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Tanezir
45 abonnés
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4,0
Publiée le 7 septembre 2010
Dans ce film on peut dire que Vinterberg sait captiver son spectateur sans aller dans la surdose de détails. L'enchaînement des scènes est habile. Un film très réaliste.
j'ai beaucoup aimé..... je n'ose plus mettre mon avis depuis que j'ai reçu un message injurieux de la part de quelqu un qui ne partageait pas mon sentiment pour un certain film;C'est désolant!!
L'un des films les plus pathétiques et douloureux qui soient. Submarino est à ce point bouleversant qu'à la moindre percée de lumière, le moindre sourire ou le moindre salut le spectateur se trouve confondu, le coeur serré et les larmes aux yeux... Nous n'en attendions pas moins du réalisateur de Festen, ce dernier ayant entre temps réalisé le très mauvais Dear Wendy ( souvenez-vous : ce western parodique proprement caricatural et sans charme ). Ici Thomas Vinterberg semble avoir retrouvé de son talent d'antan, conférant à son Submarino une atmosphère grisâtre, sourde et terriblement belle. Réaction tout à fait épidermique pour ma part, d'emblée séduit par cet objet brut, radical et sans compromis. Submarino est sans nul doute LA claque de la rentrée 2010, une oeuvre au malaise contagieux et à la tristesse communicative, un long chemin de croix émotionnel, un film littéralement habité par ses deux acteurs principaux. A voir absolument, ne serait-ce que pour redonner sa chance à l'auteur de Festen. Chef d'oeuvre ?...
Les protagonistes évoluent dans un environnement où se heurtent misère alcool, drogue, violence physique et morale, les mots qui font mal prononcées ou tues à jamais. Est-ce trop, sortons-nous le kleenex? Non, ça existe, et même la réalité dépasse la fiction, d'ailleurs sans avoir besoin de sortir de Paris. Le traitement de ces thèmes est-il trop insistant, malmené? Non, la justesse des situations, dialogues, et interprétations des premiers aux seconds rôles est remarquable de solide crédibilité. Alors de ce côté là, on peut ne pas aimer, mais à moins d'être niais ou trop privilégié par la vie, on ne peut jeter la pierre à l'équipe du film. Attention, on n'est pas dans l'histoire à l'ancienne, façon Zola 2010, manifeste social. Non. J'ai vu un film étonnamment moderne, sans effets spéciaux ou montage surréaliste, par l'originalité du traitement des émotions. Du début à la fin, à part pour les âmes sensibles, rien n'est franchement bouleversant pour le spectateur, malgré tout les drames qui arrivent aux acteurs; pourtant un fil sous-jacent, sous-marin, lors du dénouement final, charrie une sensible, fraiche, inédite, qualité savoureuse et âpre, rare, qui prouve une maîtrise totale de l' oeuvre qui nous a conduite là. Vraiment bravo les danois. Du cinéma! J'espère que le réalisateur revenu des sirènes hollywoodiennes après avoir conquis son pays et le monde avec son "Festen" restera sur cette voie.
Rarement, un film ne m'a secouée de cette façon. Trop, c'est trop? Peut-être, mais pourtant ce film ne tombe jamais dans le pathos... Noir, c'est noir, là c'est une évidence... mais il reste pourtant étrangement des moments de tendresses incroyables. Un superbe film, à éviter toutefois si vous êtes en dépression...
Jamais le scénariste de ce film s'est dit qu'un bébé mort, une mère alcolique, une prostituée qui n'a pas le droit de voir son enfant, un avortement, un viol meurtre, des bastons, un couple toxicomane dont la femme se fait renverser, un dealer qui se fait attrapper et se suicide plus d'autres alcoliques etc etc s'était un peu trop dans le même film ??? heureseument qu'il avait parlé de pédophilie dans Festen sinon on n'y aurait pas échappé !!!
