The Revenant
Note moyenne
4,2
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2 214 critiques spectateurs

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528 critiques
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402 critiques
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2016
Terriblement déçu de ce film pourtant porté aux nues par la critique, film interminablement long, dont plus de la moitié consacrée aux terribles épreuves de ce pauvre Léonardo Dicaprio, parcours du combattant ou manuel de survie ponctué par d’incessants râles de douleurs qui finissent par fatiguer…il échappe à une pluie de flèches indiennes où la troupe de trappeurs qu’il conduit perdra les deux tiers de son effectif, affronte une mère grizzli, moins vraie que nature….sort d’une tombe où on l’avait enterré, fait une plongée vertigineuse dans les rapides…trouve le réconfort dans les entrailles d’un cheval qui vient de mourir…Léonardo Dicaprio a juré qu’il n’est pas prêt à retourner de telles scènes…A quelle époque est sensé se passer ce film ? L’armement de ces rappeurs semble antédiluvien, et comme dans tout bon western, les révolvers tirent sans avoir besoin d’être recharger…autre invraisemblance, quand Léonardo Dicaprio plonge nu dans les entrailles du cheval, ses plaies semblent avoir mystérieusement disparues…certaines critiques le présentent comme un western christique…moins je l’ai vécu comme très lourd, comme une succession d’épreuves devant lesquelles Koh Lanta serait une promenade de santé…et on cherche à chaque fois le trucage sous-jacent…heureusement qu’il y a de splendides échappées sur la nature, mais ces mouvements de caméra qui s’élance vers la cimes des arbres et qui regarde le ciel…on finit là aussi par s’en lasser…quant à la scène finale digne du plus saignant des Tarantino, j’ai détourné les yeux…et cette dernière réplique « Laissons la vengeance entre les main de Dieu » c’est d’une lourdeur mystique….Bref c’est tout autant grotesque que grandiose…
legend13
legend13

289 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2016
Alejandro Gonzalez Inarritu réalise ici un grand film remplit d'excellents plans séquences et de paysages somptueux. Le tout en déroulant une histoire "vraie" (bien que modifié sur certains points) passionnante et haletante d'un bout à l'autre. Une histoire porté par l'excellent Leonardo Dicaprio qui à enfin décroché un oscar qu'il méritait depuis très longtemps. Et, même si "Hugh Glass" n'est pas le meilleur rôle de sa large filmographie, je pense que l'oscar est tout de même globalement mérité. Parlons aussi de Tom Hardy lui aussi une nouvelle fois excellent dans le rôle du salaud, cupide et menteur de service. En bref, "The Revenant" est une passionnante histoire de survie et de vengeance porté par de formidables acteurs et superbement mis en scène par un cinéaste minutieux et talentueux dont je vais m'intéresser de très près à sa filmographie ! (D'ailleurs Bravo pour son second Oscar du meilleur réalisateur d'affilé). Du grand cinéma !
MediaShow
MediaShow

167 abonnés 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2016
The Revenant trouve un juste équilibre sur sa réalisation et son casting. Visuellement exceptionnel avec un magnifique décor et des scènes incroyables, sa lenteur et son manque de dialogues accentuera malheureusement la banalité du scénario et le manque de développement des personnages. Ce long métrage fera un succès pour son casting et son aspect visuel, mais ne plaira pas à tout public.

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2016
Il est clair que ce film rentrera dans la postérité, c’est et ce sera un monument du cinéma.
Le film raconte l’histoire vraie de Hugh Glass, trappeur laissé pour mort par ses associés. Animé par une soif de vengeance sans bornes, il va tout faire pour surmonter la grandeur et la dangerosité de la nature.
Nous rentrons rapidement dans le contexte grâce à une introduction spectaculaire qui pose les bases du film (les motivations de chacun, la violence et surtout la beauté d’une nature indomptable). Rapidement, nous contemplons l’opposition des deux principaux protagonistes qui sera l’élément déclencheur : d’un côté Hugh Glass, un homme rattaché aux valeurs indiennes et sauvage mais qui reste éloigné des valeurs occidentales, de l’autre, John Fitzgerald personnage cupide et égoïste qui n’est rattaché à aucunes valeurs.
