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Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2013
Peut etre le meilleur film de Polansky dans ceux que j' ai vu (en tout cas, pour la manière de filmer,la musique ...). Deneuve est très convaincante dans le role de la femme qui sombre dans la folie. On se demande d' ailleurs si ce dont elle rève vient d' un événement antérieur ou si cela est "une angoisse" sorti de son imaginaire
Le film est un tout simplement un chef d'oeuvre, bizarre à souhait, terriblement oppressant et remplit de trouvailles visuelles (les bras d'hommes qui sortent des parois du couloir). Polanski a décidément un don pour filmer la folie humaine, à te point qu'on en vient à ce demander si il n'est pas lui même légèrement schizophrène.
2e film de Polanski, et quelle tuerie ! Embauché pour réaliser initialement un film d'horreur, ce sera finalement un drame psychologique qu'il nous portera à l'écran. La réalisation est brillante, le noir et blanc met l'accent sur les jeux de lumières. Que dire de Catherine Deneuve, qui est magnifique mais aussi complètement jetée, et quelle performance d'actrice ! Un très bon film traitant de la folie, de la répulsion à la sexualité, vraiment à voir.
Après avoir regardé cul-de-sac, je me suis dit que répulsion allait être sur la même ligne, et effectivement, c'était le cas. On passe du huit clos à l'enfermement schizophrénique. L'enfermement domine donc, mais dans répulsion, il prend son pied, et quel pied. Répulsion, pulsion de l'homme, qui s'acharne sur la femme comme un objet inutile au beau milieu d'une pièce. Femme qui reste sans broncher, à faire la bonne. Couple qui ne se fissure pas, contrairement aux murs. Puis, une jeune demoiselle, qui travaille à Londres, qui ne regarde pas le monde qui l'entoure, qui a peur de la lumière du jour et qui tente de se rassurer en vivant avec sa sœur. Les vacances commencent pour cette dernière, et les cauchemars arrivent pour Caroline (Catherine Deneuve). Poussées d'angoisses, peur de l'homme dragueur, refus de voir l'accident de voiture. Un personnage "inoffensif", qui subit la loi. Les hallucinations ne feront que croître et l'histoire prendra une tournure dramatique. Polanski a réuni tous les éléments pour nous mettre dans un pétrin, un embarras pas possible et nous pousser à réfléchir sur cette maladie qu'est la schizophrénie. Une réussite.
Répulsion est le film qui va permettre à R. Polanski d'entrer dans la cour des grands réalisateurs après son premier long métrage "Le Couteau dans l'eau". Répulsion raconte l'histoire d'une jeune et belle fille, Carol, manucure à Londres, qui attire les hommes autant qu'elle les repousse et qui sombre peu à peu dans la paranoïa en allant jusqu'à commettre des crimes. Catherine Deneuve est remarquable et très crédible dans son rôle de femme schizophrène, dont la musique rajoute à cette atmosphère oppressant. On a de très beau plan de caméra qui auraient pu être encore plus amélioré par le jeune Polanski. Ce film d'horreur vous donnera son petit lot de frayeur dans un huis clos en appartement qui sera continué par "Rosemary's Baby" et "Le Locataire".
Un bon exemple de film d'horreur qui mise plus sur la stimulation de l'imaginaire (notamment en incorporant des passages fantasmés dans la réalité) que sur une violence artificielle. Répulsion est riche en images métaphoriquesspoiler: : ainsi, la fracture dans le mur, par son invraisemblance ou son surréalisme, met en évidence la perte de repères rationnels et souligne la démence du personnage principal . Cette plongée dans la folie se fait progressivement et est renforcée par les caractéristiques de ce personnage, joué par Catherine Deneuve, qui a tout pour plaire (en apparence). D'autre part, le film garde quelques questions en suspens, puisque finalement on ne connait jamais l'exacte raison du trouble qui habite Carol (la répulsion peut faire référence à la phobie de la sexualité, au déni des sentiments, au rejet social ou encore à ce que la folie elle-même suggère). On pourrait penser que le réalisateur franco-polonais veuille mettre en évidence les effets néfastes du rejet des pulsions sexuelles, nourrissant un certain penchant pour la psychose, mais d'un autre côté, c'est au moment où l'on voit Carol succomber à ses pulsions spoiler: (elle se masturbe en imaginant qu'elle se fait violer) qu'elle bascule définitivement dans la folie. À moins que ces débordements de brutalité ne soient imaginés par le réalisateur lui-même pour nous faire partager la violence des sentiments de Carol. Une chose est sûre, en refoulant ses désirs, elle rejette une partie de sa personnalité et la folie meurtrière est la concrétisation de ce désaccord de la personnalité.
