38060 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 137 critiques spectateurs
5
495 critiques
4
1124 critiques
3
350 critiques
2
113 critiques
1
33 critiques
0
22 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
L'homme le plus classe du monde
365 abonnés
450 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 19 janvier 2014
Avant d'aller voir ce film au cinéma, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'avais vaguement entendu parlé de "prisoners" et je savais qu'il était question d'une histoire de petite fille disparue ou d'un truc du genre. Du coup je m'attendais plus à un drame familiale larmoyant où l'on verrait Hugh Jackman ruisselant de fausses larmes et déclamant des répliques du genre "pourquoi a-tu disparu, ô petite fille bien aimé ?". C'est donc avec une agréable surprise que j'ai vu un thriller plein de suspens et de rebondissement qui m'a laissé bouche bée pendant 2h30.
"Prisoners" m'a énormément fait pensé à "The Pledge", l'excellant film de Sean Penn. Le même style d'affaire glauque, les mêmes fausses pistes et rebondissements, le même suspens. On y retrouve même des scènes similaires comme le suicide d'un suspect en plein commissariat. La où "Prisoners" se démarque du film de Sean Penn, c'est par sa violence parfois extrême. Notemment via le personnage du père, magnifiquement interprété par Hugh Jackman, qui va décider devant l'impuissance du système judiciaire américain de faire justice lui-même, quitte à inventer un instrument de torture assez pervers. Même si cet aspect du scénario n'est pas le plus intéressant, il a le mérite d'aborder le sujet de la présomption d'innocence,qui plus est dans un pays où il existe encore la peine de mort et ou l'erreur judiciaire est toujours possible. Pour nous faire tenir sur les 2h30 de film Denis Villeneuve n'est pas avare en rebondissement. D'ailleurs, une des seules choses que l'on pourrait lui reprocher c'est justement d'en faire un peu trop sur les fausses-pistes. La première on y croit. La seconde aussi. La troisième on se dit que ça commence à faire beaucoup. Et à la quatrième, on se dit qu'il nous prend vraiment pour des jambons. Mais ce sentiments est vite oublié lorsque arrive le dénouement final, ou tous les éléments de l’enquête s'assemblent de manière logique. On est un peu dans le même état d'esprit que quand Hercule Poirrot réuni tous les suspects dans un pièce pour nous dire le nom de l'assassin. Au fur et à mesure que l'on comprend, on se dit "Bon sang, mais c'est bien sur !". Je n'ai pas parlé de la mise en scène. Disons qu'elle est maîtrisé et efficace. Certaine scène sont d'une puissance émotionnel assez rare. La scène de la découverte de la dizaine de caisse, dont on redoute l'ouverture, par exemple. Ou encore la toute dernière scène, brutalement interrompu par le générique.
Je vais m’arrêter là pour cette critique, car j'ai la flemme d'en écrire plus. Si vous n'avez pas compris qu’il aller voir "prisoners", alors c'est que vous êtes autiste.
Auréolé du succès d'"Incendies", Denis Villeneuve revient en force avec un thriller sombre et minimaliste qui se déroule dans une ville comme il y en a tant d'autres en Pennsylvanie. L'apparente tranquillité qui y règne finit par se briser quand deux fillettes sont enlevées, menant le père de l'une d'elles et un inspecteur de police sur des terrains glissants où se cachent déjà des cadavres d'enfants et où la colère peut vous faire déraper à n'importe quel moment. La trame du scénario est admirablement construite, ne laissant pas de place au hasard (aucune séquence n'est de trop malgré une durée de deux heures et demie) et nous tenant en haleine de bout en bout, tant l'intrigue se complexifie au fur et à mesure pour mieux se résoudre par la suite. La mise en scène de Villeneuve, simple mais très immersive, nous met dans l'ambiance dès le début en utilisant à merveille le climat hivernal de la Pennsylvanie (entre la pluie et le gel, tout correspond à merveille à la noirceur de l'histoire) et sachant filmer les choses sans esbroufe sans pour autant perdre son souci de la qualité. Car s'il y a beaucoup de choses à dire sur "Prisoners", on ne peut pas dire qu'il n'est pas de qualité tant le soin apporté à l'ensemble du film est visible, jusque dans les qualités du scénario d'arrêter certaines scènes alors qu'on n'en a pas encore vu le dénouement. Et puis on ne va pas reprocher à Hugh Jackman de trouver son meilleur rôle dramatique depuis "Le Prestige", l'acteur étant troublant et un peu inquiétant en père prêt à tout pour retrouver sa fille tandis que face à lui, Jake Gyllenhaal impose son visage placide et son look un peu bad boy en policier impliqué et efficace.
