Même la pluie
Note moyenne
4,0
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252 critiques spectateurs

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PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2011
Porté par un scénario complexe et très abouti, ce film est une réussite par son originalité et sa force organique. Trois niveaux narratifs se superposent et s’entrecroisent, l’histoire du tournage d’un film d’époque retraçant les brutalités de la colonisation espagnole, la reconstitution historique en elle-même, et la révolte des figurants indiens lors des émeutes en Bolivie contre la privatisation spéculative de la distribution de l’eau en 2000. Ces trois niveaux permettent de dégager un message humaniste intemporel en jouant des références passées et contemporaines, et de souligner l’éternel recommencement de l’exploitation de l’homme. Jamais naïf ni manichéen, le film magnifique d’Iciar Bollaín doit beaucoup à son scénariste Paul Laverty, collaborateur de longue date de Ken Loach. On admirera la progression dramatique du récit et la métamorphose émouvante des protagonistes, passant de l’égoïsme et la vénalité à l’humanisme et au don de soi au contact des luttes des opprimés pour leur survie. Un film intelligent, passionnant, et posant des questions aussi fondamentales qu’existentielles.
toka59
toka59

31 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2011
Superbe film avec de nombreuses scènes et dialogues très puissants et profonds. Reflexion sur le colonialisme, sur les valeurs, les priorités, le discours et l'action. Magnifiquement interprété. Beaucoup d'émotion dans ce film. Une vrai réussite.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 décembre 2011
Un bon film qui par une mise en abîme entre un tournage d'un film sur Christophe Colomb et donc sur l'esclavage/la révolte et la vie réelle ou une révolte aussi se prépare aussi, le paradoxe qu'il y a, peu importe l'époque. Certes, c'est peut être un peu facile et simpliste pour le scénario mais avec un bon jeu d'acteur et des paysages magnifiques, on a envi d'y croire !
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2011
Un scénario intelligent qui imbrique Histoire et problématiques économiques et sociales dans une dénonciation habile de la mondialisation libérale. Un film au diapsaon de l'actualité de ce début d'année internationale. La complexité des personnages et leur évolution est psychologiquement très fine. Des comédiens, dont notamment des non-professionnels très convaincants, bien dirigés.
Hallyne de Cinéglobe
Hallyne de Cinéglobe

24 abonnés 376 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2011
"Même la pluie" réunit les bons ingrédients pour faire un bon film de cinéma. Sans tomber dans le film d'auteur ennuyeux, la réalisation propose une dynamique qui marche correctement, axée pour le grand public, au risque de nuancer le débat par des arguments et bons sentiments un peu trop scolaires. C'est un peu le cas, mais le résultat est efficace et poignant. Le principe de la mise en abyme est plutôt bien maîtrisé, et créer un rythme prenant. La photographie des images avec un grain net apporte une belle esthétique à l'ensemble. Le parallèle entre les histoires de deux époques différentes n'est pas forcé, ce qui donne une force spontanée à la mise en scène. L'interprétation des acteurs est bonne, et le développement des personnages est intéressant. Je suis entrée facilement dans le film, et pour une fois, j'étais presque déçue qu'il se termine si vite...

http://cineglobe.canalblog.com/
Jurou76
Jurou76

15 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2011
La réalisatrice illustre avec justesse le contexte dans lequel vivent ces Boliviens, en collant au plus près de la réalité et de l’actualité, grâce à une vision parfois proche du documentaire. Cette guerre de l’eau reste aujourd’hui l’une des raisons majeures de conflits. Pour ces peuples, l’accès à l’eau est une véritable question de survie. Daniel (Carlos Aduviri), acteur bolivien volontaire pour le film de Sebastian, porte les préoccupations et revendications d’un peuple tout entier, allant jusqu’à compromettre la réussite du tournage. Avec Tambien la Lluvia, qui représentera l’Espagne lors de la prochaine cérémonie des Oscars, Bollain signe une belle histoire, comme les aiment les Américains… une œuvre humaine, à la fois engagée et poétique, en n’évitant pas au final un certain manichéisme primaire. Reste que l’on ressent la démarche sincère de la conception de ce film, et c’est bien là l’essentiel.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2012
Saisissante mise en abyme ou le colonialisme du 15e siècle orchestrée par l'Eglise fait écho à celui plus présentable du 20/21 Siecle mis en musique par la banque mondiale et le FMI. .
Dans les deux cas l’éloquent spectacle des "bienfaits" de l'occident qui sous couvert d'apporter la civilisation pille et massacre la population indigène.
Tres bonne idée d’insérer dans ce décor une équipe de cinéma venu tourner un film dénonçant les exactions des conquistadores mais véhiculant par sa seule présence en tant qu'industrie du spectacle le venin de la colonisation par l'argent.
Si la première partie du film ,plus dialectique impressionne d'avantage ,la seconde ,d'avantage ancrée sur le terrain proprement émotionnel emporte quand même l’adhésion tant le spectacle de la Lutte d'un peuple pour sa dignité balaie tout sur son passage.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2011
Sujet tres interressant, images dures, paysages magnifiques, vraiment un tres bon film.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2011
La réalisatrice espagnole Iciar Bollain (Ne dis rien) signe içi son cinquième film. L’action se passe en Bolivie pendant la guerre de l’eau. Sebastian, un jeune réalisateur et Costa, son producteur arrivent dans le pays pour tourner un film avec toute l’équipe espagnole. Ils commencent à recruter les habitants pour jouer dans leur film et ceci à moindre coût. Le tournage est bientôt interrompu par un conflit qui oppose les habitants avec le pouvoir en place face à la privatisation de l’eau. Un des principaux comédiens locaux, Daniel, est aussi le leader de la mobilisation.