Deux gamins d'une dizaine d'années dans un appartement façon décharge publique, seuls pour s'occuper d'un bébé. Leur mère rentre, ivre morte, puis ressort au matin, temporairement dessoulée. Pendant qu'ils s'amusent à leur façon, s'alcoolisant pour suivre l'exemple maternel, le petit frère décède dans son couffin (mort subite du nourrisson ?). Bien des années plus tard, on retrouve l'aîné, Nick, qui a échoué dans un foyer misérable à sa sortie de prison. Sans nouvelles de son cadet depuis des lustres, il a la surprise, à l'occasion des obsèques de leur mère, de le retrouver père d'un petit garçon qu'il élève comme il peut depuis la mort de sa compagne. Nick est alcoolique, son frère toxicomane. Ils ne se recroiseront finalement qu'en prison, où Nick, expiant les blessures de l'enfance, attend d'être jugé pour un homicide qu'il n'a pas commis, mais dont il s'accuse par altruisme (sic). Le drogué, incarcéré de son côté car s'étant avec maladresse essayé en dealer, ne tarde pas à succomber au régime carcéral. Nick sort alors de sa torpeur, reconnait l'évidence - à savoir qu'il était dans l'impossibilité physique d'avoir tué. Il a désormais une meilleure occasion d'asseoir sa rédemption : la charge du petit Martin, maintenant totalement orphelin. Avec un tel matériau on pouvait craindre un film englué dans les pires excès d'un dolorisme bien pesant, voire carrément poisseux. Vinterberg sait au contraire éviter toutes les chausse-trappes sur lesquelles on l'attendait grâce à une mise en scène sobre, nette, sans effets soulignés, complaisance ou facilités. Son "Submarino" est une oeuvre forte, dont l'impact est amplifié par une interprétation sans faille : Jakob Cedergren/Nick et Peter Plaugborg (au faux air de Nicolas Vaude) sont impressionnants.
Perdu depuis quelque temps dans des productions américaines insipides (Dear Wendy, It's all about love), Thomas Vinterberg est revenu tourner au Danemark. Après un tour de chauffe peu convaincant (Un homme retourne chez lui, pas sorti en salles chez nous), Submarino nous redonne espoir dans un cinéaste qui a quand même réalisé Festen dans un passé pas si lointain. Pourtant, la première partie du film a tout du mélodrame sordide, noir comme la suie, avec trauma d'enfance et dérive inexorable de deux frères, qui dans l'alcool, qui dans la drogue. Tout change avec un flashback inattendu, quasi incompréhensible à son entame, qui annonce peu à peu comme un semblant d'éclaircie dans ces existences vouées à la tragédie. Ce n'est pas grand chose, pas même synonyme d'espoir, mais le basculement est tel qu'il fait prendre conscience de l'intelligence du scénario et de la qualité de la mise en scène, d'une sobriété exemplaire. En même temps, Vinterberg assume le caractère sacrificiel de son histoire et ne recule pas devant un dénouement forcément fatal et terrible. Mais, paradoxe, la lueur qui trouait ce brouillard opaque semble alors gagner en force. Dans ce bloc de souffrances partagées, il y aurait sans doute la place pour un peu de tendresse, symbolisée par la paternité. Est-ce une vision trop optimiste des choses ? Peut-être, ou peut-être pas. En tous cas, on en a sacrément besoin, au moins autant que les personnages déchus de Submarino.
Douze ans après son excellent Festen, Thomas Vinterberg signe à nouveau un drame extrêmement poignant, et ce du début à la fin. Cette sombre tragédie, aussi bien familiale que sociale, nous fait suivre, à travers un parallèle dont la chronologie peut laisser dubitatif, les tristes destins de deux frères au lourd passif, où les deux acteurs partagent à la perfection les émotions de leur personnage avec leur public pour le pousser jusqu’aux larmes (si vous ne pleurez pas, vous êtes un monstre sans cœur!). Tout simplement splendide.
Vinterberg signe un opus magistral dans son registre de prédilection: le drame familial. Le courage, la faiblesse, l'amitié entre les personnages, la tendresse fraternelle, sont les thèmes maîtres de ce film, illuminé par le charisme ténébreux de Nick, personnage impeccablement interprété par Jakob Cedergren. Un grand Bravo.
2 frères condamnés par le principe du déterminisme social ... C'est le fil rouge de cette histoire qui entraine tous celles et ceux qui les entourent. Drogue, alcool, viol, inceste, meurtre, violence, automutilation ... difficile de trouver une petite raison d'espérer en sortant de la salle ! A part peut être l'amour pour son fils ... Ça mérite d'être vu ! J'ai aimé ... l'astuce du scénario qui met en parallèle 2 histoires en les racontant successivement avant d'en faire qu'une !