Tous ses films ont une touche années 70 que je trouve assez irrésistible. Ici c’est encore plus vrai surtout avec les nombreux moments de grâce et de charme. Comme une respiration dans leur cavale. Et à côté il y a cette fuite et cette action sans relâche. Vraiment bien.
L’écrivain Jim Thompson spécialiste du roman noir peu reconnu de son vivant ne pouvait pas rêver mieux que de se voir adapter au cinéma par Sam Peckinpah qui dès ses débuts à la télévision avait jeté son dévolu sur « The Getaway » (1958) dans l’espoir de pouvoir un jour le porter à l’écran. C’est David Foster un temps agent de Steve McQueen, Shirley MacLaine et Peter Sellers qui finit par acheter les droits. Il soumet immédiatement à Steve McQueen en plein tournage de « Le Mans » le projet d’un film. L’acteur est intéressé alors que Foster pense déjà à Peter Bogdanovich très en vogue depuis « La dernière séance » pour la réalisation. McQueen décide de s’impliquer dans la production via la société First Artists qu’il vient de créer avec Paul Newman, Barbara Streisand et Sidney Poitier. Peu satisfait du script concocté par Jim Thompson lui-même qui a sensiblement modifié la fin du roman, il fait appel sur les conseils de Bogdanovich au jeune Walter Hill, futur réalisateur, qui se charge d’adoucir quelque peu la tonalité générale du roman, notamment le cynisme du couple de brigands qu’il serait bienvenu de teinter d’un brin de romantisme pour marcher dans les pas du couple formé par Warren Beatty et Faye Dunaway dans « Bonnie & Clyde » (1967) d’Arthur Penn qui fait désormais référence dans le genre. Peter Bogdanovich qui doit par ailleurs réaliser « On s’fait la valise docteur ?» est éjecté du projet. McQueen pense alors à Sam Peckinpah avec lequel il vient de tourner « Junior Bonner » qui malgré son insuccès au box-office a convaincu l’acteur de ses qualités. Il reste à trouver l’actrice qui sera Carel McCoy, l’alter-ego féminin de Cater McCoy dit « Doc » (Steve McQueen). Peckinpah pense à Stella Stevens qu’il a déjà dirigée mais aussi à Angie Dickinson ou Dyan Cannon. David Foster de son côté suggère Ali MacGraw qui vient de faire pleurer l’Amérique entière aux côtés de Ryan O’Neal dans « Love Story » d’Arthur Hiller. On connaît la suite qui verra Steve McQueen tombe fou amoureux de la belle Ali. S’ensuit une idylle romantique et passionnée qui va enflammer le plateau mais aussi imprimer de la tension sur l’écran. Une idylle adultérine dont les rumeurs dans les tabloïds seront utiles à la publicité du film avant sa diffusion. Le film sera en effet un énorme succès, le plus gros de la carrière de Peckinpah qui permettra en sus à celle de Steve McQueen de s’extraire du faux plat traversé après les bides du « Mans » et de « Reivers » (Mark Rydell en 1969). Pourtant la critique de l’époque n’a pas épargné « Le Guet-Apens » lui reprochant une intrigue un peu artificielle et sans réel ressort dramatique pour finalement aboutir à pas grand-chose, enfermant l’habituellement très rugueux Peckinpah dans une mise en scène trop lisse et quelque peu mécanique. Le temps a joué son œuvre qui a vu le film nettement réévalué, notamment par la prestation habitée de Steve McQueen, l’alchimie du couple formé avec une Ali McGraw pas si hors sol qu’on l’a écrit à l’époque, l’incongruité malsaine et perverse du couple d’opportunité formé par Al Lettieri et Sally Struthers ou encore quelques scènes remarquables portant la patte du réalisateur spoiler: (le générique comme toujours somptueusement annonciateur chez Peckinpah, la poursuite dans les train et la fusillade finale) compensant d’autres moins réussies ou hors de propos (le casse très loin de la maestria de celui de « La horde sauvage », la baignade dans un parc surexploitée et la conclusion en happy end) . Malgré tous les problèmes rencontrés sur le tournage par Peckinpah que le plus souvent il provoquait lui-même, on peut dire que le résultat final relève du miracle. Enfin on ne pourra qu’être d’accord avec l’initiative de McQueen d’imposer Quincy Jones en lieu et place de Jerry Fielding, compositeur habituel de Peckinpah qui ne se gênera pas de faire savoir publiquement son mécontentement. Décidément, une vraie « tête de lard » que ce Peckinpah. Certes mais du lard de premier choix cela va sans dire.
