Le Territoire des Loups
Note moyenne
3,4
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941 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 septembre 2012
Whouaa! Liam Neeson (un acteur que j'adore:)en tueur de loups qui se rends compte qu'il "ne fait plus le bien en ce monde", et qui se retrouve en pleine nature sur le territoire d'une meute: je m'attendais à une belle fable écologique moderne, une sorte de rédemption sur fonds des superbes paysages de l'Alaska...Quelle Déception!!!

On a droit à un David Crocket des temps modernes qui prends Alaskan Airlines, qui a troqué sa toque en fourrure pour un bonnet de SDF (bon je sais que c'est la crise mais quand même), face à des monstres poilus qui ont les yeux qui clignotent (mais si! cela existe !c'est même dans le film, soyez pas sceptiques comme cela lol.) Bien sûr, comme dans tout "bon" film d'horreur on a droit a ceux qui flippent (normal faut dire face à LA BETE DU GEVAUDAN brrrr), d'autres qui sont héroïques, un qui se fait trucider de temps à autres pour l'ambiance et un peu d'hémoglobine.

Comment on peut filmer une ineptie pareille au XXI ème siècle, alors que l'être humain a déclenché une nouvelle extinction massive des espèces vivantes sur terre??

Je ne suis pas un spécialiste mais m'intéresse beaucoup aux chiens et aux loups.

Première chose: la chose que craignent le plus les loups est...l'homme. C'est même instinctif chez eux logique :on les a quasiment exterminé.

Une meute qui sent sur son territoire le moindre signe ou odeur de la présence de l'homme déménage aussitôt le plus loin possible, surtout si elle a une portée.

Je n'ai vu qu'une fois un être humain approcher des loups sauvages dans la nature, en Colombie Britannique: un reportage sur une biologiste qui a force de passion et de patience a réussi à ce qu'une meute (de célibataires) s'approche d'elle: elle a dû pour cela se mettre à plat vente: les loups sont génétiquement programmés pour fuir le super prédateur que nous sommes: l'un des seuls qui marchent debout.

Ce film est d'autant plus stupide que l'animal vraiment dangereux en Alaska est l'ours: il est de nature irritable, n'a pas peur de l'homme, est un parfait omnivore et court plus vite qu'un être humain. Chaque année de nombreux touristes en Alaska sont tués ou très grièvement blessé par ce qu'ils prenaient pour le nounours de leur enfance.

Une dernière chose: les loups (enfin ceux qui ont échappé au massacre) vivent depuis des millénaires ...parmi nous: notre chien (canis lupus familiaris) n'est autre qu'un loups apprivoisé (canis lupus), plus exactement en Europe une sous espèce du loup gris.Les deux espèce sont tellement proches génétiquement qu'elles peuvent se reproduire et donner des portées viables (les inuits font accoupler certaines de leurs femelles avec des loups). Il existe d'ailleurs deux espèces de chiens loups (dont une en Europe: le chien loups tchèque, fruit de l'accouplement entre un loups des Carpates et une femelle berger allemand.

Désolé pour toutes ces précisions qui peuvent sembler prétentieuses (je ne suis pas un scientifique bien sûr juste un passionné) mais quand je vois les critiques presse élogieuses, cela me fait bondir.

Si quelqu'un de mieux au courant que moi pouvait s'exprimer sur le sujet (et peut être modérer ce que j'avance, c'est certainement approximatif..) .

