The Revenant
Note moyenne
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2 214 critiques spectateurs

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David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2016
La chronique qui n'en revient pas... Et pourtant elle devrait !

En voilà un film qui devrait partager les spectateurs. En sortant de la salle, les réactions oscillaient entre "quel chef d'œuvre !" et "quelle daube !".
Oui, oui, ce film ne laisse pas indifférent. Et c'est exactement ce qu'on est en droit aussi d'attendre d'un film : qu'il provoque des réactions.

Et pourtant de charme, il n'en manque pas.

Pour commencer, la scène d'ouverture, magistrale sauvage et dangereuse met tout de suite dans le bain. A la manière d'un Steven Spielberg dans "Il faut sauver le soldat Ryan", le spectateur est immergé dans un chaos apocalyptique et sanguinolent. Premier point d'orgue.

S'ensuit quelques minutes plus tard une scène de combat mano à mano avec un ours. Viscérale, animale, effrayante. Deuxième point d'orgue.

Puis démarre, mais paradoxalement ralentit, le film et sa quête désespérée de vengeance et de rétribution d'un homme trahi, abandonné et laissé pour mort envers ses compatriotes peu amènes à le voir revenir vivant.

Malheureusement, le film souffre de longueurs, c'est à dire d'une durée inversement proportionnelle à son intérêt. En effet, sur une durée totale de 2h40 l'on assiste pendant près de deux heures, à un parcours expiatoire d'un homme grièvement blessé qui va ramper pendant des jours, lentement, très lentement, et se remettre doucement, très doucement de ses blessures.
Ce qui passe très bien en format livresque (le film est tiré du roman "Le Revenant" de Michael Punke dont vous pourrez lire la chronique en cliquant ici) se révèle ennuyeux lors de la mise en image. Passé l'aspect contemplatif, loin d'être inintéressant et même plutôt sublime, le côté répétitif de certaines scènes nuit à l'immersion du spectateur.

En revanche, ce film est d'une beauté formelle, chaque flocon de neige, chaque goutte d'eau, chaque souffle est une fenêtre ouverte sur le monde et respire la vie. Une ode à la nature, majestueuse mais meurtrière, flamboyante mais fatale.

Iñárritu filme les visages de près et les paysages de loin. Un contraste saisissant. Il utilise des focales déformées amplifiant le malaise et la sensation d'immensité. Un trip hallucinatoire dont les images déformées créent une illusion de dérive. Des relents de l'expressionnisme allemand s'il fallait chercher des influences.

Film survivaliste, "The Revenant" nous entraine aux limites du montrable et de la bienséance. Le réalisateur avec son approche naturaliste n'hésite pas à nous détailler blessures, déchirures, meurtrissures, écorchures et j'en passe. Du gore réaliste.
On va se le dire, c'est degueu, craspec, peu ragoûtant mais c'est superbement filmé. C'est ce qui fait heureusement la différence.

De son côté, Leonardo Di Caprio nous livre une performance fabuleuse, quasi-muette, intense et définitive. On peut bien arguer sur le fait que le traitement du personnage, de par son état, soit monolithique, l'acteur lui apporte une dimension quasi-christique et son chemin de croix le mènera peut-être au panthéon des comédiens : l'Oscar !
Alina Dulaurent
Alina Dulaurent

16 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juillet 2021
Je suis allée le voir hier soir avec des amies. Malheureusement c'est moi qui conduisait la voiture, autrement j'aurais quitté la salle à la moitié du film. Les acteurs sont très bons, les paysages splendides, on voit bien le soin et la qualité du réalisateur, mais il faut avoir envie de faire et de voir un tel film. Plus de deux heures et demi de boucherie, de détails crus dont on s'en serait bien passé, une histoire qui a beau s'inspirer de faits réels elle ne reste pas moins cousue de fil blanc, et surtout un cruel manque de message. On n'en sort pas secoué par les émotions, mais soulagé que ce soit enfin fini. Très en ligne avec l'histoire des Etats-Unis, on comprend pourquoi les deux Oscars, mais personnellement ce n'est pas un film qui m'inspire. Argent et temps gaspillés.
frederic-briones.com
frederic-briones.com

