Le Sacrifice
Note moyenne
3,8
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72 critiques spectateurs

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ClashDoherty
ClashDoherty

272 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2007
C'est tout simplement un des films les plus forts du cinéma. Rien à dire, efficace et prenant, un classique absolu, et sans doute le meilleur film de Tarkovski, bien que je ne connais pas tous ces films.
Caverneux Boutonneux
Caverneux Boutonneux

9 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2022
Et voilà. Le moment est venu de transmettre mon ressenti sur ce film. Je vous préviens, ça ne va pas être chose aisée. Comment, après avoir été retourné dans tous les sens, bouche-bée, avachi à en perdre son latin après une telle claque, mettre des mots sur un film qui n'en requiert pas ? J'ai déjà été touché par la grâce plusieurs fois devant un film de Tarkovski, moi fervent admirateur de Solaris, Stalker et Nostalghia. Mais là c'est tout autre. C'est à travers le sacrifice d'Alexandre pour trouver la vie après la vie, à travers cet arbre mort qui renait, à travers ces personnes perdues et pensives sur leurs vies et leur futur incertain que j'ai plongé. J'ai plongé très bas. Et me voilà au moment fatidique où j'essaye bêtement de taper des mots là où un simple élan de curiosité de votre part à vous lancer le film de vous-même serait hautement plus évoquant. Mais tentons tout de même.

L'histoire retiendra que le premier plan de la carrière d'Andreï Tarkovski est un travelling vertical haut partant d'un enfant pour arriver au sommet d'un arbre et que le dernier est exactement le même : c'est acté, Offret (Le Sacrifice) est le film testament d'un cinéaste mourant, l'un des plus grands qui n'aient jamais existés, qui, voyant sa fin arriver, clôt son œuvre de la plus belle manière qui soit et nous livre son chant du cygne avec ce film absolument bouleversant. Toute son œuvre est condensée et résumée en ce seul Sacrifice, où les thèmes les plus importants de sa carrière sont ici portés de nouveau, la spiritualité, la recherche de soi et le sens de la vie.

Il est compliqué de placer des mots sur une telle œuvre qui convoque davantage notre ressenti que notre raison. Non pas que Le Sacrifice est irrationnel, bien que complexe et peu évident à cerner, mais que son attrait repose bien plus sur l'atmosphère qu'il va créer que son histoire déjà passionnante. C'est même grâce à son intrigue que l'ambiance fonctionne autant. La lenteur si chère au réalisateur russe est ici encore plus extrême, rejoignant son conjoint Stalker en terme d'exigence. 2h30 ça fait peur, et ça fait encore plus peur lorsque l'on sait qu'une bonne heure de film est consacré à une errance dans le noir quasi total où le verbe laisse sa place à l'atmosphère quand ce n'est pas saucé aux dialogues philosophiques compliqués à suivre si propres au réalisateur. Ce n'est d'ailleurs pas anodin que la plupart ne s'y sont pas retrouvés dans ce film : Andreï Tarkovski pousse son style à l'extrême (bien que les nombreux hommages à un autre génie, Ingmar Bergman, qui considérait d'ailleurs Tarkovski comme le plus grand de tous, foisonnent. Peu de doutes sur le fait que ce dernier lui rendait ce compliment) : plus obscur, plus désespéré, plus chargé mais plus beau. Il atteint ici un aboutissement esthétique sublime, au delà de tout ce qu'il a pu faire auparavant, et venant d'un tel maître d'esthète ce n'est pas peu dire. Se lancer dans le visionnage d'un film de Tarkovski implique de se prendre sa baffe esthétique. Là, je ne m'en suis pas remis.

Des décors assez chaleureux comme le premier plan, à la froideur la plus clinique, la direction artistique se permet bien des fulgurances, sans jamais pour autant se trahir. La cohérence qu'opère Offret est sa force : tout se complète, rien ne se nuit, chaque élément sert à porter le film vers des sphères toujours plus élevées. Et il est nécessaire de noter que tout est orchestré à la perfection. Il n'est véritablement question du sacrifice du protagoniste, Alexandre, à mi-chemin ; ultime solution pour lui de se sortir de ce cauchemar bien réel. Grâce à cette écriture extrêmement fine, la variation des tons est sublimement fluide et renforce l'immersion. L'atmosphère va tantôt du plutôt léger au début à la profonde obscurité à mi-parcours avant de nous emporter dans l'indescriptible dans sa dernière demi-heure.

