573 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
72 critiques spectateurs
5
28 critiques
4
11 critiques
3
11 critiques
2
7 critiques
1
10 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 avril 2012
Dernier film, dernière trace de Tarkovski sur terre. Que peut on dire excepté que l'ensemble est artistiquement magnifique. Dès le premier plan, qui dure environ 8 minutes, le talent de Tarkovski apparaît dans sa forme la plus noble : une manière de traiter le temps absolument grandiose et une mise en scène flamboyante. Le reste du film est plus énigmatique et nécessite plusieurs visionnages pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur. A quelques temps de la morts, Tarkovski réalise un film sur la liberté, sans oublier l'éternel retour de Nietzsche ni le rapport à la nature qui grandit, vieillit et meurt. Excellent.
Le Sacrifice de Andrei Tarkovski ce n'est pas un film , c'est beaucoup plus que cela : c'est l'enchantement , l'éblouissement , la merveille , le rêve et l'accomplissement d'un travail cinématographique . On a effectivement rarement vu plus beau en terme de beauté visuelle , en terme de photographie et de mise en scène . Chaque plan est un ravissement . L'intrigue du long-métrage se déroule dans un cadre spatial magnifique en harmonie avec la nature source d'espoir notamment grâce à cet arbre sublime et symbolique que l'on peut voir aux premières et dernières images de ce chef-d'oeuvre parfait et intense . Et cela est évident malgré son onirisme , sa beauté , son calme , Le Sacrifice cache également une oeuvre profondément cruelle avec une tension et une angoisse terrifiante qui atteint son paroxysme lors de cette fameuse soirée où la famille terrifiée hurle , se lamente dans le salon , alors que le personnage principal se fait de plus en plus sombre presque menaçant . Le Sacrifice est un film sur l'amour , sur le don , la parole , les silences , Dieu , la nature . Tout est profond , réfléchi , beau , fort et puissant . Et puis , cette façon dont les acteurs nous parlent à la caméra , crée une certaine proximité ou bien plus fort , une impression de théâtre , une tragédie en l'occurrence où tout est joué dès le début avec des personnages qui ont du courage mais aussi une issue ( ici , terrible ) . Le chef-d'oeuvre de Tarkovski tient aussi sa force de donner une dimension existencialiste à ce drame somptueux . Et cette musique de Bach en plus ... Une merveille , une pure merveille .
Des 3 Tarkovski que j'ai commencé (Solaris, Stalker et donc celui-là), c'est étonnamment celui qui m'a parut le plus ouvert. Certes le premier monologue peut déjà en dissuader certains, mais à mon sens j'étais déjà captivé par ce début, et accompagné de La Passion de Saint-Mathieu de Bach, l'ouverture était sublime.
Résumer un film comme ça parait vraiment complexe. Faudrait déjà comprendre pleinement ce que l'on voit, et c'est déjà dur, croyez-moi... D'une critique sur la place de plus en plus prédominante sur la matérialisation de la société contemporaine, le héros va se tourner vers la foi, pour sauver les siens de cette guerre nucléaire. Osant aller dans l'irrationnel, Tarkovski contredit presque de manière jouissive et magnifiquement cette trop forte emprise du matérialisme sur l'homme.
Ce film peut dérouter, et y arrive. Il conte une rupture, entre la vie passée du héros, pour un avenir meilleur. Et il doit se sacrifier, pour le retour vers la paix, quitte à commettre l'irréparable...
Ce film est d'une puissance rare, j'étais pleinement dedans, du début à la fin, et bien qu'il y ait pas mal de monologues, on est saisit de bout en bout, devant cette "renaissance spirituelle" du héros.
Film assez lent, constitué de beaucoup de longs plans, on est absorbé par la vie d'Alexandre, sa détresse aussi. Et que dire du côté "fantastique" du film, cette irrationalité que beaucoup renie (cf le début, avec le monologue d'Otto et l'ébahissement des convives), qui va permettre au héros de sauver le monde, certes dit comme ça cela parait surréaliste, mais la manière dont cela est montré dans le film, est tout simplement génial.
Les monologues d'Alexandre sont captivant, chacun constituent une véritable leçon de vie, vraiment c'est hallucinant.
Vraiment j'ai été pris par ce film, qui m'a absolument sidéré, devant une telle beauté, c'est véritablement de l'Art.
