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Un visiteur
2,5
Publiée le 6 février 2014
Sur le plan des idées le film reste excellent et d'une intelligence rare seulement les acteurs montent dans les tours dès le départ et n'en redescendent plus, c'est un peu usant.
Encore un film de Billy Wilder qui vaut le détour, et encore une fois sur un sujet brûlant : la guerre froide… en 1961, il fallait oser ! Le scénario est d'une inventivité permanente et tout le monde (communistes comme capitalistes) en prend pour son grade ! Le rythme est haletant et la distribution d’une homogénéité sans faille. En tête de liste, James Cagney, Monsieur Coca-Cola à Berlin, est épatant dans un rôle de fantaisie qui dévoile l’étendue de son registre, lui qui a longtemps été confiné dans les emplois de gangster pour films noirs. En partisan convaincu du communisme, Hortz Bucholz révèle lui aussi de vraies dispositions pour la comédie et l’humour. En bref, tout est réussi dans cette charmante comédie, à savourer sans retenue.
Des fois on sait parfaitement dire pourquoi on a aimé ou détesté un film des fois on a franchement du mal comme pour moi avec Un, deux, trois de Billy Wilder. De manière fondamentalement objective ce n'est pas une mauvaise comédie, l'histoire est bonne, les acteurs font du bon travail notamment James Cagney et chose la plus importante cette comédie a du rythme pourtant de manière purement subjective je n'ai pas apprécié ce film et franchement j'aurais du mal à vous dire pourquoi ce film m'a déplu, la sauce n'a absolument pas pris ; certaines réparties de James Cagney m'ont amusé mais pour le reste j'ai eu du mal à savourer Un, deux, trois.
Comédie dramatique pétillante parfois; quelque peu désuète mais pas sans qualités surtout au niveau des détails que l'histoire distillle vis à vis de la générosité des peuples de l'Est comparé à l'arrogance d'une grande entreprise et aussi d'un communisme aujourd'hui daté; mais pas moins choquant que le capitalisme à outrance. Frais et original.
Ne serais-ce que pour admirer J. Cagney qui ne prend pas une minute de répit et parle encore plus vite que d'habitude;ce film est à voir.C'est du Billy Wilder pur jus même si ce n'est pas son meilleur,le spectacle est là.Les gags sont incessants et la scène ou Liselotte Pulver est grimpée sur la table en train d'affoler les russes est une des plus drôles de l'histoire du cinéma.La poursuite en voiture et le coucou américain sont des trouvailles en or.Quelle bonne idée d'avoir fait une satyre des 2 cultures opposées au temps de la guerre froide.
Un twist endiablé au rythme haltetant, purement consommateur. Si les blagues, qui jouent majoritairement sur leur vivacité, sont drôles elles défilent à la chaîne, comme si "One, Two, Three" était un festin de bon humour. Billy Wilder fait montre là d'une direction d'acteur parfaitement maîtrisée. La réalisation également est la preuve d'une grande maitrise. Wilder arrive à jouer avec les unités de lieu et la multiplicité envahissante d'actions. Un twist vous dis-je. Mais le bas blesse au niveau de cette même vitesse : on perçoit souvent mal ce qui est dit ( problème du doublage ? ) donc on a du mal à savourer immédiatement le film à sa juste valeur. Hormis ça, Billy Wilder nous peint non sans ironie moqueuse un monde scindé en deux : les diaboliques capitalistes et les diaboliques communistes. Les "insultes" fusent des deux côtés et on se déléctent gentillement de cette mini gué-guerre. En conclusion, Billy Wilder fait là un film drôle, rapide parfois trop malheureusement mais qui nous fait pouffer de rire plus d'une fois grâce à des gags jamais lourds mais toujours efficaces.
Il fallait oser s'en prendre ainsi au communisme mais aussi au capitalisme en pleine Guerre Froide... Le génial Billy Wilder l'a fait dans une superbe satire, une nouvelle fois très réussie... Un vrai bonheur de drôlerie, de malice et d'impertinence...
Belle idée que j'ai eue d'aller voir ce petit bijou de 1961, satire corrosive et pleine d'humour de la période de la guerre froide. Bien sûr, c'est en noir et blanc et on ne filme plus guère comme cela de nos jours (par moments, ça fait un peu "théâtre filmé"), mais l'ensemble est remarquable, très drôle et on ne s'ennuie pas une seule seconde. J'ai remarqué également que la diction des acteurs est parfaite, malgré une bande-son qui n'est certainement pas en Dolby sophistiqué. Une bonne articulation, ça devient de plus en plus rare...
