Cendrillon 2.0, le retour du prince pas si charmant
Kenneth Branagh s’est dit : « Tiens, et si je prenais un classique, je le trempais dans du miel, je mettais des paillettes par-dessus, et j’appelais ça un film ? » Résultat : Cendrillon, version Disney live-action, est plus sucrée qu’un marshmallow trempé dans du chocolat chaud. Ici, le prince charmant est un BG de série télé, et Cendrillon, une pauvre fille qui lave des carreaux comme si c’était une vocation divine. Un conte ? Oui. Une claque ciné ? Non.
Côté visuel, c’est du lourd : des décors dignes d’un MMORPG de luxe et des costumes qui feraient rougir Lady Gaga. Mais à quoi bon, si c’est pour servir une intrigue téléphonée qu’on connaît par cœur depuis qu’on est en âge de bouffer des Happy Meals ? Même le Grand Duc a l’air de s’ennuyer, et ça se voit dans ses tentatives d’être méchant. Spoiler : il échoue.
Richard Madden, alias Robb Stark, joue le prince avec le charisme d’un peigne. Lily James est lumineuse mais tellement premier degré qu’on dirait qu’elle auditionne pour un remake des Feux de l’amour. Seule Cate Blanchett sauve les meubles : en marâtre venimeuse, elle vole la vedette avec un regard qui pourrait tuer un chaton à 10 mètres. Et Helena Bonham Carter ? Trop peu à l’écran, mais on sent qu’elle aurait voulu rendre tout ça beaucoup plus barré. Dommage, vraiment.
La scène où la citrouille se transforme en carrosse, c’est beau, c’est féerique, et ça aurait été parfait… en 2010. En 2015, on attend un peu plus de magie, et pas juste des souris en CGI. Mais bon, les gosses kifferont, alors qui suis-je pour juger ? Ah oui, un spectateur de plus de 12 ans.
Le vrai problème, c’est Disney. On sent qu’ils ont mis une laisse à Branagh en mode : « Pas de folie, Kenneth, on veut plaire à tout le monde. » Résultat : zéro prise de risque, zéro surprise. Un film calibré pour vendre des robes de princesse aux petites filles et des tasses à café aux mamans nostalgiques.
Cendrillon, c’est comme une boîte de chocolat bas de gamme : beau à regarder, mais fade à déguster. Si vous aimez les contes de fées sans aspérités, allez-y. Sinon, restez chez vous et relancez Shrek, ça sera plus drôle et au moins, l’âne chante du Ricky Martin.
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