25 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2016
C'est beau, radical, sauvage et viceral.
Di Caprio livre une performance époustouflante.
De même que Hardy et que le réalisateur A.Iñarritú qui nous sert des images sublimes dans une mise en scène immersive et par moment virtuose.
Un film sans compromis et pas manichéen malgré une trame simple .
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2016
Après un "Birdman" oscarisé célébrant le monde du cinéma et les comes backs, Inarritu revient à un sujet un peu plus palpitant et charnel: l'affrontement entre les pionniers et les indiens et le destin de l'un d'entre eux, Hugh Glass père d'un indien métis Hawk qui l'accompagne. Eclaireur d'un groupe décimé, Hugh Glass va faire une bien mauvaise rencontre en la personne d'une femelle Grizzly jalouse de ses oursons et de son territoire. L'affrontement va le laisser en piteux état. Il sera finalement après quelques tergiversations abandonné à son sort...

*Immersif*
"The revenant" ne ressemble pas vraiment à aucun des films que j'avais vu. Il est assez long 2h46. A la fois western et film d'aventures, le style d'Innaritu très immersif au début et en toute fin de film en fait un objet très particulier. La caméra tourne en gros plan autour des personnages, renforcant le réalisme du film. Ce n'est qu'en milieu de film que le réalisateur revient à un cinéma plus classique
quant on voit le héros traverser les grandes étendues enneigées.

*Casting*
Le casting est très bon: Tom Hardy excellent dans le rôle du traitre, Paul Anderson très bon ainsi que Domnhall Gleeson, vieilli pour l'occasion, dans le rôle du capitaine de l'unité.
Je tire personnellement mon chapeau à Leonardo du Caprio, "figure christique" sur le chemin d'une via dolorosa sans fin, revenu de l'enfer pour faire ce qu'il avait à faire. Au delà d'un tournage difficile qui le rend crédible à l'écran, l'acteur fait passer beaucoup d'émotions de par ce qui lui arrive mais également par son histoire personnelle d'homme blanc marié à une indienne et fils d'un garçon métis.
=======

Coté musique, Riuchy Sakamoto est aux manettes pour une bande originale tourmentée. Monsieur Innaritu, vous vous êtes bien entourés.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2016
29 Février 2016, on s'approche des 6h du matin, je suis là, dans le noir, assis sur mon fauteuil, devant mon ordinateur depuis minuit, à attendre ce moment fatidique, le moment où on remet enfin l'oscar du meilleur acteur, pour se faire nous accueillons Julianne Moore sur scène, toujours élégante la rousse ouvre l'enveloppe, moi le cœur battant j'attend de voir si une fois encore la statuette va lui passer sous le nez et venir décorer le salon d'un autre nommé, et voilà que le nom de Leonardo DiCaprio sort de la bouche de la charmante Moore, ainsi mon cœur reprend sa vitesse normale et je peux sortir le mot que je pense des milliers de personnes ont tant attendu : ENFIN !

Et ce même mot m'est revenu pas plus tard qu'hier, jour où j'ai enfin pu voir The Revenant au cinéma, c'est que j'en avais un peu marre d'attendre à force, donc une fois dans la salle, assis sur un fauteuil rouge que mon cul n'a pas vraiment apprécié après plus de deux heures, et des p'tits vieux à coté de moi qui faisaient du bruit, j'ai quand même pu me plonger corps et âme dans cette aventure vengeresse.
Après une bande annonce tout simplement scotchante, sans aucun doute une des meilleures que j'ai vu dans ma vie, j'ai pu faire face au film, qui en 2h36 n'ennuie même pas une brève seconde, estomaqué par ces images, ces décors naturels, ce casting impeccable et par cette réalisation aux nombreux plans séquences à tomber, comment est-il possible de s’ennuyer ? Malgré des problèmes de météo qui ont du faire changer l'équipe du film de lieu, le retard pris, et d'autres choses comme le fait d'utiliser uniquement des lumières naturelles, ce qui forcer l'équipe à ne tourner que quelques heures par jour pour être raccord, cette pépite nous est tout de même arrivée. Critiques bluffées, succès immédiat, oscar pour Léo, encore une réussite et un événement pour son réalisateur, The Revenant arrive comme le messie, et je ne parle pas de Lionel attention...