En tout cas si vous aimez les animaux et la nature sauvage, fuyez à toutes pattes ce "territoire de Liam";)
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2014
Moi, Carnahan à réussit à me conquérir avec "Mise à prix" que j'ai adoré! Ici on passe également un bon moment. "Le territoire des loups" est haletant, les décors et les loups convaincants et même si le scénario et l'enchainement des péripéties sont sans surprise on adhère aisément! Et on ressort du long métrage assez frileux! Un survival efficace dans la toundra russe!
On se souviendra du cliffhanger final!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2013
Énorme chef-d'oeuvre! Le film explore les penchants instinctifs de l'homme dans les cas les plus extrêmes, seul, en "meute, ou face à l'ennemi et à la mort. Plus loin même, Carnahan montre et questionne le spectateur sur des thèmes existentielles, jusqu'à la question la plus simple "Pourquoi vivre ?" spoiler:
De plus que le personnage de Liam Neeson a cherché à se tuer au début de l'histoire et qu'il cherche à survivre dans le territoire des loups spoiler:
Il trouve une réponse à la question pour le personnage de Neeson, et c'est l'amour, pour finalement transcender visuellement dans la dernière scène. La meute de loups peut être prise comme plein de métaphores possibles. Serait-ce le reflet des hommes ? Leur côté sombre ? Chacune de ces suppositions rapporte à un questionnement intime. Tout ça pour dire que le matériau scénaristique du film est véritablement profond et dépendra du spectateur quant à son interprétation.
L'image est magnifique. Le grand froid et les plaines isolées sont le lieu idéal où tient l'histoire. C'est une partie du monde où l'homme n'a pas sa place et dans laquelle la nature le rejette comme un enfant mal aimé.
Les personnages ont tous une histoire profonde. On s'y attache facilement. Ce qui est beau c'est qu'au final chacun retrouve ce qu'il aime au porte de la mort, sans penser ni à la douleur ni aux maux de la vie. spoiler:
La scène ultra poétique où l'un des hommes meurent en repensant à sa fille qui lui caressait le visage avec ces cheveux, alors que ce sont les loups qui lui bouffaient le visage. Ou la scène finale où Neeson retrouve sa femme dans ses pensées alors qu'il court au combat face au loup. Il y trouve une libération personnelle qui est tout aussi intéressante qu'émouvante. Le peu d'informations quant à sa femme(?) facilite la tristesse ressentie. spoiler:
Carnahan touche avec justesse le nerf qui fait pleurer. Meilleur souvenir de 2012.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 mars 2013
spoiler: Au début ça avait l'air bien, je croyais que ça allait donner niveau scénario, action... Après le crash de l'avion c'est vraiment pourri, totalement irréaliste ce qui m'a fait rire plusieurs fois : il fait -30°, ils bouffent pas, dorment pas beaucoup, se font à moitie bouffés par les loups (garou ? ) et ils sont toujours debout entrain de causer comme su de rien n'était. Pas une gerçure, pas d’effondrement (sauf le mec qui meurt pendant son sommeil car le feu s'était éteint, mais les autres ont survécus, on sait pas pourquoi), certains ont pas de bonnet et leur oreille sont même pas rouges. Bon après, ok, ils ont du feux grâce au carburant, ok, ils tiennent en se bourrant la gueule mais quand même, ils parlent de nourriture juste 2 ou 3 fois dans le film et je les ai pratiquement pas vu manger. C'est clair que dans un film on montre pas les personnages manger car ça n'apporte rien à la trame mais là le thème c'est la SURVIE dans la nature sauvage donc c'est quand même important ! Et puis ensuite ils se cassent de leur abri, à la tombée de la nuit, ils se font courser par les loups et ils arrivent quand même à rester en vie pour la plupart. Ensuite, attention, y'a un mec qui arrive quand même à sauter dans un arbre depuis une falaise... Oh et attaché avec une corde fabriqué avec du linge mouillé (je doute que la neige l'ai épargné) bien sur. Alors bon un peu de réalisme : à un moment ça craque et là un mec trop trop fort rattrape la corde du bout des doigts (mouillé toujours) alors qu'elle est à 30 cm du ravin. Et youpi le gars qui a passé attends gentiment ses potes dans l'arbre, y'a que des mecs baraqués avec des sacs de 20 kg mais ils arrivent à traverser. Mais là, le gars le plus intelligent trouve que gardé ses lunettes alors qu'on est accroché à une corde, la tête en bas, est une bonne idée. Donc il tombe et ça lui coupe son élan et la corde lâche et bim il tombe. Là c'est déjà mieux niveau réalisme mais attendez, le mec crève pas alors qu'il se prend 350 branche dans la gueule et forcement c'est les gros méchants loup loup qui le bouffe, ils