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Le choix vomitif de Wang Chung pour la bande-son a dû jouer plus d’un mauvais tour à ce film que beaucoup ont certainement jugé irregardable car… inécoutable.
Mais passons outre la répugnante soupe de ce groupe royalement ignoré dans son pays d’origine, l’Angleterre (où on s’y connaît un peu en musique…).
Le début de Police fédérale Los Angeles est certes extrêmement poussif (dialogues nuls et jeux d’acteurs minables), mais au bout d’un demi-heure grosso modo, le film trouve ses marques et l’ensemble est au final plus que raisonnable. Willem Dafoe est un faux monnayeur joliment inquiétant, William Petersen un flic pas spécialement sympathique – on échappe au manichéisme, c’est toujours ça de pris – et la traque du premier par le second nous tient bien en haleine.
Mais passons outre la répugnante soupe de ce groupe royalement ignoré dans son pays d’origine, l’Angleterre (où on s’y connaît un peu en musique…).
Le début de Police fédérale Los Angeles est certes extrêmement poussif (dialogues nuls et jeux d’acteurs minables), mais au bout d’un demi-heure grosso modo, le film trouve ses marques et l’ensemble est au final plus que raisonnable. Willem Dafoe est un faux monnayeur joliment inquiétant, William Petersen un flic pas spécialement sympathique – on échappe au manichéisme, c’est toujours ça de pris – et la traque du premier par le second nous tient bien en haleine.
Un des polars qui pourrait tourner en boucle sur ma platine ! Los Angeles, tes anges sont bien solitaires, livrés à eux-mêmes dans un sanglant règlement de comptes, où la loi n'a plus sa place. Rouge, comme ce soleil blafard qui se lève sur la cité des rêves impossibles, dans le générique inoubliable. Car tous les rêves finissent par s'échouer pitoyablement sur tes plages. Sur une esthétique de série télévisée sublimée, Friedkin réussit un des films les plus flamboyants sur Los Angeles. A l'image de cette poursuite automobile dantesque qui constitue le noyau et le tournant du métrage. L'un des films préférés de Kitano, parait-il.
Une musique entêtante, des acteurs parfaits jusqu'au moindre 2nd rôle, L.A filmée comme nulle part ailleurs (mieux que Mann et pourtant lui aussi assure)...bref l'un des meilleurs polar urbain de tout les temps (avec French Connection du même Friedkin et Heat).
Un film culte dans le style "Hard boiled".
Jamais egalé. Friedkin après "French Connection" se surpasse; avec une histoire écrite par Gerald Pietevich (qui connait parfaitement les rouages de la police grace a son père officier au LAPD)cela donne un résultat saisissant de réalisme sans aucun manichéisme.
A noté l 'epaisseur des second roles; des plans et un montage de référence; une musique de Wang Shung qui colle parfaitemnt au rythme et pour finir une sequence de casquade sur une autoroute d 'anthologie (Matrix 2 peut aller se rhabiller).
Un petit chef d'oeuvre dans le genre.
Jamais egalé. Friedkin après "French Connection" se surpasse; avec une histoire écrite par Gerald Pietevich (qui connait parfaitement les rouages de la police grace a son père officier au LAPD)cela donne un résultat saisissant de réalisme sans aucun manichéisme.
A noté l 'epaisseur des second roles; des plans et un montage de référence; une musique de Wang Shung qui colle parfaitemnt au rythme et pour finir une sequence de casquade sur une autoroute d 'anthologie (Matrix 2 peut aller se rhabiller).
Un petit chef d'oeuvre dans le genre.
ayant vu par hasard ce film à sa sortie(juin 1986), je ne m'attendais pas à un tel choc!Voila un polar comme on en a rarement vu : ambiguïté des principaux personnages et leur revirement de situation,réalisation nerveuse, musique incroyable, ça change des BOF(le talent de WANG CHUNG,groupe phare des 80's malheureusement dissout), LA poursuite en voiture(montage image et son), une autre vision de Los Angeles et bien sur les acteurs(certains presque méconnu: Dafoe, Turturro).Un grand role pour William L.Petersen(ainsi que pour MANHUNTER sorti la même année-un grand Michael Mann).je vous recommande le CD de la BO qui vous replonge bien dans le rythme du film et évidemment le DVD (sorti il y a juste 2 ans dans,malheureusement,une édition pas à la hauteur du potentiel du film ).Un des films préférés de Albert Dupontel,Dominique Farrugia,Alain Chabat, (et ils ont raison).Ces deux derniers l'avaient justement parodié dans un sketche de "Deux flics amis-amis"(musique et réal à l'américaine).UN PUR CHEF D'OEUVRE
« Police fédérale Los Angeles » est un polar urbain où Friedkin reprend le thème de la frontière floue entre le bien et le mal dans les méthodes de la police, thème qu’il avait déjà abordé, notamment, dans « French Connection ».
