The Revenant
Note moyenne
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2 214 critiques spectateurs

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Eric D.
Eric D.

9 abonnés 37 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mars 2016
Comme la critique du roman dont est inspiré le film, voici ce qu'il en ressort presque mot pour mot : "Il semble que Punke (l'auteur de l'histoire) a écrit des ouvrages historiques sur l’Ouest au XIXème s., et cela se ressent car ses personnages eux souffrent d’un manque réel d'épaisseur. Et si c’est Hugh Glass le revenant, les autres personnages apparaissent plus comme des fantômes, des marionnettes posées là pour que l’auteur puisse tranquillement raconter son histoire". De plus tout est caricatural, sur-exagéré, bref le film tout comme le roman sont décevants... Et la violence trop gratuitement fournie...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 février 2016
Une soirée ennuyeuse au possible, passée à essayer de supporter une violence inouïe sans en comprendre la justification scénaristique. Toutefois je mets une étoile pour les paysages, c’est le seul côté positif, si ce n’est la présence de Di Caprio qui a bien à perdre à s’afficher dans un pareil navet.
L'art creux a encore frappé. Un film sans tenant ni aboutissant, scénario inexistant. On attend pendant tout le film de comprendre la raison d’être de toute cette violence sans répit. Aucun alibi. Une histoire vide de sens, une monstrueuse violence à argumentation faible, pas de moment pour souffler, aucun humour, aucun sourire, aucune respiration. Un film mortel. Mortellement ennuyeux, des longueurs à n’en plus finir, des rebondissements inexistants, même la compréhension de certaines scènes est inaccessible.
Nous en sommes sortis avec la certitude d’avoir vu un naveton à fort budget, comme il en parait de temps à autre.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 février 2016
Et voici sur les écrans, la nouvelle machine à essayer de faire obtenir la statuette des oscars à Léonardo Di Caprio. Le buzz autour du film s'est fait essentiellement autour d'un tournage, dantesque à ce qu'il paraît, Léonardo s'étant gelé le bout de ses doigts pendant des mois au fin fond du Canada. Mais les producteurs ont rajouté d'autres éléments pour que la star ne reparte pas une nouvelle fois fois bredouille : un enlaidissement total (cheveux gras, lèvres gercées, ...), une voix proche de celle de Marlon Brandon dans "Le parrain" et sans doute aussi la présence derrière la caméra d'un réalisateur spécialiste des performances soit disant auteuristes ( voir Birdman le précédent opus du senor Inarritu). C'est tout bon coco, cette fois on a mis le paquet !
Oui, je confirme, on a mis le paquet ! Des scènes de tueries ultra réalistes, un combat avec un ours hallucinante de férocité, une image somptueuse, des plans d'arbres à faire pâlir dans sa tombe Andréi Tarkovski, bref tout semble y être pour avoir un spectacle total, un écrin doré (et neigeux) pour que Léo serre contre son petit coeur la jolie statuette dorée. Tout ? Non, hélas, on a oublié d'y mettre un scénario. C'est bête, d'avoir penser à tout sauf à ce petit élément. Et je rajouterai que c'est aussi dommage que Di Caprio soit la vedette du film, car bien qu'il soit irréprochable ( même avec 10 lignes de dialogue à tout casser), comment arriver à vibrer à ses aventures durant 2h35 quand on sait pertinemment, que vu le prix qu'on a du le payer, on n'allait pas l'achever en milieu de parcours.
Donc, en gros, pour situer la chose, Léo est un trappeur, un peu géographe, dont le campement se fait massacrer par des indiens. Heureusement, Léo et quelques collègues échappent aux nombreuses flèches de la petite centaine d'assaillants et poursuivent leur route pour ramener des peaux. Manque de pot, alors qu'il se balade en forêt, il se fait attaquer par un ours assez furieux qui le transforme en une sorte de plaie vivante et râlante. Disons que les coups de griffes qui recouvrent son corps, aussi profonds que nombreux, font ressembler notre star à une tourte à la viande pas cuite et sanguinolente mais joliment décorée par un couteau inventif ! La suite, qu'il ne faut en aucune façon montrer à notre ministre de la santé, capable de fermer un max d'hôpitaux afin d'appliquer les méthodes extrêmes employées dans le film pour guérir nos malades ( et ainsi faire baisser le trou de la sécu), est aussi improbable que barbante. Léo donc, à demi-mort, au bord de la septicémie ( je rappelle que le film se déroule en 1823 l'emploi du Doliprane n'ayant pas encore cours), trimballé sur un brancard pas des plus confortable car fabriqué à partir de gros branchages, sera lâchement laissé à moitié enseveli dans les bois alors que la neige se met à tomber par ses équipiers qui ont profité de sa faiblesse pour trucider son fils. A priori, dans cet état de charpie fiévreuse, abandonné dans une forêt où la température avoisine les moins 10, on peut penser que les chances de le retrouver devant son bol de Ricoré deux jours plus tard sont nulles. Détrompez-vous ! Vous n'êtes ni le scénariste d'une super production hollywoodienne sur le thème de la survie (qui devient un genre à part entière ) ni Léonardo di Caprio qui veut son oscar !
