Parfum de femme
Note moyenne
4,0
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65 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 janvier 2017
L'un des meileurs rôles de Vittorio Gassman, cet acteur-né qui donne des leçons de talent et de charisme à la ronde et à la cantonnade dans la peau de ce personnage qu'il incarne avec brio et une maestria ébouriffante !

Torturé, amer et cynique à souhait, il campe un aveugle complexe toujours dans la lutte comme un lion qui cherche à briser les barreaux de sa cage. Mais le petit gars qui l'accompagne se debrouille très bien également et l'adjonction de sa voix off est une idée intéressante et habilement exploitée, un tempérament plus réservé et surtout plus calme à l'opposé de l'infirme ancien militaire proprement invivable et perpétuellement en campagne... contre le monde qu'il a perdu.

Il en résulte pendant une très grande partie du film une drôlerie très réjouissante, digne des meilleurs moments de la pure "commedia dell'arte" qui allie la satire aux situations les plus ubuesques. Puis vient la fille, la magnifique Agostina Belli, une véritable sainte idolâtre dont le dévouement et l'amour (aveugle) nous laisse quelque peu incrédule.

D'ailleurs, lui non plus n'y croit pas... Mais il s'agit avant tout d'une belle histoire à contre-temps finalement des psychodrames italiens au sein desquels le cynisme remporte habituellement la mise. En cela, il s'agit d'un film des plus romantiques qui soit.

Parfum de femme s'échine d'ailleurs à justifier dans son dernier tiers le personnage d'Agostina auquel on a toujours autant de mal à accorder crédit, en dépit ou malgré la musique couinante de Trovaioli, décidément peu inspiré ici.

Peu importe cependant, car l'authenticité des sentiments entre souffrance, rédemption et acceptation -avec ses moments de satire échevelée- nous font toucher du doigt une oeuvre puissante qui brille par son humanité.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2015
Alors je ne m'attendais pas du tout à ça. Je m'attendais certes à tomber sur une comédie italienne douce-amère comme ils savent si bien les faire et que j'aime tellement. Au fond le film est très balisé, l'histoire est pas très intéressante, j'ai même pas compris l'intérêt de partir sur une histoire de meurtre vers la fin, disons que le message aurait pu passer tout aussi bien, voire mieux avec un autre dilemme mais c'est vraiment pas gênant parce que c'est très bien fait. Parce que en-dehors de la prestation de Gassman le truc très fort c'est le scénario pas par rapport à l'intrigue comme je l'ai dis mais vraiment par rapport aux dialogues, aux personnages, aux relations qu'ils ont les uns avec les autres, après pour sûr que Gassman se bouffe tout mais les rôles secondaires ne sont pas en reste non plus. Je trouve simplement dommage qu'on ait cette fin, disons que Belli, elle est magnifique cette actrice elle peut provoquer toute l'empathie du monde son personnage reste une cruche finie romantico-romantique et tout alors bien sûr j'ai pas forcément envie de lui donner raison, j'aurais préféré qu'elle réajuste le tir, qu'elle se rend compte que son amour c'est idiot et tout. Après forcément le personnage de Gassman est génial, c'est le genre de personnages qui fonctionne vraiment bien au cinéma parce que dans la vraie vie tu le détesterais mais là on l'adore, parce qu'il est cinglant, sarcastique, cynique, etc. et puis bon il a ses moments de faiblesse qu'on découvre vers la fin ce qui en fait un personnage vraiment complexe. Du reste j'aime bien quand les italiens parlent des rapports hommes-femmes, c'est souvent sexiste et assez drôle mais il y a des passages sincères et vrais. Du coup j'ai beaucoup aimé, surtout pour les personnages plus que pour l'intrigue très balisée, en même temps la mise-en-scène n'est pas dingue et assez classique mais elle rempli assez bien son job pour rendre le tout vraiment appréciable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 août 2015
Parfum de femme est un film superbe, marqué par l'interprétation parfaite de Vittorio Gassman et la beauté des yeux d'Agostina Belli, bouleversante de beauté. L'histoire, revisitée plus tard par Hollywood dans Le Temps d'un week-end qui valu un oscar à Al Pacino, offre toute la réussite au film. Dino Risi manie la narration à la perfection pour faire naître le personnage de Fausto, militaire estropié et homme à femme. Avec l'alcool, Fausto a le vice des femmes, et semble s'offrir lors de cette traversée de l'Italie, une véritable tournée des grands ducs : costume sur mesure, restaurants, putes. La liberté de ton du film est tout à fait propre aux comédies italiennes des années 70, où la nudité de femmes splendides est mise en avant, parfois même pour ne montrer qu'elle. Enfin, le scénario superbe, allié à l'interprétation de Vittorio Gassman achèvent de faire de ce film un classique du cinéma italien.
Tietie008
Tietie008