Par pitié, arrêtez avec vos réflexion du style "non cinéphiles s'abstenir", c'est insuportable, c'est insulter à la fois les cinéphiles et les non cinéphiles....Pourquoi? Les uns comme moi parce que celà est devenu péjoratif d'être cinéphile, en effet je suis cinéphile quoi qu on puisse dire et pourtant voir qu'on encense de tels réalisateurs dont les films ont comme intérêt d'arriver le plus vite possible à la fin. Les autres parce qu'ils se disent qu'il faut comprendre et aimer ces films pour être cinéphile. Rassurez vous vous pouvez être cinéphile sans vous faire ch..., il y a plein de films splendides et magiques d'une heure et demie devant lesquels on reste éveillés. C'est votre droit d'exulter devant ces films mais par pitié ne nous parlez plus de cinéphilie....
Dernier film du génial Andrei Tarkovski, Le Sacrifice est une plongée dans l'essence. Un véritable bijou de mise en scène typiquement tarkovskienne (la caméra en légère plongée, les plans larges) et de lyrisme. Le symbolisme est encore plus frappant qu'à l'accoutumée chez Tarkovski et le film contient des fulgurances lyriques absolument inoubliables : le final, évidemment, est peut-être ce que Tarkovski a tourné de plus sublime, et de plus juste et révolutionnera très certainement votre parcours cinéphilique pour peu que vous soyez sensible à la Beauté des films de Andrei Tarkovski, décidément le dernier des géants. Une merveille absolue.
Désolé de me montrer un peu mitigé sur cette réflexion spirituelle qui est en quelque sorte une condamnation d'une société qui devient trop matérialiste (là il a pas tort le père Tarko !!!) d'autant plus qu'elle constitue le film-testament de son réalisateur mais les oeuvres de Tarkovski en exil me touchent beaucoup moins que les oeuvres de Tarkovski sur ses terres natales. Visuellement, il est inutile de dire, car c'est le cas de tous les films du cinéaste, que l'oeuvre est splendide bien servi par la photo de Sven Nykvist, le directeur de la photographie attitré d'Ingmar Bergman. Mais si la première heure parvient à se montrer intriguante, j'ai dû un peu batailler lors de la deuxième heure qui traîne franchement en longueur (traduction : franchement en longueur même pour un Tarkovski !!!) pour ne pas tomber dans les bras de Morphée avant de me montrer admiratif de la maîtrise parfaite de la caméra et des acteurs lors du long plan-séquence où la maison est en train de brûler. Cette avant-dernière séquence constitue sans conteste un des sommets tarkovskiens et justifie malgré tout le détour pour cette oeuvre.
Eeeeeeeeeeeet ça jacte,ça jacte,ça jacte,ça jacte,ça jacte autour de la Mort , de la Vie et de Dieu. Voilà ce qu'est "Offret" d'Andreï Tarkovski, œuvre qui dois je le dire m'a beaucoup ennuyé. Un flot labyrinthique de paroles ininterrompues, des travellings et des scènes qui traînent beaucoup de trop, alors autant j'avais aimé "Stalker" pour le rythme ultra lent autant là le rythme idem m'a fait tourner de l’œil. Tarkovski filme trop , on ne sait pas où il veut en venir, une bonne heure de moins aurait fait un meilleur film. Malgré la platitude élevée de la cadence, quelques bonnes choses sont à retenir dont une scène déchirante,celle de la mère pleurant sur le sol. Les décors morbides suédois transformés à la fin sont aussi superbes dans la reconstitution elle même. Dommage,j'attendais beaucoup mieux de cette mise en scène dopée sous Lexomil et somnifères.
Un chef d'oeuvre de plus a l'actif d'Andrei Tarkovski, qui, pour son dernier long-métrage, présente une œuvre des plus sincères... L'immense cinéaste y met tout son cœur, et expose au spectateur des idées d'une maturité incroyable, d'une grande justesse... "Le Sacrifice" est un film intensément philosophique, marqué par ailleurs par une mise en scène ahurissantes, les films de Tarkovski sont franchement d'une beauté visuelle inégalable. Un film mémorable, d'une intensité a couper le souffle.
Définitivement, "Le Sacrifice" est bien mon film préféré. Pour moi, il s'agit de la meilleure réalisation d'Andrei Tarkovski, ce qui n'est pas rien. Rien n'est à jeter dans cette œuvre; Erland Josephson est prodigieux, la photographie est sublime et le scénario est juste génial... Si seulement il y avait plus de films comme celui-ci !
