10928 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 284 critiques spectateurs
5
146 critiques
4
291 critiques
3
396 critiques
2
235 critiques
1
93 critiques
0
123 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 juillet 2012
Aie ! La douleur est intense. Ce film ou projet de film est une poubelle ou se réunissent les plus grands déchets. Le scénario, les acteurs, le jeu de rôle. On aimerait lui attribuer un point pour sa petite morale sur l'eslavage
Un de mes coups de coeur de l'année. Ce film m'a fait tellement rire. Les 2 acteurs principaux sont hilarants. Ce qui est bien dans ce film, c'est que ce n'est pas une accumulations de sketchs mais un film avec une histoire.
"Case départ" est un film à deux visages. Il est à la fois une comédie plutôt drôle menée par un Fabrice Eboué et un Thomas Ngijol en grande forme mais est aussi une dénonciation du racisme et de l'esclavagisme perpétrés envers la communauté noir. C'est de là que naît peut-être une confusion chez le spectateur : doit-il rire ou non ? Si la partie comédie est selon moi réussie, le côté dénonciation est parfois assez flou. Cette envie de passer un message fort se ressent d'ailleurs dans le réalisme de la reconstitution historique. Effectivement, du début jusqu'à la fin, le sujet est traité de manière sérieuse dans la forme, venant se heurter avec le fond qui lui, est un peu plus bancal. On a donc des acteurs qui s'investissent, des costumes et des maquillages de bonnes qualités et des décors travaillés. Concernant l'humour, si dans l'ensemble celle-ci fonctionne, il reste tout de même quelques blagues un peu lourdes notamment avec le personnage de Thomas. "Case départ" est donc une comédie sympathique mais dont le message n'est pas toujours des plus clairs.
Quelques moments un peu préfabriqués mais dans l'ensemble une comédie enlevée qui en dit sans doute plus long qu'on ne peut le supposer de prime abord sur la condition des gens de couleur dans notre belle France...
Ils traitent de plusieurs sujets douloureux sans tabou et sur un ton léger sans indécence, le pari était serré mais ils y sont arrivés, bravo! Je trouve le film bien fait, et l'interprétation est assez bonne, dès le début fabrice éboué mets tellement le paquet avec son interprétation de militant ump qu'on pourrait le prendre pour jf copé lol. Bref un film vrai qui n'est pas difficile à regarder au contraire. Après dans le fond il me vient deux objections: 1.sur le fait de montrer que ceux qui ne s'en sortent pas socialement seraient des fainéants qui le refusent (en tous cas c'est le seul exemple que l'on a dans le film). 2.Historiquement quant à la pertinence de la scène avec Isaac (que j'ai bien aimé) et les motivations qu'il exprime ("enseignées" au public) alors que le commerce d'esclaves n'était pas le monopole des chrétiens et que des juifs y étaient aussi actifs.
Une comédie au pitch très osé et qui a pour but de faire rire sur un sujet sensible et tabou. Les 3 metteurs en scène parviennent globalement à tenir leurs promesses en signant l'une des comédies phares de l'année 2011. L'ensemble est drôle et joue parfaitement sur le décalage extrême entre les 2 personnages principaux ( l'un tellement intégré qu'il en renie ses origines, l'autre immature, ne faisant aucun effort pour s'insérer un minimum et de mauvaise foi sur sa vision de la société). La logique classique des contraires fonctionne bien et permet quelques étincelles. Thomas Ngigol et Fabrice Eboué font leur show au cours d'une succession de répliques et situations comiques réussies. ( même s'ils en font peut être un peu trop lors de quelques scènes). Hormis le fait de rire, le film réussit son second objectif qui est de faire réfléchir. Certaines scènes mettent un peu mal à l'aise et rappelle la mentalité d'un temps qui n'est pas si éloigné que ça. Toutefois ( et c'est l'un des points qui fait tenir le film ), la critique est objective et grâce à la logique des contraires, tout le monde en prend un peu pour son grade. Le ton n'est jamais moralisateur et lance juste des pistes de réflexion et des piqures de rappel. Certaines scènes soulignent également de manière savoureuse le paradoxe de certaines situations. Si la mise en scène est réussie, on peut toutefois relever des défauts dont un manque de fluidité dans la narration et l'enchaînement des actions ainsi que quelques gags qui flirtent avec le mauvais goût. La copie d'ensemble est toutefois plus que correct. A voir.
Fabrice Eboué et Thomas Ngijol réalisent ici leur premier film ensemble et ont su l’imprégner de leur humour caractéristique. Incarnant deux demi-frères, ils se retrouvent propulsés dans les Antilles à la fin du 18ème siècle, après avoir déchiré le document à l’origine de l’affranchissement de leurs ancêtres. Le scénario, ayant pour thématique l’esclavage, est prétexte à des situations extravagantes ce qui permet de rire autour d’un sujet sensible. Les gags sont plutôt inventifs. Case Départ est un film que j’ai trouvé vraiment drôle.
La catastrophe cinématographique porte un nom: "case départ", un remake bidon, des visiteurs dans les Antilles, avec l'humour en moins et des blagues sous la ceinture.
Une comédie française grand public assez largement au-dessus de la moyenne. Absurde sans jamais tomber dans le grotesque, elle manie habilement les clichés et les caricatures. Case Départ véhicule de plus un message quant aux difficultés identitaires rencontrées par les noirs français ou métis sans jamais s'alourdir d'une prétention didactique trop encombrante. Fabrice Eboué et Thomas Ngijol forment un duo efficace et les 90 minutes de films passent certes sans provoquer une hilarité de tous les instants, mais plutôt vite et avec quelques sourires à la clé. Un bon moment.
"Case départ" part d'un concept original est assez impertinent pour aboutir à une comédie qui, sans être parfaite, se révèle tout à fait réussie, avec un humour qui fait souvent mouche. Il faut dire que le duo de comiques manie plutôt bien l'absurde et parvient même à faire en sorte que la réalité de l'esclavage ne se manifeste pas trop dans sa cruauté la plus insoutenable. De cette façon, rire dans le cadre d'un sujet aussi grave ne paraît finalement pas malsain, ce qui n'était pas gagné au départ. Finalement, les auteurs, doués d'une talentueuse écriture comique, parviennent à souligner un bon nombre de problématiques actuelles liées à l'intégration. On peut regretter que l'histoire n'aille pas plus loin au final, avec un côté un peu répétitif – les deux protagonistes sont trop souvent entraînés dans des scènes de poursuite, que ce soit par les esclavagistes, les chasseurs ou les rebelles –, mais "Case départ" demeure au-dessus du lot des comédies françaises tout en procurant une grande sympathie et un rire décomplexé.
On sait tous qu'Eboué est un fan de l'humour noir. Son premier film (en collaboration avec Ngijol) nous le prouve. La critique de l'esclavage permet de faire l'éloge du système français, pas si mauvais que ça après tout. Les gags sont droles et l'histoire est garantie sans effets spéciaux. Que demander de plus? Quand aux gens qui disent que des Noirs ont pu être choqués par le film, je leur répondrai en citant mon voisin noir au cinéma. Lors des blagues racistes, il disait: "Houahahaha! houhouhou! Tah! Trop énorme! Hihihihi!". Sans commentaires donc.