En indiquant explicitement voyager parmi les débris du premier vaisseau – comprenons, le vaisseau spatial du premier film –, Jake Morrison, pilote responsable de l’expédition vers l’ennemi neutralisé, en vérité un leurre divulguant une menace bien plus grande, nous renseigne sur le statut de cette suite directe au premier opus de 1996. Déferlement d’effets visuels réussis pour la plupart, éloge de la persévérance et du service rendu à la nation, drapeau américain flottant partout, second degré surappuyé : la recette est bien connue, elle fonctionne en ce qu’elle offre un divertissement spectaculaire digne du répertoire de Roland Emmerich dont l’amour pour la destruction se voit ici poussé à l’extrême. Car le cinéaste se délecte de l’accumulation, de l’immersion dans une apocalypse en retournements permanents qui n’occasionne aucune montée de tension sinon une adrénaline en constante ébullition qui perd aussitôt de sa superbe. Impressionnés, nous ne le sommes jamais. Tout s’active devant nous, microcosme autonome et stupide qui n’accorde aucune place particulière au spectateur. Toutefois, ne nous laissons pas duper par l’aspect convenu et bêta de l’ensemble. Les apparences sont parfois trompeuses, en témoigne cette boule d’abord regardée avec hostilité avant d’y découvrir un précieux allié. Il y a quelque chose d’enfoui, de profond, caché sous une heure et demie de schéma actanciel vu et revu aux dialogues indignes : une abstraction pure et superbe, point de convergence de tous les fils narratifs, retournement dramatique tout autant que démonstration d’une virtuosité technique et esthétique. Un désert de sel opposant le blanc du sol au bleu du ciel, un bus jaune et son panneau « Stop » rouge, une reine alien. Trois éléments qui viennent simplifier à outrance l’intrigue, « stopper » l’enchâssement des récits pour raccorder le long métrage à ce qu’il est, au fond : une traque qui confronte, par le gigantisme, l’homme à son engloutissement. Le bus contient des élèves, des adultes et un vieillard, soit trois générations ; il est cette même arche qui concluait 2012, à bord de laquelle la famille se retrouvait unie après moult épreuves. Le cœur battant d’Independence Day : Resurgence est familial : les parents se sacrifient, les enfants doivent vivre dans leur ombre et fonder, à leur tour, une famille – comme l’attestent les projets immobiliers de Jake et Patricia, ainsi que la romance maladroite entre Charlie et Rain. La menace extraterrestre insiste sur l’urgence à resserrer les liens voire à en créer de nouveaux, à lutter contre la solitude, à quitter son coma pour partager le temps qui reste. Dommage que de tels enjeux, par ailleurs attendus dans ce genre de productions, se voient engloutis dans un déluge d’images de fin du monde sans vision et au parodique trop facile.
Un seul point positif, les effets spéciaux. Le reste est consternant. Tout s’enchaîne bien trop vite au début en montées de suspens écourtées, les personnages sont inconsistants - ce que celui de Charlotte Gainsbourg apporte vraiment à l’histoire, on s’interroge encore – il y a très peu de phrases longues pour ne pas gêner le consommateur de base et des blagues qui ne portent pas. C’est plutôt mal joué – direction d’acteur bâclée. Cerise sur le gâteau, on nous fait croire qu’un vaisseau de 5000 kilomètres de diamètre ferait, visuellement, entre le quart et le tiers de la terre quand il se pose dessus ( ?????? ). Franchement, le premier, c’était déjà pas jojo, mais alors celui-là….
Que ce film est cliché. Dans les années 90 ça pouvait passer. C'est dommage de ne pas avoir fait évoluer le style pour sembler mon ridicule. Très gênant pour les acteurs ayant participé à cette série B à gros budget.
Rien de nouveau, c'est du blockbuster hollywoodien traditionnel, avec ses personnages caricaturaux, ses méchants très méchants, les gentils qui gagnent à la fin et ses leçons de morale à deux sous.
Les scénaristes ne prennent pas le risque de relever le niveau, de peur de s'aliéner le consommateur de base, dont l'intelligence est considérée (selon eux) comme limitée.
Très bon film, je ne m'attendais pas à suite à vrai dire. Les effets spéciaux sont évidemment très bons mais effectivement le jeu des jeunes acteurs laisse à désirer. Cependant je refuse de lui coller l'étiquette de navet qu'il ne mérite pas. Les rageux n'ont cas aller se faire voir, ce film est tellement au-dessus de certains blockbusters pourris comme Transformers. J'ai passé un très bon moment et j'espère voir une suite.
