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chamoidor
16 critiques
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0,5
Publiée le 14 mai 2023
Un film malsain, violent, sanglant qui n'apporte rien. Horrible. On ressort de ce film en se disant que finalement nous n'aurions jamais dû le voir. Je suis très surpris par le succès et par les critiques positives sur ce film.
Ce n'est pas très conventionnel, mais commençons par une mise au point entre rédacteur et lecteurs : je fais partie des rares personnes qui n'ont pas aimé Birdman, le précédent travail d'Alejandro González Inárritu. Superbement éclairé et interprété, on pouvait se sentir exclu de tous ces efforts par un discours rapidement irritant, et par un rythme laborieux sur la durée. De même, il n'est pas interdit d'avoir de plus en plus de réserves envers Babel et surtout Biutiful, très pénible une fois revu. Mais trêve de reproches, cette introduction est seulement là pour dire qu'il n'est pas nécessaire de vouer un culte au cinéaste pour apprécier The Revenant.
Au détour des nombreux tableaux mortifères qui jalonnent The Revenant, le spectateur consentant se retrouve fréquemment frappé par le sublime, au sens premier du terme, à savoir un sentiment trop fort pour être quantifié. Et si le réalisateur choisit pour leitmotiv une contre-plongée solaire où la lumière naturelle dicte la composition du cadre, il ne cite pas pour autant The Tree of Life ou Knight of Cups, déjà éclairés par Lubezki. Loin de conter la création du monde, ou de se laisser aller à une voix off s'adressant directement à Dieu, Inárritu fouille les regards, sonde l'horizon, et chorégraphie ses mouvements de caméra pour mieux appuyer le côté palpable, charnel, d'un survival qui n'est pas assujetti à ses accents mystiques.
Grâce aux expérimentations de Lubezki (objectif embué par le souffle des comédiens, scènes d'action déclenchées par une menace hors-champ...), The Revenant acquiert une résonance inouïe. À vrai dire, l'homme s'autorise des plans dont la proximité avec les visages évoque son travail sur le Ali de Michael Mann, biopic où des caméras miniatures nous immergeaient comme jamais au sein d'un ring de boxe. Un exemple édifiant de technique complexe mise au service d'une approche sensitive de la mise en scène, le public pouvant ici être cueilli par un tableau glacial comme fasciné par des cadres dont l'amorce laisse place à l'œil d'un cheval comme au canon d'un fusil.
Ayant fait du plan-séquence l'argument majeur de Birdman, Inárritu se lance de nouveaux défis tous relevés avec brio, la célérité de sa mise en scène atteignant toujours de nouveaux sommets sur deux heures trente. Le plus beau est que le rythme interne de The Revenant, grâce au mélange de brutalité et de contemplation évoqué plus haut, trouve un équilibre fascinant. Toujours un mouvement de caméra surprenant, une nouvelle audace esthétique ou sonore, l'ensemble étant de plus tenu par un casting très solide où Tom Hardy se paye l'un des plus beaux rôles de sa carrière. Un personnage charismatique au sein d'un film ouvertement excessif, et pourtant maîtrisé.
Enfin, l'oeuvre propose un choc des cultures où la morale n'est pas la question centrale, la violence de chaque clan n'ayant rien à envier à celle de ses adversaires, quelle que soit la différence de langue. Une approche particulièrement stimulante, peut-être déjà présente dans le roman original de Michael Punke. Difficile de choisir son camp dans The Revenant, et c'est tant mieux, la subjectivité du point de vue exprimant la pluralité des intérêts économiques, géographiques et personnels qui confrontent les protagonistes. On sent toutefois oeuvrer en tâche de fond, l'humiliation d'un peuple dépossédé de ses terres et réduit à marchander avec les blancs pour échapper au génocide. Film-monstre hanté par sa soif de sang, le dernier Inárritu vise nettement plus haut qu'un petit buzz éphémère...
Il faut remonter au Vorace de la regrettée Antonia Bird, chef-d'oeuvre absolu (et absolument oublié) de l'aventure mystique et barbare en décors naturels, pour trouver des sensations approchantes, alors même que les directions esthétiques, narratives et thématiques des deux films ont peu en commun. S'il n'a pas la force ni le génie de ce lointain cousin, The Revenant demeure un coup d'éclat dont on espère qu'il ne sera pas hâtivement classifié dans la case « brouette à Oscar », bien qu'il les mérite. Vu la posture de son plan final, conclusion d'une histoire essentiellement physique dont le héros est vite contraint d'aller au bout de lui-même, le raccourci risque malheureusement d'être emprunté.