Oui, Roman Polanski est un très bon réalisateur. Oui, Répulsion ça semblait plutôt bon sur le papier. Catherine Deneuve, un film angoissant avec le taux de paranoïa à fond - on pense au locataire, à Rosemary's Baby etc. Mais oui, Répulsions est une déception. Répulsion peine à convaincre tout du long. On sent bien que Polanski cherche à appliquer une mécanique implacable, en montrant les premiers troubles jusqu'à l'apogée lors d'une situation où le personnage va être isolé et particulièrement vulnérable, mais on sent bien trop cette application de chaque instant à répéter un cadre narratif assez barbant et moins une réelle envie d'envoyer tout ça valser pour proposer quelque chose de vraiment intéressant. Si on se prend au jeu, cela peut peut-être captivé. Sinon, c'est peine perdue, malgré un visuel très attractif, le film n'est pas non plus une catastrophe, n'exagérons rien, c'est quand même pas le premier venu derrière la caméra. Cependant, pour un réalisateur aussi talentueux que Roman Polanski, sur un sujet qui correspond complètement à son univers anxiogène, on était de quoi attendre bien mieux de Répulsion. Un conseil, dirigez-vous plutôt vers d'autres films de sa très bonne filmographie.
Moins puissant émotionellement que les autres films de sa trilogie des appartements maudits (Le locataire et Roemary's baby), Repulsion n'en ai pas moins une oeuvre originale puisqu'on est dans la tête d'une malade mental incarnée parfaitement par Catherine Deneuve. Certaines scènes sont vraiment effrayantes alors que tout était "calme" depuis le début du film puisque Polanski avait pris soin de bien amener cette explosion d'hallucination latente. On retrouve ses thèmes favoris dans la deuxième partie du film et c'est vraiment là que ça devient angoissant, le tout dans un noir et blanc judicieux. Mias je comprends pas l'interdiction aux moins de seize ans, Le locataire ou Rosemary's baby sont plus éprouvants. Ici il y a quand même une bonne premire partie où il ne se passe rien.Ce premier film sur les appartements pose les bases de ce que seront les prochains chef d'oeuvre.
faire un film d'horreur psychologique est un pari risqué, autant Polanski remportera son pari avec Le Locataire autant ici le film ennuie par manque de matière et de consistance...
Ce film est vide, il n'y a ni émotion, ni suspense ni rien. Les personnages sont sans intérêts, l'impassibilité du visage de Catherine Deneuve crée pendant 1h40 une atmosphère insipide. La folie y est détournée d'une manière pudique évoquant vaguement une réplique dégradée de "Requiem for a dream"
Ce drame psychologique de Roman Polanski(et non un film d'horreur riche ne hémoglobine comme l'aurait voulu le studio)continue d'être disséqué 50 ans après.Si tout commence de façon triviale,la tension s'installe progressivement au contact de cette jeune manucure schizophrène et esseulée,qui se comporte très étrangement,et finit par réagir de façon très inquiétante à sa sécheresse affective.Catherine Deneuve n'a jamais eu un rôle aussi dérangeant,et sa beauté blonde n'est qu'un subterfuge cachant une folie impossible à maîtriser,car ancrée dans le psychisme le plus profonde.Polanski,qui ne fait pas une très bonne utilité du noir et blanc(trop sombre),est en revanche grandiose lorsqu'il s'agit de trouver des angles de caméra étouffants,ou d'orchestrer un montage en vue subjective.Il semble avoir pris pour maîtres le "Psychose" de Hitchcock et le "Voyeur" de Powell.Dommage que l'impression de lenteur prédomine.Seules quelques scènes éparses se distinguent par des visions de murs qui se craquèlent,de chandeliers qui valsent,ou de mains qui s'agitent à travers des murs.Un exercice de style qui ne laisse pas indifférent.
Un film très lent qui peine à démarrer et face auquel on passe le plus clair de son temps à attendre qu'il se passe quelque chose. Pourtant, je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un mauvais film, car il y a un bon travail sur l'image qui vient servir une ambiance pesante. Mais le problème est bien là: l'ambiance est pesante dans tous les sens du terme, ce qui veut dire que le film est assez lourd et que chaque seconde se fait sentir... Heureusement qu'on finit quand même par voir quelques scènes qui bougent un peu et qui perturbent, parce que ça commençait franchement à faire long ! Oui je sais: le film est assez ancien et il faut le respecter, mais chacun reste libre d'apprécier l'oeuvre à sa manière, or il se trouve que je n'ai pas aimé.
