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Un visiteur
3,5
Publiée le 2 juin 2014
Une belle histoire, bien filmée , bien interprétée, elle démontre une fois de plus les ressources humaines lorsque ils ou elles sont confrontés à de graves difficultés, peut être rassurant pour cet avenir qui se profile .
J'ai aimé le jeu de Glenn Close qui relève le niveau du film. Le scénario est creux. Un premier rôle excellent, la découverte d'un second rôle qui harmonise le film qui traite d'une cause historique. La fin est merveilleuse. A voir, film a petit budget qui a beaucoup a offrir.
Il n'y a rien de spectaculaire dans ce film, juste le combat permanent d'une femme qui se fait passer pour un homme afin de mieux gagner sa vie en tant que majordome dans un hôtel dans l'espoir d'ouvrir un magasin dans l'Irlande du XIXème siècle. Rien de spectaculaire certes et pourtant on ne peut qu'admirer le courage d'Albert Nobbs incarné à la perfection par une surprenante Glenn Close qui veut aller au bout de son rêve et sortir de la misère. Le rythme est lent, parfois trop et jamais le film n'est agréable mais il fascine par la réflexion qu'il offre sur la difficulté d'être une femme et brosse un beau portrait de femme sur un sujet rare et maîtrisé. Et il y a aussi Janet McTeer, tout aussi excellente en second rôle volant la vedette à Mia Wasikowska et Aaron Johnson que l'on voit mûrir avec plaisir.
D'une très grande lenteur, on sent pourtant arriver la "catastrophe" très tôt dans l'histoire. Le propos du film est intéressant (quelle place pour les femmes dans une société en crise?) mais l'apathique Albert Nobbs ne nous donne pas envie de le suivre. Janet McTeer dans le rôle de Hubert Page est cent fois plus captivante.
Les personnages féminins ont la belle part dans ce film : la patronne d’hôtel aux airs de diva, la fille enceinte qui assume difficilement, l’épouse joyeuse et optimiste, les diverses domestiques qui font tourner l’hôtel. Les hommes au contraire sont volages et faibles. Les deux seuls hommes travailleurs et honnêtes… sont des femmes.
Portrait émouvant d’une personne qui cherche désespérément à trouver sa place mais qui n’y arrive. On dirait un oiseau englué dans du pétrole. Même si le film est un peu long parfois, on ne peut qu’être bouleversé par Albert Nobbs et épaté par Glenn Close qui donne vraiment une dimension émouvante et profonde à ce personnage.
Un bon film ou campe une Glenn Close très convaincante qui mérite d'être nommée aux oscars. Mention spéciale pour le maquillage et les costumes qui sont vraiment superbes.
Glenn Close s'est battue corps et âme pour ce film depuis près de 30 ans... Et quelle déception... Une travestie en homme dans l'Irlande très catholique de la fin 19ème voilà qui avait de quoi mettre l'eau à la bouche. Le problème du film réside surtout dans la froideur extrème de l'ensemble ; à la mise en scène académique qui ne sait jamais insuffler un minimum de passion dans son sujet à la reconstitution minutieuse mais dénuée d'intéret. Si Glenn Close reste une actrice majeure son personnage est trop étriqué et "masqué" pour créer une réelle vraisemblance. Le scénario est lui bien écrit, l'évolution et les liens entre les différents protagonistes sont riches et offrent de très beaux moments. La monotonie est dû à un manque de chaleur et de passion... Dommage...
