Même la pluie
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Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2016
Même la pluie est un film original et pertinent sur la condition des amérindiens à notre époque. Un énorme parallèle est fait entre la découverte du Nouveau Monde et la privatisation de l'eau ainsi que l'augmentation de son prix à 300%. Les acteurs dans ce film sont vraiment excellents, et l'idée de faire un film dans un film est une mise en abime de la situation.
happykollapse
happykollapse

35 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2011
Un très bon film engagé et touchant .A conseiller malgré une tendance a verser dans le larmoyant facile sur la fin .
Une belle mise en parallèle entre la colonisation et la privatisation mondialisée doublée d'une réflexion sur le cinéma.
ça parait casse-gueule comme ça mais le réalisateur s'en sort haut la main.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 novembre 2011
Résultat mitigé, pas équilibré… Le sujet est plutôt intéressant : les doutes et remises en question de ce producteur et réalisateur qui souhaitent finir leur film à tout prix. Le parallèle entre la colonisation, le sujet du film en tournage et la mondialisation de la Bolivie qui les entoure est très futé mais selon moi pas assez exploité. Il manque un je ne sais quoi… entre autre la bo qui n’apporte rien. Bizarre ce film mais intéressant.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2011
Au delà de la triste mais évidente parabole de l'histoire . Les acteurs tous merveilleux vont vivre autant la petite histoire que la grande qui se déroule dans les rues. Le film avec un certain brio nous emmène dans les chemins qu'ont vécu les colons au XVI ième siècle comme les Indiens qui se battent contre une multinationale . Comme si pour ces pauvres gens l'histoire se répétait. Un Grand Film empli de Fureur (contre les injustices) de Grandeur et d' Humanité (de celle qui change un homme)
vince113
vince113

49 abonnés 208 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2011
La démarche est originale : questionner l'intégrité d'un discours à l'épreuve du réel en faisant se télescoper le tournage d'un film "engagé" à la réalité sociale d'un pays. Ou comment la nature autarcique d'une création artistique, sous-tendue dans le cas du cinéma par de forts enjeux économiques (la Bolivie, c'est des décors et des figurants pas chers), se heurte à la force centrifuge d'une révolution sociale (les "émeutes de l'eau" de 2000), illustrant l'opposition entre posture et vrai engagement. Ambitieux, ce projet questionne notre propre confort de spectateur compatissant mais vaguement complice envers les injustices du monde qui est aujourd'hui un grand réseau intégré de causes à conséquences. Face à la complexité du propos, "Même la pluie" n'évite pas le manichéisme dans les parcours opposés du réalisateur angélique qui se révèle prêt à toutes les compromissions pour mener son film à terme et du producteur cynique qui s'humanise peu à peu. Si ce double mouvement n'est pas inintéressant en soi (il crée un inconfort précieux car générateur de questionnement chez le spectateur), il n'échappe pas à une schématisation un peu facile (la rédemption finale du producteur est artificielle). Bref, des maladresses, mais une qualité essentielle : la vision d'un cinéma qui dépasse la posture de la dénonciation pour articuler un vrai chantier de réflexion. C'est déjà pas mal.
Rik13
Rik13

23 abonnés 648 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2012
Une équipe de tournage débarque dans les montagnes boliviennes dans le but de réaliser un film dont l'action se déroule au 16e siècle lors des voyages de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde. Outre un budget serré, le réalisateur et son producteur vont devoir faire face à une insurrection populaire autour de l'attribution du marché de l'eau. Un de leurs figurants se trouve être un des meneurs de cette manifestation. La bonne idée de ce film est de mettre en parallèle le martyre des indiens lors de l'arrivée des premiers colons avec la situation souvent précaire de la population bolivienne d'aujourd'hui, le tout vu à travers le prisme d'une équipe de tournage de cinéma. Les membres de cette équipe se trouvent devant un problème de conscience, terminer leur film à tous prix ou prendre part aux côtés de la population locale dans un combat légitime contre les autorités autour d'une ressource vitale, l'eau potable. Très bien interprété et mis en scène, "Même la pluie" alterne séquences de tournage et scènes de la vie réelle dans les paysages boliviens. Une histoire prenante et émouvante qui prend toute son ampleur dans la dernière demi-heure.
Pierre d
Pierre d

