j'avais 16 ans en 1979 et moi ce que j'aime voir ce sont les voitures type renault 16, le train qui n'était pas un TGV, les coupes de cheveux ahurissantes de l'époque,les habits plein de couleurs. les retrouvailles en famille sont importantes et tout le monde raconte ses petits secrets. j'ai la nostalgie de cette époque et le film m'a fait beaucoup de bien.
Plutôt de tempérament raleur sur ce cinéma français bobo egt subventionné par les conseils régionaux et généraux qui passe son temps à faire l'apologie de la banlieue, de l'étranger du hashich et du divorce, sans jamais s'attaquer aux puissants et aux biens pensants, je dois reconnaître avoir pris un plaisir jubilatoire à voir Le Skylab.
Certains y verront une tranche de vie d'une indécrottable France de droite (c'est breton, donc c'est louche dés le départ), attachée à la famille et à l'ordre. D'autres comme moi, un film d'une justesse et d'une générosité formidables qui ne peut être l'oeuvre que de quelqu'un qui aime la vie et adore les enfants. Mention spéciale évidemment à Eric Elmosnino et Vincent Lacoste, éblouissants.
Quelques petites longueurs ci et là et la présence en service minimum d'une décevante Bernadette Lafont ne suffisent pas empêcher un 5 étoiles entousiaste.
J'ai tout simplement adoré .Ce film est tellement vrai , tellement authentique .Comment ne pas identifier sa famille ou un bout de sa famille aux personnages du film . Les acteurs sont totalement dans le truc , c'est super réel ce qui fait la force du film , certains diront qu'il n'y a rien d'intéréssant .. Ba si ! Delpy filme ses souvenirs , la vie quoi . Mention spéciale pour deux acteurs du film qui sont absolument géniaux c'est Eric Elmosnino et Vincent Lacoste .
Un film choral qui fleure bon l'authenticité. La réalisatrice Julie Delpy nous raconte l'une de ces fameuses réunions de famille où tout peut déraper à tous moments... Les dialogues sont savoureux et les situations souvent croustillantes, d'autant plus qu'ici, on a affaire à une période particulièrement fertile en divergences politiques (nous sommes en 1979, sous Giscard et ses conservateurs de droite et la gauche vient de perdre les élections législatives, mais Mitterrand et les socialistes y croient encore et l'avenir leur donnera raison...) et culturelles (les français ne s'informe plus que de la télé et de PPDA, voir pour s'en convaincre cette fameuse scène que j'appellerai "Cloclo, Sardou et Chantal Goya contre Apocalypse Now, et Bobby Lapointe"...). C'est souvent drôle, parfois tendre et les acteurs sont excellents (et dont certains qui ont été fortement marqués par un rôle fort comme Gainsbourg ou Mr Lapadite et qu'on est content de retrouver dans un autre registre...). Malgré une fin un peu longuette, on se surprend à suivre ce film constamment le sourire au lèvres... Et c'est assez rare pour le souligner... Un bon moment !
Julie n'arrête pas, Julie n'a pas le temps, Julie décide, Julie crée, se divertit, convoque, invoque, déclame, ose et s'expose, sa vie pour planches d'une bande dessinée de vie, et là oui, déballer ses petits mouchoirs est vraiment possible. Bien joué à la femme-cartoon !
Les chroniques de vacances familiales sont maintenant assez communes au cinéma, pour se démarquer il faut donc faire fort. L'option ici est que c'est la petite fille (sans doute Mlle Delpy 30 ans en arrière) qui VOIT les choses. Malheureusement, cette belle idée n'est même pas correctement exploitée. Tout ce qui est discussions entre adultes est carrément grotesque et surtout il y a trop de personnages pour qu'on s'y retrouve. Les profs de gauche ont beau être débiles, ils ne mettent pas de gros pulls en laine en plein été comme Elmosnino et les anciens légionnaires ne se baladent pas le sexe à l'air pour tenter de violer leur belle-sœur au nez et la barbe du mari. Revenons donc aux enfants. Finalement deux seulement ne se noient pas. Désolé pour Vincent Lacoste qui ne fait que singer Jules Sitruck dans le fils de Rambow. Les autres sont transparents. Restent la petite grosse, l’héroïne, double de Delpy, intelligente et attachante et le cousin, le petit Jean Luc, Félicien Moquet qu'il faudrait revoir tant il dégage d'énergie rigolarde. C'est alors que la petite tombe raide dingue de l'ado parfait, souriant, décomplexé, naturiste, moderne qui, sans doute n'existe pas en vrai, mais est une alternative heureuse à cette famille de tarés. La petite doit se dire qu'il suffit de côtoyer des gens comme lui pour pouvoir enfin respirer. On imagine que le film va s'intéresser à ça au lieu de ressasser les lieux communs sur la guerre d'Algérie et sur mai 68. Non, exit le beau gosse. Puis vient l’épilogue qui pourrait être sublime si on le comprenait clairement. La fillette joue à touche-pipi avec son cousin qui a onze ans, il lui fait mal. Le lendemain, elle trouve du sang dans sa culotte et pense avoir ses premières règles. Sauf que c'est peut-être tout simplement son cousin qui à force de se frotter contre elle l'a faite saigner. C'est quand même très différent de perdre sa virginité et avoir ses premières règles, à moins que Mme Delpy considère que ce n'est pas si important de comprendre. Elle a peut-être raison, finalement : plus on grandit, plus on saigne.