L’équipe de tournage espagnole est alors confrontée à ce conflit et doit faire face aux complications qu’entrainent ce mouvement. Les tournages sont bientôt désertés, les acteurs locaux étant mobilisés par le conflit. Costa et Sebastian sont alors entrainés dans cette bataille contre leur gré. Sébastian, le cinéaste, est un idéaliste, un passionné, il défend au début du mouvement les locaux puis devient de plus en plus égoïste et ne pense plus qu’à une chose, terminer son long métrage. Luis Tosar, le producteur, cynique, devient quant à lui plus humain face aux désespoirs des habitants.

Les deux acteurs Luis Tosar et Gabriel García Bernal sont formidables, j’ai une préférence pour Luis Tosar. La réalisatrice a travaillé avec Paul Laverty, scénariste attitré de Ken Loach. Ce film est une fiction même si le conflit a réellement existé. Le film est intéressant sur plusieurs points, la réalisatrice nous montre le cynisme de ce producteur venu en Bolivie pour tourner son long métrage à moindre coût utilisant la population. Le réalisateur prêt à tout pour terminer son film. Et puis la population pauvre, qui se bat depuis des années, subissant tous les malheurs.

La réalisatrice a choisi de filmer un film dans le film et faire ainsi le parallèlisme entre le récit raconté et la vie actuelle. Quelques scènes trop sentimentalistes mais rien de grave.

Le film reste une oeuvre à découvrir, c’est passionnant.

Ce film avait été choisi par l’Espagne pour être présenté aux Oscars.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2011
Initialement prévu pour être réalisé par Inarritu, et scénarisé par le scénariste habituel de Ken Loach -si j'ai bien tout compris, ce qui est quand même pas sûr, me connaissant, Même La Pluie dépasse en bien des points les œuvres standards de ces deux grands noms: d'une part, parce qu'avec son jeu de mise en abîmes -le film raconte finalement le tournage d'un film -du film lui-même?) il évite le manichéisme marxiste dans lequel Loach se complaît de temps à autre. Et d'autre, parce qu'il évite l'écueil du film choral cher à l'autre mexicain, tout en évitant, à part peut être dans un final un peu larmoyant, les excès de pathos. En bref, une vraie réflexion sur la dimension politique que doit ou peut avoir le cinéma, si abyssale qu'il est même malaisé de la retranscrire en une courte critique allocinéenne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2011
"Même la Pluie", verdict: très beau, très bon, très efficace, vaut vraiment le coup, mais bémol: sombre un peu dans le manichéisme par moments même s'il essaye d'y couper...
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2011
Le point fort de Même la pluie, c'est son scénario. Ecrit par le collaborateur habituel de Ken Loach, il évoque la mondialisation avec force, dresse un parallèle osé entre la colonisation espagnole et l'exploitation des figurants indigènes par un producteur et un réalisateur espagnols sans scrupules. La matière est riche, presque trop, et passionnante, avec des images superbes du film dans le film, quand Bartolomé de Las Casas dénonce les exactions des colons : " vous êtes tous en état de pêché mortel à cause de votre cruauté envers une race innocente." Entre Pirandello et le Herzog de Fitzcarraldo, Même la pluie est alors plus que convaincant. L'autre aspect du film, celui qui prend le dessus au fil des minutes, est hélas moins réussi, par excès de bons sentiments et un manichéisme parfois gênant. Quand une partie de l'équipe de tournage, en particulier son producteur, abandonne son cynisme pour prendre fait et cause pour les indiens révoltés, le film frise la caricature. Dommage, car Luis Tosar, dans le rôle dudit producteur, est exceptionnel, et éclipse sans peine un Gael Garcia Bernal assez transparent. On est peu désolé de terminer sur cette note chagrine tant Iciar Bollain, réalisatrice de films intimistes et précieux (Ne dis rien, Mataharis), met du coeur pour faire passer son message. Sa générosité, on le regrette, a malheureusement un côté démonstratif qui a du mal à passer.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2011
Un sujet fort, une mise en scène magnétique, des acteurs possédés par leur rôle, une photographie sublime, une mise en abîme réussie... Même La Pluie est un drame réalisé d'une main de maître par un génie qui a, je l'espère, encore beaucoup de choses à dire.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2012
Un jeune réalisateur débarque en Bolivie avec les comédiens et son producteur ; et un budget très limité, pour tourner un film sur la colonisation de Colomb en Amérique du sud. Budget limité, donc comédiens à 2 euros par jour. Celui retenu pour jouer le rôle titre des Indiens est aussi un militant engagé contre la privatisation de l’eau. Sa présence dans les manifestations risque de faire capoter le projet.
L’objectif du film est de faire percuter l’histoire coloniale passée avec les réalités coloniales du libéralisme d’aujourd’hui. Le réalisateur nous montre par des traits souvent trop grossiers que les opprimés et les oppresseurs sont toujours les mêmes à travers les siècles. Les trois personnages principaux afin d’aboutir à la démonstration souhaitée ne sont donc pas très convaincants et parfois caricaturaux. Reste à ce film ; la beauté des paysages et le combat des opprimés contre le pouvoir et ce à tout époque… Mais le combat n’est-il pas vain ?
Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de citer le Figaro à propos de ce film qui en fait une belle synthèse : « Il y a des maladresses, des lourdeurs dans sa réalisation et sa direction d'acteurs. Mais le sujet reste néanmoins fort avec le parallèle entre colonisation et mondialisation »
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2012
good, good ,good, une histoire prenante et luis tosar toujours aussi bon
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