Cheval de guerre
Note moyenne
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L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2013
L’anthropomorphisme dans les films m'a toujours répugné. En particulier lorsqu'il est appuyé par une musique omniprésente et qu'il est accompagné d'un propos dégoulinant de niaiserie. Avec cheval de guerre on est servit ! Un cheval beau et fougueux qui tombe amoureux d'un gentil fermier anglais, mais qui sont malheureusement séparé par la guerre. Ça peut éventuellement faire pleurer les collégiennes à appareil dentaire, mais pour les autres qui comme moi ne sont que des brutes sans coeur, il sera difficile de ne pas être agacé par ce film qui suinte de bons sentiments naïfs. (La scène ou un soldat anglais et un soldat allemand s'entraident et risquent leur vie pour sauver un pauvre cheval, alors que leurs camarades humains sont en train de crever à petit feu dans la boue est l’apogée de ce sentimentalisme insupportable).

Heureusement que dans "cheval de guerre" il y a "guerre". Spielberg nous prouve une fois de plus qu'il est dans plus grands réalisateurs américain en filmant des scènes de batailles à couper le souffle. Dommage que cet aspect du film soit autant en retrait, car ce sont ces scènes qui empêche "cheval de guerre" d'être un navet.

Je préfère définitivement le cheval dans mes lasagnes que dans un film de Spielberg.
lhomme-grenouille

3 623 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2012
Woh ! Un début qui pique comme ça, il y avait bien longtemps que je n'en avais pas vu ! J'avoue que je ne sais plus trop à quoi m'attendre quand je vais voir un film de Steven Spielberg, mais il est clair qu'en entrant voir ce "Cheval de guerre", je ne m'attendais certainement pas à ce que la première heure ressemble à une sorte de générique allongé de "la petite maison dans la prairie", avec les musiques guimauves, personnages cul-culs et toutes les nounouilleries d'usages qui vont avec ! Franchement, le simple fait que Spielberg se rabaisse à se servir d'une oie en guise de running joke pendant plus d'une heure est en soit tout un symbole du degré zéro de subtilité auquel plafonne ce "Cheval de guerre". Parce que oui, autant je suis d'accord pour dire que tourner avec des animaux c'est casse-gueule et que par conséquent il faut savoir se montrer indulgent, autant je pense qu'il ne faut pas se mentir non plus sur le rendu que cela donne lorsqu'un réalisateur manque totalement de subtilité. Pour humaniser son personnage de cheval, Spielberg y va avec les gros sabots (ho ! ho !) et franchement, pour ma part, cela m'a paru insupportable tant cela joue de la sensiblerie de bas-étages. Malgré tout, je dois bien reconnaître que, sur la seconde moitié, au beau milieu des combats, j'ai enfin trouvé la lumière. Il n'y a pas dire, Spielberg reste Spielberg, et certains plans ou certaines scènes sont tout simplement remarquables. Par moment, le film atteint même une certaine forme d'état de grâce qui m'en aurait presque mis la larme à l'œil. Quel dommage du coup que chaque tentative réussie soit sabordée dans les deux minutes suivantes par le ridicule et le grotesque - voire parfois même la stupidité - des situations mises en images. Je veux bien accepter l'idée qu'un cheval c'est mignon, mais voir deux armées ennemies fraterniser pour sauver un gentil canasson, certes cela donne lieu à des scènes attendrissantes avec la caméra de Spielberg, mais pour moi cela flingue aussi totalement notre capacité d'immersion. Du coup, à faire un bilan de tout ça, je me dis parfois que je suis bien sévère avec un film qui au final s'est révélé assez couillu, plein de bonnes initiatives, et doté qui plus est de véritables moments forts. Seulement voilà : qu'on me propose d'y retourner et alors je freinerai immédiatement des quatre fers (holalala ! Quel humour ! Je suis déchaîné !). Car oui, bien qu'étant une bonne initiative, ce film fut aussi et avant tout pour moi l'enchaînement de grands moments d'ennui et d'exaspération, beaucoup trop pour si peu de plaisir en final. Et quand je me souviens comment Spielberg a déjà su éviter ce genre d'écueil par le passé, je ne peux m'empêcher d'en nourrir encore plus de regrets...
gimliamideselfes

