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petitbandit
117 abonnés
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3,5
Publiée le 20 novembre 2011
Bien qu'en total désaccord avec la morale de Guediguian, le propre d'un film n'est-il pas de vous procurer des émotions ???? Les neiges du Kilimandjaro est une merveille d'émotion, de jeu subtil et intelligent, de situations simples mais vraies, le tout porté par des acteurs admirables. On savoure ces scènes de vie très réalistes, ces répliques drôles malgré la gravité du sujet. Reste une fin complètement improbables et ce déluge de bons sentiments qui nuit à l'ensemble. Le jeune braqueur joue aussi assez mal. Toutefois, on ressort capté par cette oeuvre, chacun pouvant avoir son avis sur la gestion d'une telle situation. Un des meilleurs Guediguian à mon sens.
Les neiges du Kilimandjaro à Marseille : ou comment atteindre le Nirvana en suivant ses convictions et sa petite voix intérieure malgré les aléas de la vie. Robert Guediguian nous livre ici son meilleur film : une histoire simple, prenante de bout en bout, des personnages natures, vrais et habités par ses fameux acteurs fétiches, un univers maîtrisé et mature et un dénouement qui déclenche un feu d'artifice intérieur. On ressort de la salle heureux.
Un film très surprenant, qui montre qu'il y a encore des gens avec de bons sentiments sur cette Terre, et même si je ne suis pas vraiment d'accord lorsque les personnages se mettent à soutenir celui qui les a agressés, je suis complètement d'accord dans le fait d'aider ceux qui n'ont rien fait, les 2 frères. Darroussin & Ascaride sont fantastiques, ce film est une bouffée d'air frais dans le monde du cinéma actuelle, sans être niais. A voir.
Le titre et le résumé que j'en avais lu ne m'avaient guère incité à aller voir ce film (je n'avais pas visionné la bande-annonce...). Eh bien, j'en suis finalement sorti "baba". Jean-Pierre Darroussin et ses comparses sont extra dans ce film au scénario bien ficelé, plein de sensibilité, d'humanité, de générosité et de tendresse. Une belle leçon pour nous tous. Bravo. A voir absolument. PS : et puis quel bonheur de redécouvrir la belle chanson de Pascal Danel (1966)...
On est contents de retrouver la bande de l'Estaque, on apprécie la lucidité du regard de Robert Guédiguian, bref on ne peut pas être contre le projet, mais faut quand même reconnaître que parfois on frôle ici le bricolage, avec notamment trop d'invraisemblances et des seconds rôles parfois limites. Faut aussi que Darroussin arrête d'essayer d'imiter l'accent Marseillais !
Robert Guédiguian revient à ses premiers amours : Marseille & ses hommes. Ici on est en plein dans la lutte des classes, le syndicalisme, la misère sociale, des sujets très en rapports avec l'actualité brûlante du moment. Où s'arrête donc le militantisme questionne Guédiguian via le personnage de Jean-Pierre Darroussin, syndicaliste convaincu depuis de longues années ? La réponse sera bien plus compliquée qu'il n'y paraîtra à notre couple de quinquagénaire (dont la formidable Ariane Ascaride). Du cinéma fort, et qui sonne vrai, très vrai.
J'attendais monts et merveille (sans jeu de mot) de ce film salué par la critique. Alors il a effectivement des points forts, notamment le couple Darroussin - Ascaride. Cette dernière illumine l'écran à chaque seconde. Elle est rayonnante de bonté et d'humanité. Les seconds rôles sont aussi très bons. Les décor est splendide. On ne se croirait pas en France mais dans un pays des tropiques à certains moments. Points faibles : j'ai eu la très nette impression que chaque mot qui sortait de la bouche de chaque acteur avait été écrit, que les acteurs récitaient leur texte à la lettre, cela donnant au film un côté artificiel. Et puis, le film est peu bien-pensant, "mais pas trop" comme dirait Ascaride.
Une belle histoire pleine d'humanité, d'amour, de tendresse , de bonheur et de joie de vivre en dépit des accidents de la vie . Ce n'est pas nié pour autant , mais prête à la réflexion , notamment qu'on est toujours le "bourgeois" de quelqu'un et que l'on ne peut jamais être vraiment juste en dépit des bonnes intentions . Une famille qu'on a envie d'avoir dans son entourage. De belles personnes, de belles valeur véhiculées par ce film sensible.