Indescriptible... En voilà un bon résumé de mon état d'esprit à la fin. Indescriptible de par la magnificence sidérante de certaines scènes, une lévitation sublime renvoyant à celle de Solaris qui était déjà l'une des plus belles scènes de l'histoire du Cinéma, une maison qui se consume sous nos yeux comme dans Le Miroir, Tarkovski semble faire à maintes reprises référence à ses propres films, ce qui confirme la posture testamentaire qu'il adopte à travers ce septième film, qu'il scelle par une dédicace finale à son fils lors du dernier fondu de sa carrière, tout comme Alexandre transmet son savoir et sa vision des choses à son fils qui est le seul à être resté lui-même au terme de cette expérience. L'image finale, référence à L'Enfance d'Ivan, nous rappelle que Tarkovski n'est pas que le nom d'un grand réalisateur, n'est pas que 7 grands films séparés, c'est une idée. C'est un objet uni, où chaque éclat constitue une énorme énigme dont chaque pièce du puzzle est laborieuse à acquérir. Tarkovski pratiquait un cinéma très personnel, où il se livrait à cœur ouvert à travers ses films sur sa vie, ses questions, ses réponses et ses pensées. C'est sous cette aura de fascination que le film se conclut. Que Tarkovski, en tant qu'idée, en tant que tout, se conclut. Et laisse le spectateur dans la seule envie de trouver toutes ces pièces et à scruter de nouveau Tarkovski, en apprenant à le cerner et à le faire dévoiler ses secrets les plus enfouis. C'est du cinéma à revoir... S'il y a bien une filmographie dans laquelle se replonger dedans est indispensable pour en discerner toutes les nuances, c'est celle-là (même si celle de David Lynch arrive juste derrière).

Reverrai-je Le Sacrifice ? Je ne sais pas. Je ne pense pas. Je n'en ai pas le courage. C'est trop radical, trop éprouvant, trop épuisant, je pense qu'il est mieux de ne se fier qu'à sa première impression. En tant que tel, je n'aurais pas beaucoup de mal à le considérer comme l'un des meilleurs films que j'ai pu voir, pour m'avoir fait vivre autant de chose et pour avoir autant résonné en moi. Pour m'avoir autant ouvert les yeux et autant fasciné. Je n'aurais aucun mal à m'étendre davantage sur cette pièce maîtresse (euphémisme) mais il serait vain de ternir le mystère qui entoure ce film et qui en fait son incommensurable beauté.

Tarkovski était admirable, il est dorénavant divin. Le Sacrifice s'impose comme un chef-d'œuvre inébranlable dont l'exigence du spectateur saura être récompensée par l'accès à une magnificence rarement égalée dans l'histoire du Septième Art. Jamais son cinéma n'a été aussi bouleversant et foudroyant, jamais un film n'a su être une expérience aussi éprouvante et pénétrante. À jamais il aura marqué le cinéma, ses contemporains, son public, et c'est transcendé, pensif, et plus que jamais fasciné, que le spectateur abandonne l'une des plus grandes icônes du Cinéma, à jamais redevable envers celui qui l'a tant chamboulé.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 503 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mai 2025
Le film s'ouvre sur les considérations et interrogations philosophiques d'un homme visiblement tourmenté par l'avenir de l'humanité. Ces questions existentielles, bien que très complexes, offrent un certain intérêt; mais lorsqu'éclate la spoiler: catastrophe nucléaire aux allures d'apocalypse,
l'affectation morbide et ténébreuse de Tarkovski a raison de ma patience et de mon entendement. De la grisaille austère, on passe alors à une noirceur claustrale étouffante, à peine traversée par des rayons d'une lumière irréelle.
Histoire d'un sacrifice personnel offert en échange de la survie de l'humanité, le sujet, conséquemment aux nombreux monologues et à la folie qui gagne quelques uns des personnages, tend à approcher la tragédie shakespearienne, en dépit que l'action d'un petit garçon, arrosant un arbre symbolique, suggère l'espoir.
Avec cette mise en scène théâtrale, cette emphase dans le minimalisme, qui semble la définition propre de la tragédie classique, Tarkovski décline au long de scènes interminables, beaucoup trop d'artifices. L'exercice de style, parfois bergmanien, manque de sensations. Sauf à se laisser griser par le drame spirituel.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2020
Le dernier film de Tarkovski se situe dans une continuité étrange de Nostalghia. Fuyant l'art soviétique grâce à son talent, c'est avec un terreau suédois très inspiré de Bergman qu'il nous impose cette fois ses arguties. Chez lui, l'humanité semble souffrir d'un mal unique qui prend une forme différente à chaque fois. Osé-je dire qu'il ne pouvait pas connaître plus belle fin qu'en visionnant son film sur son lit de mort ? Il pourrait avoir scénarisé sa propre vie...