« Le Sacrifice » d’Andrei Tarkovski est selon son auteur une prière. Spirituel, mystique et métaphysique, l’œuvre prétend à la méditation de son spectateur. Le message entend démontrer la déshumanisation du monde susciter par le matérialisme, la fin qui guette l’homme si il ne change pas. On l’a compris l’affaire est profondément cérébral et plutôt noble. Pour entamer la réflexion, Tarkovski tente d’amadouer par de pompeux discours philosophiques. Très vite, par sa banalité visuelle, et ses long plans-séquences l’œuvre prend la forme d’un somnifère. Le montage presque inexistant ferais presque passer Truffaut pour un Michael Bay. Les acteurs, eux verront leur jeu entacher de passages qui sonne faux. Le pire, c’est que Tarkovski n’entend pas les plaintes venir et du coup prend son temps (2h30). De fait, on comprend aisément le sens du sacrifice. Pour faire passez son message, Tarkovski n’hésite pas à sacrifier son film. Le problème c’est que dans le même temps il sacrifie également ses spectateurs.
Wow... Me suis-je déja autant ennuyer devant un film? Je ne pense pas. Tout comme je ne comprends pas comment on peut mettre 5 étoiles à une telle daube. Sans doute car c'est un Tarkovksy, considéré comme un des plus grand cinéaste du XXème siècle. Le cinéma ressemble à la peinture par moment. "T'as vu ce Miro? Il est magnifique, le trait et tout", "Pardon madame vous regardez le dessin de mon fils qui est en maternelle..." Ici, c'est pareil, comment peut-on éprouver du plaisir en regardant un film où on ne comprend rien si on ne lit pas le synopsis? Comment s'extasier devant un jeu d'acteur parfois plus qu'énervant (cf : la scène où la femme d'Alexandre pleure)? Non, vraiment il n'y a rien à sauver dans ce film. Pas même le montage (sans doute car il n'y en a pas). Ce film serait signé par un Youn ou un autre, on ne chercherait pas plus loin que le bout de son nez et on le démolirait. Mais là c'est un Tarkovsky alors il faut y voir une oeuvre profonde, prendre le temps de l'étudier, car c'est une critique sociale parafaitement juste et blabla et blabla. Laisserait-on autant de chance à un réalisateur inconnu? Non. Alors qu'en faite on ne peut pas passer à côté de ces plans où il y a des faux-jours manifestes, ou à ce début du film où il faut environ 10 minutes de film avant de voir le visage en gros plan d'un des principaux protagonistes. En résumé, c'est long, c'est chiant, ce n'est pas interressant. Le réalisateur manque le coche en faisant un film pour lui, et en n'arrivant pas à nous faire passer son message. Le sacrifice, ici, c'est d'avoir perdu 2h30 de sa vie. Médiocre.
La beauté du Sacrifice de Tarkovski réside aussi bien dans sa qualité visuelle que dans la force de son propos. En effet, les fulgurances esthétiques, la grâce de certains plans, la splendeur des décors suédois lui confèrent une harmonie plastique presque parfaite. Par conséquent, le propos métaphysique que Tarkovski veut transmettre gagne en profondeur. En effet, Le sacrifice -dont le titre est révélateur- est une critique sans concession du matérialisme. La déshumanisation des rapports humains qui va de pair avec le dévelloppement de la société de consommation est déplorée par Tarkovski. L'homme, face au dépérissement du spiritualisme se trouve face à un dilemme: se conformer ou se tourner vers Dieu qui lui permettrait de s'atteindre lui-même. L'originalité de la théorie peut être contestée, sa mise en place ne le peut pas. Malgré tout, cet éloge de la spiritualité devient vite agaçant et cette contemplation béate de la divinité est tout simplement insupportable. Certes, il faut voir au-delà de l'éloge banal, et c'est ce que je fais, néanmoins toutes personnes ne cautionnant pas les illuminations métaphysiques -comme disait Kant- peut rester indifférent à cet étalage religieux. Le sacrifice ets un film testamentaire sublime, mais dont la philosophie, si elle est saisissante, ne prend que ceux qui sont déjà convaincus.
Plus qu'un film,une oeuvre d'art,un hymne au dépouillement de soi de toute superficialité qui nous assaille aujord'hui(le confort,la mercantilisation,etc,).Une oeuvre testament d'un des plus grands réals qu' a porté le monde.Merveilleux.Un des meilleurs films de l'Histoire du cinéma
Le début commençait pourtant bien... Un magnifique Travelling sur une prairie verte suivant le facteur et Alexandre en train de philosopher sur le monde, et un sentiment de se trouver face à quelque chose d'authentique. Cela continue jusqu'aux environs d'une quarantaine de minutes, quand soudain, le film s'embourbe dans un univers mal éclairé, morne, grisâtre sans la moindre originalité. Les dialogues deviennent plats, les voilà mal joués et chaque mouvement paraît calculé, comme si tout était artificiel. Au final, on retrouvera la réussite du début dans les 15 dernières minutes, sans que cela sauve le film du naufrage.