Un jour, l'actrice Julie Delpy a quitté la France parce qu'elle en avait marre de l'étiquetage permanent qui sévit chez nous et qu'elle avait envie de montrer sa vraie nature, pas aussi coincée et lisse qu'il y semblait au vu de ses premiers rôles. Cette blonde a une tempérament de feu et a fait son chemin depuis avec l'écriture et la réalisation de ses propres films. De là à lui passer tous ses caprices sous prétexte qu'elle est libre et émancipée ! 2 days in New York, qui débute plutôt bien, est quand même un monument d'hystérie où les acteurs sont en surchauffe constante, hormis Chris Rock, le seul cool de la bande, qui casse la baraque au bas mot (ceux qui verront ses onctueux "dialogues" avec le président américain saisiront l'allusion). Bien sûr que Delpy s'amuse comme une folle à mettre un boxon pas possible dans son film, avec un penchant pour la caricature culturelle qui dépasse volontairement les bornes et des vannes de cul régressives pour dynamiter le politiquement correct. Mais, dans l'ensemble, en restant 90 minutes durant branchée sur la prise, elle finit par agacer les gencives et étouffer tout sens critique. Quelques scènes surnagent dans ce joyeux happening et certaines sont franchement hilarantes. Et l'on perçoit bien les inquiétudes existentielles de la réalisatrice, même noyées dans cette vague déferlante qui emporte tout sur son passage. D'un autre côté, si elle s'assagissait, la Julie, elle montrerait davantage ses failles et ça, ce n'est pas son genre. Même concassé par son film, on finit par lui trouver des circonstances atténuantes. Doit-on, dans ces conditions, lui proposer un calmant ? Elle ne risque pas de perdre son âme, elle l'a déjà cédé au plus offrant et elle finira bien par la récupérer, maligne comme elle est.
Des personnages pittoresques, voire foutraques, une chronique new-yorkaise intello-bobo : pourquoi pas ? Mais à l'écran cela donne un enchaînement laborieux de situations attendues, et le choc des cultures est réduit à une "exception française" combinant grossièreté majuscule, obsession sexuelle et parasitisme (le trio père - l'inévitable géniteur de la réalisatrice - soeur et ex) en opposition avec le goût, l'intelligence et la mesure new-yorkais (l'"Obama" des ondes, « Mingus », alias Chris Rock) - et entre les deux, "Marion" (Julie Delpy soi-même), dont le coeur balance entre vulgarité de famille et raffinement conjugal, mais qui est pour l'heure surtout troublée par ses hormones. Passionnant. Si le "point de vue" n'était pas dû à une "Frenchie" bon teint (bien que naturalisée américaine depuis plus de 10 ans), on crierait (avec raison) haro devant ce festival de clichés sur nos compatriotes (depuis la scène "hilarante" du soixante-huitard attardé recyclé en "beauf" arrêté à l’aéroport par les Douanes car transportant « à corps » nombre de saucissons et de fromages hexagonaux - c’est-à-dire puants). C’est brouillon et plutôt très mal joué (Chris Rock, et Vincent Gallo en « guest », mis à part) – j’avais gardé un bien meilleur souvenir du premier « 2 Days ».
Un film déjanté mais très proche de la réalité. On aime ou on n'aime pas, et mis à part quelques gags très lourds, j'ai passé un super moment, en tous cas sur moi ça a bien fonctionné. C'est rafraîchissant, c'est coloré, vif, dynamique, tout va très vite ça parle beaucoup ...bref c'est un peu comme New-York.
Après le succès inattendu de son premier film, 2 Days In Paris, une sympathique comédie un peu trop répétitive qui jetait un Juif New-Yorkais dans une famille parisienne de Français sans gêne.
2 Days In New York expédie le personage d’Adam Goldberg et met en scène Chris Rock, dans le rôle du nouveau copain de Julie Delpy, et ça change tout. En effet, le comique américain, ici, reçoit la famille de sa dulcinée, ce qui lui permet de ne pas être le seul ressort comique du film. Le choc des cultures y est ici représenté de façon originale (le rêve de Mingus est une scène fabuleuse) et les acteurs sont assez satisfaisants, en dehors du couple en tête d’affiche, excellent. Julie Delpy arrive à réussir des scènes alors que les idées sont éculées (celle du trop rare Dylan Baker par exemple) et parvient à maintenir un rythme impressionnant pendant tout le film, d’une bonne humeur communicative.
Au final, 2 Days In New York est un film très sympathique, une grosse réussite comme le cinéma comique français arrive enfin à enchaîner depuis 2 ou 3 ans. Bien supérieur au premier opus.
Le cinéma de Julie Delpy est toujours joyeux non sans aborder des sujets plus graves ou des situations réalistes. La comédie est déjantée et loufoque. Le rythme est soutenu. Les personnages sont agaçants autant qu’ils peuvent être attachants, le rôle de la soeur envahissante et son boulet sont particulièrement énervants ! La réalisatrice a l’air de s’amuser des situations, du choc des cultures, des personnages …. Elle s’amuse des clichés en les grossissant…
Le personnage de Albert Delpy qui joue le papa de Marion est poétique. Le personnage est complètement loufoque, attendrissant, attachant, il est parfait ! Julie Delpy est enthousiaste, belle, naturelle.
Courez-y, un peu de fraîcheur dans ce monde de brutes….
