Parfum de femme
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landofshit0

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3,5
Publiée le 14 mai 2013
Tout tourne ici autour de l'excellent Vittorio Gassman,incarnant un capitaine aveugle tyrannisant son je ne suis pas fan de ce genre d'image,semblant avoir un voile ou un léger flou,le reste et bien exécuté.Les aventures de ce personnage sont souvent drôle et pathétique,dommage que le final le soit si convenu.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 novembre 2012
Waw... !!!
Dino Risi ("La marche sur Rome", c'est lui !!!) signait (et soignait !) en 1975 une admirable et inmanquable comédie dramatique. Avec son sens inégalé du coup de poing (scénique, bien entendu), il nous sert, à travers une mise en scène carrée et minutieuse (réglée au millimètre près) le portrait d'une Italie désenchantée. Le tout sur un montage certes frénétique mais drôlement calme. Dino nous apporte ainsi la dimension de la société italienne des 70's de part une ingéniosité du montage, mais aussi grâce à la personnification des villes que traversent les personnages. A travers sa mise en scène, on sent très bien que Gênes, Rome et Naples n'ont pas la même atmosphère, brillament dépeinte par un souffle (épique) différent, et des angles de vue constamment sur le qui-vive.
Pour revenir sur l'Italie désenchantée, le scénario est manié de main de maître pour arriver à nous transmettre ce que ressent le peuple italien. Afin d'arriver à leurs fins, Ruggero Maccari (il a fait "La marche sur Rome" et "Les monstres" pour Risi, "Donatella" pour Mario Monicelli, "Une journée particulière" d'Ettore Scola, et tant d'autres !) et Dino Risi (les scénaristes) posent leurs regards sur chacun des personnages pour nous transmettre non seulement les émotions de tous, mais aussi l'animosité qui vit en chacun d'eux. De plus, Ruggero et Dino appuient sans vergogne sur le mal du pays, à savoir l'industrialisation, vue d'un mauvais oeil par tous les personnages du film. Retraçant avec vigueur et réalisme le doute de la société transalpine des années 1970 (des deux côtés : les ruraux et les métropolitains), les deux scénaristes arrivent à leurs fins (ou pas, d'ailleurs) quant à la chute du film.
Mise en scène et scénario appuyés eux-aussi sans fard par une musique complètement mirobolante qui donne le tonus élégant et raffiné de "Parfum de femmes". La bande-son que nous offre Armando Trovajoli (compositeur sur "La paysanne aux pieds nus" de De Sica, "Boccace 70" avec Romy, "Sexe fou", encore de Risi, "Le dîner" de Scola, ...), digne des plus grands, sonne agréablement juste à nos oreilles, nous offrant ainsi des émotions languissantes, énergisantes et mélancoliques. J'en reprendrais encore bien volontiers, Armando !
Eh oui, il fallait bien y arriver, parlons maintenant du casting. Vittorio Gassman (déjà vu dans le célébrissime "Riz amer" de De Santis (fallait-il le rappeler ?), "Le fanfaron" déjà de Risi, "La marche sur Rome"...), impérial, en impose, porte le film sur ses épaules avec une grâce indomptable et dont la virilité cache sa fragilité. Avec une finesse incomparable, il est le fauve qui, de par une démesure aussi frivole qu'instantanée, partage toute sa monstruosité. Ici, Gassman ne campe ni un personnage et n'est non plus habité par son rôle. Il interprète avec une rage inmensurable un homme qui arrive à sentir le parfum des femmes. Une interprétation enivrante aussi, dans les deux sens. Il est comme son whisky, impardonnable, tout comme électrique, tel un lion en cage. Vittorio est magique, et ce, pour notre grand bonheur d'un côté que pour Dino Risi de l'autre. A ses côtés, on ne retiendra QUE Alessandro Momo, véritable acteur du moment, qui arrive à s'imposer face au géant Gassman, et qui décèdera juste avant la sortie de "Parfum de femmes" à même pas 21 ans. Un rôle véritablement convaincant donc, et qui s'inscrit pour moi, dans la lignée des James Dean, Ledger et consorts.
La troupe toute entière est finalement servie par des dialogues qui entremêlent mélo, drame et pathos, avec par endroits, des poncifs d'humour. Revigorants, ils maintiennent l'ambiance générale du film qui ne tombe jamais dans le prêchi-prêcha fort heureusement, et ce, grâce au savoir-faire de Dino Risi sans aucun doute.
Basée sur l'oeuvre originale de Giovanni Arpino, "Parfum de femmes" se distingue de par les caractéristiques décrites ci-dessus impossibles à conclure en un mot. De fait, je ne saurais dire si ce film est un chef d'oeuvre ou un film culte tant on est la mi-chemin entre la définition de ces deux termes.
Tout d'abord, je précise que le regretté Vittorio Gassman reçut le Prix de l'interprétation masculine à Cannes en 1975 (très bien mérité) et Dino Risi, le César du meilleur film étranger (1976).
Pour conclure, "Parfum de femme" est un pur joyau qui se délecte avec beaucoup de plaisir.
Eh Vittorio, tu l'as rangé où, le scotch ?
C'est le premier Dino Risi que je vois, et ce ne sera pas le dernier.
PS : "Parfum de femmes" sera adapté par Martin Brest ("Le flic de Beverly Hills") l'américain en 1992 sous le doux nom "Le temps d'un week end" (vu, pour ma part, avant le film de 1974) avec Pacino dans le rôle titre. Et dieu sait que j'ai préféré la version de Risi à celle de Martin. Pourquoi ? Grâce à l'interprétation de Gassman (dans un premier temps) sans aucun doute, qui ne fait pas dans le chi-chi. Et pourtant Al Pacino crève l'écran dans "Le temps d'un week end". Il s'agit pour moi de deux interprétations différentes. D'un côté il y a l'américaine (de l'Actor's studios, que j'adore. Merci encore Monsieur Laughton), et de l'autre, l'italienne, celle de la comédie à l'italienne, et où Gassman m'a envoûté. Il y ensuite la réalisation, le tact, la fermeté de Risi (en tant que metteur en scène et scénariste) que n'a pas eu Martin pour son remake. En d'autres termes, il y a la version originale dans toute sa splendeur (merci Vittorio), et sa copie à l'américaine, où Pacino sauve ce qui peut. Deux films pour une opinion, voilà, c'est tranché. Fausto a parlé.
Abarai
Abarai

