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Vutib
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3,0
Publiée le 29 mai 2012
Les direct-to-dvd on parfois du bon. Comme partout, il faut savoir trier, être curieux. On peut alors dégoter de petites productions forts sympathiques telles que « La Maison des Ombres », thriller fantastique britannique. Marier le classicisme d'un pensionnat pour enfants aux sombres histoires de fantômes est un excellent compromis garantissant une certaine originalité et fraîcheur au film. L'histoire se déroule en 1921, renforçant la curiosité du spectateur et son immersion dans l'univers vite angoissant de cet établissement rural, coupé du monde ou presque. Ce film a quelque chose de décalé, de singulier que je ne saurais expliciter mais qui le rend particulièrement attachant. Sa force réside peut-être dans sa simplicité, sa sobriété, sa franchise. L'intrigue est efficace mais ne se complique jamais à outrance . Très souple, elle se penche souvent sur la psychologie de l’héroïne, un chasseuse de fantômes torturée par son passé amoureux et au subconscient hanté par son passé familial. La jeune femme (Florence), assez désagréable au premier abord bien que mignonne, va se révéler de plus en plus attachante au fur et à mesure que ces révélations de fantômes et cette enquête de meurtre vont … se concrétiser. Les péripéties tourbillonnent, le mystère nous est petit à petit dévoilé jusqu'à la révélation finale, étonnante ! Les personnages secondaires sont peu nombreux mais tous utiles à l'avancement du récit (pas de place pour le superflu) : l'approche amoureuse et ambiguë de Florence envers Robert Mallory, est délicate ; Le personnage de Maud Hill (la « vieille » dame) est dérangeant tandis que le jeune (dont j'ai oublié le nom) s'avère touchant, en plus de jouer comme un chef ! Soi dit en passant, l'actrice principale, Rebecca Hall, interprète avec justesse et charme son personnage,fragile et indécis. La mise en scène est un cran au dessus des productions du genre, et malgré le budget sûrement loin d’être mirobolant, Nick Murphy (le cinéaste) a réussi à doté son film d'une ambiance artistique réussie. Le traitement de l'image est pale ,angoissant et majestueusement gondolé; les décors sont travaillés avec soin et la mise en scène est bien léchée. Tous ces éléments insufflent davantage de crédibilité au récit. Non vraiment, « La maison des ombres » est une petite production honnête et qui vaut le détour. Plus réussi qu'un « 6ème sens »,dans le genre. Vraiment pas mal.
Le genre de film que j'apprécie de plus en plus en ce moment quand c'est bien fait. L'ambiance et l'intrigue tiennent en haleine, en éveillant la curiosité du spectateur, sans décevoir dans son final.
Je me suis bien fait avoir par la fin ! J’avoue m’être laissé balader dans les couloirs de cet orphelinat. Je craignais un twist qui ne tienne pas debout, ce qui ne fut pas le cas. Il était difficile de faire autrement que le « 6ème sens » ou « The others », autre variante sur la façon dont on perçoit les fantômes. Et la « Maison des ombres » en est une autre assez bien réussie. La photo est léchée, la mise en scène est sobre et travaillée et Rebecca Hall est séduisante et fragile dans son rôle. Il y a bien quelques bémols comme l’amnésie par exemple, je n’en dirai pas plus, mais ça ne gâche pas l’ensemble du film dont l’ambiance est prenante et loin d’être artificielle. En tout cas, moi, j’y ai cru. Voilà un film primé à Gérardmer et qui n’a pas connu de sortie en salle en France. Dommage, il méritait d’être découvert par un très grand nombre.
Pour un premier long métrage, le moins que l'on puisse dire c'est que le réalisateur Nick Murphy a réussi son coup ! Ce film fantastique britannique à la limite de l'horreur est d'une qualité indéniable. D'une part grâce à une maîtrise technique incontestable et d'autre part grâce à un scénario haletant qui gère le suspense d'une manière subtile et maline. D'emblée, le spectateur est happé par l'ambiance de l'ère victorienne et se retrouve projeté dans cette histoire dont il ne sortira jamais. Les décors sont superbes, la photographie hors du commun (et je pèse mes mots), et les interprétations de Rebecca Hall (Vicky Cristina Barcelona, The town) et Dominic West (John Carter, Centurion) sont impeccables. Mené sur un faux rythme, ce film ne tombe jamais dans la facilité avec de l'hémoglobine à gogo et des apparitions spectrales attendues, mais il préfère surfer sur une ambiance lourde et pesante et sur quelques surprises intelligemment parsemées tout au long du déroulement de l'histoire. On suit donc cette dernière comme une énigme policière qui serait menée par un Columbo en jupons. Le dénouement est à la hauteur de nos attentes, avec son lot de révélations surprenantes, et même jusqu'à la dernière seconde, on s'attend à un revirement de situation. "La maison des ombres" est donc un divertissement que vous devez visionner, car il vous fera passer un excellent moment visuel et intellectuel, et cela, même si vous n'aimez pas spécialement les films "qui font peur"... Une des jolies surprises de l'année.
