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Fabrice G
137 abonnés
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2,0
Publiée le 17 février 2011
Deuxième film vu de Pablo Trapero après Leonera, et même constat... bon casting, belle photo, bon cadrage, sujet intéressant... mais encore une fois, la mayonnaise ne prend pas et l'ennui guète le spectateur. Cette histoire d'amour entre Sosa, un avocat véreux et Lujan, une urgentiste surmenée aurait pu être passionnante, à la fois constat social alarmant d'un pays gangrené par la corruption et histoire d'amour secouée servie par un excellent duo d'acteur. Ricardo Darin est très bon et la superbe Martina Gusman (j'aime beaucoup cette fille qui m'avait déjà marqué dans Leonera) est remarquable, il y avait matière à en faire quelque chose de vraiment marquant... d'autant plus que les scènes de séductions sont réussies, inventives et touchantes... Mais dès que l'on repart du côté des escroqueries, le film perd les spectateur... qui finalement ne comprend pas tout et s'en fout un peu... Au final on retient un couple d'acteur impeccable, quelques passages réussis (très jolie scène du "feu rouge") mais un film qui ne réussi jamais vraiment à nous embarquer. Dommage.
Le cinéma argentin ne cesse de faire preuve d'un certain dynamisme depuis une dizaine d'années et les films qui parviennent à sortir en France marquent par leur exigence. Par ailleurs, bon nombre d'entre eux ont Ricardo Darin en tête d'affiche. Un acteur inspiré que l'on retrouve ici avec plaisir en arnaqueur au bout du roulot. Le sujet est très bien articulé entre polar noir et fable sociale. La société argentine n'est pas montrée sous un jour très lumineux et l'impact de la crise qui a secoué le pays il y a maintenant 10 ans semble encore marquer le pays à tous les niveaux. Les arnaques à l'assurance routière, la mafia locale, les trafics, tous les moyens pour subsister au beau milieu de la déliquescence. Un beau sujet, bien traité, mais parasité par des tics de mise en scène envahissants. Inutile d'user et d'abuser de la caméra à l'épaule tremblotante pour donner un aspect tendu et véridique à l'histoire. En dehors de cette réserve, on a ici affaire à un bon polar noir.
Je m'attendrais à quelque chose de plus enlevé. Ce film est très noir et son atmosphère pesante ne m'a guère plu. En tout cas, il ne donne pas envie d'aller en Argentine et, surtout, de fréquenter ses hopitaux présentés ici comme crasseux et sous-équipés. Ce pays est-il à ce point sous-développé ?
Un film classique qui se tient bien, mais qui manque d'assaisonnement. On aurait aimé quelque chose en , qu 'il aille loin dans la violence, ou dans la relation de couple. Parce qu'on se retrouve avec un film qui m'a fait beaucoup penser à "Sur mes lèvres", mais qui lui est inférieur.
Trapero réussit là à nous faire partager le drame social que connait Buenos Aires qu'est l'utilisation comme fond de commerce très lucratif des accidents de voitures (les argentins sont de dangereux chauffeurs!) par des avocats spécialistes en arnaque à l'assurance qui sont si véreux qu'ils apparaissent ici plus comme des mafieux que des magistrats. Il utilise pour cela un thriller à l'intrigue intense et une photographie sombre très oppressante, accompagnés d'une relation amoureuse bien construite entre les deux personnages principaux, un attaché commercial d'un de ces cabinets d'avocats faisant le tour des hôpitaux à la recherche d'escroqueries et une jeune urgentiste toxicomane, tous deux très bien interprétés. Il est toutefois regrettable que les aspects tragiques et politiques de cette situation ne soient pas davantage mise en avant, même si ce film aura poussé le gouvernement argentin à revoir ses lois relatives aux indemnités d'assurance et la part qu'en touchent les avocats.
Je n'ai pas du tout adhéré au film. Et donc, je me suis ennuyé du début à la fin, regardant Ricardo Darin et Martina Gusman (la compagne du réalisateur à la ville) se débattre dans une histoire à laquelle je n'ai rien compris. Comme regarder des poissons dans un aquarium.