32 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2014
La déchéance d'un officier de l'armée, devenu aveugle, mais toujours passionné par les femmes. Superbe Vittorio Gassman, qui joue un homme autoritaire et charismatique, charmeur et encore très vert, qui refuse toute pitié et qui sombre devant l'amour désintéressé de la magnifique Agostina Belli. Un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 février 2014
Véritable film sur la solitude et la cécité , sur ce capitaine a la retraite ( Victorio Gassman , énorme) rendu aveugle après une explosion. Dino Risi ( Le fanfaron) arrive a nous faire rire a travers ce personnage agressif et amer que seules les femmes qu'il reconnait a leur parfum parviennent a réconforter....Gassman reçu un prix d'interprétation pour ce rôle a Cannes. Le reste du casting est impeccable , Agostina Belli en tête....l'humour a l italienne façon Risi , qui prouve quil est un très bon cinéaste...Une fine études de caractère et un Victorio Gassman époustouflant !
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2013
pas vieillie cette comédie pas si légère qui vire à la réflexion autour sur le suicide. Gassman est impérial.
dec 13
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mars 2013
Les tribulations absurdes et abracadabrante d'un aveugle dans l'Italie des années 70. Aucun rapport d'ailleurs avec un parfum quel qu'il soit....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 février 2013
Une des dernières vraies comédies "à l'italienne". Avec son ton doux-amère et le personnage central parfaitement interprété par Vittorio Gassman, Dino Risi offre un bon moment cinéma. Des répliques cinglantes et des scènes très tendres.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2013
Coméde italienne. Un aveugle, ancien militaire, accompagné d'une jeune recrue, fait un voyage à travers l'Italie, Gênes, Rome et Naples où il dit revoir un ancien ami, aveugle lui aussi, pour peut-être une dernière rencontre.
Magnifique film de Risi, grâce à un extraordinaire acteur (Vittorio Gassman) et à une réalisation toujours excellente, en extérieurs, en rythme, en dialogues. La comédie tourne vers la fin au drame
(c'est la fin qui pêche un peu, en longueur et en mélo)
Par ailleurs, c'est un film enlevé, plein d'humour et non sans émotion par moment.
Belle réussite de Risi.
Leonblum I
Leonblum I