Trop marginal pour faire dans l'historique, il ne s'agit pas un film sur la seconde guerre mondiale. Quand la télé qui attire tous les yeux soucieux s'arrête et que l'électricité se coupe, c'est un conflit invisible mais final qui débute, une apocalypse intemporelle cristallisant l'entièreté de sa limpide symbolique : la peur. La terreur. Absorbé par le décalage montré entre le calme d'une Suède reculée et la frénésie causé par l'annonce du conflit mondial, le spectateur n'a d'autre choix que de s'enfoncer en même temps que les personnages dans une folie qui n'a rien de l'acception terne et monocorde du cinéma psychologique « habituel » (Bergman compris).

Ce qui intéresse Tarkovski, c'est l'impact du global sur l'esprit individuel : l'esprit écrasé par quelque chose qui le dépasse, et duquel il recherche le corollaire dans la spiritualité. Pas étonnant qu'Erland Josephson trouve l'acceptation dans le yin et le yang, représentés ici par le seul équilibre qui sache perdurer entre superstition et cataclysme : le fanatisme. Tout cela vaut la peine de subir quelques lenteurs, surtout quand, de nouveau et pour la dernière fois, Tarkovski fait parvenir à nos yeux des merveilles de minutage.

→ https://septiemeartetdemi.com/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 avril 2012
Dernier film, dernière trace de Tarkovski sur terre. Que peut on dire excepté que l'ensemble est artistiquement magnifique. Dès le premier plan, qui dure environ 8 minutes, le talent de Tarkovski apparaît dans sa forme la plus noble : une manière de traiter le temps absolument grandiose et une mise en scène flamboyante. Le reste du film est plus énigmatique et nécessite plusieurs visionnages pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur. A quelques temps de la morts, Tarkovski réalise un film sur la liberté, sans oublier l'éternel retour de Nietzsche ni le rapport à la nature qui grandit, vieillit et meurt. Excellent.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2019
Je décerne le dernier des chef-d’œuvre à ce réalisateur qui rembobine ses films, balancés dans la contemplation puis papoter. Tout ceci est subtilement beau à voir ces effets de caméra qui bouge en s’élançant à l’allure du temps. Ce style de prise de vue est de la magnificence, le mouvement suit en commençant par le bas vers là-haut comme une forme d’écriture complexe, ensuite de gauche à droite universelle ou à l’ancienne inversement, tout en avançant pour encadrer ces personnages qui ne cesse de se talonner. Après avoir quitter sa terre natale, la maladie du confinement en prévision d’une catastrophe nucléaire, transportée depuis « Stalker » le contamina à jamais. En passant par l’itinéraire italienne « nostalghia », les bagages posés s’achève en Suède avec coopération de la France, un accord de production entre les deux pays au vue des noms d’assistant casting au début du crédit générique. Cette région est plus petite en superficie donc beaucoup plus dense pour exprimer sa nature qui ne s’est pleinement vu auparavant. La mise en scène de fin du monde approche afin de tracasser autant ses protagonistes de princes et princesses d’une époque cyclique, le reclus philosophique est une observation pas une nécessité, leur fidèle serviteur pour les servir. Les flammes brûlent d’un feu ardent le non sens et les ellipses littérales qui y sont consumés. Un cinéma international que j’ai assisté au bout de sept films qui restera dans les annales, l’harmonie des scènes et longues séquences ultimes qui scotchent les admirateurs de la nature, il y a une raison à toute fin en soi. Une touche de dramaturgie s’accompagne par compréhension de l’histoire racontée, le lieu où les cinéastes d’aujourd’hui ont puisés de ce profond puits expérimenté.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 106 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2018
Bon... Je crois que Tarkovski c'est pas pour moi. Le genre de film qui fait me sentir très con. Trop spé, trop philosophique. J'en retiens tout de même un scène magnifique : le long plan séquence au tout début où le personnage principale plante un arbre mort. Pour la suite il me faut l'explication.
Spiriel
Spiriel