3 442 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2012
Il y a des films où parfois je me demande ce qui a bien pu intéresser un réalisateur, et c'est le cas ici. Enfin, je me doute bien de ce que voulait raconter ici Spielberg, mais bon, je me pose quand même la question : pourquoi ?
Je n'aime pas les films avec les animaux, du moins pas ceux où on les traite en héros avec une sorte de glorification de l'animal, ça pue la niaiserie, la guimauve, c'est insupportable, infecte !
Et honnêtement je pensais que Spielberg serait assez subtile pour ne pas se vautrer là dedans, cette sorte de complaisance malsaine avec le spectateur qu'on assoit avec de la musique bien nulle et triste pour faire chialer, tellement ce qu'accompli le cheval est beau.
En fait j'aurai pu partir après 10 secondes de film, rien que le début avec la naissance du poulain (pas gore du tout, bien sûr, ne choquons personne), puis le garçon qui vient lui donner une pomme, qu'est ce que c'est niais. Et devinez qui vient acheter le cheval que le garçon aime bien ? Son papa ! comme c'est mignon !
Et tout le film est comme ça, les bons sont ceux qui croient dans le potentiel du cheval, qui veulent le protéger, les autres sont les méchants.
Alors je ne sais pas si je suis seul, mais le fait qu'ils parlent tous anglais ça me gave à un point colossal. Non parce que pour savoir dans quel camp est le cheval, est ce que c'est des français, des allemands, des anglais ? comment le savoir ? ils parlent tous anglais, et j'ai l'impression que les allemands n'ont pas forcément un pic sur le casque. Je ne sais pas si c'est pour donner une impression que chaque camp est pareil, mais en fait je trouve ça juste con. Surtout qu'à un moment et là c'est génial un soldat allemand parle à un soldat anglais et le soldat anglais lui dit qu'il parle bien anglais, et après ce même soldat allemand parle en anglais avec ses troupes… AGggg mais c'est quoi cette merde ? Putain… si Mel Gibson arrive à faire un film dans une langue qui n'existe plus, putain Spielberg pourrait aussi le faire non ?
Le souci du film c'est qu'également tout est cousu de fil blanc, rien n'est surprenant et tout dégouline de bon sentiments, s'en est tout bonnement écœurant. Je veux dire, le type part à la guerre pour retrouver son cheval… Non mais là le mec il faut l'interner hein. Déjà si un fils partirait retrouver son père je trouverai ça niais, mais là…
Et puis on a tout un tas de péripéties improbables, genre le soldat qui rachète le cheval est super sympa et pense même à faire des beaux dessins du cheval pour le pauvre garçon qui a dû s'en séparer, si ce n'est pas trognon… Putain non ce n'est pas trognon… c'est la guerre, je ne sais pas, parle stratégie, entraîne toi au tir, ne fait pas des dessins de cheval… Aberrant.
franchement si c'est pour voir un film avec un cheval autant voir le cheval de Turin, ce n'était pas aussi génial que ça aurait pu l'être, mais au moins ça n'est pas chiant, parce que je me suis fait chier devant ce War Horse, une catastrophe, tout est lourd, surappuyé avec cette musique dégueulasse pour faire pleurer dans les chaumières.
Et les personnages je les trouve tous cons comme la Lune, impossible de s'attacher à l'un d'entre eux, tellement c'est des têtes à claques.
Non et puis vers la fin dans l'infirmerie, mon dieu qu'est ce que c'est nul, c'est le comble de la niaiserie, musique triste, moment émotion avec de la neige… Putain intérieurement je bouille.
Non c'est simplement mauvais comme film.
Alors il faut sauver un truc l'aspect reconstitution est pas mal fait, la photo est plutôt jolie (bien que ça aurait bien mieux rendu je pense en technicolor (mais il semblerait que ça ne se fasse plus), et la mise en scène est pas mal, mais parfois elle en fait trop, je veux dire, ça pue parfois la fausse bonne idée de mise en scène pour cacher un détail qu'il ne faudrait pas montrer pour éviter de choquer le jeune public. Et du tout ça rajoute au côté ultra artificiel de l'histoire.
Pour moi c'était un véritable calvaire.
stallonefan62