Tout au long de son périple, Glass va tenter de s’approprier la nature, de créer une symbiose avec elle (Eléments terre, feu, neige et eau mais aussi la carcasse de cheval dans laquelle il va dormir).
Ce périple est une véritable aventure humaine qui nous montre les limites de l’homme face à la grandeur de la nature. Le but d’Innaritu c’est que l’on joue le rôle de Glass, sentir ses douleurs, sa peur (long plan séquence) et sa détermination à rester debout et à marcher. Pour cela, il a fallu compter sur un son pur (respiration de Glass et des bruits sourds qui crispent le spectateur tout le long de la projection mais qui rythment très bien le film) mais aussi sur de long silence qui nous inquiètent.
Certes ce film n’est pas sans rappeler l’excellent Convoi Sauvage (1972) de Richard C. Sarafian mais se démarque par ses paysages et images somptueuses que l’on ne quitte pas des yeux.
De plus, certains passages vont sans doute devenir cultes avec le temps (scène d’introduction, l’attaque du grizzly et la scène finale notamment).
Chaque acteurs sont excellents (le quatuor DiCaprio, Hardy, Poulter et Gleeson sont excellents et dégagent beaucoup d’émotions)
Ce film ne ressemble à aucun autre et Alejandro G. Innaritu confirme cette fois-ci son statut de grand réalisateur après les excellents 21 Grammes (2003) et Birdman (2014). C’est une réelle expérience cinématographique à ne pas laisser passer.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 mars 2016
a part la prestation de Di caprio qui est exceptionnel et les images de paysages superbes, le scénario est très banal, le film est plat, la musique endormante. Pas de rythme et au bout de deux heures je rêvais de sortir de la salle. bref je n'ai pas compris comment des gens ont pu trouver ce film exceptionnel?!
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2016
Alejandro González Iñárritu semble obsédé par l'idée de saisir la réalité d'une époque par le prisme d'un destin singulier. Sauf que depuis deux films, il y mêle une volonté d'expérience sensorielle de premier ordre. Avec Birdman, la remise en question d'un acteur has-been désireux de se refaire une santé à Broadway devenait une parabole acide sur le monde du spectacle et d'une société obnubilée par le superficiel au détriment de l'essentiel. Cette fois, avec The Revenant, Iñárritu remonte le temps et propose un instantané de la conquête de l'Ouest. Même si on passe les 2h30 entouré de paysages tous plus sublimes les uns que les autres, le cinéaste entend bien montrer au grand jour l'horreur d'une Amérique naissant dans le sang, le profit et l'individualisme. Le voyage du trappeur Hugh Glass, abandonné mourant à la suite d'une attaque de grizzli, et bien décidé à retrouver l'homme qui l'a trahi (John Fitzgerald), est une occasion rêvée pour Iñárritu. D'une part, elle lui permet de dégommer les mythes entourant cette période et signer un survival d'une férocité inouïe. Alternant longues séquences sauvages et visions oniriques, The Revenant évoque successivement Peckinpah et Malick. L'exercice de style est brillant, même s'il se montre parfois redondant (les flashbacks). On ne peut cependant qu'apprécier le parallèle établi par le cinéaste mexicain entre Glass et les tribus indiennes. La vengeance du trappeur, esquinté et spolié, devient celle d'une nation assujettie et dépossédée de ses richesses. Face à lui, Fitzgerald est lui le reflet d'une société désireuse de s'en attribuer la récompense quel que soit le prix à payer. Cet affrontement verra l'un apprendre à communier avec la nature tandis que l'autre va progressivement subir la sienne. Il permet également à Leonardo DiCaprio d'ajouter une nouvelle jolie performance à sa carrière, entre mutisme et primitivisme. Retrouvant l'acteur après Inception, Tom Hardy se montre aussi convaincant dans le rôle d'un Fitzgerald plus complexe qu'on pourrait le penser.
Iñárritu, bien aidé par son directeur de la photo Emmanuel Lubezki, signe un film visuellement grandiose, à la fois enflammé et glacial, à la fois sordide et somptueux. Une œuvre dont certaines scènes marqueront à coup sûr l'année 2016 (cf l'attaque des Arikaras, le combat contre le grizzli,...) tout en offrant un éclairage des plus pertinents sur une période historique des moins reluisantes.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2016
Un chef d'oeuvre. Les scènes tournés en lumières naturelles sont absolument sublimes et uniques en leurs genres. DiCaprio tient "la" performance de sa carrière, il est tout simplement exceptionnel.