Le film n’eut pas un grand succès lors de sa sortie, mais il est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, représentants du genre. Friedkin déclarait d’ailleurs à propos de ce film : « Je ne me suis jamais senti aussi confiant ou inventif que lorsque j’ai fait « Police fédérale Los Angeles » […] Tout semblait couler de source. » (Studio Ciné Live, n° 85, décembre 2016).
Son caractère de polar nerveux et musclé, avec notamment une course-poursuite d’anthologie (« La course-poursuite est la forme cinématographique la plus pure, c’est quelque chose qui ne peut être réalisé dans aucune autre forme d’art », disait Friedkin), n’exclut pas une réelle finesse, notamment dans son jeu sur les apparences. spoiler: Au début du film, lorsque Richard Chance (William Petersen) saute d’un pont, le spectateur croit d’abord qu’il se suicide. De même, lorsque Masters (Willem Dafoe) va voir sa compagne, qui est actrice, au théâtre où elle se produit et l’embrasse très sensuellement sur la bouche, la mise en scène laisse d’abord croire au spectateur qu’il s’agit d’un homme et que Masters est homosexuel.
Friedkin joue ainsi volontiers avec nos perceptions et nos certitudes, procédé qui fait écho à l’ambiguïté morale qui traverse tout le film.
Excellent polar, dont le « héros » est un flic frimeur et dangereux qui multiplie les bourdes, laisse échapper un témoin capital, imagine un plan foireux qui conduit à la mort d’un collègue infiltré et se fait constamment manipuler, « Police fédérale Los Angeles » prend surtout à rebours les conventions du genre. Chance connaît ainsi, peu avant la fin du film, un sort aussi inattendu qu’inhabituel, au point que les producteurs voulurent absolument que celui-ci soit changé. Friedkin tint bon.
« Police fédérale Los Angeles » est aussi un film d’une rare noirceur, comme le souligne son titre américain, beaucoup plus pertinent : « To Live and Die in . ». spoiler: La disparition brutale de Chance n’apporte en effet aucune résolution morale et ne semble même devoir rien changer. Voir, sur ce point, la remarquable séquence finale où Ruthie (Darlanne Fluegel) s’apprête à quitter la ville : Vukovich, jusque-là plus prudent et plus réservé que son partenaire, reprend à son compte l’attitude dominatrice de Chance et semble prêt à suivre le même chemin que lui. Comme si, chez Friedkin, les individus pouvaient disparaître tandis que le système, lui, continuait inexorablement à produire les mêmes comportements.
Le film n’eut pas un grand succès lors de sa sortie, mais il est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, représentants du genre. Friedkin déclarait d’ailleurs à propos de ce film : « Je ne me suis jamais senti aussi confiant ou inventif que lorsque j’ai fait « Police fédérale Los Angeles » […] Tout semblait couler de source. » (Studio Ciné Live, n° 85, décembre 2016).
Son caractère de polar nerveux et musclé, avec notamment une course-poursuite d’anthologie (« La course-poursuite est la forme cinématographique la plus pure, c’est quelque chose qui ne peut être réalisé dans aucune autre forme d’art », disait Friedkin), n’exclut pas une réelle finesse, notamment dans son jeu sur les apparences. spoiler: Au début du film, lorsque Richard Chance (William Petersen) saute d’un pont, le spectateur croit d’abord qu’il se suicide. De même, lorsque Masters (Willem Dafoe) va voir sa compagne, qui est actrice, au théâtre où elle se produit et l’embrasse très sensuellement sur la bouche, la mise en scène laisse d’abord croire au spectateur qu’il s’agit d’un homme et que Masters est homosexuel.
Friedkin joue ainsi volontiers avec nos perceptions et nos certitudes, procédé qui fait écho à l’ambiguïté morale qui traverse tout le film.
Excellent polar, dont le « héros » est un flic frimeur et dangereux qui multiplie les bourdes, laisse échapper un témoin capital, imagine un plan foireux qui conduit à la mort d’un collègue infiltré et se fait constamment manipuler, « Police fédérale Los Angeles » prend surtout à rebours les conventions du genre. Chance connaît ainsi, peu avant la fin du film, un sort aussi inattendu qu’inhabituel, au point que les producteurs voulurent absolument que celui-ci soit changé. Friedkin tint bon.
« Police fédérale Los Angeles » est aussi un film d’une rare noirceur, comme le souligne son titre américain, beaucoup plus pertinent : « To Live and Die in . ». spoiler: La disparition brutale de Chance n’apporte en effet aucune résolution morale et ne semble même devoir rien changer. Voir, sur ce point, la remarquable séquence finale où Ruthie (Darlanne Fluegel) s’apprête à quitter la ville : Vukovich, jusque-là plus prudent et plus réservé que son partenaire, reprend à son compte l’attitude dominatrice de Chance et semble prêt à suivre le même chemin que lui. Comme si, chez Friedkin, les individus pouvaient disparaître tandis que le système, lui, continuait inexorablement à produire les mêmes comportements.
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