Un bon film , même si on est en dessous des " 2 days in...".. peut - être parce qu'il y a beaucoup de longueur et un montage plutôt raté.. Des scènes médiocres allongent le film. Et pourtant il y a toujours ce ton formidable , frais , ironique sarcastique, irréverencieux de Julie Delpy..; Elle a pris ce côté "libertaire " 70's, de ses parents et arrive à le moderniser et le mettre au goût du jour. Il y a des très beaux moments d'anthologie, le père qui monte sur la table pour chanter "les Anarchistes " de Léo Férre au cours du banquet..L'éveil à la sensualité de la petite Lou Alvarez . Toute une génération y retrouve son vécu. De l'humour très frais..
Alors le skylab est assez bien situé dans son temps et ce coté familial mélangée a l'information de l'époque reste sympa. Les personnages sont différents et peut être parfois trop secondaire. Le scénario est peut être un peu maladroit on alterne trop les scènes différentes comme des actes. Malgré tous la mise en scène est superbe on y croit du début jusqu'à la fin, les dialogues sont biens. Les acteurs sont bons et dans leurs personnages. Un film intéréssant.
Un très beau film rempli de fraîcheur comme son auteur Julie Delpy où on retrouve une certaine nostalgie du bien vivre ensemble et des réunions de famille lors de week end interminable. La force de son récit : mêlé agréablement et intelligemment tous les âges à travers des dialogues qui sonnent souvent très vrais. Encore Miss Delpy !
Si elle n'a absolument rien d'originale, cette chronique familiale et nostalgique n'en reste pas moins une véritable bouffée d'air frais, drôle et attachante, bénéficiant d'un casting royal et de dialogues plus vrais que nature.
film chorale situant l'action dans le début des années 80 un vrai plaisir pour les nostalgiques tout a été prévu le décor les voitures les coiffures les vêtements les musiques l'ambiance est au rendez vous l'histoire le temps des vacances en bretagne d'une famille les règlements de comptes les premiers émois amoureux les disputes on s'y retrouve tous un peu les acteurs sont bons Eric elmosnino a une énorme puissance comique !!! Les enfants sont très bons on parlera certainement de certains vincent lascote que j'avais déjà vu dans les beaux gosses est très prometteur
Karine Viard fait une toute petite apparition dommage un bon divertissement
Qu'il commençait mal le retour de Julie Delpy en France. Pas mal de scènes lourdes (dont une interminable), des maladresses et un discours vaguement moral pas forcément bienvenu : j'étais même surpris de voir la talentueuse réalisatrice de « 2 Days in Paris » et « La Comtesse » se planter à ce point. Mais « Le Skylab » est de ces films qui réussissent à séduire sur la durée, l'importance croissante donnée à l'adorable Albertine, jouée par la jeune et très talentueuse Lou Alvarez, quelques passages émouvants (la discothèque notamment) et de nombreux personnages certes un peu caricaturaux mais très différents réussissant à emporter le morceau. D'autant que la nostalgie avec laquelle Delpy décrit une époque, que ce soit par les chansons où les conflits politiques assez hallucinants finit par avoir un sens, d'autant que celle-ci est proposée avec beaucoup de sincérité. A défaut d'être le meilleur film de sa réalisatrice, « Le Skylab », dont on pouvait espérer mieux, reste une oeuvre très fréquentable.