La fin sur le blog
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 février 2016
Alejandro Inarritu nous livre une fois de plus un film a grande valeur esthétique tant au niveau de la qualité de l’image qu’au niveau de la mise en scène. En effet, son directeur de la photo, Emmanuel Lubezki nous livre des plans d’une profondeur esthétique magnifique dans le sens où si la violence de l’action est trop présente alors nous aurons des plans très rapprochés au niveau du cadre avec très peu de profondeur de champ afin que nous soyons au plus proche de l’action et de l’acteur subissant la violence. Cet aspect ne nous permet absolument pas de respirer car le cadre est trop restreint ne permettant pas de liberté visuelle. cependant nous pourrions croire que les moments de respirations se trouvent dans les plans d’ensemble de l’immensité du paysage que Lubezki filme mais il n’en est rien. En effet, lorsqu’après une scène d’une telle agressivité, nous arrivons sur un plan sans son, de paysage où nous voyons les montagnes, le ciel et les couleurs magnifiques qui s’y composent. Pendant un petit instant nous essayons de reprendre notre respiration pour répondre à la situation narrative qu’il vient de se produire mais ce cadre est tellement grand que nous nous y perdons et ne nous pouvons donc pas reprendre notre respiration car le souffle nous est coupé devant la sublimité de ce qui nous est montré. Pour résumer, l’image nous perturbe physiquement mais aussi mentalement. En effet, lorsque nous sommes dans des moments de tensions entre un ou plusieurs personnages dans l’attente d’une action qui va nous surprendre, Lubeski engage des travellings circulaires qui ont la même vitesse. C’est-à-dire, que ces plans commencent lentement, pour nous faire monter en tension puis accélèrent de manière très brut et très rapide. C’est alors que nous sommes pris dans un tourbillon ce qui nous fait tourner la tête. Il faut aussi souligner le désir fou d’Inarritu de vouloir filmer qu’en lumière réelle et pour le coup ça se tient et le rendu est magnifique. Lubeski rend ainsi un travail cinématographique incroyable rappelant beaucoup Birdman notamment à travers les plans séquences réalisés. Après l’image, restons dans le côté technique du film et intéressons nous au son. Le son du film a une importance vraiment grande sur le film. En effet, si la musique est classique et douce dans des moments de calme. Le son est très bien dosé dans le sens où il est très doux, voir même insonore. Par ailleurs lors des moments de violents actions, le travail d’Hernandez, Montano et Bender, est remarquable dans le sens où seuls les bruits de l’action sont présents dans le montage sonore. La composition image/son fonctionne très bien dans le sens où le son apporte quelque chose en plus à l’image. Nous ne sommes pas que dans la description narrative mais dans l’inventivité scénaristique su le plan sonore. En parlant de l’inventivité scénaristique, j’aime beaucoup le fait qu’Inarritu mette en scène trois cultures différentes. Cela montre la diversité du monde déjà très présente pour l’époque. Ainsi que les conflits qui pouvait subvenir lorsque l’étranger fait partit du quotidien. Il y a ce parallèle très intéressant entre l’animalité de l’homme face à l’autre et le côté aussi prédateur des uns vis à vis des autres. On pourrait prendre partit pour une des cultures en particuliers durant le film mais il nous est impossible de le faire puisque chacune d’elle présente des aspects tant critiquables qu’acceptables et compréhensifs. Cependant, nous penchons tout de même plus pour ce personnage magnifiquement interprété par Leonardo Di Caprio. En effet, ce personnage dont est tiré la légende a ainsi pu côtoyer tant sa culture d’origine qui est l’Amérique que les peuples indiens qu’ils l’ont recueillis. Néanmoins, on pourrait croire qu’un peuple indien est comme les autre peuples indiens. Qu’ils ont les mêmes coutumes ainsi que la même ouverture d’esprit. spoiler: Mais là encore il n’en est rien puisque Hugh Glass se fait lui aussi pourchasser par le peuple des Arris tout comme l’escadrille américaine avec qui il est, alors qu’il y a aussi la présence de son fils, Hawk (personnage fictif, rajouté à la légende), qui est issu d’une tribu indienne.
Par ailleurs, le personnage de Leonardo Di Caprio parle leur langage, spoiler: ce qu’il le sauvera certaine fois et il pourra même aider certains personnages de l’intrigue.
Cette diversité du langage est un vrai plus pour le film car en 2h40, il nous fait voyager comme jamais permettant de découvrir tant des paysages fabuleux, que des cultures différentes, ainsi que des aspects non connues de la culture française lors de cette période de l’histoire. L’histoire qu’Inarritu a ici adaptée est vraiment incroyable ta spoiler: nt par l’esprit de son personnage principal qui est prêt à tout pour se venger de la mort de son fils par l’un de ces coéquipiers, que par l’histoire des américains en terre indienne avec tous les problèmes que cela a pu apporter.
