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Ricco92
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5,0
Publiée le 19 octobre 2017
Il est assez improbable de penser qu’un réalisateur de comédies souvent assez lourdes puisse décider, en tant que producteur, de confier un projet plein de sensibilité à un cinéaste qui n’avait à ce moment-là réalisé qu’un seul film long métrage expérimental à la narration très obscure. Ce fut pourtant le cas de Mel Brooks qui accepta de faire réaliser Elephant man par David Lynch (qui était toutefois lié au projet avant l’auteur de Frankenstein junior). Le résultat se révèle être un véritable chef-d’œuvre car, à l’exception de la première séquence, d’une séquence de rêve et des derniers plans, Lynch adopte une optique purement narrative qui permet de s’attacher totalement à un personnage très sensible dont la vie n’est comparable à aucune autre (et parfaitement interprété par un John Hurt qui arrive à dégager beaucoup d’émotions sous son imposant maquillage). En effet, John Merrick (comme l’appelait la biographie de Frederick Treves alors qu’il se nommait en réalité Joseph Merrick) est un être très émouvant car doté d’intelligence (contrairement à ce que souhaite Frederick Treves lors de leurs premières rencontres qui espère qu’il soit idiot pour ne pas se rendre compte de son malheur) et il est très difficile de ne pas être touché par le destin de cet être dont le seul souhait est d’être un être humain comme un autre (la célèbre réplique « Je ne suis pas un éléphant ! Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain ! », son désir de pouvoir dormir allongé comme tout le monde qui le conduira à la mort). Malgré quelques libertés avec la réalité, Lynch arrive à ne pas sombrer dans le mélodramatique et dans le pathos (malgré l’apparition progressive de l’apparence du personnage qui est d’abord entrevu par des plans très rapides puis est caché sous une cagoule ou est filmé de dos avant d’être réellement montré au bout d’une demi-heure environ) en dégageant cependant beaucoup d’émotions (je dois reconnaitre avoir mis près de vingt ans pour voir le film une seconde fois car lors de sa première vision, vers 12 ou 13 ans, ce film m’avait fondre en larmes d’un bout à l’autre) liées surtout à la conscience de Merrick de son propre état et de son acceptation du rejet des autres souvent par peur et parfois son exploitation par pure méchanceté humaine et avarice (Bytes, le gardien de nuit). De plus, le fait que l’histoire se soit située dans le Londres de l’Angleterre victorienne qui était très dure donne encore plus de force à ce destin dramatique. Le tout est renforcé par la magnifique musique de John Morris, associée dans la dernière séquence au magnifique Adagio pour cordes de Samuel Barber, et la splendide photographie de Freddie Francis (qui eu un passé de réalisateur pour la Hammer qui lui a permis d’apprendre à mettre en valeur l’époque victorienne puisque les films de cette société se déroulaient souvent à cette époque). Elephant man est donc un véritable chef-d’œuvre qui arrive à associer exigence artistique et émotions. À voir absolument.
"Elephant Man" est un film déroutant, d'une grande sensibilité et qui ne laisse pas indifférent. Il raconte l'histoire d'un homme né avec diverses malformations et qui est donc quasiment traité comme un animal. Tout va changer le jour où il rencontre le docteur Treves, incarné par un bon Anthony Hopkins. Volontairement tourné en noir et blanc, le visage difforme de l'homme-éléphant n'en ait pas moins marquant et provoquera, probablement comme les différents figurants du film, le dégoût, la curiosité et la compassion. Le regretté John Hurt a probablement tenu ici le rôle le plus mémorable de sa grande carrière. La deuxième partie du film, jouant moins sur le fantastique que sur le dramatique, est vraiment réussi. "Elephant Man" de David Lynch est donc un grand film, certainement précurseur en un sens de nombreux film qui ont suivi dans la même thématique de l'acceptation de l'autre. David Lynch aura sans doute apprécié se retrouver propulsé en maître du genre fantastique.
Un film marquant poignant sur les différences et la cruauté humaine . Heureusement il y a le personnage de Anthony Hopkins pour sauver le pauvre Homme éléphant. Ce personnage est si attachant je ne peux que avoir de l'empathie. Certaines scènes sont bouleversantes et notamment le dénouement .