56 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2011
Avec une excellente mise en parallèle historique et un périlleux système de poupées russes comptant sur trois niveaux d' "histoire dans l'histoire" effectué avec brio, ce film fait réfléchir sans dénoncer de façon facile et irritante, et montre deux réactions différentes face à un dilemme.
L'évolution croisée des deux personnages principaux est subtile, et les relations entre les trois personnages est passionante.
A noter, des personnages secondaires attachants et très justes.
Le tout avec une réalisation superbe tant au niveau des plans, des paysages comme des dialogues, sans oublier un superbe casting, on éspère que le choix de ce film pour représenter l'Espagne dans la catégorie meilleur film étranger aux oscars portera ses fruits.
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2018
Un film fort qui traite essentiellement de la difficile situation des Indiens en Bolivie et se permet de faire un astucieux parallèle avec l'exploitation de ces derniers par les hommes de Christophe Colomb au XVe siècle, preuve que peu de choses ont véritablement évoluées. '' Même la pluie '' jouit d'une brillante distribution dont Luis Tosar (Costa), Juan Carlos Aduviri (Daniel) et Karra Elejalde (Anton). Le long-métrage incite à la réflexion et à une remise en cause : que faudra-t-il bien faire pour qu'un jour, tous les hommes sans exception puissent accéder légitimement à cette ressource fondamentale qu'est l'eau ? A méditer après un visionnage riche en émotions...
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2011
"Même la pluie" est intéressant grâce au bon jeu des acteurs, le scénario est lui vraiment plaisant et prenant. On passe un bon moment devant ce très beau film qui est surtout touchant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 janvier 2012
También la lluvia, long-métrage espagnol d'Iciar Bollain, raconte l'histoire d'une équipe de tournage qui se retrouve en Bolivie, pour réaliser un film sur l'esclavage des aborigènes par les troupes de Christophe Colomb. Eux-mêmes sont au coeur d'une révolte du peuple local, qui se soulève contre la privatisation de l'eau. Ils vont alors devoir faire au mieux pour mener à bien leur projet, dans un climat de tension qui semble pouvoir exploser à tout moment. Empreint d'humanisme, También la lluvia s'appuie sur un procédé intelligent et exploité au meilleur de ses capacités, à savoir le film dans le film.

Aux côtés du réalisateur et de son producteur, nous allons découvrir comme eux la situation dans laquelle se trouve ce pays, où le peuple subit la loi, qui relève plus de l'exploitation que de la justice. Le film étant le projet de leur vie, ils n'hésiteront pas à mettre tout en oeuvre pour le terminer. Tiraillés entre leur fiction et la véritable situation, ils devront faire des choix, en leur âme et conscience. Ces deux personnages s'avèrent alors très complexes, puisqu'ils auront la responsabilité ingrate de travailler avec des acteurs locaux, qu'ils verront embarqués dans un conflit dont on ne peut deviner l'issue. Un de leurs acteurs principaux endosse par ailleurs un double rôle, celui d'instigateur de la révolution, fictive ou réelle. Il complète à merveille ce trio de personnages qui va évoluer tout au long de l'aventure et qui entretiendra des rapports compliqués, mais on ne peut plus sincères. Perdus entre désir personnel et désir d'entraide, leurs échanges tiennent le film à eux seuls, et les dialogues sont d'une profondeur remarquable. Sans être dans l'excès ou dans la surenchère, le choix des mots est juste et concis, pour mettre à nu ces personnages superbement interprétés, qui rendent la compassion totale.

Par ailleurs, le choix du thème sous abordé, à savoir Christophe Colomb, n'est évidemment pas anodin. Les deux histoires contées se rejoignent avec justesse et reflètent bien la lutte continuelle de ce peuple, dont il n'y a pas de début ou de fin, mais uniquement des instants présents. Le risque est pris, puisque de nombreuses scènes insistent à nous montrer du faux dans du faux. Et pourtant, le rendu est très positif, puisque nous sommes tout autant bouleversés par les "vraies" scènes que par les fausses, c'est la magie du Cinéma. L'environnement Bolivien est d'ailleurs utilisé à bon escient, sans trop en rajouter, juste ce qu'il faut pour ne pas rentrer dans la contemplation ou le sensationnalisme, mais rester dans l'esprit du film, qui ne se passe pas dans l'image mais dans la tête. La puissance émotionnelle qui se dégage de chaque séquence est sublimée par des acteurs qui croient profondément en ce qu'ils transmettent, et qui rendent alors l'oeuvre encore plus touchante.