Bon petit film de fantômes. Ambiance victorienne , acteurs justes et un final pleins de surprises. Film que je conseille aux amateurs d'ambiance type les "autres" ou l'"orphelinat"...
The Awakening vaut davantage par son ambiance et son contexte que par son scénario. Les histoires de chasseurs de fantômes ne sont en effet plus vraiment une rareté ces jours-ci, et celle-ci ne brille pas spécialement par son originalité spoiler: (l'amnésie post-traumatique semble vraiment être un filon inépuisable pour les scénaristes en manque d'idées) . Il est par contre plus rare que l'action se tienne au début du siècle dernier, et dans un cadre victorien. Rebecca Hall est vraiment à son aise dans ce film et exhale un charisme tout britannique. On prend plaisir à la voir évoluer, même si on regrettera que les effets "qui font sursauter" à la limite de la facilité soient un peu trop présents. Pour le reste, le film se tient, sans être extraordinaire et les habitués pourraient rapidement comprendre le fin mot de l'histoire. A noter que les fans de Game Of Thrones retrouveront l'acteur qui joue le rôle de Brandon Stark dans la série.
Déjà-vu, vu, vu et re-re-vu comme scénario. Je n'ai même pas été surpris par la fin tant c'est du grand n-importe quoi. L'héroïne est irritante, l'ambiance est moyenne, on n'a pas peur une seule seconde, j'ai eu l'impression de mater un vieux Sherlock Holmes. Grosse déception, pourtant le titre paraissait intéressant.
Nick Murphy a du talent, les 3/4 du film le démontre. Il sait poser une ambiance, multiplier les beaux plans et jouer sur les cadrages entrainant le spectateur dans cette histoire de fantômes un brin originale.. Mais voila, le film souffre du syndrome " film a twist" si bien que le film se met à les enchainés sur sa fin sans se soucier d'une quelconque crédibilité perdant pour de bon le spectateur.
Film très bien maîtrisé et judicieusement mis en scène. Le dénouement de "La Maison des ombres" m'a autant suprise que "L'Orphelinat", "6ème sens" ou encore "The others", ces chefs-d'oeuvres de films fantomatiques. Nick Murphy gagnerait à être connaitre car il semble savoir mêler émotion et suspense avec excellence.
18/20. Dans la même lignée que "l'orphelinat", ce film est sombre, et très bien réalisé, un passé douloureux qui refait surface, une histoire très profonde, l'actrice principale est magnifique, et interprète avec grande qualité ce rôle très étrange. Je conseille fortement cette oeuvre.
Inédit en salles dans nos contrées, mais ayant obtenu quelques récompenses au dernier festival de Gérardmer, je me faisais un certain plaisir à découvrir ce film d’épouvante britannique. Et si l’ensemble fait fortement penser à certaines productions espagnoles comme « L’Echine du diable « ou encore « L’Orphelinat «, on est surtout épater par l’élégance de la mise en scène de Nick Murphy – qui réalise pour l’occasion son premier long métrage – car il nous propose des séquences d’une grande beauté et d’autres qui s’avèrent bien flippantes , grâce aussi à une bande son totalement maîtrisée. On notera aussi les excellentes performances de Rebecca Hall et de Dominic West, ainsi que la présence d’une superbe photographie qui donne un charme supplémentaire à cette œuvre qui ne manque pas d’atouts. Un étonnant film et qui laisse à penser que Nick Murphy pourrait être un des grands artisans du genre dans les années à venir.
La tendance des films paranormaux avec des gentils fantômes qui font peur et qui traumatisent le personnage principal atteint aussi l'Angleterre avec ce film bien foutu malgré quelques longueurs. S'il n'atteint pas la puissance des The Others ou de l'Orphelinat, il mérite son coup d'oeil.