Alors que cette adaptation du livre de Michael Punke tirée d'une histoire vraie est passée entre plusieurs mains dont celles de Park Chan-wook par exemple, c'est finalement le réalisateur du stupéfiant et non moins réputé Birdman, Alejandro González Inárritu, qui se mettra au boulot. Quand on connait sa passion pour les plans séquences et la technique opérée sur le même Birdman, on est en droit de ce dire que dans des décors extérieurs, car le film est exclusivement tourné en extérieur, enneigés et glacés, le gars va nous pondre une merveille rétinienne. Style proche d'un Terrence Malick, plusieurs plans y font penser, Inárritu apporte sa touche personnelle, sa brutalité, et bien sur il n'est pas un adepte du cut comme ce bon vieux Terry, non lui il opte pour les plans séquences, faux ou vrais, ils sont tous atomisant, à tel point que quand commence une scène, je suis là à guetter où elle va s'arrêter. Autant dire que l'oscar du meilleur réalisateur devait absolument lui revenir, il enchaîne donc un doublé après Birdman, dommage en revanche que celui du meilleur film n'est pas suivi. Mais on peut se réjouir du coté photographie, puisqu'elle aussi remporte une statuette, plus que mérité quand on voit la beauté de chaque plan, couleurs froides se mariant admirablement avec les quelques scènes près d'un feu, le ciel de nuit, la forêt sous la pluie, et j'en passe, ce film est un tableau tout simplement. Pour revenir sur la technique utilisée, malgré le fait que tout soit le plus naturel possible, quelques effets spéciaux évidents se joignent au métrage, comme l'ours par exemple, impossible de ne pas parler de cette scène qui a enflammée le ternete, visible dans la bande annonce, cette scène violente, douloureuse et jubilatoire est tout bonnement mémorable et exceptionnelle, jamais une telle chose n'avait été faite. Bien qu'on repère quelque peu les CGI, le tout reste si brutal, si réaliste, tourné en plan séquence en plus, une scène culte et inoubliable incontestablement. Décidément j'ai encore oublié quelque chose, je ne sais pas quelle caméra est utilisée pour le film, mais j'avais l’impression de voir de la 3D par moment, quand on se retrouve face à un fusil par exemple ou la tête d'un cheval à moment, j'avais vraiment l’impression que ça sortait de l'écran, la caméra apporte une sorte d'arrondissement des bords de l'image, ce qui permet une immersion unique.

