Elephant Man
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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2017
Elephant Man est un très beau film de David Lynch, extrêmement puissant.
Clairement le film ne montre pas le meilleur visage de l'être humain notamment à travers le personnage de Bytes, mais offre également quelques sources d'espoir quant à sa capacité à être tolérant à travers le personnage du Dr Treves. On voit vraiment le pire et le meilleur de l'homme. Le film dénonce avec brio le principe des bêtes de foire, traités comme des animaux de zoo pour le plaisir malsain de quelques individus.
Le film est extrêmement fort, surtout si l'on se dit qu'il est inspiré d'un fait réel. Le personnage d'Elephant Man est fascinant. L'histoire est très bien racontée, avec beaucoup d'intensité.
Les acteurs sont très bons. John Hurt, au-delà du fait qu'il soit méconnaissable, est impeccable en Elephant Man. Anthony Hopkins est excellent dans un de ses premiers très grands rôles. Freddie Jones est lui aussi très bon en personnage odieux malgré la bonhomie de son visage.
Le costume d'Elephant Man est bluffant, il a certes pris un petit coup de vieux, mais reste aujourd'hui très proche de l'apparence physique de John Merrick.
Un classique de David Lynch à voir.
FABULOEUF
FABULOEUF

27 abonnés 392 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 août 2007
Un film très sombre, très éprouvant, très déprimant. Trop.
La monstruosité d'Eléphant man révèle, la monstruosité morale des braves gens qui est la source de tous les maux. La monstruosité de l'être humain ordinaire, celui qui n'est ni tueur en série, ni Hitler, dans sa forme la plus crue, la plus insupportable.
burrows28
burrows28

23 abonnés 233 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2008
Un film magnifique et bouleversant,rempli de beauté et de cruauté.Il date des années 80 mais j'ai plutôt l'impression qu'il date de la même année que "Freaks" de part son noir et blanc superbe,sa réalisation simple mais maitrisée.Un sujet comme celui-ci aurait pu facilement tomber dans le larmoyant mais David Lynch s'en sort admirablement et c'est avec sincéritée que son film a réussi à me faire chialer(ça doit être le 3ème film qui y parvient).La musique est envoutante et les acteurs sont excellents.John Hurt est méconnaissable.Un film sur la tolérance(encore meilleur que le trés bon "Freaks") qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie.Un chef-d'oeuvre.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2008
Déjà ma 400ème critique, je ne peux que choisir un chef d'oeuvre pour l'occasion et quel film! Sans doute l'un des plus beau film en noir et blanc de tous les temps avec une atmosphère étrange et énigmatique si caractéristique du cinéma de David Lynch. Les plans léchés offrent une sensation de féérie avec une caméra flottante comme dans un rêve, Anthony Hopkins est dans l'un de ses plus beaux rôles. Cette oeuvre est un mythe à elle seule et marque de son empreinte le cinéma de l'étrange avec pour thème la tolérance de la différence. Vraiment unique et à voir à tout prix!
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2019
Après le méconnu Eraserhead, cette seconde réalisation de David Lynch, qui rend hommage au cinéma expressionniste des années 1920-1930, permet au cinéaste d'obtenir son premier succès notable.
En 1980, sur une idée du producteur Stuart Cornfeld, David Lynch s'inspire des films de monstres des années 1920 (Freaks notamment) et choisit d'adapter au cinéma la vie de Joseph Merrick à partir des mémoires du docteur qui s'est occupé de lui : Frederick Treves. Surnommé "Elephant Man" en raison de ses difformités, Merrick est la propriété de Bytes, un homme cupide et brutal qui en fait un phénomène de foire pour ses propres besoins. Mais lors d'une visite dans la cache secrète de cet homme, le docteur Treves est fasciné par son anatomie et décide de le prendre en charge, découvrant par la suite une personnalité d'une grande sensibilité et radicalement différente de l'imagerie traditionnelle du "monstre". En réalité, l'histoire de Joseph Merrick est un prétexte pour le cinéaste afin de critiquer une société immonde et abjecte qui porte une fascination moribonde et souvent violente sur un homme atteint d'une maladie rare et incompréhensible. Car comme Merrick le dit lui-même : "Les gens ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas". Ainsi, certaines scènes dégradantes sont particulièrement dérangeantes et choquantes, comme la scène où un groupe de personnes entre dans la chambre de Joseph Merrick pour l'humilier, ces mêmes personnes qui sont sans nul doute plus monstrueuses que ces phénomènes de foire qu'elles prennent plaisir à voir.
Tourné en noir et blanc pour insister sur la réalité historique de l'histoire, ce biopic dramatique présente des qualités indéniables, tant au niveau du scénario que de la réalisation. Ainsi, on apprécie la place importante et fondamentale apportée à la mère de Merrick, que l'on ne voit pas réellement mais qui influence beaucoup le personnage principal. L'apparition soignée d'Elephant Man aux yeux des spectateurs est également bien amenée. Jouant tout d'abord sur des scènes suggestives et des clairs-obscurs, David Lynch finit par nous présenter son visage de manière aussi brutale que celle que vivent les protagonistes du film à la découverte de cet homme. La prestation d'Anthony Hopkins dans la peau du docteur Treves est également convaincante et transpose avec émotion l'humanisme et la bienveillance désintéressée de cet homme de science.
En revanche, celle de John Hurt, interprète d'Elephant Man, est d'un niveau inférieur. En effet, certaines actions sont parfois jouées de manière exagérée (notamment lorsque Joseph reçoit ses premières affaires de toilette). De plus, David Lynch offre une vision romancée et lyrique qui contraste trop avec la tragédie, le désespoir et la solitude que vit cet homme.
Néanmoins, le succès populaire d'Elephant Man n'est plus à prouver. Avec 2,5 millions d'entrées en France, cette adaptation offre la consécration à David Lynch et lui ouvre les portes de productions plus coûteuses, même si aucune des huit nominations du film aux Oscars 1981 et des quatre aux Golden Globes de la même année n'a été confirmée. Seul le César 1982 du meilleur film étranger consacre officiellement Elephant Man.
Yann I
Yann I