Le film pointe les justes difficultés de notre société, à travers une tirade sociale construite comme un fait-divers intimiste. La scène d'ouverture nous plonge au coeur d'un licenciement pratiqué par tirage au sort, à partir duquel découle une suite d'événements simples à l'écran, mais complexes à l'échelle d'une vie. C'est ainsi que le cinéaste Robert Guédiguian véhicule d'une manière touchante un regard humaniste qui questionne nos valeurs sociales et la responsabilité individuelle de nos actes. La mise en scène reste très neutre, et n'échappe pas à des longueurs de style parfois étouffantes. La photographie grisâtre du film reflète un aspect assez démodé. De plus, dans un récit qui cherche à coller à la réalité, certaines invraisemblances peuvent surprendre (le sort des enfants par exemple). Du côté du jeu des comédiens, si la générosité du couple Darroussin Ascaride marche plutôt bien, Grégoire Leprince-Ringuet dans le rôle du jeune cambrioleur, n'arrive toujours pas à interpréter son texte. "Les Neiges du Kilimandjaro" révèle un constat sensible et attachant, mais qui s'étire dans le temps, sans approfondir davantage les personnages. http://cineglobe.canalblog.com/
Un bon film sur les relations entre les gens. C'est bien joué, l'histoire est bien. Après ça n'est pas le film de l'année, mais c'est sympa à regarder... Par contre la fin m'a un peu dérangée.
Robert Guédiguian place son dernier film sous les mânes hugoliens, en disant s'être (librement) inspiré des "Pauvres gens" du grand homme (quand Marie-Claire recueille les jeunes Martin et Jules, approuvée par son mari). Mais ces "Neiges du Kilimandjaro" sont bien loin de l'édifiante solidarité entre "misérables" du poème - question d'époque et de contexte, ce nouveau volet de la saga marseillaise du cinéaste baigne en effet dans une ambiance plus roman-photos que brûlot social, bercée par la rengaine guimauve années 60 de Pascal Danel. L'ensemble est assez laborieux, et seules les bonnes performances des interprètes (habituels ou nouveaux) réussissent à éviter le naufrage, entre invraisemblance (ah, le coup de la BD providentielle !) et pathos.
Robert Guédiguian, deux ans après L’armée du Crime, revient sur une chronique méditerranéenne. Il a écrit et réalisé ce film. Le réalisateur traite la casse sociale succédant aux licenciements subis par de nombreux ouvriers, et aussi des illusions perdues.
Le film commence dans une cour d’usine. Tous les ouvriers sont réunis pour sauver l’usine. Le plan ? un tirage au sort de 20 ouvriers qui seront licenciés pour sauver les autres emplois. Michel et Raoul, deux syndicalistes, procèdent au tirage au sort, Michel a noté sur nom sur une fiche et il est sur la liste. Michel est marié avec Marie Claire. Le couple a deux enfants et 3 petits enfants. Malgré le licenciement de Michel, le couple, très amoureux, est heureux. Lors de leur anniversaire de mariage, amis et famille leur offrent un beau voyage en Afrique. Quelques jours plus tard, ils se font agresser, brutaliser et voler dans leur maison alors qu’ils jouaient aux cartes avec Raoul et Denise, la soeur de Marie Claire. Tout est chamboulé….
Quelle jolie fable, une fable sociale filmée avec beaucoup de pudeur, de sensibilité. Un film sur l’amour, le pardon, l’amitié… Que du positif et de la sincérité. On peut trouver celà un peu désuet et utopique mais la qualité du scénario , une mise en scène sobre et maîtrisée et le casting en font un très beau film. Les acteurs, habitués à se retrouver ensemble, sont en parfait alchimie. Jean Pierre Darroussin est comme à l’habitude très juste, et Ariane Ascaride lumineuse et attachante.
Un film humaniste, tout en délicatesse, charme, en mélancolie… on ne peut que fondre
"Les neiges du Kilimandjaro (2011) la une (RTBF) le 3 juillet 2016
J'avoue avoir un préjugé favorable pour tous les films dans lesquels joue Jean-Pierre Darroussin : j'ai donc regardé celui-ci sans appréhension pour constater que sans lui, ce film serait passé probablement inaperçu car tout repose sur ses épaules et son talent. Le casting est à pleurer : comme à son habitude le réalisateur, Robert Guédiguian a recruté sa femme qui joue ici horriblement faux, et seule Julie Marie Parmentier aurait pu apporter quelque chose si son rôle avait été plus étoffé qu'avec deux apparitions fugitives. On sent le train-train et le film de fonctionnaire : le réalisateur s'entoure toujours des mêmes acteurs, il tourne dans son quartier natal à Marseille, et comme il ne se cache pas sa sensibilité politique de gauche, il fait de la pub pour la CGT. Bref, aucune prise de risque, aucune innovation. Le scénario est difficilement crédible : heureusement, il y a beaucoup de sensibilité et de tendresse et quelques bons passages musicaux... Ces "neiges du Kilimandjaro" m'ont laissé froid car ce film est opportuniste : il surfe sur la détresse du chômage, sur le fait qu'il peut dériver sur une violence qu'on pardonnerait volontiers ? Utopie quand tu nous tiens... willycopresto