En voyant ce film, je me rends compte combien Belvaux est l'héritier de Corneau. On y trouve cette densité, cette passion, cette fluidité et même ce lyrisme avec le couple Montand-Deneuve, sans paroles, tout en élégance dans sa première partie, en dureté et en rudesse dans la seconde. Quelle performance avec ce trio d'acteurs légendaires au coeur de ce conflit de génération, le doute qui ronge les esprits et épaissit les relations jusqu'à l'étouffement. Intense.
Un polar sombre et tragique doté d'un bon scénario, porté par un casting grandiose et accompagné par la belle musique de Philipe Sarde. Sympa mais pas dingue.
Un très bon polar, un classique des années 80. Tout y est : un scénario très solide , bien construit,.une réalisation rythmée , rapide, et des acteurs au Top de leur forme qui se font plaisir et donnent tout : Montand Depardieu ,Deneuve ,un trio gagnant , dans un gros film.
Polar à la française pas désagréable à suivre, malgré de grosses longueurs, le film est trop long soit, mais le casting le rend captivant (Depardieu génial et Deneuve radieuse). je ne pourrais pas le revisionner car je m'endormirais, mais aux fans du genre je recommande.
Excellent film policier avec un grand casting d'anciens et jeunes comédiens qui se donnent la réplique sous la houlette derrière la caméra et co-scenariste d' Alain Corneau ! "Le choix des armes" raconte l'histoire d'une évasion de prison de deux malfrats, l'un jeune impulsif et l'autre son bien pensant, qui seront pris dans un engrenage, blessant mortellement ce dernier, trouvant refuge chez un ancien gangster rangé dans le monde des chevaux et qui voit ressurgir son passé à cause du jeune évadé ,écorché vif dangereux impulsif, et trouver des solutions avec la police et son foyer. Alain Corneau a fait mieux comme long métrage dans sa carrière de cinéaste mais "Le choix des armes" possède une bonne intrigue renversante des gentils et méchants avec une mise en scène qui se laisse regarder de nos jours accompagné de la sensationnelle musique de Philippe Sarde. Yves Montand trouve un bon rôle auquel il excelle tout comme ses collègues Gérard Depardieu, la belle Catherine Deneuve et dans les seconds rôles les présences remarquées de Michel Galabru, Gérard Lanvin, Richard Anconina ou Jean Rougerie entré autres. Pas mal.
Film tourné en 1980/1981, il représente le basculement du « milieu », avec un vieux truand rangé, Montand, les codes de l’honneur et la solidarité des voyous, et un nouveau truand, Depardieu, déjanté et hyper violent. Film à succès, il a mal vieilli mais réjouit malgré tout pour le plaisir de voir ces gloires du passé. Même Deneuve, un peu figurante dans ce film. Corneau s’est probablement inspiré du cinéma américain et de Melville mais il a du mal à nous entraîner dans la fatalité tragique de l’histoire. C’est bien joué, bien mis en scène, nerveusement monté mais il manque le souffle des thrillers actuels. Peut-être à cause de sa tonalité crépusculaire.
Une belle brochette d'acteurs pour ce thriller à la française du début des années 80, avec des personnages bien typés et pas binaires du tout. Le problème c'est que le film est beaucoup trop long et qu'il souffre d'un cruel passage à vide qui s'éternise dans le second tiers, lorsque Durieux et ses anciens acolytes partent à la recherche de Mickey
Une belle brochette d’acteurs charpente cette histoire de truands où le destin de chacun parait gravé dans le marbre, sur fond de banlieues abandonnées et de haras cossus. Yves Montand et Michel Galabru assurent dans leurs rôles de meneurs et on sourit à la jeunesse de Lanvin, Dauphin et Anconina. Gérard Depardieu y a toute sa place avec son jeu à l’instinct, ses envolées quasi lyrique et son visage de fripouille. La mise en scène est appliquée mais manque toutefois de mordant, on a m’impression que ça se traîne, il y a des passages à vide et la dynamique attendue est absente. La longueur du film y est sans doute pour quelque chose.
Ce policier noir illustre parfaitement la maitrise du genre durant la première partie de la carrière de Corneau. Dans un univers bien français, il sait recréer l'ambiance des gangsters américains, et amène le coté désespéré des road-movies à la Bonnie and Clyde. Servi par un casting de haute volée (Deneuve naturellement belle, Depardieu fragile et hagard, Montant en parrain reconverti, Galabru bourru et placide, sans parler des jeunes Lanvin et Anconina), le choix des armes est tout autant l'occasion de plusieurs face à faces psychologiques aussi frontaux que les fusillades brutales qui ponctuent le récit. Les jeunes contre les anciens, les retraités contre les débutants, les hommes de terrain contre les chefs, le parallèle est constant entre le monde de la police et celui du crime. Le ton est pessimiste, le rythme est haletant, c'est vraiment un des meilleurs Corneau dans le genre. TV2 - janvier 2019
Un excellent polar signé Alain Corneau. Porté par un trio d'acteurs au meilleur de leur forme : Yves Montand, Gérard Depardieu et Catherine Deneuve. Le scénario est solide : il met en scène un voyou (Depardieu génial en chien fou) qui se refugie chez un riche propriétaire de chevaux, ancien truand repenti (Yves Montand). Ce dernier est marié à très belle femme (Catherine Deneuve). Suite à un malentendu le jeune voyou en veut au propriétaire. Et une lutte s'engage entre les deux hommes. Les 3 vedettes du film sont entouré d'une pléiades de très bons seconds rôles : Michel Galabru, Gérard Lanvin, Richard Anconina, .... Un film à voir ou revoir sans hésiter.