28 abonnés 121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2020
Beauté du noir et blanc, profondeur du récit, qualité de la reconstitution, interprétation hors pair ...
Avec ce film, plus commercial et facile d'accès que ses œuvres précédentes ou à venir, David Lynch signait un film inoubliable.
Chef d'œuvre.
Guimzy
Guimzy

194 abonnés 467 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2012
Émouvant, touchant, bouleversant, ce film de David Lynch retrace la vie de John Merrick, connu sous la nom de Elephant Man à cause de ses graves difformités physiques. Impressionné par cette défiguration, un chirurgien du nom de Treves achète cet homme afin de pouvoir l'examiner. Autrefois maltraité par son propriétaires, le chirurgien pense que John n'est qu'un idiot que l'on a élevé, mais il va vite se rendre compte du tort de ses préjugés. Elephant Man est sans doute un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir, et le meilleur film réalisé par David Lynch. Doté d'une ambiance terriblement sombre, le film dispose d'une histoire intelligente, qui rend hommage au courage de cet homme, qui a dû vivre un terrible enfer à cause des ses difformités. Lynch s'appuie sur la vision qu'ont les hommes envers Elephant Man, c'est-à-dire une vision péjorative: ils le considèrent hideux, sans conscience, sans âme, juste comme une bête de foire, qui n'a que comme but d'attirer l'attention. Le film montre donc la noirceur des hommes, ce qu'ils peuvent considérer comme être une vérité absolue, alors qu'ils ont totalement tort: John Merrick dispose d'une intelligence et d'une très forte sensibilité, et ça le film le montre aussi. Anthony Hopkins joue sans doute ici son plus grand rôle avec Le silence des agneaux. On le sent gêné par Elephant Man, on le sent bouleversé tout comme nous les sommes, à la différence que lui, va tout faire pour aider John Merrick, et va essayer de lui mener une vie normale. Hurt quant à lui, est bouleversant et signe aussi ici l'un de ses plus grands rôles. Touchant, et émouvant, on est bizarrement très vite attaché à cet homme, comme si on le connaissait depuis longtemps alors qu'au début du film, nous nous faisions aussi des préjugés sur lui. Au fur et à mesure que le film avance on peut penser qu'Elephant Man finira peut-être par avoir confiance en lui, qu'il pourra mener une vie normale, mais est-ce vraiment possible ? Est-ce que les préjugés s'estomperont ? Cette question nous tourmente tout le long du film. Certaines scènes sont vraiment sombres, et démontrent une fois de plus la cruauté des hommes spoiler: - la scène où Merrick se prépare à rencontrer une femme de théâtre est vraiment bouleversante, les hommes et femmes qui s'acharnent sur lui en lui faisant boire du parfum, en se moquant de lui, en le forçant à faire ce qu'ils veulent faire, il n'y a pas à dire, j'en suis bouleversé rien que d'y penser -
mais le film est doté d'une certaine humanité, et cette humanité, on la trouve chez le chirurgien et chez Elephant Man. Ce film est donc un formidable chef d'oeuvre, bouleversant et très touchant. il a quelque peu vieilli, mais ça n'enlève absolument rien au drame et à la noirceur du film. Je dois avouer que s'est sans doute le film qui m'a fait verser le plus de larmes. Bouleversant, Elephant Man est un grand chef d'oeuvre de David Lynch. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2025
Parfois, un film dépasse l’idée même de narration pour devenir une forme de prière. Elephant man n’est pas simplement une œuvre de cinéma : c’est une offrande, un geste de profonde humilité face à la souffrance, à la beauté, à la dignité. Ce que David Lynch accomplit ici relève de l’indicible — une traversée de l’horreur sans jamais sombrer dans le sordide, un hymne à la compassion sans la moindre trace de pitié condescendante.