Le Silence des Agneaux, Zodiac: des comparaisons élogieuses, le film Prisoners en compte pas mal. Et effectivement, il ressemble peu ou prou à un condensé des deux films cités plus haut. Ce qui n'est finalement pas surprenant tant son script offre une latitude peu ordinaire pour un thriller. Le kidnapping de deux petites filles le jour de Thanksgiving secoue une petite ville dans la banlieue de Boston. Mais va vite se révéler n'être que le point de départ d'une histoire encore plus noire et retors. Alors que le détective Lokki relâche un suspect que beaucoup d'éléments semblaient accuser, le père d'une des deux fillettes -Keller Dover- décide d'agir pour les retrouver lui-même...quelque soit le prix à payer. Les jours passent et avec eux les chances de retrouver les deux enfants en vie. L'équation est d'autant plus complexe car Lokki doit absolument résoudre cette affaire avant que Dover ne commette l'irréparable. Tout réalisateur de thriller sait que, dans le domaine, il passera toujours derrière le film de Jonathan Demme avec Hannibal Lecter, et surtout David Fincher qui a quasiment réinventé le genre à lui seul. Manifestement, Denis Villeneuve le sait et son nouveau film emprunte aux deux cinéastes le sens du rythme, n'hésitant pas à étirer les scènes pour conférer au film une ambiance encore plus délétère et désespérée. Prisoners partage également avec Le Silence des Agneaux cette ambigüité morale, et n'a clairement pas à rougir de la comparaison tant elle est poussée à son paroxysme ici. Les actes de Keller pour retrouver sa petite donnent lieu à des scènes d'une tension extrême et une sensation de malaise rarement atteinte sur grand écran. Elle est d'autant plus insoutenable que Keller, victime passée au rang de bourreau, est aveuglé par son dogme. Dans ce rôle complexe, Hugh Jackman, d'une intensité incroyable, trouve sa meilleure prestation depuis Le Prestige. Jake Gyllenhaal, dans un rôle aux antipodes de celui qu'il tenait dans...Zodiac (tiens?), est aussi étincelant dans les pompes du policier désabusé mais qui n'a pas renoncé pour autant. La photo de Roger Deakins achève de donner à Prisoners les allures d'un futur classique. Il n'est pas sans défaut: les 2h30 se ressentent sur le dernier quart d'heure. Mais il n'empêche qu'on tient surement l'un des meilleurs polars de ces dernières années, au scénario implacable (disséminant rebondissements et indices pile au bon moment).
Denis Villeneuve ("Incendies") m'était encore inconnu avant Prisoners. Mais ça c'était avant. Après avoir vu le film on ne peut s'empêcher de penser qu'il sera dans l'avenir un réalisateur de grand renom. Le cinéaste nous offre ici un film du même souffle qu'un "Millenium" d'un certain David Fincher ou d'un "Mystic Rivers". A vrai dire, ça faisait longtemps qu'un Thriller n'avait été aussi puissant.