44 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2009
Un testament légué à l'humanité. Alexandre a-t-il réellement sauvé le monde, ou bien est-il juste fou, noyé dans ses fantasmes et hallucinations? Peu importe. Sentant qu'il s'agit d'un moment décisif qu'il a "attendu toute sa vie", il fait une promesse à Dieu qu'il s'efforcera de tenir quoiqu'il arrive, redressant son intégrité chaque fois qu'elle vascille. "On ne voit rien!" profère Alexandre. Quoi de plus vrai. Que sait-on de nos proches, de la nature environnante? Pourquoi refuse-t-on de s'y attarder? En bref, comment vivre? Dans ce film, Tarkovsky ne donne pas la réponse à cette éternelle question. Il nous encourage néanmoins à y réfléchir avec ce film bouleversant, dans une mystérieuse sérénité qui était absente de ses précédents chefs d'oeuvre. Il est tout de même important de préciser qu'il s'agit peut-être de l'oeuvre la plus difficile d'accès du russe. Inutile d'énumérer les qualités cinématographiques exceptionnelles du film. 2h30 difficiles qui offrent à ceux qui le souhaitent de nombreuses heures de réflexions fondamentales par la suite. Andreï est mort mais son oeuvre a survécu. Profitons-en.
stans007
stans007

41 abonnés 1 474 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 avril 2023
Isolé dans un paysage désolé, un écrivain fête en famille son lugubre anniversaire quand la télé annonce une catastrophe nucléaire… Une heure pour qu’il se passe quelque chose ! Et encore une demie-heure pour que je décroche définitivement. C’est lent, très lent, ennuyeux à l’excès, et je n’y comprends rien comme je n’ai jamais rien compris à Nietzche auquel le film se réfère souvent. Vous l’aurez compris : pas un film pour moi…
Noistillon
Noistillon

96 abonnés 408 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 décembre 2012
Dernier film du génial Andrei Tarkovski, Le Sacrifice est une plongée dans l'essence. Un véritable bijou de mise en scène typiquement tarkovskienne (la caméra en légère plongée, les plans larges) et de lyrisme. Le symbolisme est encore plus frappant qu'à l'accoutumée chez Tarkovski et le film contient des fulgurances lyriques absolument inoubliables : le final, évidemment, est peut-être ce que Tarkovski a tourné de plus sublime, et de plus juste et révolutionnera très certainement votre parcours cinéphilique pour peu que vous soyez sensible à la Beauté des films de Andrei Tarkovski, décidément le dernier des géants. Une merveille absolue.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

244 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2011
Un chef d'oeuvre de plus a l'actif d'Andrei Tarkovski, qui, pour son dernier long-métrage, présente une œuvre des plus sincères... L'immense cinéaste y met tout son cœur, et expose au spectateur des idées d'une maturité incroyable, d'une grande justesse... "Le Sacrifice" est un film intensément philosophique, marqué par ailleurs par une mise en scène ahurissantes, les films de Tarkovski sont franchement d'une beauté visuelle inégalable. Un film mémorable, d'une intensité a couper le souffle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2011
Des 3 Tarkovski que j'ai commencé (Solaris, Stalker et donc celui-là), c'est étonnamment celui qui m'a parut le plus ouvert.
Certes le premier monologue peut déjà en dissuader certains, mais à mon sens j'étais déjà captivé par ce début, et accompagné de La Passion de Saint-Mathieu de Bach, l'ouverture était sublime.

Résumer un film comme ça parait vraiment complexe. Faudrait déjà comprendre pleinement ce que l'on voit, et c'est déjà dur, croyez-moi...
D'une critique sur la place de plus en plus prédominante sur la matérialisation de la société contemporaine, le héros va se tourner vers la foi, pour sauver les siens de cette guerre nucléaire.
Osant aller dans l'irrationnel, Tarkovski contredit presque de manière jouissive et magnifiquement cette trop forte emprise du matérialisme sur l'homme.

Ce film peut dérouter, et y arrive. Il conte une rupture, entre la vie passée du héros, pour un avenir meilleur. Et il doit se sacrifier, pour le retour vers la paix, quitte à commettre l'irréparable...

Ce film est d'une puissance rare, j'étais pleinement dedans, du début à la fin, et bien qu'il y ait pas mal de monologues, on est saisit de bout en bout, devant cette "renaissance spirituelle" du héros.

Film assez lent, constitué de beaucoup de longs plans, on est absorbé par la vie d'Alexandre, sa détresse aussi. Et que dire du côté "fantastique" du film, cette irrationalité que beaucoup renie (cf le début, avec le monologue d'Otto et l'ébahissement des convives), qui va permettre au héros de sauver le monde, certes dit comme ça cela parait surréaliste, mais la manière dont cela est montré dans le film, est tout simplement génial.

