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4,0
Publiée le 9 mai 2013
La grande Hanna Schygulla est une dèesse majeure dans le panthèon fassbinderien et le plaisir qu'on prend à l'ècouter chantèe le cèlèbre "Lili Marleen" est un plaisir immense, un rêve èveillè fort agrèable à la rètine et à l'ouïe! Comme toujours, on rencontre dans les films du maître Fassbinder des figures issues de toutes les classes et de tous les milieux sociaux telle cette chanteuse de beuglant imposant une chanson qui va devenir un hymne nazi! il est dommage que le mètrage a dèplu à sa sortie car c’est une oeuvre remarquable qui reconstitue en dètail la fascination du spectacle fasciste avec d’excellents mouvements de camèra! A vous donc de voir dans quel ètat d'esprit vous vous trouvez en visionnant "Lili Marleen" car on dècouvre, on essaie de comprendre, on s'interroge et on tente de se souvenir (chose facile avec une actrice de la trempe d'une Schygulla sublime et sublimèe). Le cinèma sert aussi à cela! On n'aimerait dècouvrir la version anglaise d'Arthur Crabtree avec Stanley Baker et Lisa Daniely dans le rôle titre...
L'histoire est tout simplement mal racontée, l'auteur usant et abusant des ellipses y compris sur des aspects essentiels du récit (on ne saura jamais comment Mendelshon s'en sort, idem pour Willie). Sur le plan de la mise en scène, certaines (la gare) sont du niveau "kermesse de fin d'année". Quant à cette idée de couper les chants de Schygulla avec des images d'actualité, c'est d'un lourd. Il reste quoi ? Schygulla magnifiquement photographiée, c'est un peu juste pour faire un film. Une histoire intéressante mais très mal racontée
L'histoire de cette chanson est aussi l'histoire de cette femme qui pourtant amoureuse à la folie de son compositeur juif tourne sans cesse autour des nazis et de ses dirigeant attirés par son charme dont l'actrice sait bien jouer d'ailleurs.... Fassbinder a bien trouvé dans ce sujet cette problématique et cette ambivalence très intéressante tout en gardant cette belle histoire d'amour contrarié jusqu'au final au ton mélancolique.
Agréable biopic d’une chanson, qui, issue d’un poème allemand datant de 14-18, devint progressivement mondialement connue, après avoir été écrite par un musicien juif à Zurich et lancée par la chanteuse allemande lale Andersen (appelée ici Willie), sa compagne. On apprend que cette chanson était abondamment servie par la radio nazie auprès de ses troupes ainsi que les problèmes qu’on devine entre la chanteuse, retenue contre son gré en Allemagne, et son ami Suisse. Evocation réussie d’une période noire de l’Histoire.
Je n'ai pas accroché à ce film un peu trop froid et surfait à mon goût !! Les acteurs ne sont pas très bons, le scénario confus et mis à part la BO, c'est sans grand intérêt !!!
Il aura fallu la modernité ambiante, celle qui a approuvé l'étrange style de Fassbinder aux Etats-Unis vers la fin de sa carrière, pour que lui-même se laisse aller à des œuvres propres et vraiment distrayantes comme Lili Marleen. Sans laisser de côté ni sa griffe dont on pense ce qu'on veut, ni un talent qu'il a indéniablement toujours eu, il livre ici quelque chose d'historique, plein d'émotions et de beaux costumes, qui ne pousse même pas à la nostalgie de ses autres réalisations tant le changement est énorme et bénéfique. Une belle tentative d'exorciser la guerre que l'Allemagne porte comme un boulet, avec l'audace d'afficher la Croix gammée en grand et souvent.
Il s'agit du premier film que j'ai vu de Fassbinder. Le réalisateur s'attarde à démontrer ce qui a fasciné l'Allemagne durant le III° Reich à savoir les symboles, le succès et la gloire. Il est flagrant de constater que le personnage de Lili Marleen est en fait le reflet du destin de l'Allemagne (le double et trouble jeu du personnage principal). Giancarlo Giannini est excellent, Hanna Schygulla a beaucoup de charme et assez crédible et la reconstitution historique exemplaire. Une évocation historique riche, intéressante, bien interprétée et réalisée.
Le premier soucis, écueil de très et de trop nombreux "faux biopics", est d'avoir réécrit l'histoire de Lale Andersen. Le film se scinde donc en deux niveaux de lecture, la première concerne la chanson "Lili Marleen" et son parcours,, l'autre se focalise sur la chanteuse et son destin hors succès musical. La partie "Lili Marleen" est plutôt fidèle aux événements, le succès tardif, l'évolution du titre durant les années de guerre, la propagande etc... On peut regretter quelques tics de mise en scène qui gâche la portée émotionnelle de la chanson en découpant les morceaux musicales par des images d'archives et/ou de guerre. On aurait compris la symbolique sans ces canonnades. Par contre le scénario reste prenant, les enjeux des uns et des autres sont assez dramatiques pour tenir en haleine même si le départ n'est pas très convaincant ; en effet comment croire que les allemands ferait d'une star la maîtresse d'un juif ?! Tout n'est pas parfait, des petites incohérences (par exemple comment s'en sortent-ils ?!) empêchent le film d'être placé dans les chefs d'oeuvres du réalisateur allemand. Un grand film néanmoins, à voir et à conseiller. Site : Selenie
Inspiré de l’histoire de la première interprète de la célèbre chanson devenue un étendard de la propagande nazie, un mélodrame romanesque flamboyant au kitch assumé, porté par l’interprétation impeccable d’Hanna Schygulla. 3,25
La mise en scène ne paye pas de mine, le fameux chant "Lili Marleen" est souvent coupé et passé sur des scènes de guerre mal fichues et zappées, peu intéressantes. Le montage n'est pas formidable et l'accroche est assez difficile. Je n'ai pas du tout été charmé par l'actrice principale ni par son interprétation. Il y a pourtant des scènes et des chants qui auraient mérités d'être passés en intégralité, sans coupure. Le montage est trop irritant et gâche le contenu, pour moi. Je n'ai pas aimé.
