La Permission de minuit
Note moyenne
2,6
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113 critiques spectateurs

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ISAO12
ISAO12

67 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2011
Vincent LINDON est bon DEVOS aussi le gamin pas mal , la seule chose qui m' a dérangée et qui gache le film c' est la lecture du livre par l' enfant qui est tellement nulle qu'il n' y a aucune émotion car on ne comprends rien au message qu'il veut faire passer
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 mars 2011
Plutôt bon film de Delphine Gleize, qui porte son attention sur une maladie rare, et ce du point de vue d'un malade, donc, Romain, enfant de la lune parmi quelques rares autres, impossibilité lui étant de vivre sous le soleil et ses UV. Le scénario est absolument original, et tout est là pour bien faire : partir d'une singularité négative, d'une exception, d'un phénomène rare pour aborder comme latéralement des problèmes plus généraux, ceux de la vie courante, de l'amour, de la sexualité, de l'adolescence, des liens parentaux... Parce que quand même, cette maladie des enfants XP offre, sur le plan des idées, quelque chose d'intéressant, je veux dire un pur renversement de polarités : tout le quotidien habituel, polarisé par la lumière, le jour, le soleil, la vie sociale en somme, tout cela est valorisé à l'envers, en négatif : l'enfant de la lune est contraint à la nuit, à l'obscurité et à la solitude. Et tout ça de manière non choisie, évidemment, rien à voir avec une sorte de romantisme lyrique ou encore avec un satanisme gothisant. Ici, la nuit ce n'est pas le fruit poétique qu'un sujet créateur et souverain viendrait goûter librement, c'est la Loi, c'est la Règle, c'est le seul espace-temps envisageable. Le soleil, s'il n'est pas contourné, s'il n'est pas refroidi par astuce ou technique, c'est la mort. Et la permission de minuit, c'est un titre absolument mal fondé, ou ironique, mais alors assez triste : parce que l'enfant de la lune n'a pas la permission, mais l'obligation de minuit. Sur tout ça, cependant et outre le titre, le film voit juste, et ne donne pas dans l'exagération, en explicitant bien cette singularité avec des scènes très simples et très justes.
Au-delà de ça, La permission de minuit décide de traiter du lien médecin-malade, dont on sait quelle importance il a dans toute prétention thérapeutique, psychiatrique, médicale ou psychanalytique. Là encore, je crois, le film aborde bien le renversement auquel il veut parvenir : alors que depuis plus d'un siècle la relation médecin-malade est condamnée et critiquée pour tout le réseau de pouvoir qu'elle représente, symbolise et fait perdurer (critique classique de l'institution médicale doublée de l'asymétrisme de droit entre le médecin et le malade), le film décide de contourner cette critique habituelle et de rentrer, là encore, de biais : entre le médecin, David (Lindon) et le malade, s'instaure non pas une asymétrie du côté du médecin, mais presque du côté du malade : c'est Romain qui aide davantage David, que David Romain (puisque bien sûr, Romain est incurable). Le film développe donc une sorte de relation affective entre les deux persos, jusqu'à une substitution partielle du lien paternel, puisque le père bio de Romain s'est barré. Et là encore, je trouve, le film n'en fait pas des couches, en montrant (mais peut-être un peu trop) davantage les embarras et les craintes de David face à Romain, que les peurs de Romain face à la mort. Cela dit, tout cela est bien nuancé, donc ça passe (notamment par la très bonne prestation de Lindon et de Quentin Challal, le gamin). Mais ce fait que David paraisse plus dépendant de Romain que l'inverse, c'est pas mal du tout.
Bon maintenant les points noirs du film, parce que faut pas déconner, j'ai pas mal creusé pour trouver du bon : d'abord, des débuts de réflexion pas assez poussées, notamment sur la lumière, avec quelques efforts de faits, mais pas assez (après tout, c'est une maladie de la lumière : on aurait pu avoir un gros travail sur les jeux de lumières, sur les obscurités, je ne sais pas moi), aussi sur l'espace, puisque la maladie en question oppose aussi le cloisonnement aux grands espaces. On a l'impression que tout ça est posé, certes mais sans vraiment d'application... Et puis, tout de même, un rythme loin de passionner les foules, et de faire adhérer le spectateur. C'est un sujet grave, si on veut, c'est un film français, si on veut, mais ça n'empêche pas de ne pas être mou... Et puis, je n'ai pas du tout aimé Devos, qui nous ressort son jeu habituel, son rire bêtasse et ses yeux ovins... Et puis côté son, rien de bien palpitant. Bref, comme d'hab, aucune folie, on veut nous faire comprendre la gravité du monde avec la lenteur et la sobriété de l'image... Pfff
Bref, tout juste la moyenne, dans la lignée d'Angèle et Tony... Dommage, avec un sujet pareil, il y a moyen d'arracher une petite larme. Mais enfin... 11/20.

Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine :
http://tchingscine.over-blog.com/
islander29

1 039 abonnés 2 694 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2011
Un film qui est avant tout une histoire d'amitié entre un adulte de 50 ans et un adolescent atteint d'une maladie généique qui l'empêche de vivre à la lumière du soleil....L'amitié connaitra des hauts et des bas....Quelques scènes d'hopital, un couple en péril, la découverte de l'amour, des interrogations proffessionnelles, ce sont là les ingrédients d'un film qui est intéressant par le jeu des acteurs (Vincent Lindon, Emmanuelle Devos,Quentin Challal), par le sujet et une certaine profondeur (j'ai aimé la scène de restaurant entre Lindon et challal) mais qui aurait gagné en qualité avec un jeu plus émouvant, davantage d'intensité dans les émotions, dans les dialogues....Il manque un soupçon de sel....
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 août 2011
j'avou que je me suis un peu ennuyé, (je pardonne, c'est la spécialité du cinéma francais), mais le film raconte tout de meme une histoire intéressante et touchante, les deux acteurs principaux étaient excellent... j'adore lindon!
Tiwayker
Tiwayker

48 abonnés 528 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2011
Un sujet délicat et intéréssant dans ce film: "les enfants de la lune". Touchant par rapport au sujet, avec un Vincent Lindon convainquant. Cependant le scénario est lent et trop léger.
Rik13
Rik13

23 abonnés 648 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2012
Cette comédie dramatique relatant l'histoire d'amitié entre un thérapeute et son jeune patient est d'un ennui mortel. Le sujet était pourtant intéressant mais force est de constater qu'ici rien ne fonctionne. Un scénario apathique et le manque de ressort de la narration engendrent très rapidement la lassitude. Comme si cela ne suffisait pas, les personnages principaux de ce récit ne suscitent pas vraiment l'empathie, à l'image du jeune Quentin Challal au jeu trop indolent et franchement agaçant sur la longueur, et de celui interprété par Vincent Lindon qui marmonne le plus souvent des dialogues sans relief. Emmanuelle Devos et Caroline Proust s'en sortent un peu mieux. Un sujet prometteur pour la réalisatrice Delphine Gleize, gâché en partie par une écriture trop faiblarde et des acteurs pas au meilleur de leur forme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 février 2011
Romain, 13 ans, est un enfant de la lune, c'est-à-dire qu'il est atteint d'une maladie génétique rare, qui l'empêche de s'exposer aux rayonnements UV, sous peine de mourir prématurément d'un cancer. Ainsi, l'ado est contraint à ne sortir que la nuit, à l'heure où les gens de son âge sont cloitrés chez eux. Passant le plus clair de son temps entre sa maison et l'hôpital, le garçon n'a quasiment de lien social qu'avec sa mère, mais surtout avec son médecin qui le suit depuis son plus jeune âge. Au fil des années, s'est tissé entre les deux hommes un fort lien d'amitié. David (le médecin, donc) est un peu le père absent de Romain, son grand frère aussi, qui le guide dans le passage de l'enfance à l'adolescence. Grand bien à pris à Delphine Gleize de centrer son film sur cette relation d'amitié ! Elle évite ainsi tout le pathos qui aurait pu être inhérent à un film sur la maladie. Celle-ci est ici reléguée au second plan, sans pour autant que le propos sur cette pathologie rare en soit desservi. La difficulté du quotidien, l'issue indéniablement fatale, l'isolement sociale, les doutes et les espoirs... tout y est décrit en filigrane, et finit par faire naître l'émotion chez le spectateur, sans l'accompagner de pitié. Car Delphine Gleize a en plus la bonne idée de ne pas faciliter la tâche d'attachement du spectateur aux personnages, n'en faisant pas des personnes bien lisses qu'on aime de suite. Les premières minutes du film, on a plus envie de coller deux claques à ce gamin en pleine crise d'adolescence. Il en va de même pour le médecin, tellement impliqué dans sa relation avec David, qu'il ne peut lui dire qu'il va quitter l'hôpital, et qui décharge son mal-être sur sa remplaçante. Mais petit à petit, on apprend à les comprendre et à les aimer, et leurs défauts se révèlent être les expressions de leurs sentiments et émotions. Une émotion qui va de plus en plus naître aussi chez le spectateur qui s'immisce dans la relation de Romain et de David, vit avec eux leur séparation et leur retrouvailles. On verra aussi dans le film de Delphine Gleize une jolie chronique sur l'adolescence et la découverte de l'amour, Romain étant guidé dans ce passage par son ainé David, même si cela imposera qu'il devra désormais apprendre à se débrouiller par lui-même. Et David aura offert à son patient le meilleur des soins, l'ouvrir à la vie et au monde... Cette "Permission de minuit" est un nouveau coup de cœur dans le paysage cinématographique français, qui plus est servi par un magnifique trio d'acteur (Lindon, Devos, et le jeune mais non moins talentueux Quentin Challal).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 mars 2011
Encore une fois,Vincent Lindon apporte toute son humanité dans ce rôle de chirurgien qui s'attache à son jeune patient atteint d'une maladie incurable,mais ne tombe jamais dans le"pathos"...Acteur unique dans le cinéma français...rien que pour lui,vous pouvez faire le déplacement...
gemini-hell
gemini-hell