Anthony Hopkins, joue un médecin, avec beaucoup d'élégance et de charisme, entre raffiné et gravité, de la faculté de médecine qui veut étudier l'Eléphant Man joué par le regretté John Hurt (évidemment méconnaissable dans ce rôle ci !) qui après été tué par un Alien, etoffe sa carrière différemment, et de manière plus sérieuse, choisi des rôles plus marqués. Je reconnais David lynch sur sa réalisation singulière et inégalé sur un sujet grave et très intéressant. J'ai l'impression que j'ai affaire à un vieux film des années 40, avec son côté noir et blanc ainsi que les costumes, alors qu'il a été mise en scènes en 1980. Un film difficile et culte. J'ai toujours eu du mal à voir ce long métrage par peur d'être choquer mais l'attente est fortement récompensé.
Fantastique "Elephant Man" l'est par la qualité de sa réalisation, l'originalité totale de son propos et la formidable émotion qui s'en dégage. Le cinéma fantastique s'est trouvé un nouveau maître : David Lynchspoiler: .
Etrange, le film l'est de bien des maniè Man est une suite de coups de théâtre, certains drôles, d'autres plus troublants. Un film maîtrisé de bout en bout alors qu'il s'agissait là que de son 2ème long métrage à son actif.spoiler: Une histoire touchante, poignante, humaine, et encore plus quand on la sait tiré de la réalité. Assurément un de ces films cultes dont on ne se lassera jamais.spoiler: Un sommet d'art terriblement dramatique et passionnant, avec des images d'époque très réussies qui n'ont pas pries une ride ! Le maquillage et prothèse sur John Merrick est également génial si on le replace dans le contexte de l'époque.
La dramatique histoire vraie de Joseph Merrick, "l'homme éléphant", brillamment mis en scène par David Lynch et superbement interprété par John Hurt et Anthony Hopkins. Une oeuvre qui montre la cruauté humaine envers les personnes différentes mais aussi la grande bonté de certains hommes et de certaines femmes. Un film vraiment touchant.
J'ai vu un film... qui porte un message d'un espoir fou à travers une maîtrise parfaite de la caméra, du cadrage et de la lumière... Les comédiens sont somptueux et réussissent à faire passer des émotions fortes, qui font place à des valeurs humaines fortes comme la solidarité, l'amitié, l'engagement. Le film traite avec beaucoup de subtilité et de tact la vie de ce personnage difforme, à la vie déchirée. Il faut souligner la performance de John Hurt qui réussit, malgré un maquillage invasif, à faire passer des émotions à travers de ses mouvements et de ses postures. Il s'agit d'un chef-doeuvre absolu, car on sent les intentions créatives à chaque plan. Ce film laisse une trace forte car une fois celui-ci terminé on est pris par des bouffées d'émotions, et des réminiscences qui nous gagnent. On fait dans ce film, et le parallèle est intéressant, le lien avec "Freaks" de Tod Browning, où l'on retrouve cette population de phénomènes de foire, obligés de s'entraider pour échapper au monde de la "normalité". Anthony Hopkins livre une prestation impeccable et permet de réhabiliter le monde des gens "normaux". Un très beau film...
le film est bien, et montre bien l'horreur que les gens peuvent donner aux personnes Particulieres. Même si le film montre l'atrocité dans le monde, je le trouve un peu trop long et un peu dure a comprendre au tout début.
Attention : chef d’œuvre. Tourné dans un somptueux noir-blanc qui lui va à ravir, ce drame victorien narre la véritable histoire de Joseph Merrick, un homme atteint d'une importante difformation anatomique. Deuxième film de David Lynch, « Elephant Man » est le plus accessible qu’il aille mis en scène mais également le plus émouvant. Sous son imposant maquillage de "monstre de foire", John Hurt est bouleversant et fait preuve d’une grande sensibilité, laquelle réagit comme un miroir à l’humanité qui se dégage d’Anthony Hopkins.
Le type même de films qu’on ne se lasse pas de revoir. C’est comme si l’on assistait à une œuvre à deux niveaux. Au premier degré à un drame terriblement poignant, et plus souterrainement à une réflexion prodigieusement profonde et complexe sur la nature de la monstruosité, et ses rapports avec la représentation, le spectacle, et aussi avec l’ambivalence fondamentale des choses (du bien et du mal en premier lieu). « Elephant Man » est un des films les plus traditionnels et référencié de son auteur. On y trouve une claire inspiration par « Freaks » de Tod Browning, le décors est celui assez habituel au cinéma fantastique de l’Angleterre victorienne de la Révolution industrielle, avec sa misère urbaine et la présence sourdement angoissante du machinisme. On est loin des labyrinthes mentaux, de la bizarrerie systématique de ses derniers films. Lynch parvient tout de même à subvertir la forme imposée et à distiller, par la seule beauté des images, le rythme des séquences, la bande son, un sentiment de décalage dans la banalité, une inquiétante étrangeté, qui se superpose à l’émotion mélodramatique. C’est décidément un grand maître.