Bon on a parlé de la technique, de cette réalisation où la caméra flotte au dessus des rivières et au milieu des arbres tel un spectre, mais scénaristiquement ça vaut quoi ? Puisque c'est là que certaines personnes calent. On reproche au film d'être une coquille vide, un bel emballage mais avec une surprise en carton à l'intérieur, moi ma question est : Que cherchez vous ? Un film sur le sens de la vie, sur la famille, sur la religion, sur l'existence d'un dieu, je ne comprend pas vraiment cette recherche absolu de sens, de profondeur. The Revenant se base sur une histoire simple mais vraie, un homme qui après avoir été attaqué par un ours et laissé pour mort par ses acolytes va vouloir se venger, pourquoi se besoin de vouloir autre chose ? Et puis personnellement j'y vois un message d'amour, un message familial comme souvent chez Inárritu, une revanche purement et simplement également, la nature humaine à son instinct le plus animal, le plus basique. Je ne comprendrais donc jamais ce que vous cherchez tout le temps, de l'émotion ? Une quelconque réflexion ? Pourquoi ? La vie n'est pas que réflexion, la vie est aussi parfois très simple, l'homme est simple, une de ses fonctions les plus élémentaires est la vengeance, la haine, ici on tue son fils et on le laisse pour mort, vous vouliez quoi de plus sérieusement ? Tout ça pour dire que je n'y vois rien de vide, de simple peut être, mais à ce moment là où est le mal ?
Bref, ce parcours épique, plus qu'épique même de ce Hugh Glass est passionnant de bout en bout, tout comme la fuite de l'assassin de son fils John Fitzgerald, entre bataille avec les indiens, affrontement final sanglant, baignade dans une cascade, et j'en passe tellement, ce film qui sait se faire lent mais en aucun cas chiant, et brutal comme il faut, est des plus palpitant, des plus captivant. Pour incarner ces deux faces d'une même pièce, bien que plusieurs noms soient passé sur la table une fois encore, c'est au final deux monstres du 7ème art qui s'affrontent ici, en tête de toute évidence un Leonardo DiCaprio christique et vengeur, face à un Tom Hardy bourru et lâche. Je ne le cacherais pas plus longtemps et certains le savent déjà, ce qui m'a le plus attiré dans ce projet, c'est la voix de Tom, en version originale bien sur. Je n'ai jamais entendu un mec changer autant de fois d'accent au cour de sa carrière, ici il possède surement un de ses plus jouissif d'ailleurs, l'entendre est donc un pur plaisir. Mais impossible de résumer ces acteurs ainsi pour autant, acteurs qui se retrouvent une seconde fois après Inception. Léo de son coté à refusé le rôle de Steve Jobs pour ce film et Tom fut contraint d'abandonner le casting de Suicide Squad à cause du retard du tournage, en définitive, quel regret avoir quand on est les voit possédé ainsi dans ce combat purement animal ?
Deux prestance fabuleuses et un charisme délicieux, malgré le coté cracra de leur personnage, qui ont la totale classe d'ailleurs. Pour les accompagner dans cette glaçante marche nous retrouvons un Domhnall Gleeson qui décidément ne s'arrête plus, en pleine montée ce gars ne cesse d'épater, le jeune Will Poulter de son coté n'est pas sans reste puisqu'il incarne à merveille ce jeune homme déboussolé, Paul Anderson qui croise une fois encore le chemin d'Hardy après Peaky Blinders et Legend est sans reproche également, qu'en au jeune chargé de jouer le fils de Glass, Forrest Goodluck, il s'en sort plus qu'admirablement.

Bon, de quoi allons nous parler maintenant hein, déjà que c'est bien long comme critique, que rajouter, que la bande originale puissante et angélique se fond fabuleusement avec l'ambiance, que les costumes sont travaillés avec détails et soins, tout comme le maquillage, blessures et autres, que les décors sont... ah je vais finir par radoter, non là je commence à sécher, et c'est peut être pas plus mal, car il est impossible de résumer, que ce soit en quelques lignes ou en un pavé infini ce qu'est ce film.
Sans aucun doute un des meilleurs western que j'ai vu, et surement le meilleur film de 2016 si un autre ne le détrône pas, ce qui sera très dur, très dur.
Star Forever
Star Forever