Les monologues d'Alexandre sont captivant, chacun constituent une véritable leçon de vie, vraiment c'est hallucinant.

Vraiment j'ai été pris par ce film, qui m'a absolument sidéré, devant une telle beauté, c'est véritablement de l'Art.
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juillet 2011
Eeeeeeeeeeeet ça jacte,ça jacte,ça jacte,ça jacte,ça jacte autour de la Mort , de la Vie et de Dieu. Voilà ce qu'est "Offret" d'Andreï Tarkovski, œuvre qui dois je le dire m'a beaucoup ennuyé. Un flot labyrinthique de paroles ininterrompues, des travellings et des scènes qui traînent beaucoup de trop, alors autant j'avais aimé "Stalker" pour le rythme ultra lent autant là le rythme idem m'a fait tourner de l’œil. Tarkovski filme trop , on ne sait pas où il veut en venir, une bonne heure de moins aurait fait un meilleur film. Malgré la platitude élevée de la cadence, quelques bonnes choses sont à retenir dont une scène déchirante,celle de la mère pleurant sur le sol. Les décors morbides suédois transformés à la fin sont aussi superbes dans la reconstitution elle même. Dommage,j'attendais beaucoup mieux de cette mise en scène dopée sous Lexomil et somnifères.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mars 2013
Voici donc ce qu'on peut considérer comme le chef-d’œuvre absolu. Ceux qui n'ont pas aimer ce film sont simplement ceux qui n'ont pas eu le courage et la concentration nécessaires pour entrer dans cette merveille. Du courage et de la concentration, certes il en faut, pour admirer les longs plans et tenter de percer les réflexions métaphysiques d'un Tarkovski exilé et qui se sait proche de la fin. Mais cela vaut la peine de prendre un peu sur soi ; on entre dans un univers sublime, calme, philosophique, dépouillé de tout ce qui n'est pas nécessaire. C'est un film à voir comme une oeuvre d'art, comme une toile de maître qu'on verrait au Musée du Louvre, pas comme un divertissement, pas comme un simple moyen de passer le temps. "Le Sacrifice", je le répète, est sans aucun doute le chef-d’œuvre absolu, l’œuvre qui transcende l'Homme et rend le reste dérisoire. Film à voir absolument, sans aucune excuse, pour toute personne qui prétend ou qui pense aimer le cinéma ; nous atteignons ici les hautes sphères, les hautes cimes de l'art cinématographique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2008
Notre monde est malade. Pour Tarkovski le mal à l’origine de tous les autres est une peur abjecte qui fait de l’homme un être destructeur, pour lui-même et pour le monde qui l’entoure. La peur de la mort est un sentiment tellement horrible qu’il en devient stimulant. L’homme a trouvé une solution pour combattre cette peur, le progrès technologique, une forme de violence extrême qui amène l’ordre et sa laideur là où il y avait la beauté du chaos de la nature. Il s’agit de s’imposer par la force face à une nature imprévisible donc dangereuse. L’homme est vite devenu dépendant du progrès, de son rôle de rempart contre la peur, il n’en a gardé qu’une habitude désastreuse à trouver les applications les plus meurtrières de chaque découverte dans le seul but de créer une illusion de sécurité. Mais au quotidien, le progrès est devenu le moyen le moyen d’oublier cette peur et la confrontation avec la nature en produisant ce dont l’homme croit ne pouvoir se passer, le confort. La peur mène au progrès, le progrès au matérialisme, brisant l’harmonie du monde. Il n’y a plus de place pour la spiritualité, l’homme ne ressent plus le besoin de rechercher d’où il vient où il se rend. Il préfère nier l’inéluctabilité de sa mort en se réfugiant dans le confort, oubliant en fin de compte qu’il court à sa propre perte par le détournement de l’ordre naturel. Certains protestent, mais ils ne font que ça, ils n’ont que des mots là où seule l’action peut ramener l’équilibre entre spiritualité et matérialisme. Il faut que quelqu’un agisse, ce sera ce philosophe retiré du monde. Il devra pour cela sacrifier tout ce à quoi il tient, sa famille, ses amis, sa maison, sa voix et sa raison, pour que Dieu daigne effacer les erreurs des hommes qui l’ont abandonné.
C’est prenant, on ne voit pas le temps passé, fasciné par ce discours, et c’est toujours magnifique.
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