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marie andreucci
5 critiques
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5,0
Publiée le 4 mars 2026
J’ai adoré !! C’est pour des films comme ça que je vais au cinéma. Acteurs incroyables, émotions, c’est le cinéma qui me fait rêver.. Un super moment!!
C'est quoi ce navet ?? J'ai trouvé ce film terriblement pathétique et sans aucune émotion ni crédibilité. Pourtant vu le sujet j'en attendais beaucoup. Déception totale ! Que sont venus faire ces acteurs dans cette supercherie ??? je mets 1,5 pour les décors et les costumes .... Et c'est tout ! Ah si aussi la vieille musique du générique de fin aussi
J'attendais ce film depuis longtemps et franchement je suis assez déçue, ma note vaut surtout pour la technique (décors, costumes, make-up, chorégraphie). J'ai l'impression d'avoir vu le clip de Lady Gaga le plus long et le plus cher de l'Histoire, sans même avoir droit à sa musique. Mais comme film, ce n'est pas à la hauteur de mes espoirs. Je ne vois pas très bien l'intérêt de faire une version féminine du Joker et le jeu de Jessie Buckley devient vite agaçant.
On pensait se faire un superbe délire : quelle déception ! Ce film est horripilant, même quand on ne va le voir que pour sa belle brochette d'acteurs. De la première minute à la dernière, on est pris de lassitude, voire de mélancolie, devant un tel étalage (prétentieux) de scènes hétéroclites (ni drôles, ni belles, ni effrayantes), chaotiques (on a même entendu parler de la courbure de l'espace-temps), à peine visibles d'ailleurs vu que tout est filmé à contre-jour. Tout manque dans cette soupe tièdasse. Or le spectateur a besoin de rire, ou de pleurer, ou de frémir, ou de penser, ou de se relaxer. On devine juste un demi-message sur les gens (des femmes pour être précis, étrangement) prêts à suivre n'importe quelle mode fut-elle monstrueuse - mais on pense s'être trompé vu que c'est un vrai cheveu sur la soupe.
The Bride est une surprise à tous les étages ! Surprenant, Maggie Gyllenhaal propose une farandole d'idées dans le mythe de réinterpretet de la Fiancé de Frankenstein. Une émancipation féminine délivré comme jamais avec une Jessie Buckley exceptionnelle, volant la vedette à Christian Bale
Esthétiquement, le film prend des risques dans sa construction, entre le côté "artificiel" et "réalisme". L'histoire ne cesse d'installer ses métaphores, portant le film à son paroxysme
Il risque de diviser car les directions prises sont surprenantes voir discutable mais quel bonheur de voir cela. Maggie Gylleenhaal a voulu surprendre et le choix est payant !
Avec The Bride !, Maggie Gyllenhaal ne se contente pas de revisiter un mythe, elle tente de le déplacer. Le film s’inscrit dans le Chicago des années 1930, en pleine Amérique fissurée par la crise et la pègre, et replace la figure de la Fiancée de Frankenstein au centre du récit. L’idée est forte : donner enfin une voix à celle qui, dans l’imaginaire collectif, restait une apparition muette.
Face à elle, Frank, incarné par Christian Bale, n’est plus seulement une créature effrayante, mais un être traversé par la solitude et la culpabilité. La rencontre avec la Fiancée, interprétée par Jessie Buckley, crée une tension romantique et électrique. Elle refuse d’être une simple compagne fabriquée, elle cherche son autonomie, sa vérité, sa place dans un monde qui la regarde comme une anomalie.
Le film revendique une dimension punk, presque insoumise. La musique de Hildur Guðnadóttir, les scènes de club, l’esthétique gothique et flamboyante participent à cette énergie de rupture. Pourtant, derrière la stylisation, Maggie Gyllenhaal interroge un thème plus ancien : la société fabrique ses monstres avant de les condamner. Les créatures deviennent les réceptacles des peurs collectives, de la peur du féminin libre, de la marginalité, de la différence.
La critique sociale est présente, mais elle reste diffuse. Le film évoque la révolution, l’insoumission, le droit de dire « non », sans jamais tomber dans le discours frontal. Il préfère l’allégorie au manifeste. Cette retenue peut frustrer ceux qui attendent une charge politique plus incarnée, mais elle permet aussi de préserver une dimension tragique et romantique.
Visuellement, The Bride ! impressionne. Tourné en partie en IMAX, le film magnifie ses personnages, leurs cicatrices, leurs silences, leurs regards. La robe orange flamboyante de la Fiancée devient presque un symbole à elle seule. L’Amérique de la pègre, avec ses clubs enfumés et ses rues nocturnes, sert d’écrin à cette histoire d’amour hors norme.
Au fond, le film rappelle que la monstruosité n’est jamais là où on croit. Comme dans Freaks ou dans le roman de Mary Shelley, les torches sont souvent tenues par ceux qui prétendent défendre l’ordre. Maggie Gyllenhaal signe une œuvre surprenante, imparfaite mais habitée, qui tente d’articuler romantisme noir et réflexion contemporaine. Une proposition singulière, qui mérite d’être vue en salle pour en saisir la puissance visuelle et sensorielle.