Le réalisme de la légende est frappant d’autant plus que la mise en scène extrêmement bien exécuté par un casting de choc nous emporte encore au delà de cette séparation écran/spectateur. Pour en venir donc au casting. Je vais tout d’abord parler de Leonardo Di Caprio. Bah oui mon gars, faut bien parler de toi. Déjà de un parce que tu tiens le rôle principal, et de deux parce que tu es nommé au Oscar 2016. Bon oui, c’est normal, ça fait des années que tu es nommé mais que tu repars toujours bredouille. Donc mon gars, aujourd’hui je te le dis, t’es plutôt bien partit pour avoir l’Oscar pour moi. Bon si c’est pas le cas c’est que la cérémonie est corrompue #XavierDolan-I Believe In You- ou alors que t’as vraiment mais alors vraiment pas de chance et dans ce cas là ne tente même pas de jouer au loto. Mais bon tu me diras que t’en as pas besoin vus tout l’argent que tu as déjà. Bref, tout ça pour dire que oui, cette année je crois en toi, oui vraiment. Alors déjà, parce que j’ai vu les trois autres acteurs qui concourent avec toi (Matt Damon, Eddie Redmyane, Michael Fassbender), bon j’ai pas pu voir le dernier car il est pas encore sortit officiellement made in France, donc j’ai vu les trois autres et bon, on va pas se mentir Leo, tu joue ta vengeance de toutes tes années de déception face à cet oscar que tu n’as pas encore eu, et bien ta vengeance ils se la mangent bien dans la gueule. Déjà, Matt Damon est envoyé sur Mars donc bon faire l’aller retour pour une cérémonie c’est pas très rentable. Ensuite Eddie Redmayne, bah il devrait plus concourir dans la catégorie de la Meilleure actrice, parce que bon son rôle il est pas très masculin à la fin, excuse moi Eddie, mais un mec qui se travestit en femme à la fin il n’est plus très homme surtout quand on lui enlève ses parties génitales. et puis de toute façon Eddie tu l’as déjà eu l’année dernière ton oscar. Et pour finir, Michael, bon je t’avouerais qu’après avoir vu son film j’avais vraiment besoin de voir tes talents d’acteurs pour vous comparer. Et puis c’est bien parce que vous avez tous les deux jouer des biopics donc ça va être plus simple pour moi. Si Michael joue très bien le Steve orgueilleux et prétentieux que le monde ne connaissait pas, Leonardo tu nous as livré une performance incroyable. Bah ouais mon gars ! Déjà sortir de la terre avec une telle expression faciale c’est vraiment géniale. Puis même ton jeu d’acteur est de loin le plus poussé de tout ce que j’ai vu de ta filmographie. Sans doute que tu avais de très bonnes raisons de sortir un tel jeu. Oui je n’oublie pas le petit Inarritu qui a déjà eu l’Oscar du meilleur film l’année dernière pour Birdman donc bon le gars il fout pas n’importe quoi. C’est un putain de metteur en scène tout de même surtout s’il te permet d’avoir cet Oscar ! Certes, Scorsese a fait un truc génial avec toi dans Wall Street, oui tu joue parfaitement le gros connard avec mon cher Tarantio, mais là, ta prestation est vraiment supérieure à toutes celles que tu as pu livrer au par avant. Tu as mis en application ce je ne sais quoi qui donne toute cette puissance et cette violence à l’oeuvre. Vraiment tu le mérites ton Oscar Leo. Surtout que le Inarritu il ne t’a pas lâché ! Bon après, déso pas déso mais il a fallut d’autres acteurs pour t’aider à accomplir cette tache. Nous pouvons donc saluer la grande performance de Tom Hardy qui outre le fait joue excellemment bien le connard de service e spoiler: n te laissant crever bien pas du tout correctement et en buttant ton fils de sang froid,
on ne peut pas lui rapprocher qu’il a bien réussi à jouer tant on a nous aussi envie de venger la mort de ton fils car ce gros enfoiré est un putain de menteur, avare et sans coeur. Puis il y a aussi le petiot Will Poulter qui a joué dans le labyrinthe ou encore Le monde de Narnia 3 #Payetaref, qui même s’il joue encore un peureux, là c’est pas un gros connard mais un jeunot au coeur tendre qui voit en Leonardo son père de route et en Hawk un frère avec qui partager ses aventures. Même si son rôle n’est pas très grand vis à vis de celui de Leo ou de Tom, mon gars là tu as ton avenir cinématographique qui se dessine avec ce chef d’oeuvre d’Inarritu. Puis il y a mon chouchou, Domhnall Gleason, après ta prestation dans le tout pourave Star Wars VII qui m’a fait oublié ta fantastique prestation dans Ex Machina et Frank, et bien tu reviens bien correctement à la charge mon gars ! On y croit ! Encore un petit film avec Inarritu (je suis sûre que c’est lui qui désigne la remise des prix des Oscars), et tu auras toi aussi un Oscar. Allez, je crois en toi Chouchou. Coeur sur toi. Pour conclure je dirais qu’Inarritu ne se repose pas sur ses lauriers enfin plutôt sur son Oscar, et nous livre une magnifique interprétation d’une légende adaptée en littérature et mis en image par un excellent réalisateur qui met en scène ses idées ainsi que ses acteurs dans des décors incroyables avec de magnifiques lumières mis en images de façon très particulières et osés avec une qualité de son pour faire une composition parfaite lors d’un montage pertinent et dynamique.
Guillaume C
Guillaume C