Oui voilà exactement ce que j'ai ressenti : regarder le poisson-ventouse nettoyer la vitre pendant une heure, la parade de deux bestioles se séduisant mutuellement, et des bagarre de poissons-combattants qui se mordent l'un l'autre. Les acteurs sont aussi expressifs que des Characidés ou des Guppies. Du coup, j'ai eu beaucoup de mal à rester jusqu'au bout. Je me suis senti oppressé sans être aspiré.
Ce qui me fait sourire, ce sont les critiques (comme celui du Monde) qui ont bien étudié le dossier de presse et qui exposent des données qui ne sont absolument pas dans le film : le nombre de morts sur les routes en Argentine par exemple.
Si on s'en tient au contenu uniquement, les péripéties du personnage principal restent complètement opaques et incompréhensibles. Il signe des trucs, fomente des machins et manigance des choses. Quoi exactement, en quoi consistent ces fameuses arnaques ? Bof, on ne sait pas trop.
L'histoire d'amour m'a laissé aussi complètement froid, à l'orée d'un baillement même pas bienveillant.
C'est filmé en plans resserrés (l'aquarium !) dans une atmosphère glauque et oppressante : ce n'est pas sans qualité et je comprends qu'on puisse aimer. Mais pour moi, peut-être un peu trop attaché à une trame narrative qui se tienne, c'est brouillon et confus. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Malgré une idée de départ intéressante, je n'ai pas succombé aux charmes de Martina Gusmán dans cette drôle de relation entre un avocat malhonnête et une toubib de garde...
Carancho est un film aussi prenant qu'éprouvant. Ce polar à suspens au coeur d'une histoire d'amour transpire la noirceur et l'urgence ensanglantée. Un grand film...
Vivre d'arnaque aux accidentés de la route via une institution mafieuse et passer sa vie à squatter les services d'urgences ça n'a rien de romantique!? Carancho est romantique!
Un policier haletant, sur fond d'escroqueries à l'assurance et une belle histoire d'amour. En arrière plan, une misère économique qui pousse des désespérés à prendre des risques insensés pour escroquer les assurances, avec l'aide d'avocat véreux (Ricardo Darin, encore épatant!). Le metteur en scène sait créer dès le départ, l'ambiance urbaine, enfiévrée la nuit: bruits, sirènes, agitation, circulation et encore l'ambiance des urgences. J'ai retrouvé un savoir faire, à la façon de Martin Scorcese d'"à tombeau ouvert". C'est peut-être, un peu forcé, mais on est pris par l'histoire.
Un thriller social sous fond de romance à la fois noir, âpre, violent et désespéré. Dénonciateur de la corruption qui gangrène Buenos Aires, ce film est porté par de très bons acteurs : L'étonnante Martina Gusman et le décidément talentueux Ricardo Darin. Malgré quelques incohérences et une fin un peu "too much" ce petit film atypique au scénario intéressant est une réussite.
Trop, c'est trop. ce film possède beaucoup de qualités et un gros défaut: la surabondance! A force, on ne peut plus y croire... il n'y a pas un carrefour où la mort ne vous attend pas... dommage car franchement, c'est un film qui remue...
On connaît le cinéma engagé de Pablo Trapero et de sa muse actrice productrice Martina Gusman, notamment depuis leur remarquable Leonera qui dénonçait les conditions carcérales des prisons de femmes en Argentine. Aujourd’hui le couple dénonce la corruption hospitalière et les arnaques spoliant les pauvres gens victimes d’accidents provoqués et maquillés pour mieux détourner l’argent des indemnisations. Pour renforcer son message, Trapero nous offre une histoire d’amour étouffante entre un escroc aux assurances et une jeune urgentiste droguée et paumée. Usant de très gros plans pour mieux saisir les émotions et scruter les visages et les corps, il nous raconte cette course haletante vers l’abîme sur fond d’une mégapole sombre et inhumaine. Si le trait est souvent forcé, l’efficacité de sa réalisation laisse pantois. Un film dur et sans concessions qui installe Pablo Trapero comme figure de proue du nouveau cinéma indépendant argentin.
un vrai drame d'une société malheureusement la misère engendre la violence et très souvent la corruption. certaines scènes sont horribles indépendemment de la violence mais des raisons pour lesquelles elles sont infligées.