avaient prévus le coup, ils sont spécialistes en stratégie militaire. Et là ça m'a fait délirer c'est quand l'acteur principal essaye de sauver son pote qui est tombé dans l'eau. Alors il rentre dans la flotte, impassible (il fait juste -30 c'est rien) , mais il arrive pas à le sauver alors il ressort et marche pdnt des heures, trempé jusqu'au os, il a pas froid, mais alors pas du tout, il aurait du geler sur place mais nan. En prime, Monsieur tombe sur la tanière des toutous tueurs et là il se lâche près au combat, on s’attend à de l’hémoglobine, à se que ça gicle (le seul moment du film qui aurait put être vraiment bon) et HOP, GÉNÉRIQUE. Parlons un peu du coté super sentimental du film... j'ai bien aimé au début quand le perso principal aide un mec à mourir, je trouvais ça bien trouvé mais après il est relou quoi. On voit des flash-backs avec sa femme pendant tout le film, ha et toujours le même of course sauf à la fin ou on découvre qu'elle est à l’hôpital pour je ne sais quelle raison (osef ?) . Inutile bien sûr, on avait déjà tous supposé qu'elle était morte et que c'était pour ça qu'il voulait se suicidé. Très chiant aussi le fétichisme qu'il a pour les portefeuilles des gens -bha oui mais leur famille elle va être triste si on leur redonne pas sniff sniff- déjà y'a une chance sur un milliard pour qu'ils survivent et je suis désolée mais moi si j'étais dans un contexte ce serait vraiment pas ma priorité et faut qu'il arrête avec sa morale et respect à la con, les cadavres n'ont plus de vie ça sert à rien. Après c'est un film il faut que le personnage ai une personnalité mais la ça fait carrément cliché du gentil héro qui sauve ses camarades et qui a des valeurs... Les loups maintenant. Oh oh oh. A la base ça me dérangeait pas leur coté hardcore et sanglant parce que je m'attendais à autre chose que des simples loups, genre des loups-garous, des mutant, des monstres... mais nan c'est juste des loups. Je pense que si le réalisateur aurait exploité le coté surnaturel qu'il leur a donné en faisant une histoire pour expliquer un peu pourquoi ils sont comme ça, pourquoi ils font ça, pourquoi ils sont là, ça aurait put sauver le film. Mais là, y'a quasi pas de scénario. Bref sinon les personnages bof bof, ils ont tous la même personnalité pratiquement, le même parcours personnel, on arrive pas à les différencier. Ben oui tout les mecs dans le grand Nord sont forcement en chien et se tapent des putes. Bon aller je suis gentille, je mets qu'une étoile pour les paysages et un peu pour les loups (même si ont les voit pas lors des attaques car y'a 3000 plans de caméra en même temps sur une une seule minute) Je suis bien contente de pas l'avoir acheté et je me suis fais chier pendant plus d'une heure.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2017
Alors, là, on n'est plus dans Taken. Je me désolais un peu que Liam Neeson soit en pilotage automatique depuis un petit moment maintenant. C'était sans compter sur l'excellent Joe Carnahan qui l'avait déjà dirigé dans L'Agence tous risques. Avec Le Territoire des loups, il signe un Predator dans le Grand Nord où l'ennemi n'est plus un alien au look rasta mais Dame Nature. Et est-ce que l'humain, si fier, si conquérant, peut lutter contre elle ? Oui mais l'issue, elle, est connue. Passé la scène du crash assez impressionnante (ce qui est somme toute normal quand on connaît les dispositions de Carnahan pour l'action), j'ai été plongé avec les rares survivants dans cet enfer blanc glauque à souhait, véritable enfer à ciel ouvert. Oui, on pourra s'étonner qu'il n'y ait finalement personne pour venir les aider. Aucun hélicoptère ou avion. Aucune équipe de secours avec du matériel, des provisions comme dans Tintin au Tibet. Des téléphones portables ne fonctionnant plus. Mais le récit prend tellement à la gorge qu'au fond on se fout de ces petits détails. Comme le dit un des rescapés en parlant de ses patrons : "on n'est rien pour eux, ils économiseront nos paies". Une vision de l'humanité assez sombre avec des personnages ne croyant plus en rien. Sauf en leur famille. Ce qui pourrait être un tantinet cliché mais, pour un film américain, j'ai trouvé ça assez inattendu qu'on nous bassine pas avec la religion. Le regard vide de Liam Neeson, et de ses autres compagnons d'infortune, hantera longtemps le spectateur après la vision du film. Si le réalisateur s'autorise quelques plans magnifiques de paysages sous la neige, la caméra filme de très près les visages et ces gueules cassées par le froid, la fatigue, la faim et ils ne laissent la place à aucun doute. Peut-être aurait-il mieux valu périr dans l'accident que de souffrir le martyr sans réel espoir de survie.
Guarrafet
Guarrafet

