Venant d'assister à une avant première du film, je viens ici pour le soutenir et vous donner mes impressions, car il le mérite. Avec ce film, la réalisatrice nous narre l'histoire simple et belle d'une relation paternelle d'un praticien pour son jeune patient, et filiale d'un jeune malade pour son médecin. D'une manière simple est belle, elle parvient à capter notre attention et nous fait entrer dans l'intimité de cette belle relation entre deux êtres. Sur font d'hopitaux et de maladie le parie était risqué, car le spectre du pataud et du sentimentalisme larmoyant peut rapidement être atteint, mais ici ce n'est jamais le cas. On reste continuellement dans le réel et la vérité des relations et des sentiments. L'histoire simple et belle nous attrape et nous touche. Le talent de l'ensemble de la distribution, le coté académique de la réalisation et une très belle bande son accompagne à merveille l'histoire et la narration. Un film français qui vaut le déplacement et qui mérite un beau succès, espérons que la distribution sera à la hauteur et que le film ne se perdra pas dans la kyrielle des sorties hebdomadaires.
rogressivement, le film va se focaliser sur un seul de ces enfants, Romain, et surtout sur la relation trés étroite et trés intime qu'il entretient avec son dermatologue qui le suit depuis tout petit.perm Et ce médecin, chirurgien trés réputé dans le secteur de la recherche contre cette maladie, c'est Vincent Lindon qui l'incarne.
Et une nouvelle fois, l'acteur dont j'ai déja parlé récemment dans ma chronique du film Pater, nous montre une fois de plus l'étendue de son immense talent . En effet, que ce soit dans des rôles aussi éloignés que le maçon taiseux et ignare de Mademoiselle Chambon, ou ce médecin érudit, Lindon arrive à nous rendre ces personnages tellement humains, malgré leurs failles et leur faiblesses.
Ici, le médecin en question va se trouver totalement tiraillé par un cas de conscience car, en fait, il a été appellé à siéger à l'OMS à Geneve. Ce qui veut dire abandonner ses patients, et bien évidemment parmi eux, ce jeune Romain, avec qui il avait instauré une relation aussi intime. Ce médecin va d'ailleurs refuser d'annoncer la nouvelle à Romain, alors même que sa remplacante (la toujours craquante Emmanuelle Devos) est déja en place, et Lindon arrive à nous faire partager le moindre de ses doutes et ses trésaillements.
Tout n'est pas forcément à la hauteur de cette relation qui ressemble tant à un lien père fils, mais il n'empêche : La Permission de minuit est un très beau film qui n'a pas connu le succès public qu'il méritait à sa sortie. Peut-être que les césars l'année prochaine réquilbront la balance et rendront justice au moins à Lindon pour sa prestation dans ce film.
la chronique en entier ici :http://www.baz-art.org/archives/2011/09/15/21933499.html
Désolée mais non... J'y suis pourtant allee pleine de bonne volonté, me disant que ceux qui n'avait pas aimé, n'avaient juste pas de cœur... Et bien non. Le film est mauvais, lent, sans rythme. Vincent lindon joue à être lui même, le jeune garçon est mauvais, le scénario aurait pu être bien exploité, mais même pas. La fin est à l'image du film. Insidpide. Je suis vraiment déçue.
Vincent Lindon est poignant dans ce film ! Il porte l'histoire tout au long du film ! L'amitier qui se crée entre lui et Quentin Challal est émouvante. De belles images aussi (le moment où ils sont dans un paysage enneigé avec les autres enfant de la lune recouverts de leurs combinaisons . . . c'était lunaire !). C'est une belle histoire, épurée, sans fantaisie qui rend le moment encore plus fort. Et je salue la prestation de Vincent Lindon qui est remarquable !
Film semi-raté ..... le sujet est évidemment compliqué à traiter sans sombrer dans le mélodrame et malheureusement, la seconde partie du film n'y échappe pas. Certaines invraisemblances médicales aussi qui font un peu brouillon alors qu'une précision plus ciselée sur la pathologie en question et les actes médicaux aurait pu être exposée sans pour autant empiéter sur l'histoire ou rendre le film ennuyeux. Reste le jeu des acteurs et les relations psychologiques entre eux (et avec les absents) qui sont d'un niveau correct. Lindon est bon, Emmanuelle Devos aussi, quand au jeune Quentin Challa, contrairement à beaucoup de critiques, je le trouve très bon, pas tant quand il déclame son texte que par sa présence physique, presque charnelle, qui sied parfaitement au sujet du film et est assez rare à cet âge.
scenario décousu et relâché et pire, un son quasiment inaudible alternant borborygmes et grommellements... rare, les figurants semblent perdus... seuls, Lindon et les femmes tirent leur scalpel du jeu...
Magnifique! Les acteurs sont formidables, la mise en scène parfaite, original, audacieuse. Des vrais moments d'émotion et Vincent Lindon en état de grâce.