Encore une splendide performance d'actrice au service d'un film qui ne le (la) mérite pas ! Mais ne comparons pas Meryl Streep dans La dame de fer et Glenn Close dans Albert Nobbs, le sujet de la deuxième oeuvre, quoiqu'on puisse de son traitement, bénéficie d'une écriture autrement plus subtile que la bouillie thatchérienne de la première. Le point de départ est une novella écrite vers 1920 et transposée sur scène en 1982, avec déjà Glenn Close dans le rôle titre. Nul doute que le sujet lui tient à coeur puisqu'elle a participé au scénario du film au côté du célèbre écrivain irlandais John Banville. Albert Nobbs est profondément ancré dans le Dublin de la toute fin du XIXe siècle, où une épidémie de typhoïde n'était pas rare au contraire du travail, avec une forte émigration vers l'Amérique à la clé. Majordome dans un hôtel chic, Albert Nobbs est une femme travestie depuis des années sans que personne n'ait ait eu l'ombre d'un soupçon. Les décors et les costumes sont impeccables, la mise en scène, certes empesée et pincée, ne brille pas par son originalité, mais elle est, somme toute, à l'image de son personnage principal, dans cette atmosphère victorienne qui a du mal à refouler les remugles venues de la rue. Albert Nobbs est un mystère, les élans de son coeur sont insondables et c'est bien ainsi que Close l'interprète, le visage figé (à l'aide d'une prothèse relativement discrète), à part des yeux qui expriment assez souvent la panique, celle d'être découverte. Une face de cire qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle du mime Marceau, en moins vivante. N'oublions pas, dans un rôle opposé, l'excellente composition de la fraîche et frêle Mia Wasikowska, laquelle forme avec Albert un couple aussi ambigu que possible, ce qui permet d'introduire un soupçon d'humour dans une intrigue qui ressemble à un étau qui se resserre peu à peu. Le côté pathétique et illusoire de cette existence de femme comprimée, y compris au sens physique du terme, se libère in fine dans les ultimes scènes qui laissent échapper, enfin, un souffle d'émotion.
Étonnante Glenn Close ! Porter en soi un projet depuis tant d'années et le voir sur les écrans aujourd’hui, grande récompense pour cette immense actrice. Tout dans le film peut paraître vieillot, suranné, sans relief, morne, invraisemblable et triste comme le sombre destin de son personnage central. Mais c’est avant tout un portrait de la condition féminine de certaines femmes au 19ème siècle. L’histoire reste étonnante sans tapage ni effets outranciers. Glenn Close tout à fait méconnaissable, livre ici une magnifique interprétation avec ce plus qui vient de l’intérieur. Oscar de la meilleure actrice ? Je suis pour. http://cinealain.over-blog.com/article-albert-nobbs-98265505.html
Le projet de toute une vie. Voilà ce qu’est Albert Nobbs pour Glenn Close. Après avoir joué le rôle sur scène en 1982, l’actrice n’a eu de cesse d’essayer de monter le film pendant trente ans (elle est productrice et co-scénariste). Son rêve est aujourd’hui réalisé et le film est sur les écrans. Elle est venue le présenter elle-même en avant première à l’UGC des Halles (la grande classe). Au sortir de la salle, le sentiment était plutôt mitigé voir négatif. Tant de temps pour arriver à cela ! Une mise en scène tout, sauf originale, poussiéreuse et académique à souhait, un scénario tiré par les cheveux, plein d’incohérences et de non-sens (l’obstination du personnage a vouloir certaines chose alors qu’il n’en a pas vraiment besoins…), quelques scènes un peu « too much » (la plage…), un manque d'émotion… Mais…deux jours après je pense encore beaucoup au film. Finalement tout cela est-il peut être très cohérent. Le traitement correspond sans doute bien à ce que devait être l’époque et à l’histoire si elle avait vraiment eu lieu. Et puis on n’est pas venu voir Tootsie ! En y repensant, le film dure deux heures et je ne me suis pas ennuyé... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-albert-nobbs-99782467.html
très bon film avec de bon acteurs et surtout une histoire superbe et touchante. heuresement que le monde a évolué même si il reste encore beaucoup a faire.
Un mois dans la peau d’un obèse, une semaine dans la peau d’un sdf… mais qu’en est-il d’une vie dans la peau d’un homme pour Albert Nobbs ? Glenn Close est méconnaissable sous ces nouveaux traits. Souvent en huis clos, le film présente tranquillement le quotidien de ce personnage travaillant comme maitre d’hôtel à Dublin et qui cachera (jusqu’au bout ?) sa véritable identité. De temps en temps, Albert pointe son nez dehors pour s’échapper, rêver, imaginer son futur avec toutes les économies accumulées depuis des années. Cette routine monotone dure depuis longtemps mais elle sera chamboulée par l’arrivée du personnage d’Hubert qui changera la vie d’Albert. Ce dernier se mettra alors en danger, osera, risquera de séduire une employée (Mia Wasikowska) elle-même séduite par le nouvel homme à tout faire de l’hôtel (Aaron Johnson). Ce dernier couple jouera d’ailleurs des tours à Albert et fera rentrer le film dans la pitié. En effet, le personnage d’Albert Nobbs est assez dérangeant en procurant une sensation de léger malaise. Cela n’est pas négatif mais seulement étrange. Le film est plutôt bien construit et bien joué ce qui n’éternise pas la séance.