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 janvier 2013
Très mauvais, j'étais gêné pour L. Neeson. Le comportement des loups est on ne peut plus irréaliste (l'équivalent des requins dans un bête film de requins), à tel point qu'on se demande s'il s'agit de loups enragés ou transgéniques, pas normaux en tout cas.

Les moments philosophiques/métaphysiques sont d'un gnangnan à couper le souffle.

On est rapidement passé à la fin du film pour voir tout de même le dénouement, lui aussi assez ridicule.
iceman7582
iceman7582

77 abonnés 1 215 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2012
Un bon film mais il manque un petit quelque chose pour totalement m'emballer. Par rapport a la bande annonce, le film est différent, on a affaire ici a un survival-aventure. Les paysages sont très jolis, la musique omniprésente colle parfaitement au style, Liam Neeson est excellent comme d'habitude. Mais voila, le rythme est lent, s'en est même contemplatif donc un peu ennuyant par moment. Reste de bonnes scènes d'attaque de loup assez convaincante.
A voir, mais pas indispensable.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 31 décembre 2012
Très décevant comme film, voir même carrément ennuyeux. Liam Neeson est convaincant, là n'est pas la question, les paysages et les décors naturels sont aussi très beaux ... mais quel manque de rythme, 2/3 attaques de loups (pas très convaincant au passage... et avec pas mal d'incohérences, comme le gars qui fait un saut en longueur de 30m après avoir couru 10m dans de la neige !!!), le reste n'est que parlotes et flashback plutôt lourds qui ralentissent encore davantage un film déjà peu rythmé et sans surprise.
Ok pour la vision "sentiments/côté émotionnel des personnages", mais pas pendant la presque totalité du film ! On a plus l'impression de regarder un drame qu'un film sur la survie. À oublier. Préférez plutôt "Frozen" bien plus passionnant qui lui, tient en haleine jusqu'au bout.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2013
Un très bon film où on retrouve Liam Neeson en survivant du crash d'un avion échoué en Alaska.
D'autres hommes avec lui, mais trop tard...ils sont déjà les victimes des animaux qui vivent à proximité.
L'avion s'est écrasé...sur le territoire des loups.
Haletant !
la banquiz
la banquiz

