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Charlotte28
206 abonnés
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1,0
Publiée le 28 novembre 2025
Un guet-apens pour le spectateur! Une mise en scène qui crie son appartenance aux 70s entre grain poussiéreux, musique assourdissante surlignant les actions et montage nerveux auxquels s'ajoutent les ralentis chers à Peckinpah. Une intrigue classique autour d'un braquage avec une gachette facile, un retors cupide et un commanditaire trahissant - sans qu'on ne comprenne vraiment pourquoi. Un rythme peu trépidant, d'autant que toutes les péripéties attendues s'égrènent sans folie (sinon ce faux cow-boy se prenant pour Bullitt). Une femme qui tombe avec volupté dans les bras du criminel qui les menace, elle et son mari (on sent le fantasme du mâle frustré...). Une autre (Ali MacGraw dépourvue de tout charisme ou expression) dont l'amour pour son bandit la pousse à commettre des actes que son bien-aimé n'assume pas d'avoir entraînés - et pour lesquels il la frappe évidemment. Des dialogues attendus voire caricaturaux. Get away!
Du côté de la réalisation, on peut compter sur un Sam Peckinpah toujours aussi survolté (mise en scène, montage). Associé à un McQueen charismatique comme jamais, et à un casting fort en gueule, "Le Guet-Apens" a toujours fière allure plus de 40 ans après sa sortie.
Le désert à la frontière du Mexique est encore une fois le lieu de l'action du film de Peckinpah, avec une trame proche du western, sur les conséquences d'un braquage de banque qui a mal tourné. Le premier point à retenir est le fait, contrairement aux autres films du cinéaste, est la rareté de dialogues. Le spectateur n'en apprend donc pas vraiment sur les personnages. A vrai dire, tout est dit depuis le début : McQueen est un prisonnier qui a douté de la confiance de sa femme. Les personnages n'agissent que par l'action et non par la parole. La relation de confiance est le thème principal du film, donc si les personnages ne se parlent pas, c'est qu'ils se connaissent très bien et non pas besoin d'établir des conversations très longues, ce qui aurait dénaturé le film. Il n y a pas de changement exceptionnel dans le travail de Peckinpah, le spectateur reconnaîtra sa façon de créer le générique par des arrêts sur images, le montage des fusillades, et l'usage du télé-objectif filmant de loin les personnages, comme si la caméra était elle-même une arme à distance. Malgré quelques longueurs, Peckinpah a tout de même rajouté quelques notes d'humour ( le cocu ligoté ), et toujours une vision misogyne des femmes. Le scénario reste toutefois bancal, le film n'est qu'un exemple parmi les précédents de Peckinpah mais ne définit pas totalement son style cinématographique.
Brillamment mis en scène par un Sam Peckinpah au sommet de sa forme, ce film de cavale violent et percutant regorge de séquences absolument géniales qu'on pourrait voir et revoir avec le plus grand plaisir. Steve McQueen y est brillant, entouré de sa compagne Ali MacGraw et de seconds rôles particulièrement inspirés. Un chef-d'œuvre du genre, qui, à n'en pas douter, a inspiré de nombreux cinéastes tels que Quentin Tarantino.
un grand polar 70's. tout y est: trahison, fusillade, braquage, amour... macho avec des gros flingues !! le tout filmé par peckinpah qui offre encore une grande réalisation. le couple steve mcqueen ali mcgraw fonctionne à merveille, la musique de quincy jones est parfaite et renforce l'immersion, on retrouve également les fameux ralentis de peckinpah qui ont fait sa réputation, mais également son thème de prédilection la cruauté du monde moderne. que du bohneur, j'adore.
Un polar tout ce qu'il y a de plus efficace avec son lot de cascades, de fusillades remplissant parfaitement le cahier des charges. A cela s'ajoute des acteurs prestigieux (monsieur McQueen en tête) et une intrigue bien ficellée qui nous tient en haleine jusqu'à la toute dernière seconde. Une belle réussite qui restera encore de nombreuses années gravée dans les mémoires comme une réference en la matière.
Sam Peckinpah livre ici un nouveau polar toujours aussi sombre et violent avec une intrigue conventionnelle, quelques très bonnes scènes d'action sans oublier au milieu du film une longue séquence décalée, presque burlesque, qui n'a rien à voir avec le scénario. Steve McQueen, qui forme un très bon duo avec la jolie Ali McGraw, est égal à lui-même. Sympa...