Tout au long du film la pression ne cesse de monter, et les personnages évoluent progressivement, sur fond de révolte social, et sur forme d'apothéose d'un film pas comme les autres. Non seulement les protagonistes se retrouvent marqués à jamais à travers cette aventure, mais le spectateur aussi le devient. Le processus est similaire, chacun sort de sa fiction pour s'apparenter à la réalité, et en comprendre les véritables enjeux. Baignés par une bande-sonore qui intègre parfaitement l'idée du film, nous sommes immerger au plus profond de cette histoire, dont chaque séquence se révèle poignante et justifiée.

Iciar Bollain, tout en incluant des éléments qui permettent d'aérer son film (notamment quelques touches d'humour, rares certes, mais présentes et primordiales), suit sa ligne de conduite en livrant un film qui se veut à la parfaite limite entre le pur produit artistique et le message philosophique et politique. Si la fin n'est peut-être pas aussi intense que l'on aurait pu l'imaginer, je trouve que cela est bénéfique. Contrairement à tous ces films où l'on a l'impression que tout est réglé une fois les deux heures écoulés, ici ce n'est pas le cas. De nombreuses questions restent en suspens, et c'est tant mieux, car rien ne s'écrit et ne se termine sur la durée d'un film, nous ne sommes pas les seuls à l'apprendre.

También la lluvia est donc, grâce à ses personnages, ses dialogues, et sa justesse filmique, l'une des très bonnes surprises de cette année, qui confirme le talent d'une réalisatrice passionnée, aux idées claires et à un humanisme certain. Parmi ces films qui traitent de problèmes politiques tout en livrant une histoire solide, il fait très certainement partie des tout meilleurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 février 2011
Luis Tosar s'affirme une nouvelle fois comme l'un des meilleurs acteurs mondiaux, dans une histoire que les cyniques reprochèrent d'être un sujet tendance et politiquement correct. Mais comment reprocher à l'actualité d'être à la une du jour? Est-ce politiquement correct que de donner raison à la victime et non au bourreau? A voir.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 octobre 2020
Je vais d'abord éliminer les aspects positifs. Même la pluie est merveilleusement tourné dans la campagne bolivienne et le film fait un excellent travail pour capturer le chaos et l'accumulation qui ont conduit à une manifestation très violente et très réelle dans l'histoire de l'Amérique latine. Bernal, Tosar et Aduviri réalisent tous de grandes performances avec ce qui leur est donné. Mais on ne leur donne pas beaucoup de travail car le scénario n'a aucune idée de ce qu'il essaie de faire. Une bonne partie du film est consacrée aux répétitions et à la mise en scène du film Columbus, tandis qu'une autre partie est consacrée à la montée des tensions concernant le contrôle de l'eau dans la ville. En conséquence vous avez à peine le temps de connaître les trois prospects qui changent à maintes reprises leurs motivations. Sebastian veut raconter une histoire de Colomb même s'il est lui-même déterminé à filmer une scène particulière impliquant des missionnaires franciscains se disputant au sujet de l'esclavage des indigènes et une autre scène impliquant le moment d'infamie de Hatuey. En d'autres termes l'objectif du film finit par changer complètement. Cependant il commence à prendre conscience quand il offense Daniel qu'il offre de l'argent sale pour tout son travail acharné. Puis il revient tout de suite à un centime pour faire le film. Enfin Daniel a l'air de s'inquiéter du bien-être de sa fille mais il finit par se blesser négligemment lors des manifestations qui finissent également par blesser profondément sa fille. Mais le film n'arrive jamais à son point. Il est trop chargé de montrer la production du film Columbus et les conflits entre les acteurs. On a droit à de nombreuses scènes où les acteurs se chamaillent et sur la situation socio-politique. En outre certains personnages mineurs réalisent des performances horribles lorsque leurs personnages sont nécessaires pour pousser certains points importants de l'intrigue. Pire encore, les prospects prennent des décisions cruciales qui n'ont pas de configuration pour expliquer pourquoi ils se comporteraient de certaine manière. En conséquence le public se demande pourquoi il agirait de comme ca. Même la pluie veut désespérément établir un lien entre l'exploitation moderne des latino-américains indigènes et l'esclavage historique desdites cultures indigènes lorsque les Espagnols sont arrivés. Les acteurs principaux on de grandes performances avec ce qui leur est donné et la réalisation est bonne. Cela commence par vouloir dire quelque chose mais comme le jeune réalisateur Bernal (celui du film) ne sait pas sur quoi se concentrer il finit par ne rien dire du tout...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 janvier 2011
Très bon sujet, très bien amené et traité, bon, quelques coups de mou et une fin à oublier, mais la complexité des propos et des personnages est bien approfondie. Et puis, ils sont justes, on a envie d'y croire !
Jean G.
Jean G.