20 ans après le houleux film de 96, j’ai cru que l’objectif du remake était une quête de rachat vis à vis du restant des citoyens de la Terre, sûrement vexé d’avoir été pris de haut. Vu les nouveaux moyens techniques permettant de meilleurs effets spéciaux, et surtout grâce à la mondialisation, j’ai pensé qu’on allait enfin en profiter pour nous avouer avoir pêché d’égocentrisme lors du premier « Independence day », faisant étal d’un sentiment de supériorité certain. Il n’en est rien, les mêmes clichés, le même narcissisme, une éloge de soi assumée, quasiment le même message même s’il a un epsilon évolué entretemps : on reconnait désormais que la Chine et quelques autres pays sont avancés, mais qu’ils se rangent derrière les USA, toujours leurs leaders, toujours devant, nulle décision importante ne saurait être prise sans les avoir consultés. Basant l’essentiel de son intérêt sur des effets spéciaux à outrance, ce film hommage nous réunit la classique poignée d’héros pour les glorifier une seconde fois, les rendant à nouveau sauveurs du monde, leur rendant cette importance aveugle qui les caractérisait, le crédit démesuré accordé à leurs actes, cette liberté de mouvement insensée et ces rencontres hasardeuses inconcevables. Des milliards d’humains sont en trains de périr, des villes entières sont dévastées ? Qu’importe, il n’y a que le sort de cette team qui nous préoccupe. Ce n’est pas si grave si de millions de non américains sont tués en un claquement de doigts sans suspense, non, le suspense tourne uniquement autour de la survie des acteurs principaux, on doit frissonner quand ils sont en danger, nous inquiéter à ce qu’ils nous restent intacts, il s’agit de nos idoles au-dessus de tout le reste. Ce précepte nous offre des scènes au sommum du ridicule spoiler: , entre le bébé sauvé du toit, le chien qu’on attends pour redémarrer le bus, le papa du scientifique retrouvé vivant accroché à des débris après un tsunami, je ne sais plus quoi choisir pour peser mes mots, mais le mot « ridicule » reste loin d’être assez fort, n’est pas assez puissant pour décrire les scènes successives de ce film. Comme si ce n’était pas suffisant, les dialogues sont à s’arracher les cheveux, des acteurs amateurs au jeu médiocre et un humour à gerber. J’ai perdu mon temps à zapper entre ses extraits (impossible de le voir en continu tellement c’est énervant, je ne m’inflige pas cette torture) je ne vais pas en perdre davantage à rentrer dans les détails pour décrire ce qui ne va pas, je résumerai en disant sincèrement et objectivement que rien ne va dans « Independence Day : Resurgence », puisqu’il a tout simplement reprit toutes les très mauvaises idées du premier en pensant que c’était les bonnes, pour nous pondre encore pire. Un Blockbuster au vrai sens du terme sans aucun intérêt (sauf si c’est pour être abruti devant des effets spéciaux plein la vue) qui témoigne d’un malaise profond du cinéma Hollywoodien. En panne d’inspiration, il a désormais cette mauvaise idée de compter sur ses précédents films à succès pour appater le public, de les parasiter grossièrement pour survivre, un piège idiot dont il faut se méfier que ce soit dans ce remake ou dans ses semblables.
Film nanardesque qui n'en est pas un malheureusement, on est plus là sur un film progressiste bienveillant insipide. On y retrouve donc l'humour limité omniprésent qui casse tout effet de drame, une hémorragie d'effet spéciaux très loin d'être propre hormis certaines scènes, des deus ex machina/coïncidences risibles et le tout imbibé d'un scenario d'une banalité sans nom.
Une suite largement pas digne du premier volet, mais pas si mauvais que ça, les effets spéciaux sont réussis et Jeff Goldbum est en forme... Un scénario un peu WTF mais je mets trois étoiles pour les effets spéciaux et le retour des acteurs du premier film... Déçu, mais ça va.
Tout simplement une copie du premier film Avec une réalisation et un scénario revisité médiocre je comprends que Will Smith n’a pas voulu faire le deuxième film
De bon effets spéciaux et c'est uniquement pour ça qu'il mérite une étoile, beaucoup d'acteurs qui ne servent à rien,ils sont juste pour faire les beaux .Quand j'ai regardé le film,j'ai eu l'impression que Roland Emmerich etait arrivé au bout et qu'il avait fait le tour des films SF/Catastrophe.Ce long métrage n'aurai jamais du existé,un peu comme le dernier Indiana Jones.
Hormis les effets spéciaux à couper le souffle, le film manque d'approfondissement sur son scénario et sa mission principale. Heureusement que les scènes d'actions tiennent en haleine jusqu'au bout car sinon, je pense que j'aurai décroché. J'ai trouvé que les séquences des différents endroits où son les personnages sont trop courtes, toutes les 3 minutes on change d'admosphère, cela m'a bien gonflé, et c'est pénible à suivre. Beaucoup de blablabla, pour au final presque rien dire. Un héros qui se la joue trop beau gosse j'ai peur de rien, donc aucune envie de s'attacher à lui. C'est parfois gros, il y a également des incompréhensions... Après l'ambiance est pas trop mal et je m'attendais à plus plat. Pour résumer, Independence Day "Resurgence" est un film qu'on peut se passer de voir.
Roland Emmerich a encore fait fort. Comme son grand frère, le film pâtit de dialogues insipides et d'un patriotisme puant et inepte. Heureusement que les effets spéciaux excellent et permettent d'obtenir un divertissement explosif et accrocheur.
Comment un deuxième volet peut être aussi mauvais ? Le film de 1996 était une réelle réussite avec des excellents comédiens, une belle mise en scène avec des effets spéciaux très réussis pour l'époque et surtout une intrigue très cohérente et vraiment crédible dans l'ensemble.
Sur cette suite, c'est tout l'inverse ! Pas crédible à un seul instant, les effets spéciaux sont à peine traités tant les images de synthèses sont apparentes... les relations entre comédiens ne sont pas très solides non plus sans parler des dialogues etc
bref, tout ou presque est mauvais surtout quand on garde bien en tête le 1er film pourtant vieux de 20 ans...
On dirait que W. Smith a bien senti l'affaire en n'étant pas au casting...