Les acteurs sont vraiment bon. Au top. Hugh Jackman joue enfin un rôle différent de celui de Wolverine, à mon grand plaisir. Il est très convaincant. Son personnage est vraiment intéressant après l'enlèvement de sa fille car il perd son sang-froid et n'hésite pas à faire des choses qu'il lui aurait été inconcevable auparavant. Jake Gyllenhaal joue quant à lui, un flic mou, peu professionnelle, très énervant du début à la fin et peu concerné par son enquête. C'est son personnage qui le veut comme ça. Je le trouve excellent. Par contre, il est dommage que son personnage hérite des répliques les plus pourries. Paul Dano est tout simplement bluffant. Rien à dire.
Concernant la réalisation, on peut dire qu'elle explique bien pourquoi ce film est si réussi. Tout ce met en place très lentement. Cela provoque une tension et un suspens rarement atteint. Plus les pistes sont nombreuses plus le film gagne en intensité. La fin est terriblement frustrante et laisse un film inachevé, laissant un goût amer dans la bouche. Jusque dans la fin, le film est éprouvant psychologiquement. On se demande si elles sont mortes et ça c'est terrible. On se met à la place des parents, ce qu'ils ressentent et on ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour le sort des des familles.
Après si tout ce met en place lentement et que ça en devient un point fort du film, ça en devient aussi malheureusement un point faible. Il y a quelques scènes inutiles qui n'apportent absolument rien à l'intrigue. Le réalisateur aurait du raccourcir son film d'une dizaine de minutes. Au final quelques longueurs. Il manque du punch. De plus, j'aurais préféré un Twist Final à la "Shutter Island" mais ça ce n'est qu'affaire de goût.
"Prisoners" est un film noir (attention violent pour les plus sensibles) très réussi mélangeant habilement les scènes de suspens à des moments psychologiquement insoutenables. Puissant, Frustrant, Violent sont les mots qu'ont pourraient attribué à ce film. La tension est palpable. C'est ce qu'on trouve de meilleur dans le genre. A voir !
3 ans après le chef d'oeuvre "Incendies", Denis Villneuve revient avec "Prisoners", qui fait partie des oeuvres dont je ne sais pas quoi penser. La note que je lui attribue est pour ca capacité à m'avoir captiver pendant 2h30 sans problème. Si l'on se pense désormais sur le contenu, il y a pas mal de choses à dire. Sa qualité première est tout d('abord l'ambiance, pesante, noire, glauque, digne des plus grands thrillers du genre. Partant d'un pitch somme toute assez classique (la disparition de fillettes, l'inculpation d'un homme louche qui s'en suit, le fameux "grand détective chargé de l'enquête...), le réalisateur maintient son spectateur de façon admirable, car tout est bien ficelé, les scènes s’enchaînent facilement sans le moindre ennui, bien au contraire. Un personnage sort du lot notamment, celui d'Alex Jones, interprété par Paul Dano, sans doute le plus mémorable du film. Alors, où est le "hic" ? Probablement dans la dernière demi-heure. Il n'y a plus vraiment de logique et les incohérences sont légion. Et, sentiment bizarre, on se rend finalement compte que l'oeuvre souffre de trop de facilités de scénario (le suicide de Ralph, Holly "prise sur le fait" façon totalement stupide...).
La question qui se pose est donc la suivante : Sommes-nous lésés par l'ambiance enivrante du film et sa capacité à nous captiver, alors que le contenu est digne de la dernière saison de Dexter ?
Un thriller plutôt prenant mais assez long sur la fin, avec une fin un poil tirée par les cheveux justement. Commençons donc par les points positifs : les personnages sont crédibles, et l'analyse psychologique des personnages face à ces disparitions est intéressante. Le suspense est bien présent, l'ambiance glauque et humide pénètre le spectateur jusqu'à lui donner froid dans le dos, il y a quelques rebondissements....bon. Cependant le film pèche par ses invraisemblances : spoiler: L'inspecteur Locky réussit son enquête grâce à une succession de "coups de bols" ! Il fait le lien avec le type aux labyrinthe grâce à une feuille qu'il a envoyée valser par terre, il sauve la deuxième gamine des griffes de la vieille folle in extremis car son supérieur l'a envoyé chez elle pour lui annoncer qu'on avait retrouver son fils adoptif. Enfin il retrouve certainement (car le film s'achève sur ce point d'interrogation) le pauvre Hugh Jackman frigorifié par hasard car il se trouve sur les lieux lorsqu'il l'entend siffler. Ca fait quand même beaucoup de coups de chance, on peut s'interroger sur le flair de cet inspecteur en carton tout de même !