10 abonnés 99 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2013
Très ennuyeux - je l'ai malheureusement regardé jusqu'à la fin par acquis de conscience. On souffre pour le jeune (Vincenzo ?) renommé Cicio par le vieillard irascible et capricieux tout au long de ce "road movie" (le mot n'est pas de moi). On est scandalisé par ses manies de satyre vis-à-vis de filles plus jeunes (quel tonton pervers !) tandis que les jeunes de leur âge se prennent des râteaux - eh oui les personnages féminins de ce film préfèrent les cochons. Tout cela se finit mal - il fait ce qu'il s'est promis, et la police enterre en dictant sa version aux journalistes.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 janvier 2013
En dehors de la superbe composition de Vittorio Gassman, la mise en scène et le scénario sont juste assez sympas pour suivre les tribulations de ce personnage qui me semble être le seul intérêt dans cette comédie à l'italienne...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 décembre 2012
La faiblesse du macho italien, l'homme blessé derrière sa carapace magistralement interprété par vittorio Gassman à travers ce voyage "initiatique". Le film a probablement un peu vieilli...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 décembre 2012
De Dino Risi, réalisateur que je connaissais uniquement de nom (je sais, je sais, blasphème!) de même que pour certaines de ses oeuvres, "Parfum de femme" est le premier que je vois de lui. Le premier et certainement pas le dernier au vu de la grande qualité de ce film. N'ayant pas vu le remake avec Al Pacino et Chris O'Donnell, j'ai pu savourer avec des yeux "neufs" cette comédie dramatique. Car, lorsque l'on compare les moult comédies ponctuées de drame qui se vendent comme des petits pains chaque année en explicitant les scènes dramatique afin de tomber dans un mélo dégueulasse ("Intouchables" je pense à toi!), Risi a vraiment fait un travail d'aplomb pour ce long-métrage concernant un juste dosage entre l'humour et le côté sombre. Noirceur renvoyant à l'aveugle qui sous ses airs de bon bougre assoiffé de filles cache sa tristesse la plus profonde. A lire comme ça, le synopsis paraît cliché, d'ailleurs dans l'absolu, le film l'est jusqu'aux dernières vingt minutes. Et c'est ça qui est génial de la part de Risi. En jouant avec les gros clichés du genre, le réalisateur italien surprend avec sa conclusion qui, d'un côté donne un sens aux aventures des deux héros, et d'un autre côté, apporte une réflexion sur le mal-être, la place de l'Homme et ses sentiments. Le film démarre sur un ton léger pour terminer sur une note grave, mais belle et "happy ended" quand même. Niveau mise en scène et jeu d'acteur, l'ensemble est de bonne facture. Vittorio Gassman excelle dans son personnage d'aveugle grincheux et apporte une profondeur grandiose lorsqu'il s'agit de mettre en avant le côté torturé de l'homme. "Parfum de femme" est un Risi charmant qui prête à sourire et à s’interroger sur la nature humaine et ses tourments, sans tomber dans un lourd traitement démago. Un film qui donne envie de voir les autres films du monsieur, réalisateur prolifique.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2012
Un Vittorio Gassman époustouflant dans une oeuvre de la grande époque du cinéma Italien .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 novembre 2012
Waw... !!!
Dino Risi ("La marche sur Rome", c'est lui !!!) signait (et soignait !) en 1975 une admirable et inmanquable comédie dramatique. Avec son sens inégalé du coup de poing (scénique, bien entendu), il nous sert, à travers une mise en scène carrée et minutieuse (réglée au millimètre près) le portrait d'une Italie désenchantée. Le tout sur un montage certes frénétique mais drôlement calme. Dino nous apporte ainsi la dimension de la société italienne des 70's de part une ingéniosité du montage, mais aussi grâce à la personnification des villes que traversent les personnages. A travers sa mise en scène, on sent très bien que Gênes, Rome et Naples n'ont pas la même atmosphère, brillament dépeinte par un souffle (épique) différent, et des angles de vue constamment sur le qui-vive.