Trois ans après avoir réalisé "la horde sauvage", un classique du western qui lui permit d'être considéré comme l'un des meilleurs cinéastes de sa période et qu'on appellera plus tard le peintre de la violence, Sam Peckinpah se lance dans le domaine du thriller où il dirige le couple le plus prestigieux de l'histoire du cinéma de cette époque: Steve McQueen et Ali McGraw. Le film tiré d'un roman de Jim Thompson relate l'histoire tumultueuse d'un couple qui dévalise une banque et qui désire quitter les Etats-Unis avec le butin dans leur valise. Pechinpah veut dans un premier temps laisser la part belle à l'émotion entre les deux époux avant de s'attaquer à l'action proprement dite. Le scénario est extrêmement bien ficelé du début à la fin et offre de multiples rebondissements qui ne permettent pas au spectateur de s'ennuyer tant le film est intense et est composé de nombreuses scènes d'action spectaculaires avec l'utilisation fréquente du ralenti, la touche personnelle de Sam Peckinpah. Peckinpah tient à installer plusieurs intrigues pour qu'elles finissent par déboucher en un point précis et vers la fameuse fusillade d'où le titre Guet-apens. La musique colle bien à l'ambiance de ce film qui ne souffre d'aucun temps mort et qui offre des répliques savoureuses. Steve McQueen campe avec charisme son rôle de braqueur à la gachette facile et Ali McGraw est resplendissante de beauté et impressionnante de courage. Un film devenu culte et qui mérite sa grande notoriété!
guet-apens est un film de 1972 qui réunit Steve McQueen et Ali McGraw, sa femme dans le film, mais aussi dans la vie (pour meilleur, mais aussi pour le pire parait-il). Le scenario de base est l'histoire de Doc McCoy, braqueur de génie, qui purge 10 ans de prison dans un pénitencier du Texas. Sa demande de liberté anticipée étant rejetée et vivant très mal sa détention et les conditions abrutissantes de la vie carcérale, le Doc demande à sa femme de contacter un banquier véreux pour l'aider à obtenir sa libération en l'échange d'un marché : organiser le braquage d'une banque pour le compte de ce dernier. Finalement libéré, McCoy organise le coup, mais Benyon, le banquier, lui impose des coéquipiers, dont l'un deux se révélera un tueur sans pitié. Le braquage se passe mal, un des membres du commando abat le gardien de la banque, mais néanmoins McCoy parvient à s'emparer du butin et à prendre la fuite. Un de ses équipiers se débarrasse de son comparse et tente d'assassiner McCoy à son tour. Cependant, ce dernier est plus rapide et le laisse pour mort, il s'enfuit avec sa femme et le butin pour retrouver Benyon, procéder au partage et remplir ainsi sa part du marché. L'entrevue avec Benyon tourne rapidement au drame quand McCoy se rend compte que sa femme l'a trahi et que le banquier cherche à l'éliminer. Au dernier moment la femme de McCoy se ravise et abat le banquier. Le couple s'enfuit alors au travers du Texas pour regagner le Mexique, traqué d'une part par les comparses de Benyon et par le tueur laissé pour mort par McCoy, bien décidé à prendre sa revanche et s'emparer du butin et par la police d'autre part, qui recherche les auteurs du hold-up. Guet-apens est un film qui tient à la fois du polar, du road movie et du western moderne. C'est un film d'action nerveux où la violence est omniprésente. Certaines fusillades sont dignes des plus grands westerns, comme celle de la fusillade avec les policiers texans ou la scène finale dans l'hôtel. La relation entre McCoy et sa femme tout au long de l'intrigue intéressante. McCoy est violent avec elle et lui reproche son infidélité, refusant d'admettre que c'est lui-même qui l'a placée entre les griffes du banquier et qu'elle n'a accepté cette relation avec lui que pour sauver McCoy de la prison. De même, elle finit par assassiner Benyon de sang froid pour prouver son amour et sa fidélité à McCoy. Il faudra de nombreuses épreuves pour rapprocher les deux amants. Tout au long de leur folle cavale, le couple s'enfonce dans une situation de plus en plus inextricable. Traqués de toutes parts, leurs têtes mises à prix, ils sont conduits aux pires extrémités pour ne pas être reconnus durant leur fuite éperdue sur les routes texanes. Finalement après une fusillade mémorable dans un hôtel proche de la frontière mexicaine, le couple se débarrassera de ses poursuivants et finira par passer la frontière, fuyant encore et toujours la police, pour débuter une nouvelle vie avec le butin du hold-up. Guet-apens, cinquante ans après sa réalisation, reste une œuvre marquante, intense, violente et complaisante vis-à-vis de cette violence. Si le décor est indubitablement celui des années 70, le film reste très moderne et son rythme ne faiblit pour ainsi dire jamais. C'est un film incontournable qu'il faut voir au moins une fois. C'est probablement un des meilleurs rôles de Steve McQueen ... peut-être aussi un des rôles qui reflète le mieux la vraie personnalité de cet acteur disparu trop tôt. Pour résumer, guet-apens est une belle mécanique bien huilée qui ne devrait laisser personne indifférent. Il me parait difficile, sinon impossible, de faire mieux. 50 ans après ce film a gardé toute sa puissance et restera probablement inégalé pendant encore quelques décennies.
Le cinéma de Sam Peckinpah n'est décidément pas le mien. Avec The Getaway nouvel essai et nouvel échec. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un mauvais film, loin de là, je n'en ressort pas emballé. Mis à part quelques scènes j'ai trouvé l'ensemble plutôt lent et pas super original.