L'actrice / scénariste / réalisatrice / choucarde Julie Delpy donne suite à son rafraîchissant "2 days in Paris" avec cette comédie gentiment vacharde et décalée, certes moins spontanée et pleine de clichés mais toujours drôle, attachante, remplie de dialogues savoureux, permettant à mademoiselle Delpy de brocarder une fois de plus la famille et l'esprit français, offrant à Chris Rock une belle occasion de briller.
C était assez bien parti du moins c'est ce que je croyais, mais sur la longueur ce film ne tient hélas pas la route et s'essoufle très vite trop de clichés bien franchouillard ( non les français fort heureusement ne sont pas tous comme ça ) New-york que j'ai découverte l'année dernière n'est pas assez filmée et trop peu mise en valeur Ca crie, ça pialle, ça s'.......e , ça part dans tous les sens le spectateur n'a pas un instans de répie pour souffler ,quand on croit que ça va ce calmer ça braille de plus belle , cette famille de barge y compris Marion est insupportable au plus haut point , entre la soeur limite nympho , le beauf plus vrai que nature , le père complêtement à l'ouest , il n'y a que les enfants et le nouveaux compagnon qui sembent à peu près normaux Julie je vous aime beaucoup mais là il va faloir revoir votre copie afin de ne pas refaire les mêmes erreurs pour votre prochain film j'avais hâte de sortir pour retrouver unpeu de calme
Un film désopilant sur une famille un peu dingue. Les personnages sont attachants et Julie Delpy a un abattage incroyable. On est loin de l'univers de ses deux précédents films "Le skylab" et surtout du somptueux et vénéneux "La comtesse". Comme quoi Julie est capable de tout faire. Et on se surprend à retrouver la fraîcheur des oeuvres de Woody Allen tournées dans la Grande Pomme. Un bon film quoi !
Suite sympathique et peut-être par moments plus drôle que "2 days in Paris", le nouveau film de Julie Delpy finit par s'essouffler sérieusement au bout d'une heure, et devient même franchement agaçant sur la fin, la faute à un manque d'idées flagrant conduisant à des répétitions un peu lourdes. C'est dommage, car jusque là, Delpy parvenait à concilier avec un certain talent un humour plutôt fin et un humour beaucoup plus potache (Albert Delpy est sensationnel dans son rôle). Le manque de constance de l'écriture couplé à une réalisation au mieux anodine, au pire clippesque, fait de ce "2 days in New York" un film certes amusant, mais rapidement oubliable.
« Le skylab » n'est sorti que l'année dernière, mais voilà que déjà déboule sur les écrans le nouveau film de la plus américaine des françaises : Julie Delpy. Suite dans l'idée et le format de « 2 days in Paris », les personnages sont les mêmes ou presque puisque le personnage de Marion, incarné par Julie Delpy, s'est séparé du très bon Adam Goldberg pour se jeter dans les bras de Chris Rock. Autre absence majeure et de circonstance, la maman de Julie Delpy (qui incarnait aussi sa mère dans le premier film) décédée en 2009, à qui le film semble parfois dédié quand il ouvre ses petites ailes de poésie. Pour autant la réalisatrice-actrice-scénariste-compositrice s'y repose peu, et veut clairement un film distrayant, drôle comme un exutoire. Pour ce faire, elle grossit un peu plus le trait de chacun de ses personnages et les confronte sans cesse, c'est peut être assez caricatural, hystérique même, mais elle arrive comme toujours à imposer de sa patte une tendresse unique à chaque personnage. Si la thématique du choc culturel traverse tout le film, elle arrive (peut être moins que d'habitude) à brasser pas mal de sujets aux travers de discussions, souvent houleuses. Comme cet américain semblant désemparé, le spectateur (re)fait la connaissance d'une famille déjantée, libérée, et s'il est un cran en dessous du premier opus, qu'il n'a pas la richesse scénaristique de « La comtesse », il n'en reste pas moins un divertissement drôle et attachant, qui comme d'habitude avec elle bouillonne de vie.
Aiguisé comme les meilleurs sitcoms bobos américaines -à la Arrested Development- 2 Days In New York propose un voyage sans prétention et pourtant sans un soupçon d'ennui. Delpy multiplie les trouvailles humoristiques, propose une galerie de personnages hauts en couleurs -notamment son père Franchouillard post-soixante huitard et son beauf ado attardé et pétri d'arrogance- et met définitivement du sien, quitte à vendre son âme à Vincent Gallo en guest star deluxe. Ses dialogues ciselés comme du Woody Allen, référence ici presque explicite, font systématiquement mouche et une fois sorti de la salle, l'envie nous prend d'en reprendre une louche.
Deuxième Opus réussi pour Delpy. On retrouve l'humour , la verve , l'irrespect du premier opus à Paris..Le scénario est solide, et la mise en scène bien construite. Il n'y a pas de temps mort, le montage est juste. Un humour très fin , à mi chemin entre Woody Allen et Jean Pierre Mocky. Il y a une liberté de ton incroyable, très rare dans le cinéma français , cet esprit libertaire qui la caractérise si bien . Elle peut tout se permettre, se moquer des "snob" galeriste de l'art moderne, des franchouillards beauf, des féministes et des machos, et d'elle même pour finir. Le final est très émouvant ,et le texte de conclusion est magnifiquement écrit.; un très joli film.
Un chronique familiale plutot reussi avec de bons dialogues , un humour assez fin , de bons acteurs , quelques longeurs vers la fin mais joli petit film.