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DarioFulci
132 abonnés
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3,0
Publiée le 22 mai 2011
Sous des dehors bourgeois, JW est en fait un étudiant sans argent avec de nombreux désirs de réussite. Pour financer son ambition il fréquente des trafiquants de drogue. Rien d'original dans le genre, on a déjà vu tout ça des tas de fois. L'ambition et l'arrogance qui se brûle les ailes. Mais reconnaissons au film une redoutable efficacité. Un exercice de style bien fait, trépidant, et sans trop de chichis.
Le thriller nord-européen se position comme étant l'un des plus noirs et réalistes du moment. Une ambiance froide, un scénario bien ficelée et un réalisme agréable. Surpassant les médiocrités d'Hollywood, Easy Money est un excellent thriller policier. A voir également la trilogie Pusher.
Ca ne rigole pas des masses dans ce polar assez violent qui aurait pu se dérouler à New-York, à LA ou à Miami... Ici, ça se passe à Stockholm. "JW", jeune suédois désargenté mais désireux de grimper socialement grâce à de l'argent gagné facilement, se compromet avec des trafiquants de cocaïne, des Arabes, des Serbes et un Sud-américain. Bien sûr, rien ne va se passer comme prévu et il y aura de la casse à la fin. C'est bien fait et nerveux à souhait. Je regrette cependant que les prises de vue ne nous aient pas davantage montré la très belle ville qu'est Stockholm.
Une pure merveille comme avaigt pu nous procurer la sage Pusher, bien que Easy Money n'arrive pas à l'égaler. Cependant, on adore voir des films avec autant de sincérité et Joel Kinnaman est excellent .... critique sur: cthiboy.blogs.allocine.fr
Le héros de Easy money, JW, jeune étudiant fauché, cherche à intégrer le monde des trafiquants de drogue, comme celui de Jewish Connection. Leur objectif se ressemble : JW cherche à s'élever socialement, alors que Sam voulait sortir de son milieu d'origine. La fin sera approximativement la même.
On peut dire que le réalisateur, Daniel Espinosa, voit grand. Le scénario qu'il filme est volontiers complexe, exposant plusieurs personnages principaux évoluant dans une intrigue foisonnante. La première partie où l'on assiste à l'ascension de ce Rastignac suédois est assez réussie et m'a même beaucoup plu. La partie médiane du film est par contre un peu molle, véhiculant de plus en plus de clichés, et si la fin réussit à remettre un peu de tension, elle ne m'a pas convaincu.
La mise en scène se veut recherchée et résolument chic et choc : insertion de microscopiques flashforward annonçant la scène suivante, montage cut et saccadé, ambiance glauque et beaux mouvements de caméra. Il y a du Inarritu nordique chez Espinosa, même si la maîtrise n'est évidemment pas la même.
Pour résumer : des choses intéressantes, mais peut mieux faire. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
un très bon polar nordique avec son lot de suspense, d'action, le tout servi par de très bons acteurs. J'ai particulièrement apprécié l'ambiance très réaliste et le casting réussi dans ce film où le monde de la drogue et de la magouille est impitoyable. Le jeune héros est excellent dans son rôle d'intermédiaire et d'autochtone découvrant le monde terrifiant du trafic fait par les "étrangers". La mise en scène est excellente, bref du bon cinéma. A décharge, quelques scènes assez lentes qui nuisent au rythme du film et au final une impression de trop long quand même ( 30 mn de moins et c'était bon). Reste qu'on passe un bon moment, un public majoritairement sexagénaire dans une salle du forum ce qui m'a assez surpris.
Une plongée réaliste dans l'univers des trafiquants. On suit plusieurs personnages aux caractères différents, intéressant même si le réalisateur n'a pas vraiment le temps d'approfondir. Au final le rythme est bon et l'ensemble bien joué avec un suspense qui monte au fur et à mesure.
Excellent film de gangsters. L'acteur principal est remarquable. Réalisation parfois un peu grandiloquente. Les mateurs du genre ne doivent pas le manquer.
Un film très efficace où la violence n'est jamais "gratuite", mais où elle sert à intensifier la tension et le suspense qui montent crescendo. Les acteurs sont impec' rien à dire, la caméra à l'épaule, qui est majoritairement utilisée, renforce le réalisme du film grâce à une belle maitrise des mouvements et de la mise en scène. Enfin la musique donne le rythme de chaque scène, elle ne tombe pas dans l'inutile. Une réussite!
L’histoire a de quoi réveiller un thème déjà maintes fois utilisé : un homme pauvre fricote de trop près avec les méchants afin de se faire de l’argent. Bien entendu, il est très intelligent et ne s’en sert que pour payer ses études…
Il y a tout de même quelques bonnes idées dans tout ça. Malheureusement, une fois arrivé à la moitié du film, le scénario peine a dépasser son manque de rythme et d’intérêt qui nous fait attendre la fin avec impatience.
Les personnages et les acteurs sont bons et crédibles en dignes représentants de leur pays assez méconnu pour ses activités clandestines.
