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Allociné7792
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3,5
Publiée le 16 mai 2013
Bon film dans son ensemble. Points positifs: casting, histoire intéressante oú pour survivre les femmes n'hésitent pas à se travestir, fin relativement surprenante. Point négatif: manque de rythme assez flagrant ce qui dessert fortement le film.
Albert Nobbs est un film qui donne une impression mitigée. Ses qualités sont reconnaissables et indéniables. La composition excellente de Glenn Close (gros concurrence donc entre elle et Meryl Streep aux Oscars, pourtant les films ne sont pas époustouflants) et la très belle reconstitution des costumes et décors. Au-delà de ça, l'histoire patine un peu. Pas de vrai ligne directrice dans le rythme, simplement les inquiétudes et les rêves de Nobbs, dans un drame assez Shakespearien et parfois un peu grossier. Les seuls moments réellement intéressants du film interrogent l'identité, on les retrouve dans ces très beaux tête-à-tête entre Glenn Close et Janet McTeer, également époustouflante (grosse prétendante à l'Oscar du 2nd rôle). A part ça, ça n'impressionne guerre et on voit trop bien que ce film est un mélo qui ne s'assume pas. Seule la fin surprenante et sans pathos relève le niveau.
Éprouvant d'un ennui profond on ne peut que retenir la mise en scène d'époque et le realisme de ce film. Le jeu d'acteur est bon, le rôle centré sur Albert Nobbs l'ai aussi notamment parce que le personnage est assez bizarre. Franchement on s'ennuie derrière cette pâle vision d'un film d'époque beaucoup trop subjectif. On est obligé de se rendre à l'évidence que ce film n'est pas pour tout le monde
Avec une histoire pareille, il y a matière à faire un film profond, sensible, complexe. Cela demande une interprétation sans faille, ce qui est le cas ici (Glenn Close a rempli sa part du travail), et du talent aux manettes. Ce qui n'est vraisemblablement, et malheureusement pas le cas, de Rodrigo Garcia, au vu du travail fourni. Sa réalisation est comme paralysée, comme si le sujet était beaucoup trop brûlant. Il fait ça avec des pincettes, ou avec des gants de jardiniers, au choix, sans prendre de risques. On se retrouve du coup avec un film lisse, académique, et terne. Ni excellent, ni trop mauvais. Juste conforme. C'est insuffisant.
Film très émouvant, dominé par l'interprétation de Glenn Close, absolument bluffante dans ce rôle de femme travestie en homme... le reste de la distribution est à la hauteur et le film surprend jusqu'à la scène finale...
J'ai beaucoup aimé ce très joli film plein de sensibilité et traitant d'un sujet finalement assez actuel. Dans une Irlande pudibonde, hypocrite et à la morale très rigoriste, cette usurpation de genre par "Albert", ainsi que le couple lesbien clandestin formé par Hubert et Kathleen sont vraiment étonnants. Beaucoup d'émotion, un peu d'humour et des personnages qui sonnent "vrai". Glenn Close est vraiment excellente, à ceci près que son personnage m'a un peu fait penser à Stan Laurel... Le film est lent, mais on ne s'ennuie pas. Je recommande.
4 étoiles pour Glenn Close qui tient ce rôle de composition avec brio. le film montre très bien les difficultés des femmes à s'imposer dans une Irlande appauvrie.
Prestation d'actrices impressionnantes . A un moment "Albert" revêt une robe et on est tellement dans le personnage que ça fait bizarre , comme si elle était travestie alors que c'est une femme ! Je ne comprend pas bien pourquoi certains s'attendaient ou espéraient une comédie . Le sujet est grave et ne s'y prête pas : l'effroyable misère de Dublin et la condition de la femme à cette époquespoiler: (on voit bien le sort qui est réservé à une fille mère ) conduisent à cette extrémité , d'avoir à se travestir pour simplement pouvoir travailler et survivre . Le sujet de l'homosexualité s'il est présent est ici secondaire ,spoiler: "Albert" n'étant pas vraiment homosexuelle en tous cas consciemment . Si elle veut se marier c'est parce qu'elle ne peut trouver un mari et aussi probablement par rapport à son histoire. Film intéressant à divers points de vue : qualité du jeu , problèmes soulevés, plus divers qu'il n'y parait .
Si le film débute assez brusquement, il a au moins le principe d'entrer dans le vif du sujet. Albert Nobbs est un majordome soumit, dans un hôtel assez convenable. La réalité de ce film est surprenante, mit en scène à la perfection dans la typique Irlande pauvre du XIXe siècle.. Le scénario prend forme à travers Albert, puis s'accentue avec les autres personnages, qui se relient petit à petit à l'histoire centrale. Le timing du film est parfaitement bien mené, il ne traîne pas en longueur, il se concentre sur les points essentiels. La vie du personnage principal est racontée brièvement, non pas par manque de profondeur, mais par crédibilité avec son état d'esprit : Albert n'est pas grand chose, son passé n'a pas tellement d'importance, il n'est pas la femme qu'il a été, il est l'homme qu'il est devenu. Il a des rêves et des espoirs qu'il perçoit au travers d'une autre personne qui les a elle-même presque réalisés. Certes Glenn Close est magistrale, mais Janet McTeer est aussi extraordinaire ! Ce tandem rythme le film, lui donne une âme, et la délicatesse avec lequel il est réalisé fait qu'il dégage une émotion particulière, qui ravit le spectateur et le fait réfléchir. On appréciera aussi la fin, empreinte d'une touche de mélancolie et d'espoir qui amène le film à son apogée totale.