Enfin, dans les détails tirés par les cheveux dans l'intention d'emmener le spectateur sur de fausses pistes, on a le type qui dessine des labyrinthes. D'abord c'est quoi cette histoire de labyrinthe ? Finalement, à part dans l'esprit tordu du mari de la vieille et sur son médaillon, on en voit nulle part ! Ce n'est pas comme s'il y avait un labyrinthe caché dans le fond de la maison. Alors, c'était quoi le but de nous pondre tout un foin avec cette histoire de labyrinthe ? Bon allez, je m'arrête là.
Donc je dirais que c'est un bon thriller qui change un peu, mais de là à le comparer à "Seven" ou à Mystic River, il ne faut pas exagérer....
16 164 abonnés
13 124 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 20 février 2016
Double satisfaction! Non seulement "Prisoners" vous captive de la première à la dernière bobine de film, mais en plus, la direction d'acteur (Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal, Paul Dano) est aussi solide qu'un câble de fer! Le canadien Denis Villeneuve a pris son temps pour prèsenter les personnages, pour faire en sorte que le public s'intèresse à eux, dans un thriller hors du commun! Le film est absolument impitoyable, alliant le comble du suspense au comble de l'intensitè humaine! spoiler: Difficile quand on est parent de ne pas se mettre à la place de ce pauvre père de famille dont la fillette a ètè kidnappèe et qui mettra tout en oeuvre pour extorquer la vèritè au coupable prèsumè, libèrè faute de preuves tangibles! Laisser la police faire son travail ou s’en occuper soi même ? La question se pose [...] Ajoutez à cela une ampleur toute en rèalisme au niveau du son (la pluie « finchèrienne » est un èlèment essentiel au fonctionnement de l'histoire) et une photo hyper glaciale de Deakins (9 nominations à l'Oscar de la meilleure photographie...et toujours rien pour cet immense directeur de la photo !!!) et vous obtiendrez au final une oeuvre sombre et particulièrement haletante qui nous vrille d'une sourde angoisse! 2h30 de grand cinèma avec une intrigue au cordeau et des acteurs impressionnants...
Le kidnapping d'un enfant. Pour les parents l'inquiétude s'installe. Le père qu’interprète Hugh Jackman s'obstinera à un point qu'il en va mène très loin (trop !). Il mène sa propre enquête et va enfermer et torturer ce qui pense être le bon spoiler: "coupable" . Un détective atypique (Jake Gyllenhaal), mène bien évidemment lui aussi son enquête et surveillera le père. Le long-métrage ainsi que son suspense ne souffre pas de longueur. Un thriller de haute volée avec une scène sur une route de nuit vers la fin quand le spoiler: le détective ramène en urgence l'enfant vers l’hôpital le plus proche , que j'ai trouvé splendide dans sa réalisation tout comme sa photographie. Ce passage contient un des plus beaux jeu de lumière que j'ai pu voir.
Brillante mise en scène du réalisateur québécois Denis Villeneuve, ce thriller a une texture photographique aussi froide que sombre qui colle parfaitement à cette intrigue autour de la mystérieuse disparition de deux fillettes. Entre vengeance et morale, et malgré certaines invraisemblances ici et là, "Prisoners", est largement dominé par une atmosphère dramatique particulièrement oppressante tout au long de ses 150 minutes. Outre de très bons seconds rôles, dont le saisissant Paul Dano, le film a deux atouts majeurs que sont ses deux interprètes principaux. Donnant à son rôle de père une dimension et une profondeur psychologique qu’on ne lui connaissait pas, Hugh Jackman est incroyablement convaincant. Du côté de l’enquête officielle, Jake Gyllenhaal y incarne, tout aussi remarquablement, un flic qui a banni le mot "échec" de son vocabulaire. Dans le mien, "réussite" est celui qui colle le mieux à cette histoire.
