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Paul Roux
13 abonnés
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2,0
Publiée le 8 mars 2013
«C'est beau, long, et terriblement ennuyeux», conclut Le Parisien à propos de «À la merveille». On ne saurait mieux décrire le dernier Terrence Malick. Beau, c’est incontestable. Ce gars-là sait filmer, c’est sûr. Mais le charme n’opère pas. Malgré la beauté des images, malgré l’originalité de la mise en scène, difficile d’échapper à la tentation de regarder sa montre. Et on finit par s’ennuyer ferme. J’avais pourtant adoré «Les moissons du ciel» et «La ligne rouge», que je considère même comme des chefs d’œuvre. Mais j’ai du mal à suivre Malick dans sa quête spirituelle. Non que le sujet ne m’intéresse pas, bien au contraire. Mais sa spiritualité ne débouche sur rien de lumineux. Il me fait penser au prêtre de son film, qui dit de Dieu qu’il est partout, mais qu’il ne trouve nulle part. Ses personnages sont désespérés et son dernier opus est désespérant. Un point positif malgré tout : Olga Kurylenko, la Bond girl de «Quantum of Solace», est sublime dans «À la merveille».
Entre fièvre et contemplation : Terrence Malick enchaîne ses plans en filmant comme personne. A la Merveille porte bien son titre puisqu'il n'est rien de moins qu'un beau film. C'est déjà beaucoup : images resplendissantes lavant littéralement les yeux, actrice principale à se pâmer, utilisation de la musique remarquable... L'aboutissement formel du cinéaste, à mon humble avis. En paradoxe ce nouveau long métrage malickien semble ne rien raconter, ou du moins éprouve d'énormes difficultés à structurer son propos : comme si le réalisateur se cachait derrière ses belles images pour masquer l'indigence de son récit. Certains voient dans A la Merveille une filiation avec The Tree of Life, notamment pour la dimension mystico-spirituelle... Possible. Mais là où la Palme d'Or 2011 présentait une vision générale de l'humanité pour mieux tomber dans l'écueil du fourre-tout ultime le nouveau Malick trouve son unité dans l'intimité d'un couple. Résultat : A la Merveille s'avère bien davantage prégnant que le précédent, en dépit de la pauvreté du scénario. Mon préféré, étrangement...
Rien ne sert de faire de belles images quand aucune émotion n'en ressort. Pub pour du parfum, montage tellement elliptique, acteurs qui prennent des poses... Passez votre chemin... Malick en oublie l'essentiel: l'émotion !
"A la merveille" est un film précieux, parce qu'il continue de proposer une voie dissonante, nouvelle, affirmée, d'un cinéma qui n'a plus grand chose à voir avec ce que l'ensemble de l'industrie américaine ou mondiale a à nous offrir. C'est paradoxalement sa suprématie fragile dans sa méthodologie et son exécution, qui le place parfois au bord de la rupture, proche de l'autisme. Mais même dans ses failles, ses saillies, l'oeuvre arrive à conserver une longueur d'avance sur ses concurrents.
Ban j'adhère pas. Je peux comprendre qu'on puisse aimer l'esthétique, la mise en scène, le jeu poussé des acteurs mais là y'a trop de longueurs. Pas assez de dialogue. J'aime les films métaphoriques comme ceux ci mais la je n'adhère pas du tout. Tant pis.
Terrence Malik, sans doute pris d’enthousiasme par la Palme d’or que lui a valu The tree of life, à accélérer la cadence de ses productions sans pour autant chercher à modifier les bases de sa filmographie, à savoir une narration éclatée, un gout pour les longues focales afin de profiter des grands espaces ensoleillés et l’omniprésence d’une voix-off pleine de lyrisme. Son analyse dérisoire des doutes du couple formé ici par Ben Affleck et Olga Kurylenko, qui s’accompagne sans que l’on sache pourquoi des réflexions théologiques du prêtre incarné par Javier Bardem, est construite sur un schéma narratif qui relève en fait plus du roman-photo que du cinéma traditionnel. Mais son film est surtout chargé par son rythme léthargique qui ne peut nous laisser qu’espérer voir le réalisateur apprendre à renouveler son style plutôt que d’enchainer de nouveaux assommoirs pleins de prétention que cet A la merveille à éviter.
Objet cinématographique difficilement appréhendable et compliqué à expliquer, ce A la merveille m’a plutôt convaincu même s’il m’a manqué de l’émotion pour le faire passer au stade supérieur. Mais, bon, Malick, ça reste quand même très costaud…
Voilà un film très beau visuellement, bouleversant, touchant, reposant. Cependant, il va paraître bien lent et ennuyeux pour la plupart des gens qui ne l'apprécieront donc pas, ce qui est bien dommage.