376 abonnés 2 929 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2013
spielberg nous glorifie d'un film touchant, é tout magnifiquement interprété et filmé
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mars 2019
On ne va pas présenter Steven Spielberg, vrai bon cinéaste, tout le monde sait ce qu'il a pu accomplir tout comme tout le monde sait qu'il nous a laissés quand même quelques sacrés films. Mais aussi des mauvais, comme tous les autres réalisateurs me direz-vous. Là, on peut quand même se demander légitimement ce qui a bien pu intéresser Spielberg au point de vouloir l'adapter. Parce qu'en fait, qu'est-ce que c'est que ce « Cheval de guerre » ? Le problème c'est que ce n'est rien. Juste une accumulation de bons sentiments et de bienséance. En gros, le genre de film spécialité Etats-Unis. D'entrée de jeu, ça envoie du lourd. Le poulain vient au monde et l'accouchement est tout sauf gore, c'est aussi clean que si tu sortais une tarte ou un gâteau du four. Comprenez, montrer un accouchement, c'est bien, mais il ne faudrait surtout pas froisser, alors on édulcore le procédé au maximum. En on continue encore plus fort, une fois le poulain né et bien né, le futur héros de l'histoire lui apporte une pomme. Non mais, n'est-ce pas trop mignon ? Ben non, c'est pas mignon du tout. Ça aurait pu l'être. Mais ça tire tellement sur le ressort que ça finit par te mettre mal à l'aise. Et pour terminer, devinez qui va acheter le poulain ? Mais ouais, personne d'autre que le père du petit gars qui a filé la pomme ! Histoire de dire aux gens, regardez mesdames et messieurs, ce garçon et ce poulain étaient faits pour se rencontrer, comme s'il y avait une force ou je ne sais quoi destinée à les unifier. Ouais, sauf que moi, ce genre de trucs, j'y crois pas une seconde. Et ça m'énerve de voir des choses comme ça. Entendons nous bien, dans l'absolu, je n'ai rien contre le films montrant une amitié fusionnelle entre un humain et un animal. Pour preuve, j'ai énormément de sympathie pour un film comme « Mon chien Skip » alors qu'il utilise les mêmes ficelles et les mêmes facilités. Sauf que dans le film de Russell, y avait un je ne sais quoi, un charme peut-être qui s'en dégageait, une certaines sincérité, alors que là, on utilise les gros sabots, c'est écoeurant. Tout bonnement. Mais bon, il n'y aurait que le début du film qui serait ainsi, ça pourrait passer, mais, c'est comme ça tout le long quoi. Pendant pas loin de 2h30, c'est une avalanche de guimauve parfaitement indigeste. Je ne citerai pas tous les exemples, cela prendrait trop de temps et pourtant, je peux cependant vous garantir une chose, c'est que des exemples, ce n'est pas ce qui manque. Mais alors, qu'est ce peut sauver, ne serait ce que de façon minime ce « Cheval de guerre » ? Tout simplement l'esthétique. L'image est vraiment belle. On ne peut que saluer le soin qui a été apporté au visuel. C'est tout. Parce que le reste c'est vraiment du nauséeux et de l'ennuyeux.
GyzmoCA
GyzmoCA

300 abonnés 2 640 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2013
Steven Spielbierg a toujours été un conteur d histoire d exception et son cheval de guerre ne change pas cette règle. Le rythme, le suspense est tenu. Il est vrai qu il est rempli de bons sentiments (normal pour un film US) et rend un peu romantique la grande guerre de 1914. Mais c est un bon film
MC4815162342