30 abonnés 85 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2016
Je mets 5 étoiles parce qu'on ne peut pas en mettre plus ! Un film magistral : une réalisation splendide d'Inarritu qui confirme qu'il est bien un magicien du cinéma, une interprétation exceptionnelle de Di Caprio mais, la vraie star de ce film, ce sont les paysages du grand nord américain d'une beauté à couper le souffle ! un Chef d'œuvre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2019
"The Revenant" est pur chef d'oeuvre. Leonardo Dicaprio est au sommet de son art, incarnant le personnage le plus dur et incontestablement le plus grand rôle de sa carrière, en raflant au passage le premier oscar de celle-ci. Des paysages enneigés d'une splendeur magnifique, réalisé magistralement par le maître Alejandro González Iñárritu et magnifié par une photographie de Emmanuel Lubezki ayant tout deux obtenus un Oscar. Emmanuel Lubezki, pour la petite histoire, est le seul directeur de photographie de toute l'histoire du cinéma à obtenir trois Oscars d'affilés. Ce revenge movie au scénario puissant de Mark L.Smith, est adapté d'une histoire vrai à partir de l'oeuvre de Michael Punke. Au début du XIXe siècle, Hugh Glass, un trappeur accompagné par son fils, un Indien métis, guide des colons. Le convoi est attaqué par des Indiens et tente de leur échapper par les montagnes. Grièvement blessé par un ours, Glass est confié à John Fitzgerald, qui le déteste, et au jeune et innocent Jim Bridger. Fitzgerald tue le fils de Glass, ment à Bridger et le convainc d'enterrer le trappeur. Mais Glass parvient à s'extirper de sa tombe, bien décidé à retrouver celui qui lui a enlevé son fils ainsi que récupéré un bien inestimable à ses yeux. Affaibli par ses blessures, il peut compter sur sa soif de vengeance pour parcourir les 300 kilomètres qui le séparent de son pire ennemi... A voir absolument.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2016
Leonardo Di Caprio obtiendra t-il un jour l’Oscar du Meilleur Acteur ? Dans The Revenant, l’acteur ne parle pas beaucoup, mais son rôle est juste époustouflant. Connu pour avoir déjà réalisé des chefs d’œuvre, Alejandro González Iñárritu revient avec un film féroce qui ne laissera personne de marbre. Laissé pour mort suite à l’abandon de ses camarades après s’être fait attaqué par un ours, le personnage de Di Caprio est livré à lui-même. Ainsi, il devra lutter contre le froid, les tempêtes, les indiens, les courants d’eau et contre lui pour survivre. Si l’histoire peut en effet se résumer en quelques phrases, l’expérience cinématographique se vit plutôt qu’elle se dit. Car les décors font partie intégrale du film. Les paysages sont filmés avec une telle maîtrise qu’ils sont à couper le souffle. Iñárritu nous avait déjà prouvé sa technicité avec Birdman. Aujourd’hui, on juste l’impression qu’il s’agissait d’un essai pour The Revenant. Si le combat avec l’ours reste la séquence la plus poignante du film, chaque scène, travelling, plan d’ensemble ou gros plan est impeccable. La bande originale est synonyme de splendeur et les costumes sont des témoignages à eux seuls. Il est donc bien entendu que l’acteur principal avait tout pour nous offrir l’une de ses plus belles performances. Ses yeux, sa gestuelle et ses cris témoignent d’un acharnement à survivre rarement vu au cinéma. The Revenant est un film qui travaille nos trips avec indélicatesse, un grand moment de cinéma.
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2016
Léo joue un rôle inhabituel, avec un réalisateur au style bien prononcé pour un film avec des scènes à couper le souffle, rien que pour ça vous devez le voir.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2016