Le matériel initial, une pièce de théâtre, se fait sentir par moment, notamment dans le troisième quart où James Cagney donne les ordres pour convertir un communiste en capitaliste noble. James Cagney passe son temps à hurler et le théâtral est criant: de multiples personnages rentrent et sortent de son bureau. Le procédé est trop voyant et pénalise la séquence. Cette mécanique, parfaite et efficace pour une pièce de théâtre, n'est pas évidente à traiter sur le plan cinématographique. Billy Wilder choisit de coller à la mécanique, qui devient apparente. Néanmoins, il faut reconnaître que cela fonctionne, au-delà du raisonnable, car nous avons un peu de mal à accepter ces talents au personnage de James Cagney (orchestrateur soit, styliste, costumier, etc.). Et James Cagney jubile de réciter tous ces dialogues, à les crier plutôt, ce qui rend la scène encore plus artificielle et théâtrale.
Néanmoins au total le film est assez jubilatoire, tout en étant schématique. Sa manière de se moquer des Allemands. Sa manière de se moquer des communistes. Tout est artificiel et peu subtil. Mais cela fonctionne. Pamela Tiffin excelle en jeune oie sans cerveau. Toutes les apparitions de Liselotte Pulver sont très amusantes. Mais le film est très misogyne, c'est flagrant, et en est gênant. Il ne pourrait plus être fait tel quel de nos jours. Le film contient par ailleurs beaucoup de petits gags qui accumulés en font une réussite, car ce pauvre James Cagney montre un art consumé de la résilience et l'adversité à tout ce qui ne se déroule pas comme prévu.
Cagney en manager Coca Cola survolté qui n'arrive mème pas à "consommer" sa délicieuse secrétaire à cause de son hyperactivité, face à des soviétiques jouisseurs qui ne rêvent que de cette délicieuse secrétaire bien affriolante. Le capitalisme qui frustre par le manque de temps face au communisme qui frustre par le manque tout court.Belle comédie dans un Berlin en ruines, juste avant la croissance.
Une comédie irrésistible, à la fois burlesque et incisive, qui accumule avec une cadence effrénée, les gags souvent clichés mais drôles, portée par un James Cagney, à contre-emploi, au four et au moulin !
Tout le monde en prend pour son grade: les Allemands encore attachés à des pratiques nazies ou Wagner, les communistes envieux de la culture américaine, corrompus ou au cerveau lavé, les capitalistes cupides, superficiels, amoraux. Du moins leur chantre (virevoltant James Cagney) se montre malin, réactif, déterminé! Débit de parole, enchaînement des péripéties, accumulation des blagues s'harmonisent dans un rythme parfois épuisant - quoi que moult comiques théâtraux fonctionnent efficacement, si on délaisse la vraisemblance au profit de la farce ou du vaudeville. D'ailleurs, l'intrigue financière initiale se meut en romance improbable à déguiser pour cause d'idéologies irréconciliables, donnant lieu à une frénésie d'ordres de la part du protagoniste, à la mise en évidence des divergences (supposées ou sociologiques) entre les deux pans du mur de Berlin, à un mélange d'absurde et d'humour sémantique. Entraînant, riant, effréné!
La situation géo-politique des années 60 a inspiré Billy Wilder qui a concocté une petite comédie speedé et hargneuse dans un Berlin sur le point de se fracturer. La surprise du film vient des répliques envoyés à un débit de mitraillettes. Tiré d'une pièce de théatre, cela permet quelques joutes verbales entre partisans du capitalisme et du communisme que Wilder prend soin d'égratigner tour à tour entres des américains cyniques, avec peu de scrupules et appatés par le gain et des personnages communistes, hypocrites et facilement détournables. James Cagney réalise une composition de (très) haut vol.
1,2,3 est une comédie très réussie de 1961 se déroulant à Berlin où Billy Wilder se moque à la fois du communisme et du capitalisme tout en n’oubliant pas le peuple allemand qui est dépeint comme ayant conservé des réflexes d’obéissance militaire et tentant de minimiser sa responsabilité de son rôle sous le régime précédent. Irrésistibles claquements de bottes. La course poursuite avec la vieille voiture soviétique tombant en morceaux sous fond de musique d’Aram Khatchatourian est à hurler de rire.
Quelle déception ! pour du Billy Wilder je m'attendais à des situations drôles et des dialogues corrosifs. Là rien ; l'histoire est quelconque , les gags débiles ou abracadabrants , la vision stéréotypée de la guerre froide et des allemands. Le jeu d'acteur de Bucchholz est vraiment nul. Mais surtout , J.Cagney est EXTREMEMENT BAVARD , il blatère sans arrêt et sur un rythme effréné ( la plupart du temps des dialogues sans intérêt par rapport à l'intrigue ) C'EST INSUPPORTABLE . film à chier à éviter Absolument.