Un film qui decrit a la perfection le sort que reserve parfois la vie en millieu defavorisé. Le destin se joue sur une partie de poker. Souvent le plus gentil deviendra le plus mechant, et inversement. Paix et misericorde a tous les disparus victime de la rue. Et encore merci au realisateur pour ce petit bijou.
Les films anglais ont la particularité d'être....anglais, c'est un cinéma qui colle souvent à la réalité. Ce film là nous raconte l’histoire d’un jeune qui, évoluant dans une famille en difficulté, prend tout doucement la voie des mauvais garçons. L’univers des quartiers difficiles est tout à fait retranscrit ici. Les jeunes acteurs sont criants de vérité et l’atmosphère qui convient est bien présent. L’accent écossais je ne m’y fait pas mais il colle parfaitement à cet univers où tout le monde a les nerfs à vif. Donc Surtout n’allez pas le voir en français, cela enlèverait beaucoup au film et vous seriez déçus.
C'est lourd, lent, superficiel .. Autant revoir This is England, parce que NEDS ne vaut pas vraiment le coup. C'est ce genre de film ou tout est dit dans la bande d'annonce, du coup le film est chiant, plat et ne démarre jamais vraiment ... Enfin bref, pas très interessant
Ce film est extrêmement décevant...quel gâchis vu le thème !! La première demie heure est à peu près convaincante (mais sans plus) mais alors la suite est à se pendre !!! Il ne se passe plus rien, le personnage si attachant au départ devient exaspérant et honnêtement c'est le vide, l'ennui...2h c'est très long dans des moments comme ça !! On est très loin de This Is England !!
Neds est un film ou l'on suit l'évolution d'un personnage dans le milieu scolaire. Le film reste assez intéressant à suivre néanmoins il n'est pas vraiment percutant sans réel évolution.
À travers l’itinéraire d’un collégien à l'avenir prometteur, victime de son environnement social, un portrait sombre et fataliste d’une jeunesse à la dérive dans l’Ecosse des 70’s. Un récit d’apprentissage qui démarre pas mal avant de s’éparpiller.
On frôle le très grand film... Un jeune d'un milieu défavorisé mais malgré tout gentil, bien élevé et excellent élève se transforme en un membre de gang violent et sans pitié ; On dirait du Ken Loach version hard. Outre la bonne reconstitution d'une époque et d'une ambiance on note remarque les excellents choix d'acteurs et des scènes marquantes (le prof déçu, le père insultant son épouse le soir tombé...). Le seul problème important est sans doute ce changement de cap radical de l'adolsescent en si peu de temps (vacances scolaires après 2 ans d'études forcenées) ; pourquoi ce virage aussi brutal ?! Quoi, qui, pourquoi cet ado change si vite ?! Un scène paraît également maladroite, autant dans le choix de la musique que la mise en image (rencontre avec Jésus)... Cependant on reste dans un cinéma social et réaliste comme seul les britanniques savent le faire. A voir.
Huit ans après son deuxième film en tant que réalisateur, le magnifique Magdalene sisters, l'excellent acteur Peter Mullan revient derrière la caméra avec Neds. Après les jeunes filles irlandaises, ce sont ici les jeunes garçons écossais qui ont la vedette. Un surtout, John, dont on va suivre le parcours chaotique sur quelques années de son adolescence. Il est incarné par Conor McCarron (à suivre) dont c'est le premier film, et il est tout bonnement étonnant. Un rôle aussi fort et dérangeant que le film. Celui-ci est dans la plus pure lignée du film social anglais cher à Ken Loach. On sent les références du metteur en scène, lui qui a déjà joué sous la direction de son illustre ainé. Sa mise en scène est tout aussi sèche, puissante et politiquement incorrecte. L'ambiance est lourde et glauque. Les images grises nous plongent dans une descente aux enfers dont on ressort assez ébranlé. Difficile de trouver un peu d'espoir dans toute cette noirceur même si au final on en aperçoit la pale lueur... Un film noir et puissant qui confère à son réalisateur Peter Mullan un statut de metteur en scène sur qui il faut compter...