Steve McQueen et Ali MacGraw campe avec brio un couple traqué qui n'est pas sans rappeler celui de "Bonnie and Clyde". La réalisation de Sam Peckinpah propose une grande maîtrise au niveau du suspense et des scènes d'action, il y a également une bonne dose de violence et nous avons le droit à un scénario signé Walter Hill qui est habilement construit. Un grand thriller de la part d'un grand réalisateur !
Un thriller violent et palpitant, du grand Sam Peckinpah, mené par le duo magistral McQueen/MacGraw, qui sont tombés amoureux sur le tournage. Mythique.
Moyen car pas très intéressant ni palpitant à mon goût mais ça reste mon avis personnel. Le duo à l'affiche est bien, rien à redire, ce sont les longueurs qui font que le film paraît durer 4 heures...
Sam Peckinpah continue la réalisation de films très violents avec « The Getaway », l’histoire d’un braquage qui tourne mal, d’une cavale à la Bonnie ans Clyde d’un couple formé du grand Steve McQueen et de sa dulcinée Ali McGraw (les deux seront d’ailleurs en couple dans la vie après leur rencontre lors ce tournage). Tout est classe dans ce Peckinpah: les paysages désertiques, la Bo seventies de Quincy Jones, le fusil à pompe ravageur de Mac Avoy, la violence très marquée, les courses poursuites et autres gunfights très bien faits. Ce couple tentent d’échapper à un monde hostile coûte que coûte, dans cette tentative de survie fort haletante. Du bon cinéma et un plaisir de voir à l’écran l’immense Steve McQueen.
Le "Guet-apens" de Sam Peckinpah est une adaptation du romancier Américain Jim Thompson. N'ayant pas lu le livre, je ne pourrai le comparer avec le film. Néanmoins, du point de vue cinématographique, c'est une réussite qui fait partie de mes favoris du réalisateur. Ce road-movie violent et quelque peu désabusé est le décor d'une romance entre le personnage principal interprété par l'inimitable Steve McQueen alias "Doc", marié à "Carol", jouée par la belle Ali McGraw. Cette romance tumultueuse, débute avec la sortie de prison de son mari après que celui-ci ait mandaté sa femme, qui l'attend dans la vie civile, d'aller rencontrer un mafieux notoire pour proposer sa force de travail en contrepartie d'un coup de pouce pour sortir de prison. Une fois dehors, le spectateur se demande si Carol a dû fauter pour sa libération. Ce doute insidieusement mis dans l'esprit, on suit les pérégrinations des deux héros en se demandant jusqu’où une femme peut-elle aller par amour ? Sûrement loin, d'après Peckinpah. Le film suit son cours à travers le Texas dans cette folle épopée (je ne peux m'empêcher de penser à « Bonnie and Clyde »), ce road-movie à deux (à noter qu'ils se mettent ensemble à l'issue du tournage) où la relation oscille entre moments de bonheur et désillusions. L'autre relation du long-métrage entre, le truand aux trousses de Doc - interprété par le charismatique Al Lettieri et son visage patibulaire - (après le braquage raté) et une blonde un peu perdue, sous les yeux de son mari prisonnier, se révèle l'antithèse de la relation de nos deux héros et est d'une violence psychologique et morale à toute épreuve. Pas encore débarrassés de leurs poursuivants, nos deux héros finissent dans une décharge au milieu des déchets et cela sonne comme une image de la renaissance de leur idylle après être tombé au plus bas. Cette même violence a son penchant "physique" lors des fusillades très réalistes toujours accompagnées de ralentis, chers à Peckinpah, et notamment dans la scène de fin de l'hôtel. Mais cette violence n'est pas gratuite, elle a un but : c'est mettre en lumière la violence dans le couple : sexualité, violence conjugale, tromperie, machisme et on peut voir d'autres facettes encore. La fin étonnante ne se termine pas mal et c'est une manière de relativiser le ton très désabusé que l'on retrouve dans de nombreux autres films du metteur en scène : il a réussi ici à réaliser un grand film d'action sentimental engagé. Pour conclure, je dirai qu'il s'inscrit dans la plus pure tradition des polars / « action movie » américains des « seventies », musclé et brut. Un vrai régal.