451 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2014
Un très jolie film avec un très bon casting, une superbe réalisation et une splendide bande son, un scénario mi réaliste mi surréaliste avec des trucs gros voir insupportable mais bon ça reste un bon film.
Mais loin d’être le meilleur Spielberg.
CH1218
CH1218

283 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2021
Il y a d’abord eu un roman (écrit par Michael Morpurgo), puis une pièce (adaptée par Nick Stafford) et enfin un film. Touchante, l’histoire de « Cheval de Guerre » déborde de bons sentiments, un peu trop appuyés peut-être pour ne pas dire mielleux. Beaucoup éprouveront plus d’empathie envers l’animal que l’humain, lequel passe qu’au second plan. Le chef opérateur Janusz Kaminsky a apporté un soin tout particulier à la lumière et embelli la belle mise en scène au "naturel" de Steven Spielberg, loin des effets visuels auxquels il nous a si souvent habitué.
gizmo129
gizmo129

134 abonnés 1 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2019
Cheval de guerre marque le retour de Steven Spielberg à la réalisation d'un film de guerre. Si dans sa filmographie, Il faut sauver le soldat Ryan a une place importante, il n'en sera pas de même avec War Horse. Si la guerre n'est pas la même, la première pour Cheval de guerre et la seconde pour Ryan, le but ici n'est pas de montrer la guerre mais plutôt de s'en servir comme toile de fond. L'histoire nous parle des aventures d'un cheval et de ses différents maitres en divers endroits, des paisibles plaines écossaises aux tranchés anglaise et allemande en passant par la campagne française. A travers ce cheval, nous pouvons voir la vie subit par les différents protagonistes de cette grande guerre, qu'ils soient acteurs ou spectateurs malgré eux. Pourvu de belles séquences (la course dans les tranchées), d'empreints criants (on pense à Joyeux Noel), d'un casting très bon mais sous exploité, il manque un souffle épique à ce film. En effet, on ne fait que suivre ce cheval d'où un sentiment de frustration de quitter ses différents hôtes, les personnages étant bien construits, on aurait voulu en savoir davantage.
Akamaru

3 511 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2012
Ce retour aux sources de Steven Spielberg divise son public.Entre mélodrame épique et lyrique,ou film familial boursouflé,quel est mon avis?C'est le premier choix qui l'emporte.Je reste un indécrottable sentimental doublé d'un nostalgique,et "Cheval de guerre" a ravivé tout ce que j'aimais dans les productions Amblin.Influençé par John Ford,Howard Hawks et Frank Capra,le réalisateur d"E.T" livre une fable à l'ancienne,sans trucages,certes excédentaire en bons sentiments,mais tellement sincère,sensible et de surcroît divinement filmée.Plastiquement,le film est d'une beauté infinie.Qu'il filme le Devon verdoyant,ou les tranchées boueuses sous un ciel de plomb,on sent l'hommage à l'âge d'or du Cinémascope.La musique de John Williams retrouve un élan frissonnant,qui mêle l'intime au spectaculaire.La forme est donc extraordinaire,le fond n'est pas mal non plus.Cette histoire d'amitié incroyable entre un jeune fermier et son cheval nommé Joey,prend des allures de feuilleton historique.Séparés de longues années,les deux êtres fusionnels semblent voués à se retrouver.Rarement un animal n'aura fait passer autant d'émotions.Cet équidé dressé à la perfection,est plus important que les acteurs eux-mêmes.C'est par ses yeux que l'on suit les ravages de la guerre.Les scènes où il titube dans le no man's land,ou lorsqu'il est coincé dans les barbelés ont de quoi faire pleurer.Ce film qui parle de honte,de lâcheté,de courage,de fierté est déjà un classique.On en sort revigoré et croyant de nouveau à l'humanité.
legend13
legend13

293 abonnés 1 099 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2012
Apres son "Tintin" que j'ai personnellement trouvé très bon, le maître Spielberg revient seulement 4 mois plus tard pour aborder un sujet qui n'avait jamais exploité : La première guerre mondiale. La première guerre mondiale... Oui, mais à travers le parcours héroïque d'un cheval. Et bien j'ai trouvé ce film tout simplement excellent. Captivant de bout en bout, souvent émouvant, quelque peu bouleversant. Le tout parsemé par un zeste d'humour de temps en temps. Une réussite indéniable. A voir absolument.
chrischambers86

