Pour le coup, voilà un film qui part d’un bon sentiment et qui est bourré de bonnes intentions : rendre justice aux bonnes noires américaines. Comme si ces dernières n’étaient pas capables de se rendre justice par elles-mêmes. Certes, le film met en lumière certains aspects de la ségrégation assez intéressants, les actrices sont bonnes et l’on compte parmi elles quelques personnages attachants (Jessica Chastain en gentille gourde). Néanmoins, c’est unilatéral, manichéen, cliché et très maladroit. Bien que le film essaie de ménager la chèvre et le chou (des maîtresses blanches pas trop méchantes et des bonnes noires pas trop gentilles (mais qui ont des raisons pour ne pas l’être)), on tombe très facilement dans le pathos et c’est parfois un peu longuet. La plus grosse maladresse du film tient dans la base même de son récit : en voulant porter aux nues le courage des bonnes noires avec l’aide d’une jeune blanche iconoclaste, le film ne rend pas hommage aux héroïnes qu’il prétend. La véritable héroïne du film, c’est Skeeter, la blanche à la base de « l’aide ». Elle, ainsi que les quelques blancs qui aident et respectent les bonnes noires, sont les véritables héros de cette fausse fresque historique qui, dans le sillage d’Inglorious Basterds de Tarantino, entend réécrire l’Histoire pour rétablir la justice. Malheureusement, La Couleur des Sentiments ne connaît pas le second degré du film de Tarantino et sa pseudo lutte pour l’égalité s’éloigne de plus en plus à mesure que la jeune Skeeter s’épanouit et se révèle au grand jour, son évolution étant le seul vrai fil conducteur du récit, mais aussi son intérêt principal. En gros : une attention louable mais un ratage complet.
"La couleur des sentiments" retrace avec une certaine réussite et un haut degré de réalisme le destin de ces femmes de maison noires des années 50 aux États Unis, taillables et corvéables à merci par les riches familles blanches du Sud. On est vite pris par l'histoire, grâce notamment à une interprétation de toute beauté. La jeune Emma Stone tient un rôle intéressant, qui ne prend pas le dessus sur celui des domestiques qu'elle souhaite mettre en avant. Et c'est là la plus grande réussite du film, que de montrer des femmes qui peu à peu prennent conscience de leur situation et de leur nombre, afin de se battre pour leur dignité. L'autre intérêt est de montrer par la petite histoire un pan de la lutte contre la ségrégation raciale dans une époque pas si ancienne pour la plus grande démocratie du monde.
Je ne sais pas si on peux en faire autant dans la critique de la ségrégation Américaine dans les années 60. Choquant de réalisme ce film ! Sans pour autant tomber dans les images dures ou choquantes, on suit cette histoire avec humour parfois, même si j'ai été répugné des actrices.
grand film sur les différences , la tolérance et la solidarité. J'ai adoré, malgrès le petit côté fleur bleu qui ne fait rien perdre au film. A voir et à revoir
Si vous êtes amateur de bons gros sentiments avec musique incluse qui dit quand vous devez être trop ému ou quand vous devez carrément être triste et message de fond, comme si on ne le savez pas assez, "Le Racisme, c'est pas bien !", eh ben vous serez comblés bien au-delà de vos espérances. A ces niveaux-là, le film ne fait pas dans la dentelle. Ah oui, il ne faudrait pas oublier le "tout est bien qui finit vraiment très bien !" et un personnage surtout bien caricatural de salope qui vit uniquement salope qui respire uniquement salope et qui ne mange uniquement salope. Disons que pour l'audace et la complexité avec un sujet de très nombreuses fois abordé mais qui reste et restera toujours brûlant, il vaut aller voir ailleurs. Ceci dit, et ce n'est pas entièrement ici une qualité, le film se voit agréablement, bien lisse pour ne pas trop froisser le spectateur à l'image d'une mise en scène très clean, et très bien interprété en particulier par Jessica Chastain en fofolle sympa qui fait un peu tâche dans un décor trop propre d'apparence pour ne pas cacher beaucoup de saletés (peut-être le seul aspect qui soit réellement intéressant !!!). A voir plus comme un divertissement croulant de pathos avec un très très léger fond de dénonciation qu'autre chose.