Alejandro Gonzalez Inarritu nous assène une nouvelle claque visuelle après celle de « Birdman » l’an dernier et se retrouve comme candidat le plus sérieux à sa propre succession aux Oscars. Preuve magistrale s’il en est que le metteur en scène est aussi à l’aise dans l’espace confiné d’un théâtre que dans les grand espaces de la nature nord-américaine. Il valide ainsi son statut de grand maestro de la caméra aux côtés d’un Michael Mann ou d’un David Fincher, dans des genres cependant différents. Dans sa quête d’images somptueuses où la nature est sublimée, il est grandement aidé par son chef opérateur Emmanuel Lubezki qui a fourni un fantastique travail sur la lumière naturelle, un travail colossal qui donne toute son identité et sa splendeur à « The Revenant ». Rarement la nature n’avait été aussi grandiose sur grand écran.
Cette histoire de trappeur laissé pour mort par un de ses partenaires après qu’il ait tué son fils et qui va affronter la nature hostile et le contexte de l’époque pour se venger vous prend aux tripes. Durant plus de deux heures, sans interruption. Si le dernier acte s’étire un peu et qu’on aurait aimé un duel final plus impressionnant, ce n’est que des détails face à la perfection quasi-totale affichée par le long-métrage. Les morceaux de bravoure s’enchainent sans discontinuer et on ne compte plus ceux qui allient maîtrise formelle, perfection technique et séquences ahurissantes. Que ce soit le fantastique plans-séquence inaugural avec l’attaque des indiens, l’assaut renversant de l’ours qui vous tétanise de stupeur, la passage des bisons ou la chute à cheval, on est constamment scotchés à notre siège par ce survival dans la nature sans concessions.
Enfin vient le cas de Leonardo Di Caprio. Encore une fois sa composition de ce trappeur avide de vengeance est en tout point mémorable et sans critique possible. Mais notons tout de même que c’est davantage une performance physique et que s’il obtient enfin l’Oscar du meilleur acteur ce n’est pas dans son rôle le plus méritant, celui-ci nous ayant déjà offert des personnages bien plus impressionnants où son immense jeu d’acteur est à son apogée comme par exemple dans « Le Loup de Wall Street ». A ses côtés et comme toujours Tom Hardy ne démérite pas en salopard lâche et sans scrupules. Il en résulte tout de même un monument de cinéma qui fera date mais qui ne s’ignore pas, consacrant un metteur en scène au summum de son art. « The revenant » est un survival naturaliste d’une beauté fulgurante et d’une violence sèche comme on voit que très peu dans une vie. Un film adulte et intelligent à ne manquer sous aucun prétexte.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 février 2016
Commençons directement dans les cimes démesurées qu'Iñarritu et DiCaprio atteignent ici désespérément : qu'on se le dise, The Revenant est le genre d'expérience qu'on ne vit qu'une seule fois tous les dix ans dans une salle obscure. Déballant les entrailles de la survie sur le somptueux tapis du grand spectacle, tout en déversant ses évidentes influences du cinéma introspectif de Tarkovski, le réalisateur de Birdman perpétue son cycle formel du temps et du mouvement, installant de somptueux plans-séquences et danses du cadre dans une splendide nature hostile où l'Homme, victime d'une morsure primitive, retrouve son statut bestial et sème un onirique chaos. Difficile pour certains de trouver du cœur sous ces tripes : filmé en grand-angle sous la lumière naturelle prodigieuse de Lubezki, il est purement impossible de nier la réussite formelle du film, mais des spectateurs pourront contredire l'émotion délivrée. Iñarritu ne cède tous simplement pas aux chemins guidés du pathos, notre gorge se nouant finalement dans la longueur d'un plan où le vivant se repose sur le mort, où la contemplation de l'image-temps est happé par le miroir brisé du rêve, où un regard-caméra impose avec surprise l'ultra-violence de sa question... Face aux cris du vent, l'arbre fort jamais ne rompt : The Revenant, odyssée magnifique et expérience surpuissante, est l'objet cinématographique même de la performance et de l'obsession, devant et derrière la caméra, aux confins de la survie.
S-Kayp
S-Kayp