Lynch fait le pari de faire du cinéma des années 40 avec une histoire poignante inspirée de faits réels. Le propos est romancé et un brin naïf, et utilise parfois des ficelles dramatiques un peu grosses. Malgré tout, le réalisateur gagne son pari et fait de cette histoire un conte magnifique. La mise en scène est épuré et reste très pudique. Le film est un peu long cependant et aurait gagné à moins de pathos.
" Avez-vous idée des souffrances qu'a pu subir cet homme ?- non, je ne pense pas..." Dans un magnifique écrin noir et blanc, la mise en scène étrangement classique de David Lynch nous raconte l'histoire vrai de John Merrick, un homme né avec d'atroces difformations. Cela se regarde comme un terrible réquisitoire de la cruauté que l'homme peut infliger à l'homme quand celui-ci s'éloigne de la norme (John Merrick y possède une grandeur d'âme) ainsi qu'une dénonciation du voyeurisme qui conduit au jugement condescendant.
Après Mulholland Drive, Blue Velvet et Lost Highway ( la première saison de Twin Peaks ) Elephant Man est ma quatrième excursion dans l'univers de son auteur, le très grand David Lynch. Au premier abord la morale peut semblé quelques peu facile mais en fin de compte le sujet est encore d'actualité, les choses n'ont pas tant que cela bougé et l'apparence physique prime bien plus que la bonté intérieure, ce que je dis peut paraître un peu naïf, certes, mais malheureusement c'est le constat que je fais ... Pour en revenir à ce long métrage, il y'a bien longtemps que je n'ai pas été ému aux larmes comme ce fut le cas ici ! Pourtant Lynch n'en fait pas des caisses, au contraire le fond est sobre, on ne tombe pas dans les simagrées le tout est plein de justesse et la sensibilité n'en est qu'accrut. Les comédiens sont hors pairs, en premier lieu Anthony Hopkins et John Hurt qui trouvent tout deux des rôles phares dans leurs carrières respective. Les seconds couteaux sont géniaux également que ce soit John Gielgud, Anne Bancroft, Wendy Hiller, Freddie Jones, Dexter Fletcher, Kenny Baker ... Chacun contribue à la réussite de ce long métrage, loin d’être dépourvu de rimes, à l'atmosphère si particulière et dont l’envoûtement ne m'a pas quitté durant les deux heures du film. Des séquences fortes en intensité, parfois insoutenable tant la cruauté qui est réservé à John Merrick est abominable, le summum étant lorsque Bytes l'enferme dans la cage avec les singes. Le final est poignant,spoiler: les derniers instants et joies de John avant que celui-ci ne décide de mettre un terme à sa vie en s'endormant comme le petit garçon sur la peinture accroché à sa chambre le tout avec la merveilleuse musique de Samuel Barber, Adagio pour Cordes, le même morceau utilisé dans Platoon lors de la mort d'Elias. Elephant Man est un film merveilleux, bouleversant et captivant de bout en bout, un véritable choc artistique, métaphysique ( les dernières images ), et au fond plein d'humanité ...
" On ne saurait surestimer l'imbécillité générale. " Charles Bukowski.
Elephant Man est le plus beau film de David Lynch. Rarement j'aurais ressenti de telles choses lors du visionnage d'un film. Comment contenir ses larmes lors de la scène finale ?
David Lynch en est à son deuxième long métrage avec Eléphant Man et réalise une œuvre devenue classique en l’espace de quelques décennies. Le noir et blanc est choisit, un magnifique noir et blanc, souvent très contrasté qui colle au mieux à l’esprit du film qu’on a bien du mal à imaginer en couleur. Les comédiens sont excellents à commencer par Anthony Hopkins qui sait incarner toute la bonté et l’intelligence de son personnage. Ensuite il y a John Hurt qui a dû jouer quasiment uniquement avec son corps et sa voix, sa tête étant évidemment recouverte de maquillage. Pourtant une émotion immense émane du personnage qui fait toute la profondeur du film, un appel au respect de la différence, extrême mais efficace. La musique est superbe que ce soit la bande originale ou les morceaux préexistants, le tout forme une unité et amène un supplément d’émotion, décrivant autant l’innocence et la gentillesse du personnage-titre que sa profonde souffrance. Eléphant Man est un très beau film à ne pas manquer.