16 194 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 février 2012
Courage et fidèlitè! Ce conte d'apprentissage sur fond de guerre offre avant tout un regard touchant sur l'innocence perdue! En raison de l'aspect essentiellement narratif et optimiste de ses oeuvres, l'inèpuisable Steven Spielberg recueille comme toujours l'adhèsion du grand public avec une fresque alliant le romanesque et l'èpique! Le film adapte le roman èponyme de Michael Morpurgo et raconte la destinèe d'un magnifique cheval qui va traverser les horreurs de la première guerre mondiale! Le scènario multiplie les rencontres et les petites histoires avec des images de toute beautè, des bons sentiments et une mise en scène virtuose! Avec "War Horse", Spielberg est vouè une fois de plus, mais avec brio, à la superproduction populaire! Même si ce n'est pas le meilleur film de sa prestigieuse carrière, il s'avère plus accessible que d'autre car la violence du conflit est peu montrèe, voir presque cachèe! Disons que le cinèaste de "Saving Private Ryan" a voulu èvoquer cette violence autrement et non de filmer par exemple une cavalerie en train de se faire dècimer dans un bain de sang ou de mettre au point des stratègies militaires pour que ça finisse en boucherie! D'où, une belle histoire d'amitiè, faite d'abord pour le jeune public même si l’ensemble verse parfois dans l'excès et la naïvetè! Mais qu'importe puisqu'il n'y a qu'au cinèma que l'on puisse voir ce genre d'aventure avec une èmotion palpable et un souffle indèniable! Rien à redire sur sa durèe, "War Horse" est filmè avec beaucoup d'authenticitè et d'èmotion, c’est un film colorè, illuminè par des jeux de lumière exceptionnels avec un ciel qui flamboie, une campagne verdoyante et une guerre qui fait rage entre peur et souffrance! Mais c’est aussi une histoire à la gloire des bourrins avec la musique touchante de John Williams, collaborateur attitrè du rèalisateur! A voir sur grand ècran pour que l'immersion soit totale...
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2012
L’homme et le cheval est un thème récurrent du cinéma romantique américain qui jalonne toutes les décennies de l’histoire du cinéma, du Grand National de Clarence Brown en 1944 à Pur-sang , La légende de Seabiscuit de Gary Ross en 2003. Le sujet s’inscrit tout à fait dans l’univers de Spielberg, encore lui fallait-il trouver un sujet qui lui permette de renouveler le genre en variant la thématique habituelle du cheval qui emmène son jeune maître (fille ou garçon suivant les époques) vers les plus grands succès hippiques. Le roman de Michael Morpurgo, contant le destin hors norme d’un cheval ayant servi au combat pendant la Grande Guerre était le véhicule idéal pour permettre à Spielberg de déployer son savoir-faire. L’entame du film sans aucune parole exprime de manière majestueuse la fascination si particulière qui relie l’homme à l’animal. Le contexte de la Grande Guerre permet d’ajouter une dimension spectaculaire au récit et surtout de montrer que dans sa folie destructrice l’homme est capable d’emmener avec lui la nature toute entière. Que peuvent bien comprendre ce pauvre Joey et ses compagnons d’infortune à ces joutes meurtrières ? Spielberg n’a pas son pareil pour nous faire vibrer devant les misères petites ou grandes de la condition humaine. L’asservissement qui lie depuis la nuit des temps le cheval à l’homme conduira Joey dans différentes mains tout au long des périples de cette guerre dont on dit qu’elle la plus horrible. Mais Spielberg comme sans doute Morpurgo sont des optimistes forcenés et il y aura toujours une âme secourable pour prendre soin du bel équidé. Bien sûr le réalisateur n’évite pas toujours les effets faciles mais il le fait avec une telle délicatesse que c’est presque un plaisir de sentir la larme chaude couler le long de notre joue rosie par l’émotion qui nous étreint. Comme toujours chez Spieblerg le film s’articule autour de scènes très fortes destinés à rallier le spectateur à sa cause. Ici c’est le beau cheval de course qui par amour pour son jeune maître apprend le labour, là c’est le même cheval devenu fou par toutes les horreurs que lui font subir les tranchées qui s’empale sur les barbelés, ailleurs c’est la trêve momentanée entre les troupes allemandes et française pour libérer Joey de ses entraves. Enfin ce sont les retrouvailles de Joey et Albert par le plus grand des hasards à la fin du conflit alors que tous deux sont brisés par les épreuves et que Joey va finir sa vie sous le feu du véterinaire parce qu’on le juge inapte pour le service. Pour bien des intellectuels, s’en sera trop de tant de mièvrerie et d’invraisemblances et le film sera à jeter aux chiens. Pour ceux qui veulent croire que l’anthropomorphisme n’est pas une si « bête » invention de l’homme, Le cheval de guerre sera l’expression d’un grand humaniste qui montre à ses semblables à travers son art que la vie pourrait être meilleure si chacun voulait conserver un peu de son âme d’enfant.
Malevolent Reviews