14 abonnés 26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mars 2016
Un film trop surestimé, le début commençait bien ensuite sa devient plat apres la scene du l'ours. A la fois ennuyant mais qui nous tient tout de même dedans grace à l'histoire. Sa ne vaut pas du tout un deadpool ou un creed pour ma part.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2016
La présence d'Inarritu à la réalisation est toujours un gage de qualité surtout depuis son chef d'oeuvre précédent: "Birdman". Son dernier film, "The Revenant", ne brille pas par un scénario extraordinaire. Ce dernier est classique et en fait un survival à l'intrigue convenue. Mais qu'importe ! Le plus important n'est pas l'histoire mais tout ce qu'il y a autour. On peut déjà parler des acteurs, tous excellents, avec un DiCaprio livrant une (sa?) de ses meilleures performances. Et cela en ayant peu de répliques. L'action se déroule au milieu de paysages sublimes, parfaitement mis en valeur par les plans larges d'Inarritu. Et en parlant de ce dernier, le cinéaste mexicain déploie une mise en scène magnifique dont le plan-séquence au début du film donne le ton. Ce survival qu'accompagne une chasse à l'homme est captivante du début à la fin et les 2h30 passent à une vitesse folle. Un très bon film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 février 2016
5 étoiles pour la photographie... Mais quid de l'histoire ? Des lenteurs à répétition. Une violence exacerbée assez artificielle... De l'hémoglobine encore, toujours...