La grandeur de la propagande nazie filmée de la manière la plus kitch qui soit dans un décor monumental avec des moyens conséquents. Car la vedette du film est cette manipulation monstrueuse que Fassbinder décrit avec une distanciation évidente dans un roman de gare où tout est en toc, jusqu’aux voix des comédiens (mal) post synchronisées en allemand (la version originale est tournée en anglais). Cerise sur le gâteau (si j’ose dire) Hana Schygulla dont la technique vocale n’est pas à la hauteur du rôle, rend peu crédible le fait que Lili Marleen connut un tel succès auprès des soldats allemands, comme alliés, renforçant ainsi encore un peu plus cette impression que la seule place de l’ensemble est la poubelle. Sans jugement ni complaisance, Fassbinder nous montre ce nazisme à la fois grandiose, vulgaire et entièrement factice dont on pressant qu’elle mènera l’Allemagne à la ruine, la mort et le désespoir, jusqu’à la reconstruction qui ne laissera que mauvaise conscience à la génération immédiate d’après guerre à laquelle appartient le réalisateur (il est né le 31 mai 1945). De ce point de vue LILI MARLEEN est en quelque sorte un pré-quel de la trilogie MARIA BRAUN – LOLA – VERONIKA VOSS. L’immense succès du film prouve qu’il a été vendu sur un malentendu et, par conséquent, du faire pas mal de déçus.
Une magnifique histoire d'amour impossible dans l'Allemagne en guerre entre deux êtres que tout oppose : un riche suisse d'origine juive et une petite chanteuse de cabaret devenue la figure de proue du régime nazi. Une simple chanson de la 1ère guerre devient un des mythe de la 2ème, dans une magnifique mise en scène de Fassbinder. Une interprétation très prenante de Hanna Schygulla. Cette version romancée de la vie de la vraie créatrice de la chanson, montre bien que l'on peut parvenir à tout, plus par amour que par ambition politique ou idéaliste. Un chef d'oeuvre.
À la fin des années trente, Willie (Hanna Schygulla), chanteuse de cabaret allemande, et Robert (Giancarlo Giannini), compositeur juif suisse dont la famille richissime aide des coreligionnaires à fuir le Reich, fileraient le parfait amour si le père de Robert n'y opposait son veto. Les deux amoureux sont séparés par la guerre, Willie en Allemagne où elle devient célèbre en interprétant la chanson "Lili Marleen", Robert en Suisse où il continue à prendre tous les risques pour sauver des familles juives.
Rainer Fassbinder s'empart d'un mythe, la chanson mondialement connue pour son interprétation par Marlene Dietrich. Comme le raconte fidèlement le film, elle est chantée pour la première fois sans succès dans des petits cabarets de Berlin et de Munich. Elle doit son succès à sa programmation par la radio militaire allemande de Belgrade, en août 1941, une nuit où un bombardement avait détruit son stock de disques. L'anecdote donne lieu à une scène du film. Goebbels lui reprochait de "sentir la danse macabre". Mais Göring et Hitler lui-même s'en étaient entichés la propulsant immédiatement au rang de tube mondial. Elle sera diffusée jusqu'à trente-cinq fois par jour par Radio Berlin.
Au-delà de ce phénomène, Fassbinder peint une héroïne qui, à rebours de tout manichéisme, essaie tant bien que mal de faire son chemin dans l'Allemagne nazie. Ni résistante, ni collabo, Willie a pour seule boussole l'amour inaltérable qu'elle porte à Robert. C'est en quoi elle ressemble à beaucoup d'Allemands et pourquoi sa figure a eu autant de succès en RFA, "Lili Marleen" devenant l'un des films les plus populaires de Fassbinder, dont le cinéma contestataire se condamnait jusqu'alors à ne séduire que les franges.
Lili Marleen n'est pas exempt du maniérisme désuet qui leste le cinéma de Fassbinder. L'interprétation de Hannah Schygullah, l'égérie de Fassbinder avec qui elle tourna une quinzaine de films, ne réussit pas à le sauver tout à fait. "Lili Marleen" sera leur dernier film, Fassbinder s'éteignant brutalement l'année suivante d'une rupture d'anévrisme.
Avec « Lili Marleen », Fassbinder a livré son film le plus « commercial », vu les moyens mis en œuvre et les choix narratifs effectués. L’esthétique est soignée : avec des décors chargés, des contrastes de couleurs criardes, un éclairage théâtral, le film se situe entre le kitch et l’expressionisme. Cet effet est amplifié par une mise en scène presque affectée, avec force zooms censés renforcer la dramaturgie. Le résultat est un mélo qui se laisse suivre, mais manque à la fois de réflexion (l’utilisation par le régime nazi du « factice » pour fasciner les foules n’est qu’effleurée) et d’émotion, celle-ci n’affleurant que rarement, comme avec ces plans de soldats en plein désarroi qui trouvent quelques instants de rêve et d’espoir en écoutant une chanson (la répétition de la scène étant par contre inutile). On peut préférer d’autres films plus personnels et plus sincères de ce cinéaste.