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2016
Après avoir réussi l'envol dans Birdman, le cinéaste Alejandro González Iñárritu s'inspire d'une histoire vraie, celle de l'exploit accompli en 1823 par le trappeur Hugh Glass. H. Glass sert d'éclaireur à un groupe d'Américains en se cachant dans la forêt pour chasser. Quand Glass est attaqué par un ours, ses confrères soignent ses blessures, mais réalisent rapidement qu'ils ne pourront pas transporter son corps bien longtemps... Ces derniers, guidés par un malhonnête, abandonnent Glass à son sort avant spoiler: d'éliminer son fils !
Encore vivant, Hugh Glass affronte l'hiver et les nombreux ennemis qui peuplent la forêt dans l'espoir spoiler: d'assouvir sa vengeance envers celui qui l'a trahi.
The Revenant se résume à un seul mot : Intense !!! C'est ce mot qu'il faut retenir. Iñárritu et Leonardo DiCaprio arrivent à maintenir une tension extrême du début à la fin. Jamais nos yeux ne quittent l'écran tellement que l'émotion est à son comble. DiCaprio remportera très certainement son Oscar cette année avec cette performance à couper le souffle. L'acteur fait preuve de force, de profondeur et de ténacité impressionnante. Tom Hardy est également incroyable dans le rôle de l'un des hommes les plus ignobles. Son jeu est incroyable, il faut le souligner !! Hardy nous étonne de plus en plus et possède une filmographie brillante. Egalement, on peut mentionner les étonnantes interprétations de Will Poulter et Domhnall Gleeson. La caméra de Iñárritu est oppressante et saisissante. spoiler: Mention spéciale pour la scène de l'attaque du grizzli qui est d'un réalisme et d'une violence frappante !
Avec ses gros plans, le réalisateur - très récemment oscarisé pour son film Birdman or (the Unexpected Virtue of Ignorance) - nous plonge dans une expérience cinématographique complète. Le cinéaste est parvenu à faire de The Revenant une oeuvre qui va obséder le cinéphile pendant des années... Une maîtrise exemplaire ! Alejandro González Iñárritu est définitivement l'un des plus grands réalisateurs du moment à Hollywood et il nous le prouve encore avec cette production d'une belle intensité. De toute façon, le film a reçu 3 Golden Globes, dans les catégories meilleur film dramatique, meilleur réalisateur et meilleur acteur dont DiCaprio, entièrement mérité et The Revenant est nominé pour 12 Oscars cette année ! La trame sonore habite le film, omniprésente en tout point. Les décors et les costumes sont admirables. La beauté rude des paysages permet de ressentir, avec violence, le désespoir, la foi, la haine et cette union avec la nature spoiler: qui ont permis à Glass de survivre.
Le seul bémol est sa durée légèrement trop longue de ce film qui nous détourne de la quête du héros. Mais, mise à part cette faiblesse narrative, The Revenant est stupéfiant et hypnotisant. Son intensité nous marquera pendant longtemps !! À la fin de la projection, le cinéphile a vécu une odyssée noire, cruelle mais belle. A voir absolument dans les salles les plus obscures qui soit ! Coup de cœur de l'année 2016.
alexandre75
alexandre75

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2016
Décidément, malgré les critiques dithyrambiques, je n'ai pas aimé ce film ambitieux, long, avec des scènes d'une violence gratuite inutile... limite ridicules pour certaines. Certes la photo est superbe et les paysages somptueux, mais cela ne suffit pas à faire un grand film. Il y a du Terence Malik ds Inaritu et Di Caprio dans son rôle quasi muet est bon, mais pas exceptionnel non plus... Quel battage pour un tel résultat !