Certains films me font vibrer, parfois jusqu'aux larmes. Mais la, je ne suis ressorti qu'avec une sensation d'ennui et de dégoût. C'est bien dommage
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 février 2016
J'étais assez mitigé à la sortie de la séance. Le début du film était jouissif, la scène de l'attaque du début est juste dingue spoiler: (de même que l'affrontement avec l'ours)
. La prestation de Di Caprio est également excellente dans le rôle d'un survivant contre la nature même si parfois un peu tiré par les cheveux, mais bon, c'est un film après tout.
En revanche, là où le film me laisse sur ma faim c'est finalement sur certaines longueurs et certains évènements prévisibles. Toutes les scènes avec l'ancienne femme en hallucination/apparition, bon ok, mais elles servent à quoi ? Pareil, certains passages sont pas forcément intéressant à suivre spoiler: comme le moment où Fitzgerald et le gamin traverse le camp détruit des indiens
.
De même, la prévisibilité du personnage de Fitzgerald spoiler: (de sa trahison à son vol dans le fort)
et finalement de la fin qui se contente d'enfoncer le clou en terme de prévisibilité spoiler: (tiens, j'aide une indienne et oh, à la fin elle permet d'éviter que notre bon vieux Glass ne se fasse trucider)
.

Malgré cela, j'ai quand même passé un bon moment, des passages vraiment forts dans le film et malheureusement de moins bon moments qui auraient vraiment pu faire la différence entre un bon film et un excellant film.
Aurélien B.
Aurélien B.

3 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2016
Comment écrire une critique pour the Revenant ?
Il est tout simplement grandiose.
Leonardo DiCaprio réalise une performance monumentale et Tom Hardy et tout autant à la hauteur.
Si Leonardo DiCaprio n'a pas d'Oscar, je ne comprendrai vraiment plus rien au cinéma.
Les images sont magnifiques, et la bande son m'a fait frissonner tout le long.
Le scénario m'a complètement cloué au fauteuil.
Et il y a de nombreux messages sur l'environnement et les massacres du peuple indien.
Alejandro González Inarritu signe une nouvelle fois un chef d'oeuvre.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2016
La meilleure ou du moins plus parlante comparaison est de dire du film d'Innaritu qu'il est un excellent Terence Mallick (sensiblement à hauteur de the thin red line).......Oubliez vos soucis, vos pensées délétères et entrez dans l'univers de the revenant, ce sera tout bénéfice.....
Il faut noter deux ou trois scènes extraordinaires (du jamais vu au cinéma, notamment la scène de l'ours) et un souci de mise en scène permanent dans l'osmose de l'image et de la musique......Quatre ou cinq plans (photographies) sur les paysages sont d'une fulgurante beauté, aussi net que si l'on était perdu dans le grand Nord Canadien, soyez vigilants....
Le scénario lui tout simple nous fait penser aux westerns sobres et lunaires de Clint Eastwood (Pale rider, histoire d'une vengeance) avec des travellings sur les paysage de neige, et des dialogues avec les indiens d'une extrême beauté et musicalité......
Il faut dire que le film est avant tout visuel, même narrativement et que les dialogues sont aussi rares que précieux.....
C'est une fresque sur le monde des trappeurs (sujet peu aborder au cinéma) qui nous rappelle Fenimore Cooper, romancier américain du monde indien, avec quelques messages presque subliminaux hissés souvent dans le feu de l'action spoiler: ( La vengeance appartient à Dieu, nous sommes tous des sauvages
), des messages qui si simples soient ils sont à méditer effectivement......
Le style Innaritu ici est oublié on peut l'écrire, mais il démontre aussi en le faisant une grande capacité à se varier, à ne pas se laisser s'enfermer.......Cette grande fresque musicale et picturale vous fera voyager dans le temps et l'espace si vous le voulez bien.....Autant en profiter......
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2016
Un scénario linéaire totalement prévisible, pas mal de poncifs, des séquences franchement invraisemblables, ce film est vraiment surcoté ! Certes DiCaprio est bon, dans le registre unique de la souffrance et de la colère, mais on l'a vu tout de même meilleur dans d'autres films. Sur le thème de l'homme face à la nature dans des paysages enneigés, on déjà vu beaucoup mieux. Au bout d'une heure passée à voir la star grimacer, on commence à regarder sa montre, vu que ça dure... 2 h 40. Une heure de moins aurait donné plus de rythme. Certes, The revenant a le mérite de montrer la barbarie des conquérants blancs et de nous faire comprendre que les Indiens ont quelques bonnes raisons de se montrer féroce eux aussi, face à ceux qui leur volent tout : terres, animaux, femmes. Mais, aujourd'hui, ce n'est plus vraiment original. De l'originalité, le film d'Inarritu n'en a guère. Alors deux étoiles et demi tout de même pour les superbes photos de paysages...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2016
The Revenant ? Un voyage abrupt dans l’espace et le temps d’une extravagante beauté . . .