Un film qui me laisse songeuse mais que je ne classerais pas dans mes préférée. Lisez le résumé avant d' y aller, vous apprendrez "la merveille", le prénom des acteurs, mais marina n est pas divorcée, son mari un jour est parti aux canari. Aucun dialogue, une narration tout au long du film. J ai attendu une chute, mais rien, et pourtant je suis restée jusqu a la fin car j y croyais, pas comme au moins 10 personnes qui ont quittés la salle. Belles photographies, beau couple, bel amour, et pourtant rien n est gagné et tout le monde se cherche…
Non, mais quel est donc ce film?! À la merveille.. Et bien croyez moi ce film n'en est pas une! Il s'agit nom pas d'une merveille, mais d'une torture mentale, où l'on ne cesse de s'agiter dans tous les sens au fond de son siège afin de trouver une once de concentration et de se convaincre que ce film a un but ou un quelconque intérêt! Je vous rassure, il n'en a pas. Ah si pardon, ce film possède une tête d'affiche, Ben Affleck, qui pauvre de lui n'a pas eu à apprendre de texte puisqu'il n'en a pas.. Et puis cette actrice qui joue avec lui.. Quel est l'intérêt de la faire danser tout le long du film telle une attardée?? Je finirai avec ces quelques mots :n'allez pas le voir. C'est une perte de temps!
Bien chiant. L'ami Malick a réussi trois premiers film autour de la violence, de la guerre, et même d'une passion amoureuse violente, grâce à des digressions esthétiques sublimes qui nous faisaient effleurer poétiquement du mystique et du lyrisme émotionnelle. Depuis ses derniers films il ne reste que les digressions. Adieu l'histoire, au revoir le scénario cohérent. L'ennui profond ne nous fera pas oublier les belles images, mais celles-ci pendant deux heures ne nous feront pas oublier de soupirer en attendant les lumières se rallumer. Bref, qui va encore encenser la perdition d'un ex diamant du cinéma mondial? Ceux qui comme lui se tritureront le nombril autour du vide du néant, l'amour la mort tout ça tout ça, vide vide vide, errements manquements, dans quel étagère? Y mettre toutes ses frustrations, son sens (mauvais donc) du beau, et se gargariser d'être membre de l'élite intelligente capable de s'enorgueillir fièrement de jouir de cette Merveille d'autosuffisance stérile c'est avouer sa vacuité spirituelle, qu'elle soit germanopratine ou anachorète. Ah Terrence ! Si un jour tu reviens du trou que tu te creuses lentement mais sûrement, t'es très fort. Là tu es très faible. A ton âge ça sent le sapin... Remets-toi vite, même si pour toi le temps est une conception très élastique; ce qui nous fait malgré tout un point en commun, mais ne nous donnera pas la jeunesse éternelle.
Bonnes surprises. Le sentiment amoureux s'accorde bien avec le cinéma de Malick. Autre bonne surprise, le cinéaste se plonge dans le contemporain et s'en sort fort bien, en témoigne la description de la bourgade américaine et son cortèges d'habitants que le cinéma américain ne montre pas (les gros en short, les expulsés, les malades...) Il y a même un peu d'humour au travers de la gamine ou de la gitanne italienne. Terrence Malick interroge sur l'amour spirituel et l'amour terrestre plongés dans le tourbillon des sentiments et le flux du temps. Et comme il n'a rien perdu de sa sensibilité pour filmer les plaines ensoleillées de l'Oklahoma, le silence de ses héros qui en disent long ou le vent dans les cheveux d'Olga Kurylenko ou ceux de Rachel Mc Adams. Deux bémol pour le final distendu et le rôle trop effacé de Ben Affleck, 15 phrases maximum. Très bonne B.O.
On pensait avoir déjà touché le fond pour Terrence Malick avec The tree of life (qui pour le coup passe pour un chef d'oeuvre à côté de ça). Mais malheureusement pour lui (et surtout pour nous !) il a réussi à faire encore pire. Car A la merveille (c'est le Mont St Michel pour ceux qui n'iraient pas voir le film et ils seront nombreux j'espère...), est juste vide, le néant, nul. Au moins le big bang, les dinosaures, Brad Pitt et Jessica Chastain était superbement mis en images et en musique dans le précédent film.
En fait tout le temps passé dans la salle, j'ai attendu que quelque chose se passe. Je n'étais pas seule à ressentir ce grand moment de solitude, cinq spectateurs se sont levés peu à peu pour...fuir. Au départ, un grand amour entre une française et un américain dans un paysage superbe "le Mont Saint-Michel", des parcs et forêts (sans scénario puisque c'est racontée par l'actrice principale, très jolie, au demeurant), qui avec sa fille prend le vol vers l'Amérique. Ensuite beaucoup de regards, de frôlements de main, de gaminerie... au bout d'un moment ça lasse ! Je dois manquer de romantisme, de sensibilité, mais au bout du compte, quel navet !