problème général du film, sorte de French Connection nouvelle version (comme par hasard, le même réalisateur), qui se noie dans un déluge de vieux synthés et boîtes à rythmes à la moindre occasion. Par ailleurs, on ne peut pas dire que le casting soit spécialement emballant, malgré la présence de noms qui connaîtront par la suite de belles carrières. L'histoire est un tantinet rocambolesque, et Friedkin cherche à en faire toujours plus pour impressionner la pellicule, hélas pas toujours à bon escient. Le produit est, hélas pour lui, très daté.
Sacré film que ce To live and die in LA. Evidemment, je suis toujours gêné en le revoyant par la musique bien trop datée "clavier années 80" (ces mêmes tics lourdauds que l'on trouve dans le Scarface de De Palma par exemple). Mais franchement si l'on s'arrange de ces petits tracas sonores, le film est à la fois tranchant et ample, sec et sans concessions, porté par un sens magistral de la mise en scène. Et pas de morale par ici, ça tombe comme des mouches qu'on soit agent secret, personne privée anonyme ou trafiquant pyromane. Quelques moments d'anthologie dont la poursuite de voiture ou la déflagration soudaine et tellement "injuste" du vestiaire. Mais c'est ce que le film nous dit tout bas justement : que la vie est injuste. To live and die in LA concerne tout le monde. Pas de passe-droit en ce bas monde. En le revoyant, je note d'ailleurs à quel point cet esprit nihiliste, ce réalisme presque déprimant ont été une influence centrale pour des séries comme The Shield (on est prêt à tout pour arriver à ses fins, qu'elles soient de nature matérielle, charnelle ou vengeresse) ou même The Wire (les amis allant boire la bière de l'amitié au début, la planque et la filature, le personnage d'avocat véreux peu regardant sur la personnalité de ses clients, les contrats sur la tête d'un témoin potentiel en prison qu'on veut faire taire, les personnages de politiques gravitant autour des personnages principaux comme autant de vautours assoiffés de notoriété ou de richesses matérielles...). Bref un vrai sommet de polar. Pur et dur. Noir et brutal comme la mort.
Le onzième long-métrage de William Friedkin est un polar crépusculaire stylisé, totalement ancré dans les années 80, à l'image du générique en grosses lettres fluo sur la chanson "To live and die in LA", le titre original du film (tellement plus classe que le français!). On y retrouve un flic en quête de vengeance (William Petersen, encore jeune et svelte), son coéquipier et ami ayant été abattu à quelques jours de la retraite. Le suspect numéro 1 est un faussaire de génie (Willem Dafoe), qui arrose la ville de faux billets sans se faire prendre depuis un bail. Autant le début du film paraît basique et déjà vu, autant la suite des évènements s'avère de plus en plus sombre et imprévisible, à mesure que Petersen s'entête à accomplir son but, faire tomber Dafoe à tout prix. Avec "To live and die in LA" (1985), Friedkin prouve qu'il reste un réalisateur haut de gamme : la mise en scène est dynamique, élégante, homogène. Les scènes d'action sont nerveuses, à l'image de cette poursuite en bagnole dantesque dans les rues de LA qui fera vibrer tout amateur de GTA! Ou de ce travelling latéral suivant Peterson sprintant dans un aéroport. De manière générale, un soin particulier semble avoir été apporté au héros, dans ses paroles et attitudes mais surtout dans sa démarche : William Peterson court, saute, cogne, bondissant comme un ressort dans ses tenues eighties vintage mais ô combien classieuses. En revanche, on pourra reprocher au film quelques invraisemblances, notamment dans les scènes d'action très old school, où plusieurs fois les mecs ont la situation bien en main avant de se faire baiser comme des novices, à l'image du dénouement. "To live and die in LA" est donc un polar noir hautement recommandable, hormis aux allergiques des années 80, dont la bande originale en particulier est le reflet indiscutable.