Deux éléments retiennent l'attention dans ce film. Tout d'abord la réalisation maîtrisée d'Alain Corneau et ensuite, les prestations de très grands acteurs, en particulier celles d'Yves Montand qui joue un rupin ex truand ainsi que celle de Gérard Depardieu en jeune impulsif dangereux, sortant de prison et paumé.
Mickey (Gérard Depardieu) s’évade de prison avec un complice qui l’amène chez un vieil ami, un ancien truand : Noël (Yves Montand). Celui-ci est maintenant rangé, marié à Nicole (Catherine Deneuve), ils sont les propriétaires d’un haras. Par un malheureux quiproquo, Mickey pense que Noël l’a vendu à la police. Le personnage de Noël est touchant en repenti, rattrapé par son passé, fou amoureux de son épouse (la scène au cours de laquelle Yves Montand parle de sa femme à Gérard Depardieu est très belle, celle-ci est en face mais n’entend rien de ce qui est dit à l’autre bout du fil, et c’est vraie et belle déclaration d’amour). Mickey est nettement plus agaçant, trop impulsif pour être crédible, globalement fatiguant par ses excès. L’ambiance est intéressante (malfrats, arrangements, retour sur le passé…) et l’histoire est assez prenante. Par contre, il y a trop d’improbabilités dans le scénario, on ne comprend pas les actions des personnages. On dirait qu’on veut juste qu’ils se rencontrent pour poursuivre l’histoire même si ça n’a pas de sens par rapport à leur histoire et à leur psychologie. J’ai particulièrement eu cette impression à la fin du film.
Réalisé avec un excellent savoir faire, "le Choix des armes" de un de ces classiques du polar des années 80 qu'on revoit avec un certain plaisir. J'ai du voir le film une dizaine de fois et j'ai toujours accroché à ce conflit générationnel de la voyoucratie qui oppose la petite frappe Depardieu à Montand, le truand embourgeoisé. Alors, certes le casting est impeccable même si la présence de Catherine Deneuve n'a, je trouve, pas grand intérêt et que le rôle du commissaire joué par Michel Galabru est bien mal écrit. Le film a sans doute le défaut de la générosité avec tout un lot de bricoles comme ces innombrables trajets de voitures qui entrent ou sortent de la propriété du personnage de Montand, une filature dans Paris équipée de CiBi (très en vogue à l'époque...), le voyage en Irlande, tout ça... Cela a tendance à faire baisser la tension quand ce n'est pas pour ennuyer ferme (les scènes de Deneuve qui poireaute à l'hôtel...) et cela rajoute des longueurs. Mais je ne vais pas me figer sur ces problèmes parce qu'à côté de ça, "le Choix des armes" recèle un bon paquet de moments forts comme tout ces face à face entre Depardieu et Montand ou avec Lanvin, des scènes de fusillades inventives et aussi tout cet arrière plan social avec ce regard sur les banlieues dortoirs. Et puis, l'atout number one du film, c'est bien évidemment Gérard Depardieu. Avec ce personnage de Mickey tout à la fois fougueux, sauvage, inconscient et naïf, il casse la baraque et nous touche au coeur. Un point aussi pour la musique de Philippe Sarde.
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1,5
Publiée le 25 mars 2021
Lorsque j'ai vu Yves Montand sortir de sa majestueuse ferme dans ses bottes en caoutchouc je n'ai pu réprimer un grognement. À partir de ce moment-là j'ai été incapable de prendre ce personnage au sérieux et c'était assez tôt dans le film. Toute l'organisation du couple joué par Montand et Catherine Deneuve me semblait absolument irréaliste et absurde. Élever des chevaux et acheter le plus grand manoir d'Irlande du Sud pendant que l'histoire qui n'a presque aucun rapport se déroule. Il n'est tout simplement pas possible de prendre cela pour argent comptant comme le film le souhaite apparemment. Si c'était censé être une fantaisie presque onirique alors c'était plutôt ringard si vous voulez mon avis. C'est étrange le personnage joué par Gérard Depardieu est très convaincant en tant que bulldozer humain qui a parfois un cœur. J'ai l'impression que ce personnage a été en quelque sorte laissé dans le scénario. Il est la seule force motrice de toute l'intrigue les autres semblent être soit passifs soit indécis. Il devient donc lui-même indécis et c'est mauvais pour un film basé sur l'action. Pas étonnant que ce type soit devenu a la fin un fou furieux quand on y pense...
Film ô combien intéressant sur la France du début des années 80. Depardieu y incarne Mickey, un truand en cavale qui va trouver refuge chez le couple Durieux, Yves Montand et Catherine Deneuve. Ce thriller haletant est passionnant de bout en bout, mettant deux visions opposées du banditisme en avant. Alain Corneau transpose à l'écran l'ambiance de ces années avec ces barres HLM misérables, les blousons noirs que l'on peut apercevoir, ou encore les ravages de l'héroïne. Depardieu est formidable et il crève l'écran avec l'expérimenté Montand.