178 abonnés 1 252 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2016
Un film magnifique avec de beaux paysages et une mise en scène incroyable. Di Caprio est au sommet de son art jusqu'au moindre souffle ! La scène avec le Grizzli est impressionnante ! Il y a pas mal de scène qui peuvent heurter la sensibilité chez certaines personnes, et tout parait tellement réaliste que ça en est bluffant. Rien ne nous est épargné car c'est justement le but de "vivre" la souffrance, la survie et la vengeance du personnage interprété par Di Caprio. Et même si le film est long et que le rythme est plutôt lent, on ne s’ennuie jamais car le film sait nous tenir en haleine. Une totale réussite ce film.
Quentin V.
Quentin V.

62 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2016
Outre la performance de DiCaprio qui est en effet à souligner, je retiendrai The Revenant surtout pour son sentiment d'infinie justesse qu'il m'a procuré. J'ai eu l'impression Iñárritu avait trouvé une machine à remonter le temps, était allé filmer de vrais trappeurs et pouf, était revenu à notre époque nous montrer ce qu'il avait vu. C'est la première fois que j'ai cette impression si forte face à un film comme celui-là. Et ce, malgré des moments qui peuvent paraître un peu exagérés ou surréalistes. Pour le reste, le film est plus violent que ce que je croyais, il n'est pas très optimiste non plus. Je crois qu'il va diviser beaucoup de monde, car à la fois très lent et typé film d'auteur, mais aussi blockbuster par son casting et "simpliste" (avec de gros guillemets) dans son scénario. Je terminerai sur Tom Hardy, fidèle au poste des enfoirés du cinéma, faut croire que c'est le genre qui lui convient le mieux. Simplement, on est moins surpris par cette performance, tant l'acteur britannique nous y a déjà habitué. Allez-y vous faire votre avis, tant je pense que toutes les critiques écrites au sujet de ce film ne pourront traduire l'expérience très personnelle que vous en ferez ;)
jacohubert
jacohubert

6 abonnés 29 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mars 2016
Soirée grave pourrie! j'ai tout eu! les bouffeurs de pop corn, les zyvas de la téci qui veulent s’asseoir sur tes genoux et le pompon pour ce film à dormir debout...Assurément, La plus grosse daube d'INNARETU...une longue suite de scènes grotesques ou invraisemblables, pas une once d'émotion... "Amours chiennes" n'est plus qu'un lointain souvenir...12 euros pour ce flan ...Quel malheur! je ne vais plus au ciné , c'est fini!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 février 2016
Si The Revenant avait été annoncé comme étant une parodie, j'aurais pu comprendre et peut être le considérer comme un bon film. Mais bon justement ce n'est pas le cas, on est bien loin du Magnifique de Belmondo, et le spectateur est obligé d'assister à un déferlement de violence à vomir. Passe que dès les 5 1ieres minutes l'histoire est pliée. Avec un acteur payé 20 millions de dollars tout le monde sait très bien qu'on va se le taper à chaque plan jusqu'à la fin. Donc la grande trouvaille du réalisateur, est d'essayer de nous faire croire que le héros pourrait mourrir. Et là il nous prend vraiment pour des c... Dès le début du film il se prend une rouste mémorable avec un ours qui le lacère profondémment. Il pisse tellement le sang que tu te dis que s'il n'a pas la chance de rentrer dans un bloc chirurgical dans les 5 mn il est foutu dans la demie heure. Et bien non, ses potes le recousent à la va vite avec quasiment leurs lacets de chaussures et roule ma poule. Il est résistant Di Caprio, très résistant, Rambo petit joueur à côté... Le ministère de la santé qui peine à nous faire utiliser moins d'antibio devrait se servir de ce film pour montrer que les antbios c'est pas automatique... suffit de serrer les dents....
Et puis ça continue, Di Caprio cassé en deux par l'ours et ben il trouve la force de faire du rafting dans une eau glacée, de dévaler à plusieurs reprise les chuttes du Niagara, de plonger dans le vide avec un cheval sans une égratignure à l'arrivée....etc....etc. Vous allez me trouver trop cartésien mais j'ai essayé vainement de trouver un scénario derrière ces invraisemblances, mais de scénario il n'y a point. Les indiens sont très méchants, ils cherchent une des leurs mais l'histoire est vague. J'ai même eu du mal à compatir sur l'assassinat du fils de Di Caprio, d'ailleurs ont comprend mal son histoire que quelques flash back flous essayent d'illustrer. Voilà, au final pas d'émotion, histoire embryonnaire, de la violence crue pour de la violence (l'interdiction-12ans c'est un peu light...). Je trouve même que ce film est malsain, je suis sorti de la salle crispé, tendu. Le spectateur est manipulé par les images chocs, voyeuristes, des paysages filmés avec maestria, les 12 nominations aux Oscars, l'appellation chef d'oeuvre...etc. Une vraie merde hollywoodienne sans aucune âme. Si un bon film doit se mesurer à l'aulne de la violence et de l'exploit physique et technique, alors allez-y. A ne plus jamais revoir pour ma part!!!
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