N.B : cette critique a été rédigée avant découverte de cet article sur Emmanuel Lubezki mais vu les échos que j'y trouve, je vous invite à le lire afin de mieux comprendre l'impact de son travail, dans The Revenant comme dans ses travaux antérieurs.
« Tant que tu arrives à respirer, il faut te battre. »
Les trente premières minutes de ce Revenant donnent le ton : ça sera sans concession. La sauvagerie (de partout), la violence (esthétisée et terrible), le racisme (décomplexé), la brutalité permanente, même d’un père à son fils (pour qu’il survive), le chacun pour soi, bref un monde d’hommes frustres dans un début de XIXème siècle encore hostile, aux confins des Etats-Unis naissants et du Canada. Ça démarre fort.
Les paysages, pourtant terriblement inhumains, sont magnifiés par le talent d’Alejandro González Iñárritu ; le paradoxe visuel est saisissant et les effets de caméras 360° apportent une profondeur intéressante tout comme les focus sur les yeux (bleus vitrés de DiCaprio, verts clairs de Hardy). Le paradoxe humain aussi. Frustres mais complexes. Humains.
Leonardo DiCaprio, n’en parlons pas, tout le monde sera d’accord pour dire qu’il peut tout jouer avec la même égale intensité, un talent à l’état pur. Notons malgré tout qu’il doit se limiter à des grognements dans la majeure partie du film et qu’il parvient à transcender sa situation. Mais Tom Hardy ! L’acteur britannique, chopant l’accent gras et traînant du sud des Etats-Unis, démontre une fois de plus qu’il excelle à interpréter un bad boy spoiler: (haïssable ici) à la perfection. Et Forrest Goodluck ! Tout en retenue et en finesse, le jeune acteur sublime son personnage de fils honni de part et d’autre de la guerre ethnique et économique qui oppose les trappeurs étasuniens aux natifs Arikaras. Arthur Redcloud ? Comme prenant la relève, flocon sur la langue, en quelques images, transperce l’écran. Domhnall Gleeson, enfin, continue son bonhomme de chemin avec une interprétation juste. On a déjà pu remarquer qu’il lui sera difficile, à moins de progresser, de tenir un grand rôle principal.
Oeuvre longue, épique et haletante, Revenant tient en haleine jusqu’à son final en apothéose, à la Ridely Scott dans Les Duellistes. Un film condamné à devenir un classique.
Grosse déception pour ma part. J'avais beaucoup entendu parler de ce film mais n'avait jusque là jamais eu l'occasion de le voir. Et je l'avoue je me suis pas mal ennuyé. Peut-être aurait il mérité que je le découvre au ciné car évidemment les décors et images sont superbes mais le rythme beaucoup trop lent et certaines situations un peu too much m'ont peu à peu découragé. Dommage car Di Caprio est toujours au sommet de son art, même si pour ma part il aurait du avait son oscar bien avant pour des roles comme ceux d'aviator ou le loup de wall Street
J'ai beau essayer, mais alors ce film je l'ai qu'à moitié aimé. Pour dire, j'ai tenu 1h30 avant de quitter la salle quand j'ai été le voir à sa sortie. Je suis allée le voir parce que j'en entendais beaucoup parler, et aimant bien Leonardo DiCaprio, je me suis dit "pourquoi pas?". Beh en fait j'aurais dû m'abstenir. Je suis pas fan de western à la base, mais la bande annonce m'avait emballée. Les 45 premières minutes j'étais prise dans le film, mais à partir du moment ou Hugh Glass était laissé pour mort j'ai totalement décroché. Vous me direz "en même temps il était gravement blessé" blablabla. Je comprends. Mais à côté on a des scènes de blabla parfaitement inutiles, et d'autres ou il ne se passe absolument rien avant qu'on retrouve Hugh. Ce film est beaucoup trop long pour l'histoire que c'est, dommage car elle a beaucoup de potentiel...
Un excellent film avec une photographie absolument dingue et de très beaux paysages bien que très idylliques. Leonardo DiCaprio s'écarte complètement de ses rôles habituels qui sont déjà différents, et il le fait très bien, tout comme Tom Hardy qui est excellent. On peut imaginer un tournage difficile vu les épreuves qu'endurent les personnages, et de façon très réalistes. Effectivement, la mise en scène est plutôt originale bien que pas renouvelée. Le gros défaut du film, et ce qui enlève 1 étoile au film, et c'est dommage, c'est que c'est trop long, pas besoin de 2h30 pour raconter tout ça, 2h15 auraient suffisent. La scène d'ouverture est parfaite et très bien filmée et la scène de l'ours est très mémorable aussi.