32 abonnés 478 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2013
Un film remarquable de vérité. L'idée de faire un film autour d'un film rend l'histoire encore plus réaliste, on entre parfaitement dans cet univers, avec de fabuleux acteurs. Le rythme reste tout de même un peu lent.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2011
Il y a beaucoup à dire sur ce film, profondément anticolonialiste, il nous entraine dans les méandres d'un tournage qui finira par être relégué au second plan tant les problèmes des autochtones bolivariens sont au-delà de toute comparaison. Pourtant l'équipe va tout d'abord décider de fermer les yeux sur les horreurs et les inepties qui se déroulent devant eux, le film passant avant toute chose car 'l'art perdure', les hommes pour la plupart disparaissent très vite de la mémoire collective. Mais en quoi ce qui dure a t-il davantage de valeur que l'éphémère? C'est très vite une question qui va se poser, une parmi tant d'autres... Tout d'abord, premier point intéressant, cette idée ( peu innovante il est vrai ) de film dans le film ; ainsi les difficultés et les cruautés du casting et de la réalisation en elle-même nous sont, très vaguement, présentées.. Le film va très vite s'accélérer, les scènes tournées sont très évocatrices de ce qui passe dans le présent. Alors que le réalisateur et le producteur souhaitent réaliser des économies en engageant les acteurs sur place ( qui coutent nettement moins cher ), ces derniers font face à un problème autrement plus grave ; le pouvoir désire privatiser l'eau ( 'l'eau c'est la vie ) et c'est une véritable catastrophe pour le peuple qui lutte pour sa survie.. Le parallèle est d'ailleurs intéressant, alors que les 'autorités' dégustent leur champagne dans le luxe et le confort, la population s'est vu retirer jusqu'au droit de récolter l'eau de pluie.. Costa, quant à lui, est obnubilé par le tournage du film, sans scrupule, il pense que tout peut s'acheter, vérité occidentale qui n'est pas totalement démontrée dans certaines zones du monde ( Les femmes refusent de jouer la scène de noyade des enfants car celle-ci va contre leur principe) .. Le film amène alors une multitude d'interrogation à travers un propos engagé, sans tomber néanmoins dans l'outrecuidance et l'excès qui sont souvent l'apanage de la dénonciation politique et du désir de voir changer les choses.. Ainsi, critiquant la condescendance de l'homme blanc, son sentiment supériorité, critiquant les dérives du pouvoir, le clivage abyssal riche/pauvre, l'impunité avec laquelle les autorités peuvent agir, la bêtise humaine en somme, 'Même la pluie' sait rester intelligent et sophistiqué en ne basculant pas dans le pamphlet idéologique sectaire et haineux.. Finalement, par-delà les considérations sociales et économiques, nous avons à faire à un questionnement sur ce que peut être l'Homme, sur sa nature profonde, sa capacité à changer, à l'introspection. Bon ou mauvais? C'est bien ce à quoi il faudra répondre.. Mais n'ayez crainte, il n'y a pas de réponses, il y a des faits, des actes et des Hommes au milieu, qui vivent, se battent et meurent.. Rien de plus.. Un superbe film !
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