Vu par l'intermédiaire du "Panorama du cinéma Britannique" en VOSTF. Quelle belle histoire... Celle d'une femme étant obligée de se déguiser en homme pour s'en sortir et être embauchée comme serveur. L'histoire est beaucoup plus compliquée que ça... Mais il faut voir le film! Parlons maintenant du casting qui est une pure merveille: le talentueux Aaron Johnson que nous avons eu l'occasion de voir dans "Kick Ass" ou encore "Nowhere Boy", qui interprète un jeune homme de la ville cherchant un travail, et dont nous en saurons, au fur et à mesure de l'histoire, un peu plus sur sa personnalité... ou encore Mia Wasikowska, que nous avons pu voir dans "Alice au pays des merveilles" de Tim Burton, qui interprète une jeune serveuse tombant amoureuse de ce jeune homme et qui va se laisser prendre dans son filet telle une petite mouche! Ensuite vient la grande Janet McTeer, qui interprète avec grandeur un peintre bâtiment, qui vous l'aurez certainement compris a le même secret que Albert Nobbs, et enfin je garde le...euh..la meilleure pour la fin... La divine, la sublime, la grande Glenn Close, qui interprète d'une façon magistrale (!!) son personnage doux, simple, ayant un lourd secret en lui et qui rêve d'une chose en particulier, mais pour que son rêve soit parfait, spoiler: aura besoin de se marier ... Glenn Close après avoir interprété par exemple,"Cruella d'Enfer" auparavant nous étonne quant à sa qualité d'actrice qui n'est plus à prouver... Les maquillages sont beaux, les costumes de toutes beauté, les décors magnifiques, la musique soft et belle, le film nous montre avec dégoût le monde des notables, même si quelques uns échappent à la règle grâce à leur personnalité assez différente... Une fin, bien que brève, très belle... Je meurs d'envie d'encore plus vous parler de ce film mais ce serait spoiler et je n'aime pas spoiler. Allez y, et de préférence en VO... Rien ne vaut la VO... En résumé, Rodrigo Garcia nous signe un film de toute beauté grâce à une histoire très peu exploitée au cinéma et surtout d'une manière aussi délicate et habile. Rien que pour le casting, courez le voir...
Très beau film sur la misère sociale et morale, sur la difficulté qu'il y avait d'assumer ses ambitions et ses rêves lorsqu'on était une femme pauvre dans une société qui ne laissait une place qu'aux riches et aux hommes. Une interprétation magnifique des acteurs et actrices, et notamment de Glenn Close.
Prestation d'actrices impressionnantes . A un moment "Albert" revêt une robe et on est tellement dans le personnage que ça fait bizarre , comme si elle était travestie alors que c'est une femme ! Je ne comprend pas bien pourquoi certains s'attendaient ou espéraient une comédie . Le sujet est grave et ne s'y prête pas : l'effroyable misère de Dublin et la condition de la femme à cette époquespoiler: (on voit bien le sort qui est réservé à une fille mère ) conduisent à cette extrémité , d'avoir à se travestir pour simplement pouvoir travailler et survivre . Le sujet de l'homosexualité s'il est présent est ici secondaire ,spoiler: "Albert" n'étant pas vraiment homosexuelle en tous cas consciemment . Si elle veut se marier c'est parce qu'elle ne peut trouver un mari et aussi probablement par rapport à son histoire. Film intéressant à divers points de vue : qualité du jeu , problèmes soulevés, plus divers qu'il n'y parait .