The Revenant : Après Birdman, Iceman ?

Au début du film, trois chasseurs remontent la rivière à contre-courant à la poursuite d’un élan. Cette lente avancée à l’envers dans l’eau omniprésente dans le film et symbole cruel du temps qui passe évoque déjà le retour de nulle part du trappeur miraculé Di Caprio. L’eau qui coule, qui fuite, qui galope, qui tombe, qui sauve est la clé de voûte du film. Que d’eau, que d’eau, que d’ eau aurait dit en autre temps un certain maréchal . . . On est frappé par toute cette glorification de l’eau et de toutes ses représentations : neige, glace, rivière, torrent, etc. Iñárritu joue en permanence avec cet élément majeur de l’ histoire , source de bienfaits ou de malheurs. Le héros est accompagné quasiment tout le film par l’eau, elle le guide littéralement ou l’ entrave, lui permet parfois d’accélérer le temps. Le réalisateur joue aussi avec tous les autres éléments pourvoyeurs de vie ou de mort en leur donnant de puissantes fonctions et une importance capitale dans ces milieux naturels extrêmes : tous ont leur place, même la terre avec la scène de l’ enterrement . Iñárritu grand instrumentaliste de la nature a su utiliser tous les éléments pour transformer son film de façon magistrale en une épopée solennelle et tragique. Le point de chute du film sera d’ailleurs la découverte d’une gourde, contenant de la précieuse eau en ces pays difficiles . . .

Un voyage dans le « paradis » blanc

Si le blanc évoque la dépression comme un psychiatre l’avait dit à Hergé quand il écrivait Tintin au Tibet, avec Iñárritu , on est bien servi, on est en pleine dépression nerveuse mais hébété devant tant de grâce . Les plans sur les paysages enneigés, sur le soleil naissant à travers les arbres, sur la nature sauvage et meurtrière sont souvent à couper le souffle. La caméra tourne à 360 degrés pour balayer l’ espace et nous en mettre plein la vue. Cela donne une impression de cadavre exquis, la beauté extraordinaire d’ une région pourtant inhospitalière et dangereuse, c’est beau à en crever. D’ailleurs souvent, le réalisateur nous montre un paysage sublime de carte postale mais nous dévoile rapidement en contraste le visage ou le corps de Leonardo en pleine déconfiture. Sans arrêt on passe du plan panoramique de l’espace blanc triomphant à un gros plan sur l’ humain en défaite . La Condition Humaine à son paroxysme filmée avec les grands moyens : certains critiques ont trouvé le procédé grandiloquent mais moi je suis fan : dans Birdman, déjà Keaton était filmé à grande échelle lui aussi. Un nouveau et génial Into The Wild peut-être avec des « gros sabots » mais je suis preneur . . .
La mise en scène, avant tout, est hyper poignante : chaque plan, chaque image, chaque teinte , chaque mouvement de caméra est homérique, contrastes intenses, horizons doucereux , jeux de lumières et d’ombres, personnages en approche . Des procédés quelque peu tarantinesques avec le bavardage en moins . . .

