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Jiminou76
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3,0
Publiée le 24 octobre 2017
Le nom de Lucas aide à lui seul ce film à exister aujourd'hui. Le thème, l'aliénation d'une société dystopique par la religion-médicaments-consommation-travail production, étant déjà largement exploré à son époque, le film, épuré, reste en mémoire par une imagerie propre (séquence d'internement avec une mise en scène assez incroyable où deux surveillants influent le jeu d'acteur, isoloir à un Jésus automatisé, scène dé défaillance industrielle...) que par son propos. Encore une fois, dommage que le propos ne gagne pas en originalité.
J'ai vu ça totalement par hasard (mais vraiment, j'étais sur Netflix, mon clavier tombe et le film se lance, j'ai décidé que c'était donc le destin) et j'ai trouvé ça assez mauvais. J'ai vu le film dans sa version Director's Cut, je ne sais pas ce qui a changé, mais en tous cas visuellement pour un film de 1971 ça en jette. Mais bon connaissant Lucas il a peut-être refait les effets spéciaux. Reste que je ne retiendrai du film que ça : un visuel, un visuel que je connaissais d'ailleurs avant même de voir le film.
Je pense que le visuel est assez marquant d'ailleurs puisque avant même de voir le film, l'image d'un monde dystopique, froid et carcéral ressemble un peu à ça. Et si je pense que Lucas sait créer des univers, finalement il ne sait pas réellement quoi raconter de palpitant à l'intérieur, surtout là, où franchement c'est assez mou du genou, même dans les scènes d'action (scènes assez inutiles au récit par ailleurs).
Il y a néanmoins les scènes de tendresse qui fonctionnent plus ou moins, notamment parce que l'actrice garde un certain charme avec son crâne rasé et elle accorde au film une touche de sensibilité. Mais sinon globalement je me suis ennuyé tout du long. Par rapport à la littérature du genre, je n'ai pas l'impression d'avoir vu quelque chose de neuf et que ce que le film avait à raconter et comment il le racontait valait de perdre 1h28 de sa vie.
Un film d'anticipation, entre ovni et film de fin d'études, avec déjà d'excellentes idées de la part du grand Georges Lucas et de nouvelles techniques de réalisation. On sent déjà la patte Star Wars qui le guette (avec notamment ces robots ressemblant étrangement à C3PO). Le message s'inspire de la SF de l'époque, entre George Orwell ou Aldous Huxley. Pour le reste, tout n'est pas forcément facile à suivre (avec une multitude de codes incompréhensibles) mais on note les bonnes intentions. Robert Duvall est très bon mais franchement, il faut reconnaitre que c'est très lent, un peu fade et qu'on s'ennuie beaucoup par moments (spoiler: tout le début, la pièce blanche notamment ). La fin permet de relancer un peu l'intérêt du film avec une bonne course poursuite.
Difficile de faire la chronique d'un film de 1970. Tout ce que l'on dira sera forcément en décalage avec le contexte de l'époque. Le visionnage de ce film laisse mitigé. On retrouve dans THX 1138 ce qui donnera de l'inspiration à Matrix et Equilibirum par exemple. Formidable son, on comprend pourquoi George Lucas réutilisera le sigle THX pour sa société spécialisée dans le son. Visuellement il y a quelques belles choses: des hologrammes bien réalisés, la scène de l'espace blanc apparemment infini. Un clin d'oeil aussi au futur Star Wars avec ce dialogue "- Je crois que j'ai renversé un wookie". Les acteurs jouent leur rôle, par exemple Donal Pleasence en citoyen un peu fou sur les bords. Au-delà de ça, il est vraiment difficile de rentrer dans le film, avec de longues périodes de lenteurs un peu douloureuses pour nous. Quand on se rappelle qu'à l'origine il s'agit d'un court métrage de 15 minutes sans dialogues, c'est peut-être l'explication.
Film d'anticipation de 70 de Georges Lucas...et bien différent de la suite de son oeuvre...on peut le qualifier de film expérimental: difficile de rentrer dedans, tout est fait pour mettre dans une ambiance de futur aseptisée, la couleur dominante étant le blanc sépulcral...confrontation entre gestionnaires et victimes d'un système absurde totalitairement irresponsable...un jeu d'acteur forcément minimal, inexpressif, à l'image de ces policiers sans visage...bref de la SF intelligente, denrée rare.