Il n'y a rien de spectaculaire dans ce film, juste le combat permanent d'une femme qui se fait passer pour un homme afin de mieux gagner sa vie en tant que majordome dans un hôtel dans l'espoir d'ouvrir un magasin dans l'Irlande du XIXème siècle. Rien de spectaculaire certes et pourtant on ne peut qu'admirer le courage d'Albert Nobbs incarné à la perfection par une surprenante Glenn Close qui veut aller au bout de son rêve et sortir de la misère. Le rythme est lent, parfois trop et jamais le film n'est agréable mais il fascine par la réflexion qu'il offre sur la difficulté d'être une femme et brosse un beau portrait de femme sur un sujet rare et maîtrisé. Et il y a aussi Janet McTeer, tout aussi excellente en second rôle volant la vedette à Mia Wasikowska et Aaron Johnson que l'on voit mûrir avec plaisir.
Je ne comprends pas comment ce film a t-il pu repartir bredouille des oscars, et surtout pourquoi Glen Close n'a pas eu son oscar ? Albert Nobbs est le film le plus personnel pour Glen Close, un projet personnel ayant muri pendant plus de 30 ans, une implication émotionnelle et personnelle (co-scénariste, productrice, actrice principale) aurait mérité une reconnaissance tant le film est magnifique. Au 19ème siècle, Albert Nobbs est un maître d'hôtel compétent et apprécié par sa patronne, ses sulbaternes et les clients de l'hôtel; mais Albert Nobbs a un terrible secret: c'est une femme et son plus grand rêve est d'ouvrir un magasin de tabac. On aurait pu penser que c'est un film à l'effigie de Glenn Close mais pas vraiment. Alors oui Glenn Close est magnifique, méconnaissable dans ce rôle. Elle interprète un personnage qui doit survivre dans un monde où les mentalités sont dictées par une doctrine sociale sévère et mensongère (voir le final), Glenn Close démontre sans problème une capacité de transformation physique (aidée par un maquillage simple mais complexe) et d'un jeu habité. C'est simple, c'est son plus beau rôle, elle est magistrale. Elle fait pleurer. Son personnage est mystérieux, même en se dévoilant (séquence vraiment touchante) il est impossible d'en savoir plus. Ensuite Mia Wasikowska (interprétant Helen Dawes, une serveuse dont Albert Nobbs tombe amoureux), pour la première fois, elle joue un personnage à la fois soumis, agressif mais cherchant un soutien, elle est partagée entre son amour pour Albert Nobbs et Joseph (Aaron Johnson), elle semble dure à l'extérieur mais elle est d'une fragilité extrême (un rôle bien plus extrême que ses précédents travaux). Aaron "Kick Ass" Johnson (interprétant Joseph Mackins) est hallucinant, loin de ses rôles de geek, de beau gosse, il joue un écorché vif qui a honte de son passé mais qui est constamment rattrapé par celui ci. Aaron Johnson est génial. Mais le rôle féminin surprenant et impressionnant du film, avec Glenn Close, est Janet McTeer , une femme dont le physique est déjà impressionnant (1m85) mais méconnaissable en homme (elle semble vraiment être un homme); son personnage est un électron libre, un choc électrique pour Albert Nobbs, il va lui apprendre à vivre sa vie, le guidant dans sa recherche du bonheur. Le scénario est sans surprise, quasi linéaire mais prenant (j'ai pas décroché du début à la fin), mêlant histoire d'amour à trois, sexisme, inégalité des chances et inégalité sociale, le film est très dur mais se permet des moments légers parfois doux, parfois bouleversants (les rendez vous entre Albert Nobbs et Helen sont drôles mais montre un vrai attachement de Albert Nobbs pour Helen), émouvant (Albert Nobbs qui revête pour la première fois des habits de femme) et poétique (Helen posant sa tête sur l'épaule de Nobbs tandis que la neige tombe). Le film est réalisé dans la tradition d'un film classique (pas d'image tape à l'oeil, de plans de caméra fous) mais toujours au service d'une histoire simple, celle de quelqu'un qui veut vivre, exaucer son rêve et le vivre pleinement. Même si il n'est pas à en douter sur l'issue finale du film, on continue d'espérer que le rêve se réalisera. Albert Nobbs est un film magnifique et émouvant, traitant de l'inégalité des chances dans la société, mais nous permet d'espérer sur un avenir meilleur (comme le suggère les dernières minutes du film). Parmi les meilleurs films de l'année. Glenn Close aurait mérité l'oscar.
Albert Nobbs est un film comme son héro(ine), froid et travesti, dont quelques rares scènes suscitent une émotion, la faute à une réalisation plate, académique, sans originalité ni saveur. Cependant Glenn Close relève le niveau en proposant une très bonne interprétation de l'ambigue personnage, accompagnée de Mia Wasikowska ex-Alice au Monde de Narnia et Aaron "kick-ass" Johnson tous deux très correct ainsi que de Janet McTeer en bonne révélation. Moyen.