1 110 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2013
Après ses triomphales Aventures de Tintin en motion-capture, revoici Steven Spielberg pour son classique deuxième film de l'année. Adapté du roman pour enfants éponyme de Michael Morpurgo, Cheval de guerre nous entraîne dans l'Angleterre des années 1914, à la veille de la Première Guerre Mondiale, dans une petite province calme aux temps difficiles. C'est ici que le jeune Albert va hériter malgré lui d'un sublime cheval qu'il nomme Joey, et qu'il va le dresser comme un véritable animal de compagnie, fidèle et obéissant. Mais à l'heure où la guerre est lancée, Joey est envoyé au front comme cheval de guerre, l'occasion pour son maître de lui prouver qu'il ne l'abandonnera jamais... C'est sur cette histoire simple voire naïve mais toutefois bouleversante que Spielberg nous offre son nouveau chef-d'œuvre plein de poésie, de rage et d'émotions. Porté par une interprétation haut de gamme (mention spéciale au jeune Jeremy Irvine ainsi qu'à l'excellent Peter Mullan, Emily Watson, Tom Hiddleson et Benedict Cumberbatch, méconnaissable), des décors impressionnants, une photographie de luxe et l'immense musique de John Williams, le long-métrage nous guide vers une incroyable histoire d'amitié au cœur de la Première Guerre Mondiale, époque douloureuse que Spielberg n'avait jamais encore approché malgré ses nombreux films de guerre. Certes long du haut de ses 130 minutes, Cheval de guerre suit avec une continuité alarmante les mésaventures d'un cheval hors du commun qui va traverser de multiples épreuves et se retrouver ami avec de nombreux maîtres, que ce soit notre héros Albert, un capitaine anglais, deux jeunes allemands déserteurs, une petite française vivant avec son grand-père (Niels Arestrup, terrassant) ou encore un soldat britannique. Sans temps mort, Spielberg narre une péripétie envolée, magique et improbable, mais toujours avec cette maestria qui lui est propre, faisant du scénario un monstrueux film épique où chaque plan est d'une force abasourdissante (le labour du champ, l'attaque dans les tranchées de la Bataille d'Amiens, l'échappée fabuleuse de Joey dans celles-ci...). Ainsi, avec ce qu'il faut d'humour - comme ce jars haineux - et de moments bouleversants, Spielberg nous tire la larme à l'œil avec aisance et sérieux comme seul le roi d'Hollywood sait le faire, faisant de Cheval de guerre une magnifique épopée d'époque et un énième chef-d'œuvre à afficher dans son palmarès déjà bien glorieux. Chapeau bas.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2013
Du Spielberg tout craché, qui joue encore et toujours sur l'émotion pour captiver son spectateur. Même si l'on est pas dupe, il faut quand même avouer que notre Steven a le don unique de raconter des belles histoires.
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