J'ai bien aimé le côté historique du film et son sacré casting. Après c'est un peu trop académique et film pour filles à mon goût. Sympa mais sans plus.
Un film sur le racisme mais pas seulement. Les clichés qui peuvent être dénoncés ici pour leur usage sont néanmoins aussi ceux qui font le lit du racisme et de toute autre discrimination... Un très bon film.
Ce film est vraiment magnifique, pour moi l'un des meilleurs si ce n'est le meilleur film! Les actrices ont été choisies à la perfection, rien à redire! Espérons que le message de ce film soit passé...
La Couleur des sentiments se propose de revenir sur la période post-Seconde Guerre mondiale dans l'Etat du Mississippi aux USA, où la ségrégation raciale faisant rage. On suit le quotidien de 4 bonnes, plutôt caractérielles (un peu too much souvent, notamment dans le jeu d'acteur) et de 4 "maîtresses de maison". Entre la dénonciation de la ségrégation raciale, et celle de la misogynité de la société américaine, le film se disperse, et ne prend pas le soin de creuser en profondeur le problème qui est supposé être à la base. On tombe trop souvent dans l'anecdotique, et malgré un bon rythme qui nous tient attentifs pendant les 2 heures 30 (et même souvent enthousiastes devant l'entreprise de la jeune écrivaine, passionnante), le film ne remplit pas les attentes placées en lui. Les prétentions étaient peut-être un peu trop grandes.
La couleur des bons sentiments ? En effet le film s avère bien aseptisé par rapport à la réalité. Certains personnages sont trop caricaturaux et les situations trop prévisibles avec séquences larmichettes de rigueur. En revanche le film a de nombreuse qualité quand à sa réalisation, l ensemble de l interprétation est brillante. Le film a aussi le mérite de traiter un sujet rare le racisme avec uniquement des personnages féminins, moins d affrontements directs, plus une indifférence du quotidien. Il montre bien la difficulté de faire évoluer les mentalités quand l intolérance fait partie de l éducation.
j'ai beaucoup aimé ce film qui parle d'une époque où la communauté noire n'était pas bien vue aux U.S.A où la ségrégation se ressentait à tous les coins de rues je pense que ce film est un peu en dessous de la réalité, j'imagine que cela devait être pire reste un film bouleversant et émouvant mené par des actrices toutes au top certains personnage sont un peu surjoué à voir sans hésitation
Surement l'un des meilleurs films jamais réalisé , une belle leçon de vie , ou comment passer des rires aux larmes en quelques minutes. Ce film est tout simplement excellent !
La couleur des sentiments traite un angle particulier de la ségrégation des noirs aux USA. L’histoire, bien qu’inventée, est prenante et le pire c’est qu’on se dit tout au long du film que l’on doit pas être loin de cette (pas si éloignée) réalité, voir en deçà de ce qui se pratiquait à l’époque.
Un sujet grave mais traité avec une certaine légèreté tout de même, sans qu’on puisse parler malgré tout de comédie. La fin mi figue mi raisin permet d’éviter un film gentillet et reste « crédible ». Le film est surtout servi par une très bonne prestation des comédiennes. Chaque personnage est assez singulier et trouve sa place dans l’histoire. La réalisation quant à elle est de bonne facture, la musique s’intègre bien, peut-être même un peu trop discrète. Les décors et les costumes sont aussi remarquables.
Bref un film qui fait réfléchir à quel point certains hommes et femmes ont pu, et malheureusement peuvent encore, considérer l’autre comme quantité négligeable, assez gênant d’ailleurs et c’est pourquoi ce genre de film est nécessaire, surtout quand le message ici est distillé dans une enveloppe légère.