32 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2011
Le film de Delphine Gleize possède avant tout le mérite d’éviter toute sensiblerie et voyeurisme. L’approche et la description entre ce chirurgien et son jeune patient, placées sous le sceau d’une relation devenue au fil du temps quasi filiale, sont portées par un duo d’acteurs complices et incontestablement habités par leur personnage. Cette grande force du récit est malheureusement affaiblie par une mise en scène distante, par des intrigues secondaires convenues (les relations entre le chirurgien et son épouse, le rapprochement sentimental entre la mère du jeune malade avec son entraîneur de rugby) voire peu crédibles (le rapport plus que tendu qui oppose d’emblée Vincent Lindon à Emmanuelle Devos apparaît comme trop forcé malgré le talent confirmé des deux comédiens) et par un habillage musical pas toujours approprié qui semble utilisé pour boucher les trous d’un récit parfois bancal. En dépit de ces défauts, cela reste un bon film que tout admirateur de Vincent Lindon ne peut manquer.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2013
Vincent Lindon fait partie de ces acteurs qui arrivent à nous toucher dans chacun de ses films. Qu'il joue le dépensier fou dans Le Coût de la Vie, le professeur de natation dans Welcome, ou en ce moment dans La Permission de Minuit, le chirurgien David hésitant à lâcher son poste. Il a cette touche humaine et incertaine qui le rend proche de nous, comme si le spectateur pouvait s'identifier dans la plupart de ses rôles. Face à lui Romain, un enfant de la lune ayant la pathologie de XP qu'il suit depuis sa naissance. Une relation profonde s'est installée entre le jeune homme et son médecin. Le premier vit seul avec sa mère, son père l'ayant abandonné lors de la découverte de sa maladie. Le second passe sa vie à l'hôpital avec ses patients, délaissant sa femme et ses enfants. La caméra de Delphine Gleize les filme toujours au plus près, laissant transparaitre leurs émotions et leurs incertitudes. Ce film traite d'un sujet grave mais ne tombe jamais dans le pathos, grâce à une mise en scène simple où la pudeur est de mise. Même lorsque les relations sexuelles sont abordées, le dialogue se fait doucement, avec justesse et sans détours. Le rapport filial entre le médecin est son patient est aussi intéressant. En effet, le silence et la réserve de David se conjuguent parfaitement bien avec le caractère colérique de Romain. On soulignera l'interprétation secondaire d'Emmanuelle Devos, la remplaçante du chirurgien, toujours impeccable.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 mars 2011
Quelle purge ce film lent, très mal joué, Vincent Lindon peu crédible, Emmanuelle Devos au sourire stupide, un gamin qui ne sait même pas lire. Quel gâchis alors que ce sujet grave aurait pu donner un film poignant reflétant la terrible réalité quotidienne des parents ayant un enfant de la lune. Rien, on s'ennuie ferme, on n'apprend rien avec cet enfant qui prend son médecin pour un père de substitution et qui a une mère insignifiante. NUL
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2012
Délicat, fin et sans pathos. Ce film par sa justesse de ton est absolument magnifique. Les acteurs y sont admirables.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juillet 2011
J'ai aimé. L'écriture, concise, précise de D.Gleize, les rapports de l'autre à l'A-normal; la sensibilité exacerbée de cette relation rendue palpable par les cadrages tronqués, les dialogues brouillés, quasi inaudibles parfois mais qui subliment tellement fort la complexité de notre cette rencontre. Un film fort, qui interpelle le plus profond de nous même: l'obscur.
jm6455
jm6455

7 abonnés 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2011
Un beau film écrit avec beaucoup d'intelligence, de finesse, sensibilité, dans lequel l'émotion est présente sans sombrer dans le mélo. Vincent Lindon y excelle par son interprétation très juste d'un rôle qui l'a certainement touché.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 novembre 2011
Peu vraisemblable...pour qui connaît le monde médical. La relation entre le médecin et son jeune patient est tellement étouffante qu'elle en devient gênante. Les acteurs sont bons par ailleurs mais cela ne sauve pas le film.
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