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2016
Un très bon film qui remet au goût du jour la survie en milieu hostile au travers d'affrontements ethniques, de colonisations, de spoiliations. Des scènes d'une violence rare, les attaques indiennes, la scène de combat avec l'ours... On en ressort bouleversé mais plus fort qu'avant en ayant lutté avec le héros. Di Caprio est parfait et Tom Hardy aussi. Un ensemble majestueux, qui nous donne froid mais qui nous fait chaud au coeur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2016
The Revenant est un film incroyable, il est tout simplement bluffant de réalisme. Leonardo DiCaprio réalise une excellente performance, tout comme Tom Hardy qui est surprenant dans son interprétation. Les scènes tournées en extérieur avec la lumière naturelle sont sublimes et d'une violence maîtrisé, un parti-pris payant pour le réalisateur.

Alejandro G. Inarritu revient avec une œuvre haletante et dans un exercice de style qu'il maîtrise à la perfection. Gros coup de cœur pour la scène d'ouverture tournée en plan séquence dans laquelle des éléments nouveaux de l’histoire sont apportés à chaque déplacement de caméra.

Une véritable expérience cinématographique que je conseille de vivre à tous.
jeff78800
jeff78800

10 abonnés 104 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mars 2016
Je suis d'accord avec toutes les mauvaises critiques spectateurs postées. En synthèse : dicaprio (je n'allais voir ce film que pour lui, j'adore !!) super heros qui survit à toutes les attaques et blessures et dont on entend que des grognements, c'est risible; Tom Hardy bien meilleur; hémoglobine à gogo pour rien. Scénario sans intérêt; film d'une lenteur à hurler. Reste 2 choses à sauver, la photographie et la scéne de l'ours. Pas de quoi en faire un grand film.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2016
Comment parler de cette oeuvre sans évoquer les deux choses qui font son immense force : son visuel et sa thématique. Depuis le tourbillon des premières scènes, de très longs plans, qui courent au travers de l'action, qui nous plongent dans le film comme rarement et dans cette sauvagerie dont on va reparler, jusqu'à des scènes qui resteront à jamais gravées dans notre mémoire (sans vouloir spoilers ; vous vous en souviendrez en le visionnant).De plus toute l'oeuvre est illuminée (d'une lumière naturelle) et renversante, d'une beauté unique : à la fois celle de la nature et sa mise en avant par le travail incroyable effectué par le directeur de la photo pour exposer cet environnement d'exception. Je perd mes mots à vouloir décrire ces images et n'ai pas assez de connaissance en peinture pour pouvoir comparer ce que j'ai vu avec quoi que ce soit d'existant. Un chef-d'oeuvre visuel entièrement dédié à la gloire d'un Far West cru et cruel autant que d'un réalisme mémorable. Beauté formelle de chaque instant, magnificence qui ne nous lâchera jamais tout au long du film même pendants les moments plus calmes (ou presque seule, la "musique" et l'image parle): si bien que l'envie me prend de le regarder sans le son. Ce qui serait vraiment dommage étant donné que la musique et ses violons conviennent parfaitement à notre immersion dans cette sauvagerie et la bande son est telle que j'intime tous les futurs spectateurs à y être particulièrement attentifs.
Puis vient le thème de la violence pour survivre, violence vengeresque, violence animale. Un film extraordinairement puissant, allant au rythme de la nature (l'eau des ruisseaux, plan qui ouvre et ferme le film, représente clairement le temps qui passe ; dans l'une des dernières images, l'homme passe dans le temps...). C'est un survival movie extrême (les conditions climatiques, l'environnement naturel et humain hautement hostile, l'état physique du héros et sa situation psychologique), une film d'aventure à l'état pure. Une oeuvre à la gloire de la nature toute puissante -nature et nature humaine-, pas forcément novatrice dans le fond, pas forcément très surprenante, pas tellement émouvante, mais formellement parfaite, et par ailleurs portée par un L. Di Caprio (pas dans mon top five pourtant^^) et un T. Hardy au sommet de leur art. Une oeuvre à la puissance inouïe, impressionnante comme trop rarement le sont les oeuvres de cinéma. Et qui est à découvrir dans les salles pour sa beauté et sa représentation de la vie.