Un voyage inexorable dans le temps

Nul ne sait quelle est la durée de la déambulation maudite de ce fichu trappeur . . . Inarritu a fabriqué une semi tragédie classique polaire, on a l’ impression d’ être toujours au même endroit et de piétiner sur place tant les paysages hivernaux même s’ ils sont différents ne nous donnent aucune indication de trajet cohérent. On est perdu avec le héros dans cette immensité glaciale, perdu dans le temps, temps qu’ il reste à faire, à vivre, temps démentiel de la météo. Seules les péripéties et les rencontres avec les autres coupent un peu le rythme de ce lent cheminement voué à l’ impossible. Leonardo maîtrise un peu l’espace parce qu’en temps que trappeur émérite il connaît normalement sa route mais reste tributaire de la dimension temps qui est comme je l’ai dit plus haut figurée à merveille par les représentations diverses de l’eau : torrents déchaînés, fleuves glacés, ruisseaux maigrelets etc etc. D’ailleurs quoi de plus allégorique retrouvé par le trappeur Fitzgerald sur un camp indien dévasté : une montre à gousset ! Le symbole absolu du temps qui passe . . .

Leonardo un oscar de longue haleine ?

Difficile d’ apprécier à sa juste valeur la performance de ce monstre d’acteur dans ce monstre de film. Son jeu se résume pour l’ensemble à des grimaces, des halètements, des têtes de déterré . . . Bien sûr comme d’habitude Leonardo est égal à lui-même ce qui n’est déjà pas mal car il frise souvent la perfection. Je l’avais trouvé ahurissant dans Shuttler Island ou encore méga démoniaque dans Le Loup de Wall Street, disons que dans The Revenant, on ne découvre pas Léo, c’ était un rôle géant écrit sur mesure et peut-être que d’autres pointures auraient rivalisé . Léo mérite largement l’ oscar pour l’ensemble de son œuvre sur les écrans et ce n’est pas ce film qui démontre sa grandeur, le film est juste plus fort que les acteurs qui se fondent dans la masse pour réaliser cette puissante tragédie. Très bon travail aussi de Tom Hardy et du jeune Will Poulter que j’avais vu dans le Labyrinthe . . .

Pour Iñárritu la vie est un voyage initiatique vers la mort

The Revenant démontre que la vie terrestre est très fragile, que la mort est présente et rode en permanence, prête à terrasser les humains au bord de la rupture. Les Esprits de l’au-delà sont plus puissants et apparaissent dans les rêves ou les hallucinations du héros. De part ses origines mexicaines, Iñárritu insuffle au film cette coloration ésotérique des sociétés primitives, notamment les Indiens . La Nature est là mais le surnaturel est plus fort que la Nature. D’ailleurs, à un moment donné, on croit voir Leonardo marcher sur l’eau, comme une autre icône spirituelle plus proche de nos sociétés occidentales. Ce n’est pas un film sur la Vie mais sur la survie, vivre c’est survivre en attendant la mort, vision pessimiste de notre société pourtant matérialiste en vain . . . On est loin des tristes sires de pacotille de Koh Lanta surtout quand on sait que le film est inspiré de faits réels et que l’ histoire réelle de ce trappeur est encore plus surprenante que celle du film . . . Un peu de spiritualité dans ce monde de consommation.