Dès les premières secondes, tout s’impose avec une force tranquille : la photographie monochrome de Freddie Francis n’est pas là pour faire joli. Elle sculpte l’espace, dramatise la brume victorienne, transforme chaque plan en tableau — mais sans esthétisme vide. Chaque ombre est mémoire. Chaque lumière, promesse. Et cette texture visuelle, presque tactile, rend palpable le regard que le monde porte sur Merrick — tantôt fuyant, tantôt fasciné, rarement juste.

Le cœur du film, c’est lui : John Merrick. Et ce que John Hurt accomplit dans ce rôle dépasse l’interprétation. Protégé sous des heures de maquillage conçu avec une précision anatomique inédite, il insuffle à son personnage une humanité qui transperce les couches de latex. Tout passe par les yeux, les silences, les tremblements d’un corps replié qui n’ose exister. Il ne joue pas Merrick — il le devient. Et dans chaque geste, chaque mot prononcé avec une douceur fragile, il recompose ce que veut dire être un homme. spoiler: Le moment où il récite le psaume 23, ou celui, glaçant, de la gare, où il clame son humanité bafouée, transcendent le cadre du récit. Ils atteignent une universalité rare : la douleur de n’être vu que comme une surface, la rage d’être réduit à une silhouette.


Mais jamais Elephant man ne cède au pathos. C’est sa grandeur. Lynch, avec une pudeur qui confine au sacré, s’efface. Il écoute. Il regarde. Il laisse vivre ses personnages, à commencer par le docteur Treves, incarné par un Anthony Hopkins tout en intériorité douloureuse. Lui aussi évolue, apprend, doute. spoiler: L’évolution de son regard — de la curiosité scientifique à l’amitié sincère, en passant par la honte d’avoir, malgré lui, reproduit le voyeurisme qu’il voulait combattre — est l’un des arcs les plus subtils du film.
Autour d’eux gravite une galerie de personnages — Anne Bancroft, John Gielgud, Wendy Hiller — tous justes, tous touchés par cette rencontre impossible entre la monstruosité physique et la noblesse morale.

La mise en scène de Lynch est d’une délicatesse inouïe. À mille lieues de ses œuvres plus expérimentales, il ne cherche pas ici à perturber, mais à faire vibrer une vérité simple. Pourtant, sa main est partout : dans la bande-son oppressante, dans les séquences oniriques qui encadrent le film comme une respiration mystique, dans le choix du Adagio for Strings de Barber qui devient ici l’âme sonore de Merrick. C’est un film hanté, mais jamais par le mal : hanté par l’idée que la beauté peut surgir là où on ne la cherche pas. Que la bonté n’est pas une faiblesse. Que même au plus bas de la société, on peut encore rêver, réciter Shakespeare, construire des cathédrales.

Le montage, le rythme, la construction du récit sont d’une sobriété exemplaire. Aucune scène n’est superflue. Aucune image n’est gratuite. On sent dans chaque plan le respect infini porté à la figure de Merrick. Il n’est jamais réduit à son apparence. Il n’est jamais instrumentalisé. Il est reconnu. Et ce geste-là — reconnaître — devient le plus politique, le plus moral, le plus poétique que le cinéma puisse accomplir.

Il faut parler aussi de la fin. Sans en dévoiler les détails, disons simplement que jamais un dernier plan n’a semblé si logique, si apaisé, si bouleversant. Il clôt le récit comme une note suspendue, une prière sans dieu, une berceuse adressée au cœur du monde. spoiler: C’est une mort qui élève.


Elephant man est l’un de ces films qui vous oblige à regarder différemment. Pas seulement le cinéma. Pas seulement les autres. Vous-même. Il enseigne la patience, le regard sans peur, l’écoute sans jugement. Il refuse les raccourcis émotionnels. Il impose le silence. Et dans ce silence, il déploie une force que peu d’œuvres atteignent : celle de faire naître de la douleur quelque chose d’infiniment lumineux.