L’œuvre, la première du réalisateur, est fascinante par le ton qu'elle adopte quand on connaît le bonhomme aujourd'hui. Et ce n'est pas étonnant, même si terriblement fascinant là aussi, quand on voit que George Lucas, bien des années plus tard, à décider de remanier ce film pour le rendre plus à son goût. Des rajouts de CGI affreux et des images numériques navrantes qui viennent plomber toute l'ambiance froide et singulière de départ. La première version, naïve, quelque fois peu captivante et un peu brouillonne, mais singulièrement dénonciatrice et révélatrice d'un esprit encore en proie à de grandes idéologies avec la volonté de porter un cinéma qui parle de la société, est radicalement dégradée par ces ajouts stupides - le mot est faible - et complètement inutiles. "THX 1138" est un bon film néanmoins, voire très bon, et une véritable curiosité lorsqu'on voit à quel point George Lucas a abandonné ce ton polémique, pourtant si indispensable dans le cinéma, pour se livrer sans honte aux plaisirs de la facilité et de la richesse. En soi, le film mérite d'être vu, son ambiance glaciale, aseptisée et mécanique, sans espoir et sans émotions est très touchante, et le luxe de voir jouer pour lui deux grands acteurs comme Robert Duvall et Donald Pleasence est probablement inespéré pour un premier film, mais on ne peut s'empêcher de regretter mille fois ce que Lucas en a fait et ce qu'il est devenu.
A bien y regarder, ce film délivre un message étonnamment actuel, avec cette vision d'un futur aseptisé, gavé de pilules et gadgets visant à inhiber ou satisfaire les désirs les plus immédiats. On a vite fait de convoquer Orwell et surtout Huxley, mais l'histoire de Lucas apparaît beaucoup plus radicale et minimaliste que cela, réduisant tout individu à n'être que le simple maillon d'une chaîne, totalement semblable aux autres, une chaîne dont non ne saura jamais qui la manipule et pourquoi. Au milieu de ce climat angoissant se tisse une histoire d'amour assez adroitement mise en scène mais hélas un peu trop vite expédiée, la dernière partie du film pouvant se résumer à une course-poursuite vers un final attendu. Économe en moyens comme en dialogues ou dans le jeu des acteurs, le film fait son petit effet et démontre que Lucas est bon à autre chose que filmer des feux d'artifices ou des effets numériques.
Dans un futur mal défini, toute la société est sous la coupe d'un pouvoir totalitaire qui l'exploite aussi bien par des moyens "doux" (persuasion, bourrage de crâne...), que des moyens plus coercitifs (robots armés de matraques qui envoient des décharges électriques, etc). Ce film résolument sombre réussit, comme tout bon film de science-fiction, à rendre sinon réel du moins crédible un univers totalement imaginaire. La couleur dominante blanche, de même que les gros plans sur des visages souvent tourmentés, rendent l'univers de ce film pesant, oppressant même. Les voix presque humaines des robots chargés de pourchasser tout esprit rebelle ("Nous ne vous voulons pas de mal"...) excellent à rendre plus terrifiante encore cette société monstrueuse, dont il est difficile de s'échapper, que ce soit physiquement ou mentalement. Quelques aspects négatifs toutefois. Le scénario ne m'a pas paru totalement achevé. Qui dirige l'ensemble et pourquoi ? Quel est le but ultime ? De même, la façon dont la porte de sortie de la prison est trouvée est déroutante... Mais ce film reste fort, et les acteurs sont crédibles.
Un excellent long-métrage de science-fiction. Le premier film d'anticipation de Georges Lucas avant sa saga célèbre Star Wars. Ce récit futuristique réunit deux grands acteurs de légende : Robert Duvall et Donald Pleasence.
Visionnaire assurément. Le film est de 1971 mais c'est la version retouchée (remasterisation, nouveau montage, ajout d'effets numériques) par le réal (G. Lucas) que j'ai vue. Si le rythme est signe d'une autre époque (c'est lent quoi), l'univers de l'incarcération mentale est lui totalement d'actualité. C'est froid, vide, inhumain, obscur et aveuglant. Une formidable adaptation de l'allégorie de la caverne de Platon. Et cerise sur la gâteau, je comprends tellement mieux l’esthétique et le propos de l'album "Mechanical Animals" de Marilyn Manson. Bref, je conseille si vous n'avez pas peur de sortir de vos habitudes !