Conclusion

Du grand Iñárritu tout comme Birdman ou encore Babel que j’avais adoré. Une mise en scène grandiose, des moments d’anthologie comme la terrible scène du grizzly, 2h 36 de plaisir visuel, des instants parfois suffocants. A recommander, ma note : 4/5
stanley.k 2
stanley.k 2

18 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 février 2016
Quand tu va voir un film comme The Revenant, et que tu connais un peu la carrière du réalisateur , tu peux penser qu'il va gommer tout ces messages extrêmement appuyé qu'il pouvait mettre dans ces 5 précédents longs métrages, pour ce concentrer sur ceux qu'il fait le mieux ...la mise en scènes.
Il n'en n'ai rien, certes inarritu nous livres de superbes images (merci le directeur de la photographie) mais de beaux paysages ne font pas un grand film et Inarritu nous ressort un message lourdingue ( avec la musique qui va avec) sur le théme cette fois de la vengeance paternel.
Et Léo dans tout ça me dirais vous?! Et bien il morfle, et il morfle encore...il pousse des cris, bref il veut sont oscar et comme la performance physiques semble le critère numéro 1 à Hollywood pour l'avoir et bien il l’aura surement....
Autre problème majeur la durée du film....2h35... 1h45 pour un film de survit c'est largement suffisant, mais non ce bon vieux inarritu ce fait plaisir et comme il est certain de sa maitrise et qu'il veut absolument donner un message à son film et bien sa s'en ressent énormément et aux détriment du spectateur.
on pourrait d'ailleurs faire le parallèle avec un certain Paul Thomas Anderson,qui fait aussi dans le pathos et le prétentieux ( magnolia , there will be blood).
Une bonne note néanmoins, Tom Hardy qui tire les marrons du feux à son personnages et nous livre une belle perf "D'acteur" à l'inverse de celle de DiCaprio......(difficile d'avoir de l'empathie pour un personnage qui performe physiquement pendant presque la totalité du film....)
En bref si vous aimez les beaux paysages, une performance oscarisable et du pathos foncé y..... pour les autres passer votre chemin.....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2016
Au delà de la beauté de la photographie qui pour moi est d'une beauté rarement vu dans un autre film du fait que tout le film a été réalisé dans de réelles conditions et dans des endroits d'une très grande splendeur, c'est une histoire captivante, chapeau bas à Mr. Iñarritu qui nous livre un très grand film porté par des très grands acteurs Leonardo di Caprio en chef de file et mention spéciale à Tom Hardy qui nous éclabousse une fois de plus de son talent d'acteur. Il prouve encore une fois qu'il peut jouer n'importe quel rôle au cinéma.
C'est un film que je recommande à tout le monde, un film bien loin des blockbusters habituels fournis ces derniers temps.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 mars 2016
Un scénario lent, sans réelle suspens... Une histoire beaucoup trop tirée en longueur (plus de 2h) avec des scènes très répétitives, alors oui le film est trés trés bien réalisé visuellement, d'ailleurs si je donne 2,5 étoiles c'est pour les paysages! c'est triste, personnellement ce n'est pas ce que j'attends d'un film.

Des scènes de combats et d'action superbe.... ( spoiler: d'ailleurs toutes les scénes d'actions/combats sont dans la bande annonce!
) Un combat entre un Ours et DiCaprio extremement réaliste (vu dans la BA) qui paradoxalement spoiler: manque de réalisme par la suite, puisque malgres des blessures quand même trés grave il survie miraculeusement (une gorge entre-ouverte, sans nourritures , sans boire pendant des jours, dans un froid à -30
.......)
une histoire vrai parait-il? on nous le vend comme ça en tout cas, donc oui "c'est un film" mais ma remarque est légitime.

Les seconds rôles sont bon, mais sans beaucoup de dialogue /et de scènes. Une histoire secondaire très mal faite, spoiler: un indien cherchant sa fille
, mais on ne sais pas le pourquoi du comment, on ne sais pas, sa n'as aucune utilité, sa n'apporte rien.
AVEC 135 millions de dollars de budgets au final, on n’achète surement des bons scénaristes.

Un film ce n'est pas un concentré de belle images et de prouesses techniques ou alors ce film est un documentaire sur "comment survivre quand on n'est blessé en 1823 dans l'Amérique profonde ." et alors la 5 étoiles!

Alors oui la solution de facilité serait de dire "c'est super, c'est génial parce-que c'est dicaprio" comme j'ai pu le voir, mais non c'est beaucoup trop facile.
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