Il n’y a rien à enlever. Rien à corriger. Rien à améliorer. Le film existe dans un équilibre presque miraculeux entre la chair et l’esprit, l’histoire et le mythe, la souffrance et la paix. Ce n’est pas un film qu’on oublie. C’est un film qui vous accompagne. Qui vous change. Qui vous rend plus humain.

Voilà ce que peut accomplir le cinéma quand il ose regarder l’âme en face.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 septembre 2011
Elephant man est un film culte réalisé par David Lynch en 1980 et volontairement retranscrit en noir et blanc pour apporter une ambiance particulière à l’atmosphère de ce film. En effet, ce film retrace l’histoire d’un Anglais John Merrick qui, en Angleterre à la fin du XIXe siècle qui attire l’attention d’un chirurgien du fait de son extraordinaire difforme, traité comme une « bête de foire » dans un cirque ou il est régulièrement battu. Cette histoire tiré de faits réels nous est racontée avec une telle force et un tel engagement qu’aimer ce film n’est qu’une simple formalité. La façon de filmer est admirable notamment le fait que durant les trente premières minutes, David Lynch nous parle de son aspect sans le montrer, car il est bien connu que moins l’on montre la chose, mieux c’est. Que ce soit dans « Les Dents de la mer » et dans le cinéma d’horreur avec également « Les Critters » ou dans le cinéma fantastique avec « E.T » et son début ou Steven Spielberg le décrit à travers Drew Barrymore enfant, sans qu’on le voit pour autant dès le départ. Ici, c’est un drame et ça marche aussi à merveille. Le casting est bluffant, notamment John Hurt (BAFTA du meilleur acteur pour ce rôle) interprétant John Merrick, l’homme éléphant lui apportant l’intelligence raffiné dont il dispose et le côté humain unique que revendique John Merrick à la fin du film. Quand à l’acteur principal, Anthony Hopkins (Hannibal, Le Silence des Agneaux, Le Rite) plus habitué pour ces rôles d’étranges homme solitaire que ce soit en cannibale connu de tous ou en père religieux, ici il interprète le chirurgien Frederick Treves, d’ailleurs pour information bien que ce personnage soit assez charismatique et bien développer, je n’ai même pas remarqué qu’il s’agissait d’Anthony Hopkins, honte à moi-même si dans ce film il semble méconnaissable ! Des références à Roméo et Juliette et quelques inspirations à « Freaks, la monstrueuse parade », de Tod Browning, Elephant Man est vraiment un film unique. L’on remarque également que les scènes demeurent très efficaces et riche en émotion notamment lorsque Frederick Treves présente John Merrick à sa femme et que celui-ci lui parle de sa mère « normale ». Ce film très « professionnel » a aussi reçu le césar du meilleur film étranger, le prix du meilleur film au festival du film fantastique Avoriaz, huit nominations aux oscars, quatre nominations au Golden Globes (meilleur réalisateur, meilleur drame, meilleur scénario, et meilleur acteur pour John Hurt). Néanmoins la fin est prévisible mais on lui pardonne pour l’émotion qu’elle procure chez le spectateur, de plus aucune transition n’est faite entre chaque scène mais tourner comme un film noir et blanc, cela ne choque pas du tout, ce n’est qu’une simple remarque. Tourner avec un budget de 5 millions de dollars il fit un carton réunissant près de 2 500 000 spectateurs en France lors de sa sortie. Une bande son travaillé, une mise en scène soignée, une leçon d’humaniste et de poésie, Elephant Man est un film touchant, culte, efficace, beau, bouleversant, un classique que tout cinéphile se doit d’avoir vu !
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2010
Un film flou et longuet, même chiant. Une histoire redondante. Un jeu de scène intéressant mais qui n’arrive pas à absorber tout le flonflon de l’histoire chiante.
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2011
Culte de chez culte, magnifique de chez magnifique. Il était temps que je voie ce chef d'oeuvre du 7e art réalisé en 1980 par l'un des plus grands cinéastes : David Lynch. J'ai été captivé d'un bout à l'autre par ce film profondément humain et touchant, basé sur l'histoire vraie de John Merrick, un homme au visage et corps complètement difformes. Le film se situe à Londres et s'ouvre sur une scène qui calme dès le départ car on est directement plongés dans l'univers déjanté et psychédélique de David Lynch, presque terrifiant avec ces éléphants qui se frottent et une femme qui crie au ralenti. Très spécial, presque glauque mais au moins on sait à quel cinéaste on a affaire et ça fait plaisir. Bref, tout