186 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2010
Subtile comédie dramatique, Parfum de femme est envoûtant. Vitorio Gassman est génial, souvent très drôle et son accolyte est amusant (même si son jeu manque peut-être de punch). Certaines répliques ont une forte résonnance et il y a aussi un aspect poétique parfois. En somme, Dino Risi nous livre un très bon film, savoureux.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 novembre 2010
Un bon film Italien qui se laisse regarder avec plaisir.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 octobre 2008
La comédie italienne des années 70 invite à repenser ses valeurs sociales à l’heure où le monde occidental, et le cinéma sur sa trace, se redéfinissent. «Profumo di donna» (Italie, 1975) de Dino Risi se penche sur la notion de vulgarité et la relie au sentiment amoureux, par une impertinence si frontalement assumée qu’elle en devient invention. Sur les routes de l’Italie, d’un quartier urbain à une villa implantée en zone rurale, un aveugle exécrable, Fausto –son nom seulement évoque la malfaisance- est accompagné par un jeune militaire Ciccio. Risi présente l’aveugle, figure habituelle de bienveillance et de compassion, comme un être abominable, régit par ses sens et leurs impulsions érotiques. Buñuel fît cela déjà depuis «Los Olvidados» (Mexique, 1950), avec une approche bien plus visuelle. Au service de cet homme impoli, vulgaire et irrespectueux, Ciccio fait la rude expérience des vicissitudes de la vie. Risi met en place, avec une indélicatesse des plus flagrantes, un road-movie le long d’une Italie réduite à l’image d’un théâtre qui n’épargne ni la bouffonnerie ni le pathétique. Le vulgaire, bien souvent chez Risi, ici d’autant plus face à la flagrante supercherie de l’interprétation fantasque de Vittorio Gassman, est reformulé selon les nouvelles donnes que l’Europe s’est établie après la seconde guerre mondiale. L’Italie dépeinte au travers de ce voyage est un lieu qui se contente, dans une stupidité active, d’être guignolesque. Milles lieux séparent Risi de Fellini. Fellini est maître dans l’art du cinématographe comme outil de peinture, comme mise en place d’un monde-tableau éclaté en une vue sibylline de l’esprit. Risi se contente de soumettre l’Italie à la cuistrerie irrégulière qui le caractérise. Toutes les œuvres du cinéaste ne sont pas l’expression de cette basse trivialité. Or «Profumo di donna» en reste à brosser l’image d’un aveugle misanthrope dont les affects pathétiques enfouis n’attendent que la fin pour se déverser dans un flot ridicule.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
"Parfum de femme" est le portait isolé et tout ce qu'il y a de moins conventionnel d'un aveugle. En militaire infirme, Vittorio Gassman, dans un de ses rôles les plus mémorables, n'incarne pas précisément le handicapé pathétique et soumis à la sollicitude des autres. Tout simplement, et c'est tout le sens que porte le personnage au-delà de la farce, parce que le capitaine Fausto se refuse à laisser transparaitre son amertume et sa détresse.
Son escapade au bras d'un jeune enfant de troupe souffre-douleur nous trompe un temps sur la vérité de ce personnage sarcastique et brutal qui avoue, trop complaisamment pour être sincère, que la cécité ne le prive que de l'image des femmes.
Vittorio Gassman prête, au hasard de scènes cocasses et coquines, la démesure qu'on imagine à ce bravache jouisseur, à cet infirme scandaleux. Le ton est drôle et volontiers provocateur. En revanche, le dénouement, où Risi imagine une spoiler: romance contrariée
et expose abruptement le dépit et la misère de Fausto, résonne d'accents mélodramatiques convenus. Le cinéaste se montre alors peu convaincant et perd son originalité.
Martine R.
Martine R.