24 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2013
Pas génial, mais ça se tiens, disons qu'il y a pas mal de points qui ne m'ont pas plus dans ce film. Déja, pourquoi prendre des loups pour incarner les méchants ? En plus qu'ils ne sont pas très réalistes, un loup ça a peur de l'homme, a la limite on peut comprendre que c'est leur territoire et qu'ils ont faim donc c'est compréhensible qu'ils attaquent ces survivants. Mais de la a les traqués un a un... Puis les loups paraissent presque aussi intelligents que ce petit groupe de survivants qui n'ont pas l'air pour autant si effrayé que ça, on les voient bien rigolé autour d'un feu comme si c'était un dîner entre potes surtout que les dialogues sont nuls. Mais sinon le sujet est bien traité, le réalisateur fait un bon travail, mais le héros c'est Liam Nesson sans aucun doute, il est le seul acteur qui gère les autres sont plutot médiocres. Par contre, j'ai pas compris l'utilité de cette femme qu'on voit sans arrêt dans les rêves du héros. Le reste c'est bon, un suspense qui nous tient, une histoire malgré tout qui accroche, et cette fin qui m'a laissé perplexe... On relève du bon comme du mauvais, je pense que c'est un film qui se regarde lorsque qu'il passe a la télé, mais je n'irais pas jusqu'a l'acheter. Mais ça peut plaire à certains.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 11 mars 2015
Ben dis donc, ils sont vraiment gros les loups là-bas. Et puis sacrément méchants aussi. C'est tellement gros qu'on a du mal à y croire.
Dommage car les paysages sont grandioses et les acteurs ne sont pas mauvais, et on a envie de voir ces personnages s'entre déchirer pour leur survie.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2013
Le Territoire des Loups est un excellent film avec un excellent Liam Neeson !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 mars 2012
Qu'est-ce que donc que ce "Territoire des Loups" ?
Un moyen pour monsieur Neeson de payer ses impôts ? Un service rendu à son pote Joe Carnahan ?

Je ne vais pas dévoiler le détail de l'intrigue par respect pour les courageux qui iront perdre quelques euros dans cette galère d'Alaska. Sachez simplement que dans ces contrées sauvages, les loups ont des yeux qui éclairent comme des feux de croisement. Amis férus d'armes et armuriers, vous apprendrez les secrets du "pieu détonant", arme qui permet d'occir les loups. Enfin, vous apprendrez à "foutre une grosse branche dans le trou du c** du loup pour en faire un méchoui" [dialogue authentique]