J'appréhendais ce film comme l'ancêtre du Locataire du même Polanski. On y retrouve cette réalisation dérangeante, avec notamment des situations d'angoisse forte (renforcées ici par l'absence momentanée de bruitages) et un final des plus troublants. Mais, dans cet exercice de style, je me suis plus ou moins désintéressé du sort du personnage incarné par Deneuve, peu attachant et archi-névrosé.
Après Le Couteau dans l'eau, son premier long-métrage très remarqué nommé à l'Oscar du meilleur film étranger, Roman Polanski réalise Répulsion, pierre angulaire de sa filmographie à venir, récompensé par l'Ours d'argent au festival de Berlin. Avec une tension permanente, une mise en scène aussi virtuose qu'implacable, porté par la beauté froide et inquiétante de Catherine Deneuve qui venait d'exploser en France avec Les Parapluies de Cherbourg, Répulsion apparaît comme le premier chef d'oeuvre de Roman Polanski. Dès le générique conçu par le mythique Maurice Binder, le gros plan est fait sur un oeil apeuré et nerveux. Le réalisateur invite le spectateur à rentrer dans les méandres d'un esprit dérangé et malade. Telle une petite fille dans un corps de jeune femme dégoûtée du contact physique, Catherine Deneuve prête sa sensibilité et sa peau diaphane à Carol, jeune manucure qui vit repliée sur elle-même et repousse constamment les avances des hommes. Ses rares repères vont s'effondrer quand elle se retrouve seule dans son grand appartement qu'elle partage avec sa soeur partie en vavances avec son fiancé. Assaillie de cauchemars et d'hallucinations terrifiantes, Carole sombre dans la folie, sa raison se fissure comme les murs autour d'elle, et finit par commettre l'irréparable. Avec un art magistral du montage, de l'ellipse de temps, du huis-clos et des non-dits - on ne sait le traumatisme à l'origine de sa maladie, bien que l'on imagine fortement un viol incestueux suivi d'un avortement -, Roman Polanski dresse l'un des plus terrifiants portraits d'une schizophrène de l'Histoire du cinéma.
Je ne sais toujours pas quoi penser de ce film. Je l'ai regardé pour découvrir Catherine Deneuve, parce que j'ai toujours eu des à-prioris négatifs sur cette actrice (et en général sur la plupart des "grandes" actrices françaises telles Adjani ou Huppert). Et finalement j'ai beaucoup aimé le film, même s'il est lent et assez contemplatif pour un film de catégorie "épouvante" (ce qui n'est pas pour moi un défaut, c'est même le contraire pour le cas présent). Le personnage principal est hypnotique, saisissant, très troublant, et j'ai adoré ce rôle torturé et limite flippant. Le film m'a scotché du début à la fin, grâce à Catherine Deneuve qui livre une prestation de dingue, je trouve. Avec quasiment aucune réplique (les dialogues dans ce film sont rares), elle parvient à nous exprimer tout le vide, le désarroi et la folie de cette jeune femme, seule face à ses démons. Ce huis-clos oppressant donne lieu quelquefois à des moments de tension intenses, provoqués essentiellement par des bruits (bruits de pas dans la maison, fissures dans les murs). Le film fait parfois un peu peur et le regard de Deneuve (qui fait l'objet de pratiquement tout le film) est envoûtant et poignant. La symétrie entre la première scène et la dernière est brillante, d'ailleurs la toute dernière image du film est extrêmement flippante quand on imagine tout ce qu'elle implique. Le personnage principal ne cesse de regarder cette photographie pendant tout le film et le regard de Carole jeune sur la photo nous est dévoilé seulement à la toute fin, et file des frissons dans le dos. Malgré les non-dits et les silences, Polanski nous dit tout sur ce personnage dramatique et la beauté de certaines scènes est époustouflante. Bref, je n'ai pas grand chose à redire sur ce film, même si parfois j'ai été gênée de voir que Carole n'a vraiment aucune émotion. Elle est tellement morte à l'intérieur qu'elle est inaccessible, et va d'ailleurs faire du mal à toutes les personnes qui tentent de l'atteindre. Qui plus est, ce film psychologique est extrêmement bien monté via des ellipses et fondus noirs qui imposent une lenteur et une froideur à cette ambiance parfois glauque, effet amplifié par l'utilisation du noir et blanc pour l'image. Pour moi, ce film n'est pas loin d'être un chef d'oeuvre si on le regarde sérieusement et sans savoir à quoi s'attendre (je n'avais même pas lu le résumé avant de le voir et ça n'a fait qu'améliorer mon visionnage, je me demande si ce n'est pas la meilleure technique pour profiter pleinement d'un film, d'ailleurs). Du beau cinéma.