15 abonnés 65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2021
Je viens de revoir ce film sublime...
Je l'avais vu à sa sortie dans un cinéma parisien proche du Luxembourg dont j'étais sortie bouleversée.
Gassmann est extraordinaire ( on comprend, contrairement à ce que disent certains commentaires , que la merveilleuse Sarah en soit follement amoureuse!) et tous les acteurs sont excellents.
Un vrai chef-d'oeuvre,mêlant amertume, tendresse et, parfois, obscénité.
En bref un magnifique hymne à la vie dans une Italie pleine de contrastes et de paradoxes, superbement photographiée.
On a tellement envie de s'attarder sur cette terrasse napolitaine en buvant un verre de limoncello!
Ti amo, Gassmann!
Ti amo Risi!
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2011
Grand , très grand numéro de Victorio Gassman qui vampirise toutefois un peu trop le film par moment. Plein de répliques savoureuses comme lorsque Fausto et son commis cherchent des filles de joies dans les rues de Gènes. Le final tente un virage dans l'émotion plutot réussi mais il faut reconnaitre que le film a vieilli (aie la musique au piano...).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 août 2015
Parfum de femme est un film superbe, marqué par l'interprétation parfaite de Vittorio Gassman et la beauté des yeux d'Agostina Belli, bouleversante de beauté. L'histoire, revisitée plus tard par Hollywood dans Le Temps d'un week-end qui valu un oscar à Al Pacino, offre toute la réussite au film. Dino Risi manie la narration à la perfection pour faire naître le personnage de Fausto, militaire estropié et homme à femme. Avec l'alcool, Fausto a le vice des femmes, et semble s'offrir lors de cette traversée de l'Italie, une véritable tournée des grands ducs : costume sur mesure, restaurants, putes. La liberté de ton du film est tout à fait propre aux comédies italiennes des années 70, où la nudité de femmes splendides est mise en avant, parfois même pour ne montrer qu'elle. Enfin, le scénario superbe, allié à l'interprétation de Vittorio Gassman achèvent de faire de ce film un classique du cinéma italien.
Lululouci
Lululouci

31 abonnés 272 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2013
Certaine scène sont à mourir de rire alors que d'autres peuvent facilement nous faire pleurer comme-ci le film nous nous prenait en lui. La seule chose qui ne m'a pas plus dans se film est la fin qui vient beaucoup trop vite à mon gout. La prestation de Vittorio Gassman ne peut même pas être décrite tellement elle est parfaite.
A ne pas manquer !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mai 2010
Excellent film de Dino Risi, son meilleur, car celui-ci ne contient aucune lourdeur mais au contraire est rempli de grâce. L'interprétation de Vittorio Gassman et d'Agostina Belli est extraordinaire et constitue le deuxième point fort de ce très joli film.
petithom
petithom

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2008
Un film éblouissant grâce à l'interprétation de Gazman et au talent de Risi.Parfum de femmes montre que le cinéma italien à cette époque était extraordinaire.Un film drôle et émouvant sans tomber dans la miévrerie.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 janvier 2013
En dehors de la superbe composition de Vittorio Gassman, la mise en scène et le scénario sont juste assez sympas pour suivre les tribulations de ce personnage qui me semble être le seul intérêt dans cette comédie à l'italienne...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juillet 2008
Excellentissime comédie à l’italienne menée par le truculent Vittorio Gassman, cabot à souhait, hédoniste, jouisseur, explosif mais également blessé et inquiet du temps qui passe. Bons mots, farces, héros iconoclaste, Dino Risi nous entraîne dans cette Italie des 70's, éprise de liberté et d'insouciance mais soucieuse du monde à venir. La seconde partie du film perd un peu de son rythme pour décrire, accompagnée de la jolie musique, une nostalgie ambiante. Une belle leçon de comédie et un Fausto-Gassman qu'on aurait aimé croisé sur son chemin.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2012
J'ai d'abord vu le remake avec Al Pacino, et j'ai adoré! C'est donc 'logiquement' que j'ai vu l'original, et je peux dire qu'il est de facture égal, Vittorio Gassman dégage un charme et un charisme au même titre que Pacino... la trame des deux films est senssiblement la même, sauf peut être la relation entre l'homme et 'l'enfant' qui est plus intime dans le second film.
'Parfum de femme' est donc un superbe film, au quel Brest a eu raison de rendre hommage.
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