La fin du métrage est proprement hallucinante. Bref, si vous avez beaucoup de recul, allez-y, on y rit à gorge déployée. Sinon, ne tombez pas dans le piège (A loups, ouh ouh...Ne secouez pas la tête ainsi, cette vanne est à peu près au niveau global des 1h57 que dure cette curiosité sur pellicule...)
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2014
Liam Neeson homme torturé en proie avec des loups. Le Territoire des Loups de Joe Carnahan contient un bon personnage et un paysage hostile. Ce long-métrage, au plus il avance et au plus il vous plombera l'espoir de survie, de vie, des passages sont durs spoiler: la chute d'un des personnages retombant sur un arbre puis au sol, sèche l'esprit. Que dire aussi quand Liam implore Dieu pour qu'il montre un signe de son existence et en vain
, et sans retour. Petit malaise tout de même au niveau des loups à l'écran, ils sont pas très bien misent en scène, à l'oeil nu ils sont pas très réalistes. de l'animatronic qui ne part par à son avantage (contrairement à un réalisateur comme Spielberg qui s'en sert merveilleusement bien).
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2012
On attendait depuis presque 10 ans le retour de Carnahan à l’essence première du cinéma qu’il l’avait fait découvrir. En adaptant une nouvelle de Ian Mackenzie Jeffers, également au scénario, le réalisateur situe son film une fois de plus dans un univers masculin, viril mais non dénué de psychologie. Après un crash aérien en forme de leçon de mise en scène, Carnahan démontre qu’avec de simples idées de cadres, de montage image et sonore on arrive à une réussite visuelle sans équivalent, le destin de ces hommes est lancé. Fuyant tout pathos ou clichés de films catastrophes, ce survival mise au maximum sur des effets réalistes.
Ancrés dans le Grand Nord, les décors naturalistes offrent rapidement, dans un paradoxe prononcé, une sensation d’étouffement et d’oppression. Nul lieu filmé de la sorte ne peut permettre autant de possibilités d’avancées et pourtant rendre prisonniers les protagonistes de l’histoire. La mise en scène de Carnahan se veut aiguisée, tranchante, tout en laissant une place forte aux dialogues (autre atout du film). L’efficacité de chaque plan contribue alors à la continuité sans temps mort du récit.
On retrouve le Carnahan de Narc, n’oubliant à aucun moment ses personnages, leur psychologie mis en valeur par certaines séquences, qui en dit plus en 5 secondes de mise en scène que 5 lignes de dialogues mal venus. Par une poésie visuelle (de certains plans) et dialoguée, certains trouveront une lourdeur et une facilité à la limite du cliché. Cela serait cependant passer à côté de la proposition du réalisateur nous invitant à sonder l’âme humaine et son affecte. Là est peut-être le point faible du film quand il appuie à nouveau formellement sur ça, lors d’une séquence qu’il aurait pu éviter. Les moins indulgents y verront au contraire un moment fort du film.
Avec un budget réduit (si, si, 25 millions de dollars est un budget réduit de nos jours, sic.), The Grey ne peut pas miser sur une débauche d’effets spéciaux, d’autant plus quand on doit représenter des loups. La mise en scène est alors savoureuse d’économie sur ce plan. Les loups, rarement en animatronic dans le film sont ici montrés que par utilité et d’une parfaite crédibilité. Le côté mastodonte de certains, ne renforce que la métaphore de ce que chacun des personnages affronte intérieurement (le noir obscur répond au noir profond).
En face, Liam Neeson, majestueux et tout en introspection donne le change dans cette lutte acharnée pour survivre.
John Ottway, Liam Neeson, magnétique, physique, qu’on n’avait pas vu, non pas aussi bien jouer, mais incarner un personnage depuis longtemps. Comme si la lecture du scripte forçait ce choix ; presque une évidence. Tout en retenue, pesant chaque intonation de dialogues, sans surjouer Neeson s’imprègne totalement de son personnage et donne la note parfaite que le rôle demande. Entre psychologie, émotion et charisme mesuré. Acteur et jeu parfaits, afin de faire face à cette meute où les regards sauvages et humains sont l’arme principale de chacune des confrontations. A ce titre l’épilogue et les minutes qui précèdent amènent le film dans ses retranchements les plus triviaux pour clore majestueusement un survival intelligent et brillant.
Carnahan ne cherche pas à vendre de l’émotion mais à donner les codes pour en procurer et implique le spectateur dans un voyage au cœur de l’âme humaine, poétique et métaphorique ; à ce titre, le poème du film « Once more into the fray. Into the last good fight I'll ever know. Live and die on this day. Live and die on this day » nous rappelle naturellement Ernest Hemingway. Le réalisateur souligne tout au long du film le combat perpétuel entre l’homme et la nature (la meute, le climat, les espaces…) qui prend sens dès lors que l’homme lutte avec l’homme (ce qui arrive aux rescapés) ; mais aussi une lutte interne et infinie du chemin que chacun doit, peut-être parcourir, pour vivre et combattre ses propres démons. On repense alors au clin d’œil du réalisateur au cinéma des années 70 avec Narc dont The Grey serait une référence de plus, le regard tourné vers William Friedkin. On se dit qu’avec son avant-dernière réalisation Carnahan devait vivre une frustration immense, tant The Grey s’avère talentueux et viscéral.
Par une mise en scène glaciale (sens propre et figuré) et nerveuse, Joe Carnahan revient avec talent au cinéma qui l’avait fait découvrir, celui des années 70. C’est donc sans oublier le fond et en laissant peu de place à l’action que le réalisateur provoque un électrochoc de sens. The Grey ou l’éternel choc de l’homme face à la nature, face à lui-même.
http://requiemovies.over-blog.com/
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