J'attendais énormément de Prisoners, dernière réalisation en date de Denis Villeneuve. Une chose est sûre, la déception n'est pas là. Néanmoins, celle-ci laisse place à une légère frustration qui vient troubler quelque peu l'ensemble. Des qualités, le film n'en manque pas: la mise en scène est juste somptueuse, à l'instar de la photographie qui délivre des plans larges absolument magnifiques (j'en avais bien besoin après le visionnage de La Vie d'Adèle); l'ambiance sonore est quant à elle magistrale, instaurant une forte tension et offrant des morceaux splendides. Les acteurs sont au top (à commencer par le fabuleux Jake Gyllenhall et l'excellent Paul Dano), même si Hugh Jackman surjoue un peu trop. Bref, à priori il n'y a rien de mal à dire de Prisoners et l'on tient le chef-d'oeuvre tant espéré. Et bien non: le scénario, quoique très bon, contient quelques soucis qui me chiffonnent, au-delà de sa conventionnalité: déjà, je considère que certains points de l'écriture auraient mérité d'être plus étoffés, n'ayant finalement pas un impact profond sur l'histoire (je pense notamment spoiler: aux labyrinthes et aux serpents ). Enfin, et l'on tient là LE seul gros défaut du thriller: spoiler: la vieille femme, grande "méchante" du film, n'est pas crédible pour un sou , et cela gâche tout (le terme est un peu fort, j'en conviens). Prisoners est une oeuvre proche de l'excellence. Cependant, elle ne l'atteint malheureusement pas à cause d'un détail de poids qui a enclenché en moi une profonde frustration. Dommage, le chef-d'oeuvre n'était pas loin !
Dennis Villeneuve m'avait ébloui avec Incendies et bien Prisoners m'a mis sur le cul. Ce film est un thriller psychologique plus que réussi avec pour fond un crime atroce qui ne laisse personne indifférent : l'enlèvement d'enfants. Villeneuve joue avec vos nerfs et tient captivé du début à la fin avec de multiples rebondissements et un très bon dénouement. Et comment ne pas citer cette atmosphère unique, pleine de violence choquante (tant physique que psychologique) et de mystère morbide ? C'est stressant et on décroche pas. La mise en scène est superbe et elle est épaulée par l'excellente photographie. Les acteurs sont géniaux, notamment le duo Hugh Jackman (un acteur que je n'aimais pas beaucoup et que je ne pensais capable que de jouer dans des blockbusters, mais qui commence de plus en plus à me surprendre dans le bon sens, et à avoir une filmo qui ressemble à quelque-chose) et Jake Gillenhaal (qui pour le coup m'a toujours scotché devant son talent) qui brille à l'écran. Les personnages et leur psychologie sont parfaits, on ressent leurs émotions et on a peur pour eux. Je ne vais pas m'acharner à faire une longue critique inutile, tout ça pour dire que ce film frôle la perfection. A voir pour public averti.
Dimanche après-midi. Temps gris. Pourquoi ne pas aller voir un thriller psychologique auréolé de critiques positives lors de sa présentation au festival de Toronto récemment ? Sur le papier, l’idée était bonne, d’autant plus que j’ai longuement étudié les disparitions et enlèvements de mineurs dans le cadree d’un cours de criminologie l’an passé. Mais “Prisoners” de Denis Villeneuve déçoit, énerve même, tant il y avait bien mieux à faire …
Le film touche en plein cœur le sujet sensible de la disparition d’enfants, thème idéal pour tisser une ambiance pesante et anxiogène. Au bout de 10 minutes de film, nous sommes déjà en pleine enquête de police, ce qui paraît assez osé vu la durée du film (2h33). On espère alors que les pistes vont se multiplier, ce n’est clairement pas le cas. Sans s’ennuyer pour autant, le scénario s’attarde sur la volonté de vengeance du père d’une des petites filles. Cela nous interroge sur le comportement que l’on adopterait dans la même situation. C’est intéressant car on soutiendrait presque la cruauté de ce père désemparé … Mais l’enquête manque de pistes pour que l’on puisse s’étonner de la fin du film !