Sans fioriture et d'une mécanique parfaitement huilée "Le guet-apens" est un polar sec et brutal maitrisé de bout en bout. La réalisation de Sam Peckinpah avec son montage hachée est d'une parfaite précision tandis que l'intrigue idéalement rythmée offre son lot d'action, de suspense, de romance avec un couple en pleine cavale et même une pointe de légèreté. Un modèle d'efficacité porté par le charismatique Steve McQueen.
Steve McQueen à l'affiche, un bon scénario, et pourtant on s'ennuie. Et pas qu'un peu. La réalisation est fade, la musique oubliable, les dialogues passe-partout. Le duo blondasse bavarde et big moustache est en revanche bien trouvé. Avec en plus le cocu qui tient la chandelle.
Polar apre mais aussi romantique avec un couple vedette à la classe folle. Mc Queen braque en costard, sa belle manie sourire et révolver. Un classique ! (Et dire que j'avais d'abord vu le remake...)
Le seul policier de Sam Peckinpah mais quel polar ! La cavale classique… mais avec la grande classe! L’immense maîtrise de Peckinpah et deux acteurs d’exception, un rythme d’enfer, de l’action sobre et efficace. La meilleure preuve de sa qualité est qu’il ne vieillit même pas dans un genre battu et rebattu. À revoir sans modération !
Voilà du cinéma comme je l'aime : de l'action sans se prendre au sérieux, de l'humour, des scènes d'anthologie, un couple glamour, Steve MacQueen et sa future femme Ali MacGraw, une maestria dans la façon de filmer, une fin heureuse, bref, deux heures qu'on ne voit pas passer. Et cette merveille de spectacle qui ne visait qu'à divertir date de 1972...Je pense que beaucoup de réalisateurs actuels devraient en prendre de la graine.
Le Guet-apens ou "the getaway" est un film intéressant on pense au début bien à Bonnie & Clyde...mais on va ailleurs que ce dernier..l'Alchimie entre Steve McQueen et Ali MacGraw est très apparente sur l'écran..elle a d'ailleurs quitter son mari Robert Evans (célèbre président de Paramount et producteur du Godfather et Lovestory) pour Steve McQueen pendant le tournage de ce film.. Al Lettieri est excellent en complice gangster qui se retourne contre son boss et McQueen qui essaie de doubler tout le monde..on voit ou Michael Mann s'est inspirer pour son "Heat"..Ben Johnson dit Jack Benyon est aussi le méchant pourri à souhait..l'action va vite et on ne s'ennuie pas pour un film sorti le 20 Septembre 1972 plus de 50 ans...Quentin Tarantino en parle dans son dernièr livre "cinéma spéculation" en le citant comme une référence dans le genre.. À voir donc..
Dans le genre, je préfère Bonnie and Clyde, même si Steve Mcqueen est toujours aussi solide avec la belle Ali McGraw, on dirait un film d'action aventure de serie z, dans le plus style des années 70, le grand Sam Peckinpah, m'avait habitué à mieux. On retrouve, Al Lettieri du Parrain, jouant le mafieu Sollozzo et qui joue encore les truants. Quelques scènes agréables, mais bon. Je n'ait pas frissonner pour autant.
Dans ce film typique des années 70, on reconnaît bien la patte de son réalisateur Sam Peckinpah : images arrêtées lors du générique, rythme languissant, scènes sanglantes (ici à coups de fusil à pompe). Une fois de plus, j'aime beaucoup la photographie en Technicolor des films de cette époque bien plus belle que de nos jours. Pour le reste, je regrette le manque d'émotion que dégage le couple Steve McQueen/Ali MacGraw. D’ailleurs les motivations qui animent cette dernière me paraissent assez floues. Enfin, il faut bien reconnaître que face aux films de gangsters actuels signés Tarantino et consorts, « Guet-apens » ne fait plus le poids pour ce qui est de sa réalisation (basique), de son scénario (linéaire), et de ses dialogues (plats).