Excellent film suédois, sur l'enfer des trafics de drogue et l'argent facile. Mais si le film est plaisant à regarder , bien interprété, on a l'étrange impression de déjà-vu. Dommage !
Un thriller violent et nerveux centré sur des personnages profonds et très humains, sur leurs doutes et leurs peurs face aux milieux dans lequel ils évoluent : crime organisé ou haute aristocratie, voir les deux à la fois... Un film haletant du début à la fin, avec une atmosphère qui change "agréablement" du cinéma holywoodien !
Le sujet n'est pas nouveau et le film ne va pas révolutionner le genre, il souffre trop de la comparaison avec "Pusher" de par la mise en scène et par son traitement des personnages et de la narration pour ça mais ça reste un polar efficace, réaliste, brut et sans concessions avec de très bons acteurs (Joel Kinnaman en tête). Un peu trop de longueurs viennent plomber l'ensemble mais ça reste maîtrisé et efficace.
Entrer dans l'histoire d'"Easy Money" m'a honnêtement plutôt coûté : exposition, mise en situation des protagonistes - cela m'a paru embrouillé, voire confus, avec comme seule perspective, pour une durée annoncée de plus de 2 h, un récit, en forme probable de déjà vu, sur la criminalité en bande organisée et le trafic de stupéfiants, ce qui est loin d'être ma tasse de thé ! Seule "nouveauté" identifiable : l'action située à Stockholm et un metteur en scène suédois (au patronyme ibérique - ou latino ?), pour changer du "know how" nord-américain en la matière. Or, le premier quart d'heure déconcertant passé, cet "Argent facile" m'a accrochée irrésistiblement, y ayant vu pour ma part une histoire de Rastignac nordique du 21ième siècle, avec l'épaisseur romanesque requise, et tout à fait passionnante. "J W" (Johan Westlund) est un jeune homme présentant bien (aux allures de mannequin à vrai dire), intelligent (brillant même) et qui fait des études de commerce prometteuses : un profil quasi idéal de "golden boy" donc. Mais là où le bât blesse, c'est qu'il est d'extraction ultra modeste et qu'il a compris depuis longtemps que c'est l'argent qui mène le monde, et spécialement le microcosme où son ambition et ses capacités ne peuvent seules lui assurer une place légitime. Côtoyant de son mieux pendant ses études la classe des nantis (en soignant surtout son allure et sa garde-robe - tout en habitant dans une très modeste résidence universitaire - ceci grâce à des expédients divers, comme la vente d'exposés à des condisciples fortunés mais paresseux et moins doués que lui, et surtout en faisant le taxi pour Abdulkarim, un petit malfrat) il veut y faire sa place durablement (surtout quand la riche Sophie répond à son amour). Il lui faut donc trouver de l'argent, vite et beaucoup - de l'argent facile : il met au point une opération de blanchiment de grande envergure, incluant rien moins que l'achat d'une banque d'investissement dont il sait que les affaires battent de l'aile ; mais avant il va s'agir de trafic de cocaïne. La "blanche" est arrivée en Allemagne d'Amérique Latine, il faut l'acheminer en Suède (40 kgs pour la première livraison), et l'écouler dans les meilleurs délais, avant que de recycler "proprement" les (colossaux) profits attendus dans le circuit bancaire. Abdulkarim envoie JW récupérer Jorge Salinas, un Chilien qui vient de s'évader de prison, afin qu'il les aide à mener leur entreprise - c'est son cousin qui est le pourvoyeur de la drogue en Allemagne. Mais Jorge est poursuivi par Mrado, l'homme de main d'un redoutable Serbe, Radovan, et il est laissé pour mort dans un bois - J W arrive à le sauver, et dès lors la mécanique se met en place. J W Rastignac ne se compromet pas avec le milieu pour y faire carrière, c'est juste le moyen (ô combien périlleux cependant, l'apprend-il bien vite) de s'assurer les subsides nécessaires à son élévation sociale. Jorge veut quant à lui faire un dernier "coup" lucratif avant de retourner au pays se ranger (motivé plus encore quand il apprend que sa soeur Paola, émigrée avec leur mère en Suède, est enceinte) et Mrado, chargé de l'éliminer, a maintenant pour seule envie de partir pour Belgrade avec Lovisa, sa petite fille de 8 ans, dont il doit assumer la garde en pleine guerre des gangs, la mère junkie de l'enfant étant hors circuit. Il est question de rivalités, de luttes pour le pouvoir, de trahisons et d'amitié, de passions, de famille, et même si cela passe dans un contexte sordide de criminalité, c'est avant tout de destin (s) qu'il est ici question, et c'est ce qui retient l'attention. Il faut aussi louer le savoir-faire technique de la réalisation et l'excellence de l'interprétation, l'Américano-Suédois Joel Kinnaman en tête (J W).
C'est à mon avis le meilleurs des trois films de la série Easy Money, car il est essentiellement centré sur deux personnages, en particulier sur l'étudiant dont la personnalité et l'évolution sont bien montrées. Malgré quelques longueurs, le scénario se tient et sa chute est dans la logique inexorable des films noirs.