On relève malgré tout la bonne prestation de Paul Dano (déjà troublant en ado silencieux dans “Little miss sunshine”), dans le rôle du jeune attardé qui attire tous les regards. Le jeu de Hugh Jackman est également satisfaisant, son implication et sa hargne folle collent avec la gravité du film.
A la fin de “Prisoners”, on est révolté d’avoir autant de questions sans réponses, quand on voit la banalité de l’issue finale : A quoi bon servent les serpents ? Qui est le type qui se suicide en garde à vue ? De plus, la motivation des bourreaux mérite d’être beaucoup mieux expliquée … Il n’y a rien de pire, dans un thriller de ce genre, que de rester avec plus de pièces du puzzle qu’on en assemble.
“Prisoners” avait sans doute de quoi figurer parmi les thrillers qui comptent cette année, mais c’était sans compter de trop nombreuses absurdités dans le scénario, qui rendent le film profondément gênant et décevant. C’est dommage, les acteurs étaient au top, eux.
Pour son premier film entièrement américain, le réalisateur canadien Denis Villeneuve délivre un thriller impressionnant. Car les thrillers qui s'appuient sur les enlèvements d'enfants, on en a vu passer. Mais avec Prisoners, Villeneuve va proposer un film jouant avec les codes du genre pour mieux les manipuler et nous offrir un petit bijou immersif, glaçant et bouleversant... Dans une banlieue américaine enneigée, deux petites filles disparaissent un soir. Tous les soupçons vont vers un adolescent attardé présent sur les lieux. Mais alors que les preuves manquent, le père d'une des fillettes (Hugh Jackman, méconnaissable derrière ce masque plein de chagrin et de détermination) reste convaincu que le jeune homme est le ravisseur et va lui-même le retenir prisonnier pour le torturer jusqu'à ce qu'il avoue son crime. Parallèlement, un flic tenace qui a toujours retrouvé les personnes disparues (Jake Gyllenhaal, qui s'impose lui aussi comme un choix de marque tant sa performance est d'une crédibilité à toute épreuve) se lance à la poursuite de la vérité, jonglant entre ses doutes et ses intuitions. Ensemble, ces deux hommes vont à la manière tenter de retrouver tant bien que mal les petites filles. Le film joue constamment sur les apparences, aussi bien dans son scénario que dans sa mise en scène, les apparences étant à chaque fois trompeuses et ce sur tous les points (dialogues, suppositions, situations...). Sur ça, Villeneuve frappe un grand coup tout en se souciant à chaque fois de la cohérence de sa réalisation, proposant ainsi des cadrages exemplaires et une photographie gelée, adéquate et hypnotisante, transformant presque l'atmosphère en quelque chose de quasi-fantastique. On pourra certes serrer des dents face à la révélation finale, un poil tirée par les cheveux mais restant néanmoins dans une certaine logique, mais dans l'ensemble, Prisoners est une œuvre surprenante qui, grâce à un scénario malin et des acteurs aux limites dépassées, s'ancre avec brio parmi les meilleurs thrillers de ces dernières décennies. Chapeau bas.