Quelque peu déçu par ce film dont la majorité des critiques n'en disait que du bien. La première partie est assez réussie et Lindon est assez convaincant dans son rôle de médecin. Mais il semble reproduire le même type de personnages dernièrement (Welcome, Mademoiselle Chambon). Ensuite, ça s'étire, on attend une confrontation ente le médecin et le gamin qui ne viendra jamais. Le personnage du malade atteint par cette maladie spéciale est parfois assez irritant, on peut comprendre qu'il se sait en sursis d'où une certaine urgence dans son rapport à la vie, mais ça en devient lassant à force. Emmanuelle DEVOS essaie de tirer son épingle du jeu, malgré un rôle pas très évident. J'ai été aussi irrité par le fait que beaucoup de dialogues sont mal articulés, et même en tendant l'oreille, je n'ai pas saisi certaines parties.
Très beau film, bien réalisé et très bien interprêté. Le sujet est traité avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, mais ne laisse malheureusement aucun espoir. V.Lindon est égal à lui -même.
Voilà un film qui ne traite pas d'une amitié hors norme mais de la lâcheté. Lindon fait du bon Lindon dans un type de personnage qu'on lui connait bien. Le jeune Quentin tient bien la distance. Au final le film est beaucoup trop long et on finit par s'ennuyer assez rapidement.
Lorsque je rédige une critique, j'ai toujours un petit souci avec le prénom des personnages principaux, je les ai oubliés. Alors je suis obligée de faire des recherches pour les retrouver. Dans le cas de ce film, la tâche ne fut pas nécessaire car les personnages m'ont marqué au fer rouge. Ce film aussi.
Pour l'histoire, brièvement, Romain est atteint d'une maladie rare qui le lui permet pas de s'exposer aux UV et fait de lui un "enfant de la lune"; avant d'être malade, c'est un garçon très attachant, un peu déjanté et très mature pour son âge. Il tisse un lien particulièrement fort avec son médecin, David.
Ce film expose très bien la problématique entre patient et médecin avec toutes les particularités qu'elle suppose. Sauf que dans ce cas, il n'y a pas de distance thérapeutique. On va dire que les exceptions font la règle! Et puis nous sommes dans une film, hein? Pas dans la réalité.
David joue un peu le rôle de père dans l'éducation de Romain, mais c'est plus encore que cela. Entre eux se tisse une relation d'amitié très forte, presque fusionnelle.
David aide Romain certes, il lui donne beaucoup de présence et d'attentions diverses mais Romain aide David également, cet homme si triste et désabusé. D'ailleurs Romain, ce petit surdoué en herbe, ne manque pas de lui faire remarquer : "dans notre relation, c'est pas toi, c'est moi le médecin".
Cette réflexion illustre la problématique du film ainsi que cette relation hors du commun entre un enfant malade très certainement condamné et un adulte impliqué dans sa carrière et brillant mais malheureux dans la vie.
Ce film n'est pas un film d'auteurs, ce film n'a pas reçu des milliers de prix. Il y a des œuvres qui changent une vie, du moins notre perception de la vie. D'habitude, ils appartiennent aux grands classiques du cinéma. Mais pas toujours, oui ce film sans prétention a changé ma manière de percevoir les choses et m'a permis de comprendre beaucoup d'éléments sur ma propre vie.
Particulièrement lorsque David doit s'en aller et laisser sa place à une collègue, on peut percevoir la limite de la relation soignant/soigné. Oui un jour le soignant s'effacera. Mais ne sera-t-il pas ce jour où le patient sera capable de voler de ses propres ailes?
Je vous laisse découvrir ce film plein de fraicheur et de gravité à la fois. Il a marqué ma vie et m'a bouleversée. En sera-t-il de même pour vous ?
Un gout d`inachevé. Voilà ce qui reste en tête après avoir vu le film. Oui, on comprend bien la volonté de la réalisatrice à nous montrer la relation entre un jeune malade et son médecin, mais pourquoi faire apparaitre autant de personnages secondaires sans leur donner un peu plus de vie (Emanuelle Devos, 10 minutes d`écran, les autres enfants, la famille de David, la copine de Romain...). Et question réalisation il y a des choses plus que moyenne... nous "cacher" la mort par un effet de caméra fixé sur la porte de la chambre... pour moi ca ne marche pas du tout. Et le pire pour moi, nous obliger à entendre des bruits humains plus que désagréables (machouillages, respiration nasale, micro mal réglé). Est-ce pour plus de réalisme ou juste de la négligence ? En résumé c`est un film touchant, parce qu`il nous parle d`un sujet qu`on connait peu, et parce que finalement quand Romain sort dans la rue, en plein jour, sans protection on se rend compte qu`on a peur pour lui. Et parce que Vincent Lindon joue une partition qu`il maitrise parfaitement. Mais vraiment, inachevé. Mais