Pour revenir sur l'Italie désenchantée, le scénario est manié de main de maître pour arriver à nous transmettre ce que ressent le peuple italien. Afin d'arriver à leurs fins, Ruggero Maccari (il a fait "La marche sur Rome" et "Les monstres" pour Risi, "Donatella" pour Mario Monicelli, "Une journée particulière" d'Ettore Scola, et tant d'autres !) et Dino Risi (les scénaristes) posent leurs regards sur chacun des personnages pour nous transmettre non seulement les émotions de tous, mais aussi l'animosité qui vit en chacun d'eux. De plus, Ruggero et Dino appuient sans vergogne sur le mal du pays, à savoir l'industrialisation, vue d'un mauvais oeil par tous les personnages du film. Retraçant avec vigueur et réalisme le doute de la société transalpine des années 1970 (des deux côtés : les ruraux et les métropolitains), les deux scénaristes arrivent à leurs fins (ou pas, d'ailleurs) quant à la chute du film.
Mise en scène et scénario appuyés eux-aussi sans fard par une musique complètement mirobolante qui donne le tonus élégant et raffiné de "Parfum de femmes". La bande-son que nous offre Armando Trovajoli (compositeur sur "La paysanne aux pieds nus" de De Sica, "Boccace 70" avec Romy, "Sexe fou", encore de Risi, "Le dîner" de Scola, ...), digne des plus grands, sonne agréablement juste à nos oreilles, nous offrant ainsi des émotions languissantes, énergisantes et mélancoliques. J'en reprendrais encore bien volontiers, Armando !
Eh oui, il fallait bien y arriver, parlons maintenant du casting. Vittorio Gassman (déjà vu dans le célébrissime "Riz amer" de De Santis (fallait-il le rappeler ?), "Le fanfaron" déjà de Risi, "La marche sur Rome"...), impérial, en impose, porte le film sur ses épaules avec une grâce indomptable et dont la virilité cache sa fragilité. Avec une finesse incomparable, il est le fauve qui, de par une démesure aussi frivole qu'instantanée, partage toute sa monstruosité. Ici, Gassman ne campe ni un personnage et n'est non plus habité par son rôle. Il interprète avec une rage inmensurable un homme qui arrive à sentir le parfum des femmes. Une interprétation enivrante aussi, dans les deux sens. Il est comme son whisky, impardonnable, tout comme électrique, tel un lion en cage. Vittorio est magique, et ce, pour notre grand bonheur d'un côté que pour Dino Risi de l'autre. A ses côtés, on ne retiendra QUE Alessandro Momo, véritable acteur du moment, qui arrive à s'imposer face au géant Gassman, et qui décèdera juste avant la sortie de "Parfum de femmes" à même pas 21 ans. Un rôle véritablement convaincant donc, et qui s'inscrit pour moi, dans la lignée des James Dean, Ledger et consorts.
La troupe toute entière est finalement servie par des dialogues qui entremêlent mélo, drame et pathos, avec par endroits, des poncifs d'humour. Revigorants, ils maintiennent l'ambiance générale du film qui ne tombe jamais dans le prêchi-prêcha fort heureusement, et ce, grâce au savoir-faire de Dino Risi sans aucun doute.
Basée sur l'oeuvre originale de Giovanni Arpino, "Parfum de femmes" se distingue de par les caractéristiques décrites ci-dessus impossibles à conclure en un mot. De fait, je ne saurais dire si ce film est un chef d'oeuvre ou un film culte tant on est la mi-chemin entre la définition de ces deux termes.
Tout d'abord, je précise que le regretté Vittorio Gassman reçut le Prix de l'interprétation masculine à Cannes en 1975 (très bien mérité) et Dino Risi, le César du meilleur film étranger (1976).
Pour conclure, "Parfum de femme" est un pur joyau qui se délecte avec beaucoup de plaisir.
Eh Vittorio, tu l'as rangé où, le scotch ?
C'est le premier Dino Risi que je vois, et ce ne sera pas le dernier.
PS : "Parfum de femmes" sera adapté par Martin Brest ("Le flic de Beverly Hills") l'américain en 1992 sous le doux nom "Le temps d'un week end" (vu, pour ma part, avant le film de 1974) avec Pacino dans le rôle titre. Et dieu sait que j'ai préféré la version de Risi à celle de Martin. Pourquoi ? Grâce à l'interprétation de Gassman (dans un premier temps) sans aucun doute, qui ne fait pas dans le chi-chi. Et pourtant Al Pacino crève l'écran dans "Le temps d'un week end". Il s'agit pour moi de deux interprétations différentes. D'un côté il y a l'américaine (de l'Actor's studios, que j'adore. Merci encore Monsieur Laughton), et de l'autre, l'italienne, celle de la comédie à l'italienne, et où Gassman m'a envoûté. Il y ensuite la réalisation, le tact, la fermeté de Risi (en tant que metteur en scène et scénariste) que n'a pas eu Martin pour son remake. En d'autres termes, il y a la version originale dans toute sa splendeur (merci Vittorio), et sa copie à l'américaine, où Pacino sauve ce qui peut. Deux films pour une opinion, voilà, c'est tranché. Fausto a parlé.
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