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2016
Tout juste un an après avoir été auréolé de l'oscar du meilleur réalisateur pour "Birdman", Alejandro González Iñárritu récidive en s'intéressant cette fois-ci au western froid teinté d'aventure. Avec son tournage laborieux lié au perfectionnisme du réalisateur, et qui s'étala su près de 9 mois au lieu de 80 jours, "The Revenant" est une claque visuelle qui confirme le génie de son réalisateur. Le film raconte l'histoire d'un trappeur, qui, après avoir été laissé pour mort par un ex-compagnon d'armes, n'aura pour seul objectif que de retrouver ce dernier afin de se venger. Cette histoire, en apparence banale et anecdotique, sera pourtant le meilleur prétexte pour mettre en image un survival dont la mise en scène, grandiloquente au possible, s'avère être porteuse d'une ambition démesurée. Adapté du roman de Michael Punke, et narrant les exploits du trappeur Hugh Glass, "The Revenant" est une véritable prouesse technique à la réalisation parfaite. L'intrigue minimaliste, et aux dialogues assez rares, permet donc d'accentuer le sentiment de solitude du protagoniste et de rendre le périple plus épique. Nous avons donc droit à un duel d'acteurs au sommet, entre un Léonardo DiCaprio dont le talent et l'engagement sont à saluer, et un Tom Hardy fort convaincant en tant que crapule inhumaine. La photographie est hallucinante, la nature n'a jamais été aussi bien filmée et la mise en scène est bluffante. L'impression de réalisme est incroyable et on se demande comment certaines scènes ont pu être filmées. Tourné intégralement à la lumière du jour, rien que ça, les paysages enneigés, la nature hostile, le froid et l'immensité du Dakota du Sud sont admirablement bien rendus. Agrémenté de scènes de batailles impressionnantes, et notamment lors de la scène d'ouverture, terrain d'affrontement entre les Indiens et les Trappeurs, "The Revenant" est donc un film à la classe visuelle inégalée. Les prises de vue, les travellings avec la camera, le jeu des acteurs, la photographie, la bande sonore et même les plans séquences sont orchestrés d'une main de maître. La lâcheté humaine est mise en avant à travers des relations basées sur des conflits d'intérêts et sur la nécessité de survivre dans un environnement hostile. Cru, brutal, glacial et sublime, "The Revenant" est sans aucun doute le meilleur film d'Iñárritu,en lice pour décrocher une pluie de récompenses.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mars 2016
Le cinéma a de tous temps attiré les démiurges et les ambitieux à l'ego surdimensionné : dans le meilleur des cas, ça a donné Von Stroheim, Welles, Cimino, Carax, Cameron. Et beaucoup de grands films. Mais cela peut aussi donner, évidemment, des choses monstrueuses, lorsque la folie des grandeurs s'empare de réalisateurs qui n'ont pas l'étoffe de leurs rêves, comme le pénible Iñarritu, qui, après son mauvais "Birdman", enivré par les louanges, nous livre un "The Revenant" frisant l'insupportable. Ayant cru aux fadaises qui avaient déjà coulé un réalisateur pourtant d'une autre trempe comme Werner Herzog à son époque, Iñarritu a embarqué son équipe dans un périple épuisant dans le Grand Nord, imaginant qu'il suffisait de "vivre" les épreuves physiques pour faire du (grand - bien sûr) cinéma : le résultat, faute d'intelligence et de talent, est un naveton prétentieux, ennuyeux et d'un vide abyssal, une fois passées les deux fameuses "scènes choc" - marque de notre époque - de l'attaque des indiens et du combat contre le grizzly. Aveuglé par un sentiment de toute-puissance, Iñarritu a finalement confié son film à la photographie géniale du chef op de Malick et à l'énergie de DiCaprio (qui ne "joue" pas, on l'a bien compris !), et a fait quant à lui mumuse avec sa caméra, qui est devenue du coup le principal - voire le seul - protagoniste du film (malgré les efforts louables de Tom Hardy pour garder pied au milieu de ce délire). L'effet de déréalisation est bien entendu immédiat, le spectateur étant pris en otage par ces envols vertigineux et ces heurts incessants de cette maudite caméra contre le paysage et les acteurs. Dissimuler un vide thématique complet, voire moralement écœurant (la vengeance est un carburant exceptionnel, mais au final, il vaut mieux la laisser à ce Dieu courroucé qui décide tout de nos destins, en gros) par des effets surabondants de style, et en plus gâcher aussi complètement le potentiel du meilleur acteur américain de sa génération, voici les deux nouveaux péchés capitaux d'Iñarritu. Mon conseil : épargnez vous toute cette souffrance !
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