Rodrigo Garcia prolifique et talentueux réalisateur de séries télé (principalement pour le network HBO) n’en n’est pas à son premier passage au grand écran. Il convient toutefois d’admettre qu’il est plus efficace et à l’aise sur le média télévisuel. Tombant souvent dans le mélo pompeux et sirupeux, ses films, à la forme et fond identiques, se répètent comme de pâles copies d’un cinéma de la série « Arlequin ». En adaptant, le livre de George Moore, on pouvait croire à une envolée différente. Hélas Garcia se complaît dans une facilité émotionnelle qui devient sa marque de fabrique, toujours à la limite de la dramaturgie sous vide et une mise en scène stoïque. En réalisant un film d’époque on aurait pensé, que Garcia pouvait échapper à ses tics de mise en scène et à cette aisance de « parler » beaucoup pour en dire très peu. Essai encore une fois manqué puisque Albert Nobbs est le parfait pendant de ses autres longs métrages (Les passagers, Ce que je sais d’elle… , Mother and Child…) ; c’est en flirtant trop avec le pathos et/ou la facilité que Garcia réalise ses œuvres cinématographiques. Et il n’en démord pas. Alors Albert Nobbs n’est pas l’objet repoussant auquel on peut croire mais une sensation douloureuse du temps qui s’écoule au ralenti se fait sentir. Chaque séquence souffre d’une longueur imperméable qu’on pourrait imputer au fait qu’il prend le spectateur pour ce qu’il n’est pas. Certes nous voulons bien croire en son œuvre mais à aucun moment le doute qu’il veut créer sur l’ambiguité identitaire des personnages ne fait acte. Malgré la prestation convaincante de l’ensemble des comédiens aucun suspens, désiré et mis en scène tel quel par Garcia, ne fait son effet. Ce qui est plutôt dommageable pour un film dont le principal sujet est là. Heureusement les comédiens, dans leur globalité, épatants, donnent une once d’indulgence à l’ensemble. Glenn Close joue ses meilleurs tours d’interprétation dont elle a le secret, sous un maquillage en forme de masque de cire. Elle reste convaincante du début à la fin, autant par son interprétation que par le jeu que son personnage impose, mimiques et gestuelles masculines en amont. A ce titre Janet McTeer s’avère également flamboyante. Autre surprise, qui devient presque une nouvelle attente dans un prochain métrage, Aaron Johnson, découvert dans Kick-Ass qui sans montrer une palette totalement séduisante pour ce qui est de jouer la dramaturgie, fait preuve d’un charisme qu’on est curieux de voir dans un autre contexte. Ainsi, seul le casting, avec Glenn Close comme pièce maîtresse, donne à Albert Nobbs l’intérêt minime qu’on peut lui porter. Hormis cela, la mise en scène longue et embourbée de Garcia saccage l’ensemble du film quand aucune émotion et histoire n’arrivent au cœur du spectateur. Pour le coup, en restant de marbre devant une telle réalisation, on finit par ressembler à Glenn Close, figée dans cette suite de séquences à la fadeur prononcée. http://requiemovies.over-blog.com/
Je n'ai hélas pas saisi l'interêt de l'histoire de cette pauvre femme métamorphosée en homme pour bosser....pourquoi vouloir se marier alors que visiblement elle n'est pas lesbienne. BOF
A voir pour la métamorphose de Glenn Close, qui incarne avec sobriété le personnage d'Albert. Albert, personnage émouvant mais aussi très dérangeant, dans ce film qui aborde délicatement la question de l'identité sexuelle.
agréablement surpris par cette histoire tragique de lesbiennes qui vivent comme elles peuvent dans l'Angleterre victorienne et répressive ...Glenn Close est excellente ... un film émouvant à voir ...
Une belle histoire, bien filmée , bien interprétée, elle démontre une fois de plus les ressources humaines lorsque ils ou elles sont confrontés à de graves difficultés, peut être rassurant pour cet avenir qui se profile .
J'ai aimé le jeu de Glenn Close qui relève le niveau du film. Le scénario est creux. Un premier rôle excellent, la découverte d'un second rôle qui harmonise le film qui traite d'une cause historique. La fin est merveilleuse. A voir, film a petit budget qui a beaucoup a offrir.
Albert Nobbs possède un sujet qui pourrait être vrai au regard du contexte de fuite des irlandais durant cette période et des femmes pour survivre auraient tout à fait pu être amenées à prendre des métiers réservés aux hommes. Quoiqu'il en soit, l'histoire est passionnante et profondément touchante. L'émotion monte tout au long du film et la performance de Glenn Close est remarquable. La fin du film spoiler: est elle véritablement triste avec la mort accidentelle du héros Nobbs et des larmes vont monter aux yeux de beaucoup de personnes . Un film de tout premier plan nanti d'une exceptionnelle interprétation. A voir absolument...