L'histoire prend place en banlieue de Boston durant la soirée de Thanksgiving. Pour l'occasion, la famille Dover se rend au domicile de leurs meilleurs amis et aussi voisins, la famille Birch. Un événement va néanmoins ternir cette jolie soirée : les 2 filles des familles, Anna et Joy, disparaissent soudainement. Sur la piste d'une caravane stationnée tout près de là en cette fameuse soirée, les policiers vont arrêter le jeune Alex Jones, un handicapé fortement retardé mentalement parlant. Faute de preuve, la garde à vue du jeune homme va prendre fin et il va être libéré au grand dam du père d'Anna, Keller Dover (Hugh Jackman), qui reste persuadé de la culpabilité de l'individu. Dans tous ses états, il va alors tout faire pour remettre la main sur sa fille. Pour cela, il peut également compter sur l'inspecteur Loki (Jake Gyllenhaal), un flic à qui aucun mystère n'a résisté jusque là. À priori, tous les éléments sont réunis pour croire en la culpabilité d'Alex Jones, néanmoins, on va vite s'apercevoir que tout n'est pas si clair dans cette histoire. [...] La photographie est froide et sombre et nous frappe par sa brutalité. L'atmosphère est hivernale, ténébreuse et pleine de mystères. Le réalisateur Denis Villeneuve nous offre des plans particulièrement filmés, avec des travelings au ralenti très réussis. La violence est souvent présente pour ce revenge movie particulièrement réussi. Une violence crue et parfois choquante, avec quelques scènes qui auraient pu, à mon goût, être évitées. [...] Voilà donc le thriller du moment à ne pas manquer : il faudra certes s'armer de patience puisque le film dure 2h30, mais ne vous inquiétez pas trop pour cela, puisqu'on ne voit absolument pas le temps passer devant les images filmées d'une main de maître par Denis Villeneuve. "Incendies" avait déjà permis au réalisateur d'entrer dans la cour des grands, mais nul doute qu'aujourd'hui il a plus que transformé l'essai. Ce film coup de poing n'est certes pas un chef-d’œuvre et loin d'être parfait, mais il restera clairement comme l'un des meilleurs thrillers de l'année 2013.
Prisoners : C’est un grosse claque ce film, un des meilleurs thrillers que j’ai vu depuis Seven. Car, il a de nombreux points ou le film est parfait. Déjà, magistralement bien filmé. Avec une photographie parfaite au service d’une mise en scène calme, posée et superbement bien cadrée. Avec une ambiance très froide, assez pesante avec le suspense. Pour ce qui connaisse, ça me fait penser au jeu vidéo : Heavy Rain (même au niveau de l’intrigue). Car le scénario, on ne décroche pas une seconde. On est captivé du début du film jusqu’au début du générique du fin. L’histoire prend aux trips : 2H30, on dirait que le film dure moins tellement c’est prenant. L’intrigue est super bien ficelé : avec ce père qui va essaye de retrouve sa fille sans pitié, et cette enquêteur très efficace, et ce suspect qui est très lent psychologiquement... Et puis, il y a une certains tension palpable ou les nerfs sont à vifs. Car, jusqu'à la fin, on se demande si… Et même après le film, on se demande (même si on pense que… : avec le sifflé : ce qui on vu le film comprendrons). Et puis, le film fait très réaliste et donc très plausible ce qui permet aux spectateurs une certes immersion. Et puis, le film est froids, dur et (très) violent par moment (torture) donc on est forcement dedans. Et puis, les personnages sont étouffés. Car, ils ont chacun un trait de personnalité bien spécifique. Genre, l’inspecteur chargé de l’enquête, il a un toc aux yeux, ce qui révèle malgré sa grand expérience et efficacité un certains malaise (dans sa vie)… Et il faut dire que les acteurs sont tous d’une justesse incroyable. Que ce soit : Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal… Ils en font jamais trop et reste terre à terre et donc parfait dans le rôle. Et les musiques sont subtilement insérés dans le film, très bon fond sonore. Donc vous l’avez compris : ce film est une grande réussit. J’espère que je vous aurais donnée envie de voir ce film qui est à ne surtout pas manquer : un thriller coup de poids qui vous met K.O. !!!