le film est bien sûr centré autour de cet homme, cet Elephant Man d'abord considéré comme une bête de foire, puis pris en charge par le Docteur Treves incarné par le génialissime Anthony Hopkins. C'est lui qui fait tout le début du film à lui seul, avec ses yeux emplis de compassion et de larmes également (la scène où il découvre The Elephant Man pour la première fois et pleure est déjà poignante alors qu'on entame juste le film). Bref, l'évolution de Treves est elle-même intéressante, lorsqu'il se demande s'il est bon ou mauvais et si inconsciemment il ne reproduit pas avec Merrick la même chose que l'injustice qu'il dénonce. Mais c'est bien l'évolution du "monstre" qui est passionnante, car l'Homme-Eléphant devient peu à peu John Merrick à nos yeux. Ce personnage qui est vu initialement comme un monstre au milieu d'humains va finir par devenir un humain au milieu de monstres, et rien que pour ça le propos du film est sublime. De même, l'avis de Treves concernant John est au départ hâtif, puisqu'il pense que Merrick est un "idiot", et qu'il est d'ailleurs mieux pour lui de ne pas avoir conscience de sa situation. Chose qui est démentie avec horreur lorsque ce dernier récite le psaume 23 avec perfection. Cette scène est évidemment magnifique, c'est d'ailleurs le passage clé du film, le moment où Elephant Man se dévoile et donne sa première opinion sur quelque chose. Pour la première fois de sa vie, il est autorisé à s'exprimer et ça rend vraiment ce déclic magnifique. Ce personnage est l'incarnation de la bonté et de la gentillesse, il n'éprouve pas la colère et semble penser qu'il mérite tout ce qui lui arrive, ce qui le rend des plus attachants et des plus humains, malgré son physique disgracieux. Le film fait un peu de place à l'horreur, avec un passage particulièrement moche et traumatisant, lorsque Bytes reprend possession de sa bête de foire et le martyrise comme sur un marché d'esclave, puis l'enferme dans une cage avec des singes terrifiants. On a également un grand nombre de scènes poignantes, notamment lorsqu'il se met à pleurer car il n'a "jamais été traité aussi bien par une jolie femme", et qu'elle se met à pleurer également. J'étais pas loin de pleurer moi-même, je crois. Autre scène d'anthologie, bien sûr (comment ne pas en parler ?), la célèbre réplique "Je ne suis pas un éléphant... Je ne suis pas un animal... Je suis un être humain, je suis un homme !" lancée aux londoniens qui tentent de le battre. Un summum d'humanité rarement égalé au cinéma. John Hurt, qui joue le rôle principal, est impressionnant. Bref, David Lynch nous a pondu un sacré chef d'oeuvre, sans oublier la fin des plus somptueuses, où John décide de partir au moment où il vient de se faire applaudir par la foule du théâtre, au crépuscule du jour le plus beau de sa vie. Il regarde la beauté de sa mère, lui pardonne de l'avoir abandonné et s'éteint avec l'un des suicides les plus poétiques et émouvants que j'ai pu voir. Bref, un film parfait.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2012
Un pur chef d’œuvre bouleversant, qui m'a marqué à jamais. Du grand cinéma. A voir impérativement !!!
TanTylash
TanTylash

19 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 août 2010
Trop dans l'extrême et la caricature.
Hugo C.
Hugo C.

9 abonnés 92 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2020
Œuvre magnifique de David Lynch, ce film à la musique envoûtante et à l'émouvante histoire est clairement culte. Les plans de Lynch sont toujours sublimes, le scénario est juste parfait avec les premiers plans d'éléphants et de l'accouchement prématuré, en flou et en cri, mais on retient aussi évidemment la scène des applaudissements envers John Merrick, qui a survécu l'horreur du monde et est arrivé jusqu'à là, terminant son œuvre et montrant que même s'il est different c'est un homme.
Le jeu d'acteur est aussi fantastique que la beauté du message du film. Un grand merci à David Lynch pour ce bijou du cinéma.
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

236 abonnés 1 533 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 août 2009
Il est pénible de regarder un film tel que celui-ci. Un film où la violence psychologique est poussée à l'extrême. Pour moi cette oeuvre cinématographique ne parvient pas à délivrer un message intéressant. J'ai surtout eu le sentiment d'assister au massacre psychologique d'un homme faisant office de bête de foire. L'histoire de l'homme éléphant aurait pu être traitée d'une façon différente.
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