L'univers futuriste n'est pas mal. On reconnaît la patte du réalisateur de Star Wars. Les dialogue se veulent techniques et futuristes mais ne nous apporte rien. Il ne se passe presque d'ailleurs presque rien. Il semble s'agit davantage d'un essai plutôt que d'un véritable film. Je n'ai aimé que les voitures du final, bien faites et menant enfin à un peu d'action car pour le reste, il faut le dire : On s'ennuie "grave" ! L'univers est bon, les véhicules sont là, les policiers semblent issus des "Terminator". Le film est à découvrir car malgré le fait qu'il ne soit pas terrible, il comporte de nombreuses idées qui semblent avoir inspirées bien des réalisateurs qui ont, avec, conçus des chef d’œuvres ! Une ébauche intéressante sans être palpitante. spoiler: Surtout pour un tel final !
Ce tout premier film de George Lucas est en fait le développement d'un court-métrage qu'il avait commencé à l'âge de 23 ans alors qu'il était encore étudiant. Il offre une vision bien sombre du futur à travers une variation sur le thème du 1984 de George Orwell. C'est très différent de la science-fiction des années 50 dont le thème était la peur de l'atome, ici on est dans l'anticipation, dans un univers froid, glacé, aseptisé, mécanisé, déshumanisé, sans âme et vide de toute émotion puisque l'amour y est interdit et les naissances contrôlées sévèrement. Ce sentiment est accentué par des décors blancs et minimalistes très impersonnels, où règne l' absence de fantaisie et de gaieté. C'est donc une vision très pessimiste de l'avenir, conforme à la plupart des films de SF qui sortiront dans cette décennie 70, tels Soleil Vert, L'Age de cristal, New York ne répond plus... mais contrairement à ces films qui disposaient de gros budgets, le film de Lucas fut tourné avec un budget ridicule, c'est l'antithèse de Star Wars... La bonne dénonciation d'une certaine société en brassant plusieurs thèmes reste intéressante, de même que les performances d'acteurs de Robert Duvall et Donald Pleasance, mais l'ambiance un peu claustrophobique, le manque de dynamisme, le ton froid un peu pesant et la sécheresse de la mise en scène rendent le film peu captivant, ce fut d'ailleurs un échec commercial à sa sortie (mais il impressionna favorablement les responsables du studio Universal)... je l'ai revu il y a peu dans sa version d'origine (sans les rajouts numériques opérés par Lucas), et j'ai eu ce sentiment, mais ça reste un film expérimental à voir par curiosité et plus si affinité..
Pour son premier film, George Lucas signe une jolie fable futuriste, avec un univers plus que fouillé puisqu'on découvre ici le mode de vie d'une société futuriste post-apo qui vit recluse dans un monde blanc immaculé, d'une monotonie abyssale, à faire passer un concert de Daniel Guichard pour du trash métal. Le citoyen THX1138 tombe amoureux d'une semblable, ce qui est formellement interdit, et se voit ainsi condamné à de la prison. Il va donc tout faire pour s'évader et fuir avec sa belle... Le métrage a certes considérablement vieilli et souffre d'un manque de rythme certain. Qu'on adhère ou non, on ne peut que saluer cette belle histoire d'amour futuriste.
Premier film expérimental de George Lucas (1971), THX1138 est sans aucun doute un film de science -fiction dystopie, mettant en scène Robert Duvall (Le Parrain, Apocalypse Now) dans une société souterraine et futuriste, ou les hommes, nommés par des numéros, travaillent sous sédatifs.
On ressent l'influence de Kubrick et son 2001 dans la façon de filmer, et le choix de l'univers. En effet, Lucas choisit un univers froid, blanc, très prononcé, filmé grâce à une mise en scène précise. Agréablement surpris par la quantité de thèmes évoqués: Thx1138 critique l'entreprise, la société de consommation, la masse/absence d'individualité, le tabou du sexe, la religion et tant d'autres ! En effet, G.Lucas, 8 avant StarWars, arrivera à allier fond et forme d'une façon très originale, jusqu'à ce doter d'une fin épatante ! spoiler: Cette fin est non sans rappeler le mythe de la caverne de platon, du génie !
Malgré cet engouement, il manque un certain rythme, et un coté divertissant plus poussé (pour éventuellement éviter un résultat trop "plat") pour placé THX dans les classiques de la science fiction.