Très souvent présent chez Ken Loach en tant qu'acteur, le quinquagénaire écossais Peter Mullan est devenu depuis une dizaine d'années un réalisateur reconnu. En fait, c'est même la réalisation qui l'avait attiré dans la sphère cinématographique et ce n'est que parce qu'il n'avait pu intégrer l'école nationale de cinéma qu'il s'est orienté vers le métier d'acteur. Après les excellents "Orphans" (1988) et "The Magdalene Sisters" (2002), "Neds" est son 3ème long métrage de cinéma. Un film qui a représenté pour moi une énorme déception : voilà un film très personnel, avec un sujet a priori très fort et qui, pour moi, passe complètement à côté de celui-ci. Tout d'abord, il faut savoir que "Neds" signifie "Non-educated delinquents", "délinquants sans éducation" si vous préférez; ou "sauvageons" en langage Chevènement. Par rapport à tous les films qu'on a pu voir sur un tel sujet, "Neds" présente la particularité de s'intéresser à un cas un peu particulier : issu d'un milieu défavorisé, John McGill est, au départ, un élève timide et brillant à l'école. Cela existe dans la vraie vie, heureusement, et il arrive que ça continue ainsi jusqu'au bout. Moins qu'il y a 30 ou 40 ans mais ça arrive encore. Mais ça, on ne peut guère en faire un film ! Par contre, si l'enfant sage, timide et brillant se transforme en animal violent et brutal, cela peut faire un bon sujet de film avec l'évolution psychologique de l'individu devenant le sujet principal de film : pourquoi cette évolution ? Comment ? Et c'est là que "Neds" est raté : il n'y a pratiquement pas d'évolution progressive, il y a un passage brutal d'un état à l'autre, sans qu'on sache ni pourquoi, ni comment ! Au lieu d'un film passionnant (dans un milieu défavorisé, un élément positif et brillant est-il condamné inéluctablement à se transformer en bête sauvage ? Si les injustices de la société le pousse à se révolter, n'a-t-il pas le choix entre la révolte positive de type politique et la révolte de type délinquante ? etc.), on a droit à deux demi-films peu intéressants : la description d'un enfant timide et brillant dans un milieu défavorisé et la description, déjà souvent vue, d'un jeune délinquant.
La délinquance du début des années 70, avant le mouvement punk, déjà socialement saturée par la précarité. Un contexte qui n'explique pas tout dans ce film. C'est une toile de fond, mais ce qui motive son héros c'est la rigidité moralisatrice de la société anglaise. La violence qu'elle fait subir à cette jeunesse sans idéaux entraine une autre violence. Un simple constat par Peter Mullan qui ne s’appesantit pas sur la dénonciation. Ce n'est pas "The Magdalene Sisters" dans les cités ouvrières. Son film est parfois drôle, parfois dramatique. Comme s'il tentait de saisir des souvenirs personnels. Une nostalgie pas du tout dégoulinante, et en même temps un vrai sujet de cinéma social anglais.
Neds, quatre lettres qui forment l’acronyme désignant une partie de la population délinquante, se situe durant les années 70 dans les quartiers populaires de Glasgow. En dépit de son intelligence remarquable et de sa volonté à s’en sortir – comme l’atteste son combat pour passer dans la classe prestigieuse à la fin du trimestre – John McGill semble rattraper par son environnement, victime malgré lui du déterminisme social. Il est vrai qu’entre un frère aîné protecteur, mais qui a déjà pris le mauvais chemin, et un père alcoolique – stupéfiante interprétation du réalisateur lui-même – la vie du jeune John, solitaire et rejeté des bandes, n’a rien de bien réjouissant. S’il n’est pas réellement expliqué – chacun sera libre d’y trouver ses propres motifs – le basculement du John effacé et peureux en meneur despotique à la violence froide, surgissant sans crier gare, le métamorphose en lui faisant tourner le dos à des études brillantes et prometteuses. Le film pêche par sa longueur et son indécision. On a parfois du mal à saisir là où le réalisateur de The Magdalene Sisters veut nous entraîner à sa suite, hésitant entre les registres du drame social et de la comédie d’adolescents bagarreurs, réunis en bandes rivales. Même si les coups font saigner, les rixes sur le pont qui entrejambe la rivière semblent d’abord respecter des rituels séculaires que le débordement incontrôlé de John ébranle. Banni de son domicile et abandonné par ses potes, John dérive et ne semble plus trouver le moindre salut, y compris dans sa rencontre onirique avec…Jésus-Christ. Dès lors, on pourra regretter que le cinéaste ne poursuive pas jusqu’au bout cette descente aux enfers. Il n’en reste pas moins que Neds, comme c’est souvent le cas dans le cinéma britannique, bénéficie d’un casting remarquable, au milieu duquel l’inconnu Conor McCarron qui éclate dans un rôle buté et meurtri. Neds est donc une œuvre très honnête, réalisée avec le cœur et les tripes, n’omettant jamais de poser un œil critique sur les dysfonctionnements de la société écossaise : système éducatif coercitif et séparation très marquée des classes sociales. N’y a-t-il d’ailleurs pas à chercher dans le rejet de John par la famille friquée de son copain une des clefs de sa transformation ?