syoer film. La survie, la résilience, la vengeance, et la relation entre les hommes et la nature, voici les thèmes principaux abordés dans cette œuvre. Le film montre comment un individu peut surmonter des épreuves extrêmes grâce à sa détermination et à sa volonté de vivre. Il montre également comment l'homme peut être à la fois destructeur et respectueux de la nature. Le message général du film est de montrer la force de la volonté humaine et la capacité à surmonter les obstacles les plus difficiles
j'ai apprécié ce film, plus de 2h30 mais qui ce regarde trés bien sans un temps mort. un jeu d'acteur a la hauteur de la qualité d'ecriture de ce film 4.5/5
Très grand film, on sent que c'est "du vécu ", c'est crédible et di Capprio joue à la perfection.Paysages magnifiques, suspens, sentiments forts. Je n'ai pas mis 5/5 mais 4, car l'extrême violence envers les hommes et les animaux m'a gênée, mais je suppose que c'est inhérent à ce genre de film. Aucun animal n'a été maltraité, à ce que j'ai lu.
Superbe, grandiose, un Di Caprio brillant d authenticité et à fleur de peau.
Nous souffrons tout le long pour ce père acharné et avide de vengeance, des prises de vue percutantes et qui tiennent en haleine un vrai chef d œuvre!
Leonardo nous captive, le scénario est haletant, bref passionnant du début à la fin. Du pu plaisir même si ce film.est dur, injuste, et cruel. La vie à cette époque.
Un hymne à la survie brillamment mis en scène par la maîtrise d'Alejandro González Iñárritu. Avec une superbe photographie d'Emmanuel Lubezki, et des personnages principaux incarnés par le génie de Leonardo Di Caprio et Tom Hardy. Soutenus par des performances tout aussi exceptionnelles de l'ensemble des acteurs et de l'équipe technique dans des décors somptueux.
Cette œuvre d'art finement ciselée adaptée d'un roman qui raconte des événements réels – basée en partie sur le roman de 2002 de Michael Punke The Revenant , qui décrit les expériences du pionnier Hugh Glass en 1823, et qui est basé sur le poème de 1915 The Song of Hugh Glass – a été à juste titre saluée et récompensée par des prix majeurs à travers le monde.
Il est parfois déconcertant de voir l'aisance avec laquelle un artiste arrive à transmettre tant à travers une seule œuvre. Littérature, peinture, poésie, beaucoup ont essayé, et certains ont réussi avec succès. iñárritu s'inscrit dans cette lignée de légende à travers le cinéma et son The Revenant. Hugh Glass est un trappeur américain qui fera tout pour survivre suite à l'attaque d'un ours. C'est la qualité visuelle qui frappe. La caméra prend son temps, et cela fait du bien. Du bien pour les yeux, car les lieux de tournages et les décors choisis avec soin sont tout simplement époustouflants. La nature filmée sous le génie d'Iñárritu offre de véritables toiles à maintes reprises. Ajouté au fait que les prises de vues ont été réalisées en lumière naturelle, ce qui donne une qualité inégalable au film et témoigne de la maîtrise du réalisateur. La photographie n'en ressort que plus merveilleuse. Du bien pour le coeur, car l'histoire prend le temps de se poser, ce qui permet de pleinement transmettre toutes les émotions qu'elle a à offrir. DiCaprio, comme à son habitude offre une performance hors du commun et nous transperce par ses expressions faciales et sa gestuelle pour nous faire ressentir tout ce que son personnage subit. L'Oscar, enfin, est plus que mérité. Tom hardy confirme de son côté qu'il est l'un des plus grands acteurs de sa génération. Son charisme exceptionnel pourrait largement suffire, mais il préfère en plus livrer lui aussi une performance bien au delà de ce qu'il est possible d'imaginer. Will Poulter, Domhnall Gleeson et Paul Anderson n'ont rien à envier à personne. La réalisation est aussi exceptionnelle que ses images. Les scènes sont crues, d'une justesse folle et d'un réalisme immersif au possible. Plusieurs plans séquences viennent nous plonger au centre de l'action tant leur maîtrise est grande. La scène de l'ours est mythique, et restera comme l'une des plus grandes du cinéma. Des scènes spirituelles rajoutent une dimension particulière, qui permet de renforcer les liens qui motivent le personnage là où la solitude prime sur tout le reste. Le film prend aussi parti, et expose une Amérique en plein massacre. La musique est composée de notes assez simples qui pourtant s'ajuste parfaitement au film pour livrer une B.O. magistrale. Tout est à prendre dans cette leçon de cinéma à voir sur grand écran que nous offre Alejandro González Iñárritu, qui vient s'inscrire à tout jamais dans la lignée des plus grands réalisateurs grâce à son chef d'œuvre : 5/5.