Comédie romantique ou drame psychologique profond bourré de détails; on prend - bien curieusement - plaisir à regarder cette histoire de couple qui échoue...
J'aurais parié que c'était la version Podalydès de l'homme invisible, avec des effets spéciaux super gonflés avec du fil de pêche et des cascades de ouf sur le toit du RER B, mais en fait, pas du tout. Je suis bête des fois.
Une belle ébauche de ce que sera le cinéma de Bruno Podalydes, une sorte d’humour absurde, héritier de Jacques Tati et de Blake Edwards. Ici le scénario est assez light, moins élaboré, moins bien construit dans les prochains Opus, on est presque dans un brouillon, mais très stylé, ou en tout cas un premier jet de ce que sera le style Podalydes . Une journée d’élection, Denis tient le bureau de vote avec des amis, dont Daniel Ceccaldi irrésistible, il retrouve des copains, et surtout des femmes qu’il voudrait bien séduire. Mais c’est un grand timide et ses aventures féminines sont assez pitoyables. C’est l’inverse d’un séducteur. Quelques scènes très amusantes, complètement décalées, un repas en tête à tête avec Jeanne Balibar, dans un restaurant cosaque, première « date », où il tombe constamment malade, et vomit sans cesse, très belle interprétation de Jeanne Balibar . Une soirée entre amis prétexte pour séduire une promise ;Isabelle Candelier bonne actrice un peu oubliée, mais tout le groupe veut regarder un match de foot . Souvent grotesque, absurde mais qui nous fait bien rigoler. Un style complétement à part , unique.
Le caractère indécis du protagoniste mute en indécision de scénario : l’esthétique de la vignette, chère à Bruno Podalydès – en témoigne la récurrence du motif de la fusée issue de Tintin – souffre ici de longueurs malvenues en ce qu’elles nuisent au burlesque et clouent au sol la fantaisie. Dès lors, le badinage involontaire d’Albert apparaît fabriquée, loin de la spontanéité foutraque des films suivants. Nous retiendrons néanmoins quelques trouvailles tels le détournement par l’idylle de la tenue d’un bureau de vote, la bouilloire offerte en guise de cadeau parce qu’on la trouve facilement dans les grandes surfaces, un dîner en tête-à-tête perturbé par d’incessants allers-retours aux toilettes. On s’amuse un peu, trop peu hélas.
Mais que ça fait du bien de rire de bon cœur ! J’adore ce film que je revois ce soir avec tellement de plaisir. Le rythme est soutenu, ca passe du coq à l’âne, mais pour qui aime à se laisser emporter dans ce tourbillon incongruités, c’est particulierement amusant et même jubilatoire. La bande de comédien est parfaite, ils sont toutes et tous très jeunes vu de 2026, et parfaits dans leurs personnages, avec une mention toute particulière lorsque Michel Villermoz se lache sur le film des flamands roses. À revoir …bien évidemment !
Ce film est un régal absolu, une vraie gourmandise. Les situations comiques s'enchaînent pendant 2h sans faiblir. La mise en scène est extremement précise (nécessaire dans tout cinéma burlesque), les acteurs parfaits et c'est bien plus drôle que le diner de cons. Vivement recommandé !
C'est très drôle, très tendre, et très juste, jamais méchant. Ces "petits bourgeois versaillais" connaissent bien leurs défauts, s'en amusent et les tournent en gentille dérision pour donner lieu à des situations comiques absolument irrésistibles. Denis Podalydès incarne Albert, un attachant gaffeur (attention, gros jeu de mot, Albert est preneur de son... bon laissez tomber) lunaire et indécis. Jeanne Balibar en jeune intello ambitieuse et un peu pretentieuse est sublime (belle et drôle, le rêve, pour moi en tout cas). En fait tous les acteurs sont très bons (encore une grande prestation sanguine de Michel Vuillermoz) et le résultat est cette comédie qui dépasse de très loin son étriquette (y a pas de faute, c'est voulu) d'humour intello parisien pour atteindre les plus grands chefs d'oeuvre du cinéma comique français, et même mondial (carrément). Pour conclure, n'hésitez pas à vous laisser tenter par ce grand bonheur, drôle de bout en bout : si vous l'aimez, vous l'adorerez.
Un régal. Les Cahiers du cinéma nous font encore découvrir des merveilles (2 films de Bruno Podalydès). Du pur cinéma. Pas de "messages". Un style invisible (on sent bien que c'est nouveau, mais on est incapable, en tout cas moi, de dire pourquoi). De l'humour créé parfois seulement par des plans, des façons de voir les choses. Je me suis empressé d'acheter le Mystère de la chambre jaune et le Parfum de la dame en noir.
La recherche et la difficulté de s'engager, de trouver sa place, d'être soi même à travers le portrait d'un versaillais au gré de ses conquêtes féminines. Tout ça dans un ton décalé et assez humoristique.
C'est le genre de film qui passe inaperçu face aux superproductions hollywoodiennes ou non et pourtant c'est un petit bijou d'humour et de tendresse (n'ayons pas peur des mots). Notez la scène du restaurant, énorme clin d'oeil à un célèbre album de Tintin, je vous laisse deviner lequel. A voir pour un petit régal tranquille.
Drôle, Triste , Humaine tout comme Denis Podalydès, cette comédie vous pénetre lentement puis implose. L'emotion qu'elle suscite est extraordinaire. C'est splendide.
Moins lourd qu'un Pierre Richard, moins prétentieux qu'un Fabrice Luchini, plus moderne qu'un Jacque Tati, plus drôle qu'un Emmanuel Mouret, et plus touchant que les autres Podalydes,...Une petit perle sous bien des facettes.
le synopsis n'est pas un bon reflet du film - c'est un film sur l'amour, comme tant d'autres - le personnage principal est un peu poète, un peu timide, un peu l'antipode du macho - et c'est ce qui plait aux filles qu'il rencontre - un film sentimental très français